CHEZ PHILIPPE, LIBRAIRE
RUE DAUPHINE, ïï° 20.
AVIS
Je connois peu d’ouvrages plus propres à inspirer des sentimens à la fois nobles et justes que le recueil des apophthegmes , ou dits notables des anciens, tirés de Plutarque et d’un grand nombre d’autres écrivains de l’antiquité. Ils ont été traduits par d’Ablancourt. Après l’avoir dix fois lu , j’y ai fait pour mon usage un choix dans lequel i ai évité, en général, d’insérer ce qui se trouve en mes diverses histoires, et même ce qui est su de tout le monde. J’ai cru que cet extrait, qui ne contient pas trois feuilles d’impression, pourrait
être utile à une époque trop féconde en mauvais exemples et en écrits dangereux. J’y ai a j outé quelques com-
mentaires très-succincts où je les ai crus nécessaires. J’ai fait peu de changemens au style simple et naturel d’Ablan court, qui m’a paru en avoir rarement besoin.