AVANT-PROPOS. XVII
qu'on peut croire qu'elle désire. Il est poignant de voir cette âme douée de raison et ouverte aux bons sentiments, s'écarter avec scandale et indignation de la véritable source de l'unique vérité, fin et joie de la nature humaine créée à l'image de Dieu, apte à le goûter et capable de le posséder. Pjiutôt que d'aller à cette vérité et à Celui qui la dispense, cette âme fourvoyée dont je parle préférera soutenir ou excuser au moins la cause des assassins et des communards, affirmer qu'ils méritent des égards, et prétendre que leurs crimes et leur tyrannie, — conséquence normale, véritable et certaine de la liberté proclamée au seizième siècle par Luther et Calvin, — ne sont que de justes représailles envers l'Eglise catholique.
Rien de plus lamentable. Ajoutons que, depuis les écarts de la Commune qui avaient surpris et quelque peu exalté son animosité contre « Tultramontanisme i> le pasteur, malgré son fanatisme de la liberté^ paraît avoir un peu viré de bord. Il ne cherche plus seulement la vérité qu'il