‹ De la rhétorique ou de la composition oratoire et littéraireChapitre 55 sur 70 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

La description des personnes, nommée aussi caractère ou portrait, peut représenter au physique, au moral, ou sous les deux aspects, un être réel ou imaginaire.

Les portraits , admis surtout dans le genre didactique , l’éloquence et l’histoire, ne doivent offrir que des figures dignes de fixer l’attention, être ou fulèles, ou vraisemblables, s’ils sont inventés, opportuns et variés.

Deux caractères mis en opposition se nomment .parallèles.

Souvent on peint mieux les personnages en les faisant

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parler que par des portraits proprement dits. C’est ec qu’on nomme dialogue.

Le dialogue doit être naturel, c’est-à-dire, conforme au caractère et à la position des interlocuteurs, aller au but, ne se produire qu’à propos quand il n’est pas lui-même le sujet de l’œuvre.

Le dialogue didactique et philosophique peut s’employer dans les questions importantes ; il doit, autant que possible, aboutir à un résultat positif, et ne pas laisser l’esprit dans l’incertitude.

Au dialogue se rattache le genre épistolaire.

Les règles du dialogue parlé s’appliquent presque toutes aux lettres ou épilres qui sont, en général, une sorte de dialogue par écrit.

Enfin, quand on veut, par la narration ou la description, remuer vivement l’èmc et déterminer la persuasion , on emploie l 'amplification , qui n’est qu’une exposition énergique des choses, destinée à en faire mieux sentir ou la dignité et la grandeur, ou la faiblesse et l’indignité. D’où il suit qu’on admet deux espèces d’amplification, celle qui agrandit , et celle qui atténue.

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