CHAPITRE XIII
Quand la narration et les genres que nous y avons rattachés ne forment pas eux-mêmes l’ensemble de l’œuvre, celle-ci se trouve alors presque tout entière dans la confirmation.
La confirmation renferme les preuves ou arguments.
Pour argumenter, il s’agit d’abord de déterminer à quel ordre de vérités appartient la thèse à démontrer.
Il y a trois ordres de vérités susceptibles de démonstration :
Les vérités d 'évidence,
Les vérités d 'expérience,
Les vérités de témoignage.
La formule la plus générale de démonstration, qui pose les universaux et en déduit les hypothèses, se nomme syllogisme.
HÉSUHË. 397
Le syllogisme est catégorique, conditionnel ou disjonctif
Les principales formes de raisonnement qui se rattachent au syllogisme sont Yépichérème, Yenthymème, le sorite et le dilemme.
Une fois les preuves trouvées et leur nature reconnue, il faut apprendre à les choisir, à les disposer, à les traiter, en ayant soin de remonter le plus souvent possible aux généralités.
On peut considérer comme une partie de la confirmation, la réfutation qui consiste à combattre les arguments, à réfuter les objections des adversaires, à dévoiler toutes les espèces de paralogismes et de sophismes.
La réfutation est sérieuse ou ironique, ou réunit quelquefois les deux caractères.
La confirmation et la réfutation formant le corps du discours dans presque tous les genres d’éloquence, c’est ici que l’on peut mentionner les classifications du genre oratoire adoptées par les rhéteurs.
Les uns divisent l’éloquence en divers genres, d’après lès lieux où elle s’exerce , la tribune , le barreau, la chaire, l 'académie;
Les autres, d’après le but qu’elle se propose, en genre délibératif, démonstratif et judiciaire.
Il est bon de connaître ces divisions sans leur donner une importance exagérée.