DE LA
— LES SENTIMENTS DE M. DE SAGY. — MaxilTiede CatOH.
Confusion de M. de Sacy. 11 croit aux conséquences désastreuses de la révocation de l'édit de Nantes. Il n'y a pas que des conséquences matérielles. La maxime de Caton peut-elle être appliquée aux Etats? — Conséquences morales tabuleuses^^oii£éq^ue4ices morales vraies. >radame de Choisy. — Il ne faut pas juger des événements par leurs résultats. — Le chillre des réfugiés protestants. La liberté de conscience et le lien de l'Eglise et de l'Etat. Résolutions de Louis XIV au sujet des protestants. Travaux du roi, de sa mère, des évêques et des saints pour leur conversion. Scandale de M de Sacy. Les héros ft les maints. Mépris des protestants pour la maxime de
290 IiE LA RÉVOCATION DE l'ÉDIï DE NANTES.
Caton. Ce qu'ont été les dragonnades. Facilité des protestants à se convertir, et partanLinutiltèé-deleurs privilèges et de l'édit de Nantes. — Complicité du dix-septième siècle. Le pape Innocent XI se fùt-il défié de la solidité des conversions ? 11 loue la révocation des lois favorables aux hérétiques. Le crime de Louis XIV... selon M. de Sacy. Le devoir des rois envers la vérité et selon TEglise. Doctrine de saint Augustin sur l'usage de la force publique
DE FÉNELON. — I. La TOLÉRANCE. Question dc fait, question de droit. — M. de Sacy ne répond. rien aux arguments de V Univers. Il invoque Fénelon et néglige l'autorité de saint Augustin. Il méconnaît les caractères de la vérité. — II. Note rectificative DE M. DE SACY. Il Tcdrcsse ses citations de Fénelon. — Confusion entre le duc de Bourgogne et M. de Seignelay. Le texte de la lettre de Fénelon à Bossuet. Les lettres de Fénelon à Seignelay. Portrait des hérétiques. Fénelon demande à la force publique d'aider le travail des missionnaires. III. Aveu
DE M. DE SAGY DE SON ERREUR MATÉRIELLE. 11 insistC
sur le témoignage du chevalier de Ramsay. L'Univers n'honore pas Fénelon en citant son concours aux dragonnades. On agissait autrement au commencement du siècle. Le cardinal de Beausset et la tolérance. — Autorité du chevalier de Ramsay citant Fénelon. Préjugé en faveur de Fénelon. Bossuet et le cardinal de Beausset. Silence de M. de Sacy sur ses interprétations de la lettre de Fénelon à Bossuet. Difficulté de déclarer les. doctrines de saint Augustin très-peu humaines et très-peu chrétiennes. Passions et préjugés contre les mesures de Louis XIV. Fénelon n'eût approuvé ni l'achat ni l'abrutissement des conscicn-
TABLE. 29i
CCS, ni toutes les atrocités dont on accuse les ministres et les troupes du roi. — IV. La dernière RÉPLIQUE nE M. DE SAGV. Il protcstc n'avoir pas rangé Bossuet parmi les amis de la tolérance. Il ne veut pas insister sur les torts de YUnivei's. Sa désolation de voir faire l'apologie des dra;^onnades. — Les inadverainces do l'Univers et celles de M. de Sacy. M, de Sacy abandonne le chevalier de Ramsay et la raétempsychose
m. — AUTRES ADVERSAIRES. MEMES ARGUMENTS — Lo
hallali de la presse sur YUnivers. Un texte nouveau. M. Rigauit. Sa douce idée de la mansuétude do Fénelon. JJ Univers invoque des documents connus. Discours pour le sacre de l'archevêque de Cologne. Comment M. Rigault sait arrêter ses citations. La correction et le devoir de i'évêque du dehors. La tolérance religieuse n'a pas réussi à Louis XVI, ni à ses successeurs. La doctrine de l'Eglise n'est pas dans les écrits de l'Hospital. Impuissance du pouvoir temporel à forcer les âmes. Accord de Fénelon et de Baville sur ce point. Méprise de M. Weiss. Méprise de M. de Sacy. Jamais Fénelon n'aurait souffert ni réclamé les atrocités qu'on raconte. Les sentiments de M. Ath. Coquerol fils et les pratiques de M. Ath. Coquerel père. La tolérance a toujours des limites. — Les reformés au dix-septième siècle. Leur influence et leurs pratiques. Opinion du duc de Bourgogne. M. Coquerel et ses pères martyrs. Distinction qu'on veut faire entre la conversion des courtisans et celle du vrai peuple protestant. Hésitation entre leurs biens et leur religion. Les ministres esprits' contagieux et indociles. Les larmes de M. Albert de Bro"lie
I^ . — DU LIVRE DE M. CH. wEis, h Histoire des réfu- \ giés protestants, et des conséquences industriel-
1 LES DE L\ RÉYOCATION DE l'ÉDIT DE NANTES. — Ob-
\ jeetions contre la révocation de l'édit de Nantes, au *;ein du conseil du Roi. Réponse du Roi. Ce que Louis XIY subordonnait est de nos jours l'intérêt dominant. La révocation de Fédit de Nantes a-telle affaibli l'Etat? Chiffre de l'émigration. Documents défectueux. Les rapports des intendants (1698) ont besoin d'être contrôlés. — Contrôle du rapport sur la généralité de Tours. Comparaison avec celui de la généralité de Lyon. Les chiffres de celui de Tours fabuleux. M. AYeiss les élague.
— L'état civil de Tours. Progression de la population après la révocation. Décroissance en 1689.
— Mansuétude et impartialité de Ihistorien. Ilavait le droit de ne pas faire de recherches. Ce qu'il ne devait pas taire. Le chiffre des émigrés de Tours, constaté par Miromesnil ; celui que donne M. Weiss. — Son art. Sa passion. — La ville de Lyon. Celle de Villefranche. — Perfection de l'art.
— La Champagne. ISIetz : le pays messin et le Brandebourg. Laval, le Mans et Mayenne. La Provence et ses 7-2,000 protestants. Les bourgades sont des capitales. La Bourgogne et le tiers de sa population huguenote. Bourges. L'Auvergne. Ambert. Llbeuf. Louviers. Darnetal. Leur prospérité attestée par l'intendant est une ruine pour M. ^Yeiss. — Les toiles de Bretagne et le commerce de Morlaix. Les toiles de Coulances et l'intendant Foucault. — Conclusion: le duc de Bourgogne avait raison. Une bourgade de la Saintonge et une opinion de Louis XIV
V. — la réponse de m. weiss. — Il n'est pas infaillible. — Les chiffres des intendants de généralité. Ceux de Suisse, de Hollande, d'Angleterre, de
Brandebourg, etc. M. Capefigue. — Lyon et Tours, La contradiction entre les intendants ne frappe pas M. Weiss. Les pages 44 et lll de son livre. Sa raison de rejeter les chiffres donnés par les intendants de ces deux villes. — La Champagne. — Une erreur de chiffres. Innocente suppression de quelques mots. Hâte de clore cette discussion, où. sont engagés l'honneur et la probité littéraires. — Cause de la révocation perdue dans les esprits modernes. Le mot d'pravé. Dragonnades et garnisaires. Persécution. Barltarie. Scène d'^ vengeance. Le Dieu de Joseph de Maistre. Valeur et usage des documents historiques. M. Weiss cite des documents, dont son Uvre niait l'existence.
— Ses aveux. Ses réponses. La page 328 de son livre. La soustraction de 20,000 ouvriers dans le? chiffres de Miromesnil. — Sa réponse sur la Champagne contredit celle qu'il a essayé de faire sur Tours et Lyon. — Son innocence à retrancher divers mots de Tintendantde Bourges. Il faut étendre cette innocence à la manière de citer les rapports sur Laval, Metz, le Mans, Mayenne, Ellteuf, Ambert, Rennes, Morlaix, et toutes les villes, y compris celle de Coutances. — Reproche que nous adresse M. AVeiss, et retranchement qu'il oj-èie dans le texte qu'il cite. Le sens du mot dépravé. Un vers de Virgile accommodé. — Post-Scriptlm.
Le couronnement de M. Ch. Weiss H y
NI. LA HARANGUK LATINK UL SORBONNE. INTLIIIMKUE
— Les grâces de la harangue latine et la joie que s'en promettait Y Univers. Oubli du journal. La harangue latine se rappelle à sa mémoin\ Il répond à l'appel. — Difficulté de parler latin. Bravoure et déception de M. Rigault. De RolVmo praicofiiiun. Répétition f;icheuse. Appinyere. La conjonction aique. elst, quldetn. Elfmyerp. l'ateor.
Superfusa. Species virtutis. La suite de la harangue et le « consentement bienveillant » de M. le doyen de la Faculté dos lettres, — Un mot latin passé dans la langue française n'y porte pas toujours le sens qu'y attachaient les Latins. Publico minière destituius. Galimathias. Le subjonctif au lieu de l'indicatif. Denique et son emploi. Egredi et sa signification. Nihil nisi boni in puero indoles. Bossuet et son prétendu traducteur latin. Un bon professeur et un mauvais écoHer 145
VIL — DÉFENSE DU PR^CONIUM. — SUITE DE l'iNTER-
MÈDE. — Ce que Suétone raconte de Tibère, et en quoi M. Aubineau ressemble aux envoyés de la Troade. Etrennes de 1854 pour un discours d'àoùt 1853. M. Rigault se refuse des loisirs et ne remet pas sa réponse. — La fête que YUïiivers donne à ses lecteurs. Une victime innocente. Calchas. Le fiançais de Voltaire. Bossuet mauvais humaniste. Le moderne qui écrit latin et le juste de l'Evangile. L'ambition de M. Rigault. Puérilité du débat. Répétitions autorisées. Éffingere. Un bon dictionnaire. Fateor et Confiteor. Superfundo. Species. Honeslas. Egressus. Ehrietas. Bossuet. Défense de l'Université. L'Université n'est pas M. Rigault, et V Univers n'est pas M. Aubineau. 167
VIU. — LA FIN DE l'intermède. — Pourquoi nous sommes en retard avec M. Rigault. Un délai do quatre mois et un éloge relatif. M. Rigault tourne autour du débat. La grande jeunesse de M. Rigaalt d'il y a quatre mois et ses lectures depuis ce temps. Lectures trop précipitées. L'hommj d'un seul livre. Cicéron et ses lettres familières. Le style solennel. La rhétorique n'est pas de l'invention de M. Rigault non plus que les langues de celle de M. Aubineau. Le génie de la langue la-
tine. Effmgere et fingere. Pingere il fingere. Faieor, propo?ilion incidente. Super fundere. Les exemples donnés par M. Rigault confirment la critique. Species superfusa. Le dictionnaire. Le sentiment de M. Rigault sur Rollin, et l'expression de ce sentiment. Ln quoi cette expression est défectueuse. Virtus. Honesias. Ce qui reste de la déifense de M. Rigault. En se défendant, il faut respecter la vérité et ne pas trop intéresser V honesias. Les fautes fourmillent dans le Prœconium. Petites épigrammes et petites inventions. Bossuelius. L'Université couvre-t-elle ou désavoue-t-elle ses membres? 183
du dix-neuvième siècle et ceux du dix-septième. Même but. — Le prince Guillaume d'Orange et le concours qu'il reçoit des réfugiés. Ils portent les armes contre la patrie. La machine infernale de Saint-Malo. Facilité à condamner la mémoire de Louis XIV. Action des protestants en France. Leurs tentatives. Fénelon et les mesures de Louis XIV. Pourquoi le roi devait tendre à détruire le protestantisme. Les violences des huguenots. La Saint-Barthélémy de 15G9 en Béarn. Etat du Béarn jusqu'en 1620, malgré les édits de Henri IV et de Louis XIII. Restauration du culte catholique. Notre-Dame des Victoires. Ce qui attache et retient dans l'erreur. Les sociétés secrètes et les regrets de ceux qui y sont engagés. Portrait des huguenots par Fénelon. Moyens employés pour les convertir. Horreur du dix-septième ->^ siècle pour le sacrilège. Le roi jaloux du salut des âmes de son peuple. Ses eftorts pour ramener les réfugiés dans leur patrie. Le chifïre des réfugiés. La paix au milieu de laquelle s'est accomplie la révocation. La population ne diminue en France
qu'en 1689. Lamentation du Constitutionnel. Ses motifs. Son superflu 201