DE M. DR SACY ET D'UN MINISTRE PROTESTANT
1. — M. DE SACv ET M. LE PASTEUR. — M. de Sacv présente aux lecteurs du Journal des Débats un pasteur protestant chargé de cinq volumes de sermons. — C'est une fête pour M. de Sacy. Ses convictions de précieux. Les éloges qu'il fait de l'Eglise catholique, de son autorité et de son infaillibilité. Nécessité de l'infaillibilité pour régler la doctrine. Erreur du pasteur dans ses éloges des peuples qui Usent la Bible. — La lecture de la Bible n'obvie pas à tout. Bons sentiments de M. de Sacy sur les persécutions dirigées contre les catholiques au nom de la liberté. — M. de Sacy se donne pour un enfant de l'I glise catholique, habitué à écouter les enseignements de ses chaires. Il n'a pas entendu les sermons hétérodoxes. Combien ils lui paraissent singuliers. Les coups de tampon. Le peu d'autorité delà parole protestante. M. de Sacy compare son pasteur à La Bruyère. La foi du pasteur. La foi à faire peur. Est-ce bien la peine d'être protestant? — La théologie et la science humaines. Les deux morales. — Le coup de taml^on. — Saint Paul et son épître à Philémon. L'admiration qu'en professe M. de Sacy. Il compare cette épitre de saint Paul à une lettre de Voltaire. Réserves et effronterie à faire celte comparaison. Le texte de la dernière lettre de Voltaire. M. de Sacy accommode gros.'^ièremont les choses. A quoi lui servent son tact et sa familiarité avec la chaire chrétienne, et le respect qu'il affecte envers l'E-
glise? Le parti pris et la gageure de l'académicien. Il ne veut pas soumettre son jugemenL à l'Eglise. A quoi bon ? Le bel usage qu'il en fait. Son effroyable inconscience. Ténèbres et sottise -221
IL — LE PASTEUR MORALISTE. — L'homme aux cinq volumes de sermons. Bamboche d'un vénérable académicien. L'orateur le plus goûté de la chaire protestante. Foin des docteurs de l'hérésie! — A quelle Eglise appartient M. Bersier? N'a-t-il pas fait son Eglise? Son Eglise a-t-elle des dogmes' Divisions au sein des Eglises réformées. Orthodoxes et libéraux. Le synode général et l'état des âmes. Leur impuissance à rien croire. Cette impuissance est le fruit de la chaire protestante. Incapacité des âmes qu'elle instruit à connaître la vérité et à y adhérer. M. Dufaure chargé comme ministre des cultes de créer deux Eglises. Son embarras. — M. Brrsier est-il orthodoxe? Libéral? Il communie avec M. de Pressensé et M. Martin Paschoud. Comn)ent M. Bersier ne serait-il pas libéral? Il collabore au Journal des Débats où toat le monde est libéral, même M. de Sacy, quand il proclame narquoisement l'infaillibilité de l'Eglise. — M. Bersier correspondant du Journal de Genève. Respect de cette feuille pour l'Eglise. Comment nous avons appris à connaître M. Bersier. Comme il s'accommodait de la Commune. Comme il en a expliqué et interprété les crimes. Sa morale sur l'emprisonnement des religieux et des
. prêtres. Pourquoi tout est permis contre l'Eglir-e catholique? Comment la Commune ne lésait pas la liberté ni n'entravait systématiquement l'exercice du culte catholique. La vérité dite à Genève sur le pasteur. Ses réclamations. On ne voit plus sa signature dans le Journal de Genève. L'orateur le
plus goûté et le moraliste le plus sévère de la chaire protestante de Paris ^H
III. — UN CORRESPONDANT DU Joumal de Genève. — Physionomie et signatures particulières de ce correspondant. Il e?t pasteur. De quelle Eglise? Son embarras, ses sympathies et sa répugnance au sujet de la Commune de Paris. Son respect du dogme de la propriété. La vue des opération? militaires. Légitimité de la guerre. Foi robuste. Filiation delà Commune. Comment lui dire Racca? Fautil haïr le crime absolument? Un philtre. Ses eflets. Le comité de sauve qui peut, où aspire tout bon membre de la Commune. La progéniture de Luther et de Calvin. La révolution et l'Internationale. Le césarisme et la Réforme. Le SyUahus condamne le césarisme comme il a été condamné au moyen âge. Le droit divin entre dans la constitution du pouvoir humain. La religion du foyer de la conscience. Malgré la fermeture des églises à Paris, la célébration publique du culte n'est pas « systématiquement » interdite. « Certaines églisesen tant que « bâtiments municipaux. » Combien d'Eglises fermées et profanées au l^r avril 1871? Ce qui distingue le pasteur de Rochefort. Les perquisitions domiciliaires et leur objet. La loi des otages et les exécutions sommaires attribuées aux Versaitlais. Le carnaval des écervelés et des abominables de la Commune. Les ordres religieux seuls responsables des attentats accomplis à Paris. Etat de malaise de la révolution créé par l'Eglise catholique. L'alliance entre la société moderne et le catholicisme. Le peuple veut un enseignement laïque. MM. Mottu et Clemenceau ont raison. Tartufe et un pasteur protestant, La liberté des familles et le caractère confessionnel (ies écoles. Un pasteur ne saurait louer l'Eglise catholique.
Un fédéré aimablp; son ignorance et son inintelligence. Les îimes ont-elles droit à la vérité ? Les droits du peuple et le don divin. Saint-.Tust et rinquisiîion. Rossel et son peloton d'exécution pour fusiller les dissidents. Répulsion de la Réforme pour tout ordre divin. La raison et le mojen de relever la France *259
IV. — ÉPILOGUE. — Ce qu'il faut encore pour compléter le ])ortrait du pasteur Bersier. 11 a une Église. L'a-l-il fondée? Il l'a donnée. L'Eglise un peu en l'air et la chapelle de M. de Pressensé. Ce dernier de même fantaisie que M. Eugène Bersier. L'Eglise de M. Bersier sans attache du gouvernement et indéj^.endante des autres Eglises réformées. Comment elle s'est établie. Sa liturgie propre et ses immeubles. Comment et pourquoi cette Eglise s'est unie à l'Eglise réformée oflicielle et liée au budget de l'Etat en gardant toujours sa liturgie. Orthodoxes et libéraux. Tr-nèbres de la Réforme et plaintes des âmes. Désirentelles la lumière? Comment les satisfaire? M. Bersier qui parait y viser, cherche-t-il sincèrement la lumière? Insullisance d'une morale qui justifie la Commune. Pas de morale en dehors de la vérité. 11 n'y a qu'une vérité. Elle se donne aux âmes qui la cherchent -281
Paris. — Imprimerie Cli. Noblet, 13, rue Cujas. — 1879.
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Dote due