‹ De la rhétorique, ou, De la composition oratoire et littéraireChapitre 1 sur 147 · DES HOSPICES ET SECOURS DE LA VILLE DE BRUXELLES · texte numérisé non relu

DES HOSPICES ET SECOURS DE LA VILLE DE BRUXELLES

Jjjommagc î>e l'auteur

AU MAGISTRAT INTÈGRE ET INDEPENDANT Al REPRÉSENTANT CONSCIENCIEUX ET DÉSINTÉRESSÉ A L’ADMINISTRATEUR HUMAIN , ÉCLAIRÉ ET IMPARTIAL A l’ami VÉRITABLE.

TABLE DES MATIERES

Pins.

CHAPITRE I. hé la BBtTQMtfDE. — Exposition iju sujet; définition Je la rhétorique. — De la nature et de l’art. Que la rhétorique est utile, parce que les intelligences humaines naissent inégales, et pur conséquent perfectibles; qu'elles se perfectionnent par Pcxcrcicc pratique et par l'étude de la théorie. — Etymologie du mot rhétorique. Caractère différent de la rhétorique chez les Grecs, ;'i Rome, et dans notre siècle ; qu’aujourd’hui elle ne doit plus se borner à l’éloquence, mais s'occuper du style et de la composition littéraire en tout genre. — Préceptes généraux ; utilité de la pratique ; valeur réelle des préceptes I

CHAP. II. études préliminaires. — Division de la rhétorique en trois parties : Pinvention, la disposition, rélocution ; cette division fondée sur la nature intellectuelle de l'homme. — Que la nature intellectuelle de l'homme ne peut être mieux cultivée que par lYnsemblc de travaux préparatoires connus sous le nom d* Humanités . — Première partie des humanités : langue nationale ou maternelle. Etude philologique de la langue : orthographe, grammaire, analyse et synthèse grammaticale; barbarisme et solécisme; lectures graduées; mots multisenses, mots synonymes. Etude historique de la langue lü

CHAP. III. études rcÉriMiSAiars. — Langues anciennes. — Que leur élude est préférable comme exercice intellectuel aux études commerciales, industrielles et artistiques, à celle des sciences historiques, naturelles et mathématiques, et des langues modernes. — Avantages généraux des langues anciennes. — Avantages particuliers des langues anciennes sous le rapport de la philologie et de la rhétorique. — But réel de leur enseignement 28.

CHAP. Itf. UE lis v es nos ■ — De l’invention.— Des éléments de l’invention : l’observation; la science, ses avantages, études philosophiques; la

TABLE DES MATIÈRES

méditation, en quoi elle consiste ; l'étude analytique et synthétique des modelés et l’cxcrcico de la composition. — Remarques sur la nature et la gradation des travaux qui peuvent occuper les jeunes rhétoriciens. — Qualités que l’on doit surlout exiger d'eux 4(1

CH»P. V. nu choix ou sujet, — Combien le choix du sujet est important.

Réfutation des sophismes récents sur cette matière. — Que le sujet doit être moral et intéressant ; dans quel sens il faut comprendre ces deux mots. — Qu*il doit élrc fécond, proportionné aux facultés de l’écrivain, au genre choisi pour le traiter, et, enfin, prêter à la grâce ou à l'énergie du style '. üO

CHftP. VI. des touques ou lieux. — Des moyens de développer un sujet donné : topiques, lieux ou lieux communs. Ce que les anciens entendaient par ces mots. Objections contre leur doctrine; réponse. à ces objections. — Que l'écrivain, comme le peintre, peut avoir des cartons d'études et d’esquisses. — Lieux externes ; érudition spéciale à chaque sujet. — Lieux internes ; des lieux internes applicables à l'ensemble du sujet : notation ou étymologie; définition : définition scientifique, définition oratoire; énumération des parties ou analyse : analyse précédée d’une synthèse, suivie d’une synthèse, placée entre deux synthèses. Importance de l'énumération des parties GO i

CHAP.VII. des topiques oo LiEcx. — Des autres topiques ou lieux. Quelle en est la nature, quel en est l'usage. — Nouvelles objections contre l’emploi des topiques; réfutation. — Du genre et.de l’espèce; des iiiitécédcnts et des conséquents; de la cause et de l'effet; des circonstances ; des semblables et des contraires. — Dernières observations sur l’emploi des lieux communs 78

CHftP. VIII. des moeurs. — Res mœurs et des passions, et d'abord des mœurs. — Mœurs de la nature, mœurs de l'homme. — L’homme considéré sous le rapport de l’âge, du sexe, du tempérament, du climat, du pays, du siècle, de la religion, des institutions politiques et sociales, des relations de famille, de l'éducation, des occupations et des habitudes journalières. En ipioi cette étude contribue u l’invention.

— Que doit-on entendre par couleur locale et quelle en est l’utilité. —

Des bienséances littéraires , fili

CHftP. IX. des passions. — Des passions. — Qu’il n’est pas indispensable de les éprouver actuellement ou de les avoir éprouvées pour les communiquer ou les peindre, qu'il suffit de les comprendre. - De leur élude en soi, dans les autres, et dans les livres ; examen de la Phèdre de Racine sous le rapport de la passion. — Comment cette étude contribue, nu développement des idées et donne de l'intérêt à un sujet. — Des écueils à éviter en traitant les passions lOli

TABLE DES MATIÈRES

CHAP. X. ns la disposition . — De l’importance de la disposition. Préceptes d’Horace et de Ciiffon sur ce point. — De» cléments de lu disposition : de l'unité, de ses diverses espèces, et principalement de l’unité de dessein ; exemples de cette unité. — De l’encliaincnicnt des idées ; méthode pour y parvenir. Morceau analysé en ce sens. Exercices de ce genre recommandés aux jeunes gens |

CHAR. XI. dc i-A dispos! Tins . — Que les renies dérivent de notre nature.

— Des règles qui déterminent l'étendue et les proportions d’un ouvrage sous le rapport de l'ensemble, des parties cl des diverses formes employées. — Des digressions; jusqu'à quel point elles sont permises. — Des transitions naturelles et artilicielles. — Des contrastes , de la variété et de la surprise. — De la gradation et de la préparation oratoire 158

CHAR. XII. BP comuscBMEM. — Exorde , début , exposition. — Que le commencement dépend de l’ensemble; du début dans les ouvrages didactiques. — Qu’il a pour but de faire naître certaines dispositions dans l’esprit de l’auditeur ou du lecteur. — Iles règles de l'exposition dans les narrations épiques et romanesques, et dans le drame. — I)e l’cxorde dans l'éloquence de la eliaire, proposition et division; de l'cxorde dans l’éloquence parlementaire et judiciaire. — K sonie ex a brupto. — Exorde par insinuation. — Sources, qualités et défauts de l’exorde 1Ü5

CHAP. XIII. bp corps de l'ouvrage. — Diverses méthodes de distribution «les parties qui composent le corps de l’ouvrage : de la disposition analytique et synthétique; de ce qu’on nomme thèse, antithèse et synthèse ; narration, confirmation et réfutation. — De la narration ou thèse et de ses qualités; que le mérite d’une narration dépend en grande partie de la manière dont on la dispose. Du point culminant dans la narration. — De la description; des règles d’après lesquelles on doit la placer, la circonscrire, la distribuer 171

CHAP. XI». dp coars de l’opvbagb. — Du portrait. Où et comment il peut être admis. — Du parallèle; de ses avantages et de ses inconvénients.

— Que le meilleur moyen de peindre un personnage dons une narration est de le faire agir ou parler. De quelques règles de disposition pour le dialogue. De sou opportunité dans le récit. — Du dialogue didactique et philosophique ; de ses règles. — Un mot sur le dialogue par écrit ou genre épislolaire. — Ile l’amplilication ; qu’il y a deux espèces d'amplification , celle qui agrandit et celle qui diminue. De remploi de l'amplification fiip

CHAP. XV. dp coars de l'opvrage. — De la confirmation ; preuves cl arguments. De l'usage de la logique formelle dans l'argumentation ;

TABLK DKS JIATIKItLS.

principes, nomenclature et delinition dos principaux termes de la logique formelle. — Du choix (les preuve» , de la généralisation , de l'ordre des preuves. — De la réfutation : Je la réfutation sérieuse ; du sophisme et du paralogisme; de la réfutation ironique; préceptes à observer dans l'emploi de l’ironie. — Division de l'éloquence en trois genres, délibératif, démonstratif et judiciaire ; arguments pour et eonlrc cette division ; ce qu'il faut eu penser 20H

CHAP. XVI. de tx ns. — De la fin de l’ouvrage. Qu'elle est la conséquence naturelle de l’ensemble. — Du dénoùment dans le drame et le roman.

De l'achèvement, ou suite de l'évcnement qui dénoue l'intrigue. Que le dénoiimenl doit être amené , imprévu autant que possible , résultant de l’flcliQn.gym.d?iuic..cman3lan£e-Æid^^ üe

la péroraison au barreau et à la tribune. Des sources du pathétique dans la péroraison. De la péroraison dans l'éloquence de la chaire. — Epilogue, conclusion, sommaire dans l'histoire et les écrits didactiques. 221

CHAP. «VII. |)E l'élocdtiqs. — De l’élocution. Comment elle se rattache à l’invention et à la disposition. — Différence entre les mots expression, élocution, diction , style. Que faut-il entendre par style et ton.

— Quel but doit-on se proposer dans l'étude de l'expression : de l’accord entre l’expression et la pensée ; de l'imitation du style des grands écrivains ; remorques à cet egard. — Principes généraux sur le ton des divers genres d'ouvrages 2i0

CHAP. «VIII. PRS QUALITÉS ESSENTIELLES DU STYLE. — Des qualités essentielles du style. De la clarté ; qu’elle est toujours et partout indispensable. Des defauts qui supposent à la clarté et d'où proviennent ccs défauts. — Des éléments de la clarté dans le style : pureté, propriété, précision et naturel. Et d'abord de la pureté ; en quoi elle consiste. —

De certains vices qui nuisent à la pureté : de l'archaïsme, du néologisme, du jargon j diverses espèces de jargons. Du purisme

CHAP. XIX. lias QCÀLiTÉs esses vielles DD style. — De la propriété ; comment oïl peut l’acquérir par l’étude historique de la langue et par celle des synonymes. — De la précision ; en quoi elle consiste ; comment elle se modifie selon les peuples, les temps et les circonstances ; des défauts opposes à la précision. — Du naturel ou de la vérité dans le style; définition de cette qualité ; d’où provient le vice contraire; comment il s’est rencontré plus souvent a certaines époques. Ce qu’il faut penser de ce qu’on nomme style soutenu 270

CHAP. XX. des opacités esskstikh.es ou sitlii. — De l'harmonie. Quelle est sa valeur réelle. Division de l’harmonie en harmonie générale et en harmonie spéciale. — De l'harmonie générale : euphonie; observations sur l'euphonie des voyelles, des consonnes, sur l’hiatus, sur le

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bâillement, sur la cacophonie ou les mauvais sons; — rhythme; des divers degrés d’importance de l'harmonie chez les Grecs, les Latins, les Français et les autres peuples ; — de la période ; qualités et défauts de la période ; quand il faut l'employer. — De l'harmonie spéciale ou imitative : onomatopées, ce qu’il faut en penser ; du véritable caractère de l'harmonie imitative; analyse d'un passage de Bossuet

CHAR. XXI. DES QUALITÉS ACCIDENTELLES DU STTLE. — DcS qualités accidciltelles du style ; qu’elles ne sont que la convenance du ton au sujet. —

De la gravité ; de la noblesse, qu’elle n’est pas une qualité essentielle, ce qu’il faut entendre par ce mot ; — de la richesse ; de la magnificence ; de l’énergie ; de la véhémence : en quoi consistent ces diverses qualités ; quels défauts dérivent de leur abus. — Du sublime ; quelle idée l’on doit se faire du sublime, et comment en conséquence il n’est point du domaine de la rhétorique 305

CHAP. XXII. des qualités accidentelles nu STYLE. — De l’élégance : ce que c’est que l’élégance, et en quoi elle diffère de la griïce ; du style fleuri.

— Caractère de la finesse et de la délicatesse ; distinction entre ces deuE qualités; comment on peut les acquérir. — De la naïveté ; que faut-il entendre par ce mot. — De l’enjouement ; que les deux conditions d’existence de l’enjouement sont le naturel et l’à-propos; qu’il prend différents caractères selon les lieux et les temps ; du badinage ;

des vices dont il faut se garder dans l’emploi de la plaisanterie 522

CHAP. XXIII. des figures. — Définition du mot figure» ; utilité de la connaissance des figures, dans la théorie et dans la pratique. — Du style figuré en général; de l’origine et des causes du style figuré; qu’il est dans la nature, mais qu’il se règle et se modifie suivant les progrès de la société et du langage littéraire. — Diverses classifications des figures; figures de mots comprenant celles de diction ou de grammaire, relies de construction et de syntaxe, les figures de mots proprement dites, et les tropes ; figures de pensées. Observations sur cette classification.

— Exposition d’un système plus rationnel. — Figures par rapprochement d’idées semblables ou opposées; figures par développement ou abréviation dans l’expression ; figures par mutation ou inversion dans

la forme et le tour de la phrase 33<J

CHAP. XXIV. des figures. — Figures par rapprochement d’idées semblables. De la comparaison. — Des tropes ; définition et étymologie de ce mot. Que la métaphore est le trope par excellence ; nature, qualités et vices de la métaphore ; exemples divers. — De l’allégorie, métaphore continuée; histoire de l’allégorie; de l’emblème. — De l’allusion: allusion réelle, exemples divers; avantages et défauts de l’allusion réelle ; allusion verbale ; syllepso oratoire. De la décence à observer dans l’allusion 352

TAHU; DES MATIERES.

CHAP. XXV. des fichues. — En quoi consiste la distinction entre les tropes d'invention ou de l'écrivain, et les tropes d’usage ou de la langue. — Comment la métonymie, la synecdoque et surtout la eatachrèse appartiennent à ces derniers; eu quoi ces trois figures diffèrent l'une de l'autre ; de la synecdoque nommée antonomase; de l'abstrait pour le

concret ; de la mélalepsc, quel est son vrai caractère De l’hyperbole,

sa nature et scs défauts. — De la litote, de l'euphémisme et de l’antiphrase 370

CHAP. XXVI. dbs figures. — Figures par rapprochement d'idées opposées.

De l'antithèse, sa nature, son mérite et ses défauts. — Diverses espèces d'antithèses : réversion , enthymérnisme , paradoxisme. — Opposition entre l’idée elle-même et l’expression qui la manifeste ou antithèse interne : Ironie, sarcasme, épitropc. astéisme ; prétention, correction ou épanorlhosc, concession, préoccupation ou prolepse, communication, délibération, interrogation, subjcction. — Véritable caractère de ces diverses formes 595

CHAP. XXVII. des fichues. — Figures par développement. De la périphrase, quand on peut l’employer et quand on doit l’éviter. — Du redoublement des idées ou des mots : répétition, cxpolition, synonymie, métabolc. climnx. — Du pléonasme, le distinguer de la périssologie, — Figures par abréviation : de l’ellipse, de scs avantages et de ses défauts.

— Des figures nommées conjonction, disjonction, anacoluthe 409

GHAP. XXVIII. des ricEBES. — Des figures par mutation et inversion dans la forme de la phrase : Exclamation, épiplionème, apostrophe ; parenthèse, interruption, réticence, suspension. — Des figures de cette elasso qui affectent plus particulièrement In construction ; quels sont les principes de la construction, et de ses diverses espèces ; construction naturelle, usuelle, euphonique , antithétique, historique, pathétique. — Construction figurée; de l’hyperbate ou inversion , jusqu’à quel point elle est admise; de la synchysc, de l’énallage. De lasyllcpsc

grammaticale. — Obscivations générales 427

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