DES PROCÉDÉS DE RHINOTOMIE OSSEUSE
Parmi ces procédés, deux seulement retiendront notre attention, celui d'Ollier et celui de Chalot. L'opération d’Ollier, décrite par lui en 1886, con-
ÆMDRE siste à renverser le nez de haut en bas. Quatre temps sont nécessaires : l'incision cutanée, la section osseuse, l'opération principale êt les sutures.
« L'incision cutanée, en forme de fer à cheval, commence au niveau du bord postérieur de l'aile du nez à droite, remonte vers le point le plus élevé de la dépression naso-frontale, puis redescend à gauche par le même chemin jusqu’au niveau du bord postérieur de l'aile du nez. Cette incision va du premier coup jusqu’à l'os ».
La section osseuse porte sur la charpente du nez, dans la direction del’incision cutanée. On arrête la scie dès qu'on sent qu'on a dépassé les apophyses montantes. Le nez étant ainsi mobilisé, on le renverse en bas et on fait la ligature des branches des artères fronto-nasales.
Les fosses nasales étant alors largement accessibles, on peut pratiquer l'opération proposée, dans notre cas, celle du redressement de la cloison déviée. Aux ciseaux on fait une septotomie subtotale, sectionnant la cloison en haut ou en bas, selon la direction de la déviation. Le septum est ensuite mobilisé avec le doigt et maintenu au besoin par un drain.
Le nez est ensuite remis en place et les tégunrents suturés en y comprenant le périoste.
Le procédé de Chalot est également une ostéotomie se proposant l'ouverture large des fosses nasalcs., Mais cette ouverture peut n'être qu'unilatérale, dénudant une seule fosse nasale, où bilatérale, dénudant les deux fosses,
La technique opératoire del'ostéotomie unilatérale est la suivante. Avec de forts ciseaux droits,sectionner les téguments de l’arête dorsale du nez sur la ligne médiane, jusqu'aux os propres. Prolonger l'incision au bistouri jusqu'à laracine du nez et mener une petite incision transversale croisant l’apophyse orbitaire externe. |
L'os nasal est sectionné de bas en haut avec une scie fine ; puis, dans là direction de la petite incision transversale, on coupé au ciseau ce mème os propre du nez,ainsi que l’apophyse montante du maxillaire supérieur. On termine l'ostéotomie en fracturant et en renversant en dehors cette valve nasale, à l’aide d'une solide pince dont les mors sont garnis de tubes de caoutchouc. DIE
Voilà selon la description qu'en fait le docteur G. Laurens dans son Traité de Chirurgie, l'ostéotomie médiane unilatérale de Chalot. Mais ce procédé est très insuffisant dans le traitement des déviations de la cloison. Il faut le compléter par lostéotomie bilatérale.
Aprés avoir opéré d'un côté, comme dans le procédé ci-dessus, sous l’arête dorsale du nez, on divise le septum de bas en haut avec une paire de cisailles. Faire alors une petite incision transversale à la racine du nez, semblable à celle du côte déjà opéré, sectionner avec le ciseau l'os nasal et l'apophyse montante et renverser en dehors ce deuxième volet.
L'ouverture des fosses nasales est alors complète, le septum est détaché de son insertion supérieure.
æ'Â% = Il peut être alors mobilisé au doigt et maintemuen situation directe par le procédé que nous avons indiqué plus haut.
L'opération terminée, les volets se referment et sontsuturés.
Les deux procédés dont nous venons d'exposer la technique opératoire offrent certains avantages.
Les incisions cutanées sont simples et bien suivies ensuite par la section osseuse. De plus, les principaux vaisseaux arrivant par la base du nez qui est respectée ne sont pas atteints, et il n’y a donc pas de danger pour la vitalité de l’auvent nasal.
Enfin ces procédés permettent l'accès des fosses nasales dans toute leur étendue et donnent beaucoup de jour.
Malgré ces avantages apparents, ils offrent des inconvénients réels. Nous les ‘groupons dans les propositions suivantes que nous empruntons à la thèse de G. Galand :
1° Bien que faciles ce sont des opérations assez sérieuses et qui donnent beaucoup de sang.
2 Ces procédés sectionnent et meurtrissent un squelette fragile.
d Ils laissent au milieu du visage une cicatrice très étendue.
Pour ces raisons diverses, nous ne proposerons pas, pour le traitement des déviations de la cloison, les opérations d’Ollier et de Chalot.Nous préférerons, et de beaucoup, un des procédés dont nous allons exposer la technique etles applications.