‹ De la reunion en chirurgieChapitre 7 sur 96 · XII PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

XII PRÉLIMINAIRES

portait alors en foule la chirurgie militaire devaient couvrir sa voix. Sabatier n'avait oxercé aucune influence manifeste. Il semblait indécis , et déclarait n'avoir jamais obtenu que des succès partiels. La publication de la Doctrine chirurgicale de Lé veillé ne changeait rien non plus à l'état des choses. C'est dans ces conditions que la puissante autorité de Boyer, qui refusait la supériorité à la réunion immédiate, est venue s'exercer tout entière dans uu sens contraire au progrès. Ph. J. Roux ne fit pas même résolûment un pas en avant. Dans un mémoire communiqué à l'Institut , il recommandait la réunion immédiate, mais il recommandait seulement la réunion incomplète.

Anl. Dubois, Richerand, Delpech, Maunoir (de Genève), furent les promoteurs de la véritable doctrine. Les esprits semblaient être dans la plus grande indécision lorsque Richerand établit en précepte que la réunion immédiate doit être tentée dans tous les cas et d une manière complète. Delpech, abordant les points particuliers de la pratique opératoire, chercha à établir la supériorité de la suture sur les bandelettes.

En résumé, si nous considérons l'histoire de la réunion immédiate depuis l'antiquité jusqu'à ce moment, nous la trouvons divisée en trois époques.

La première, celle de l'école hippocratique, qui enseigne et pratique la réunion immédiate dans le traitement des plaies.

La seconde, celle qui applique aux amputations ce moyen de thérapeutique chirurgicale.

La troisième, où les chirurgiens arrivent à étendre ce même moyen à presque toutes les opérations.

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