‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planches (volume 2)Chapitre 117 sur 121 · habitans · texte numérisé non relu

habitans

La richesse minérale absolue de ce royaume reste, en 1810, k peu près telle qu’dle étoit en 1809. (f'qycs ci-dessus note 1.) On peut admettre qu’au lieu d’être représentée par i5,85o,ooo fr., elle s'élève k 14,000,000 de fr., à cause des mines de houille du Dcister, de Rehburg et d'Oslerwald, qui sont situées dans la partie du pays de Hanovre qui rient d être réunie au royaume de Westphalie. {V ojret la carte.)

Quant à la richesse minérale relative de ce royaume, elle a éprouvé un changement proportionnel à l’accroissement de territoire et de population. Par un calcul semblable k celui que présente le tableau page 240, on trouvera qu'en 1810, la richesse minérale relative du royaume de Westphalie est représentées

I.* Quant à l'étendue du territoire, etc. par le nombre. ■ ■ , 1 ! O/,,

a.’ Quant à l'emploi de la population, etc. par le nombre . . 0,0027.

( V oyez sur le tableau pag. 240, la colonne intitulée Richesse minérale relative. )

6° Pag. a46 , relativement aux mines de l’Espagne et de l’Amérique espagnole.

Deux auteurs estimés ont présenté récemment les détails suivans : l’un en français, l’autre en allemand :

A oyez, t.° les Annales des Voyages, de la Géographie et de l’Histoire par M. Malte-Brun, tom. 2, cah. 3t page 373 etsuiv. , et tom. 3, cah. 1, pag. 1 44- a-° L’ouvrage périodique de M. de Moll, intitulé : Ncue Jahrbücher der Berg und Hütten Kundc , 1 vol. , a'liv. page 291 et 394. ( Nùrnberg, 1809.) Ces deux auteurs rapportent, d’après une description des provinces dites Vascongatlcs , par M. Marchena, que les mines de Soruorostro ( ou Sorromastro, dans l’ouvrage de M. de Moll), fournissent annuellement 800 mille quintaux de minerai de fer, et quelles approvisionnent en grande partie les usinesde la Biscaye, des provinces de Guipuscoa, d’Alava, de la Navarre, de la Vieille-Castille et des Asturies. La province de. Guipuscoa présente quatre-vingt-quatorze établisse mens en activité, pour le travail du fer. On estime qu'il en sort annuellement 100 mille quintaux de ce métal ; le nombre des usines à fer s’accroît encore tous les jours. La Biscaye présente cent quatre-vingts élablisscmetw du même genre, d’où il sort, année commune, 80 mille quintaux de fer.

Il existe à Amezquela, sur les frontières de la Navarre, des mines de cuivre qui sont en exploitation depuis 1 754 j on forge ce métal à Tolosa et à Andoain.

La Navarre possède des couches de sel -gemme, qu’on exploilo aux minet de Valtierra. Les abondantes sources salées de Agnana ne fournissent annuellement que 60 mille fanegas de sel ( environ i5 mille quintaux.) Les deuils que les ouvrages rappelés ci-dessus présentent relativement aux mines de l’Amérique espagnole, d’après le Mercure Péruvien, se rapportent aux années qui se sont écoulées depuis 1780 jusqu’à 1790; ils s’accordent, quant à la quantité des produits en or, en argent et en mercure, avec les faits que nous

■ apportons d'après M. de Humboldt ( pag. a .{9 et suiv.)i pour les dernières années du XVIII- siècle, et pour les premières du siècle présent.

Vers 1 790 , on comptoit au Pérou , en concessions distinctes et d’une étendue déterminée, à peu près comme celles qu’on nomme en Allemagne Grube, Fcldciner Jewerkschaft. (V oyez pag. 73 de cet ouvrage. )

Mina* J’ur au activité. , . , . 69

— d'argent 784

— de mercure. . 4

— de plomb. ta

Mines d'or délaissées. 39

— d’argent 588

Le délaissement de la plupart des mines provient de l’affluence des eaux.

On rapporte que , dès 1571, l’amalgamation fut entreprise avec succès au Pérou, par l’espagnol Velascas, au moyen des mines de mercure de Guancavelica qui avoient été rouvertes en 1 566. 11 paroit que les premiers travaux avoient été entrepris dans ces mines par les Péruviens qui les cxploitoient pour en tirer du fard ( vermillon ou cinabre. )

Les mines du Mexique sont dans un état beaucoup plus florissant que celles du Pérou , qui cependant sont plus nombreuses et plus abondantes. Celte différence de succès est attribuée aux encouragemens que les mineurs reçoivent à Mexico. Le manque d’ouvriers nuit beaucoup aux exploitations du Pérou ; on a essayé d’appliquer les nègres aux travaux des mines; mais nulle part cela n’a réussi. Les Espagnols , même les plus jeunes et les plus robustes , n'ont pas mieux convenu à l'exploitation. Les Métis dédaignent ce travail , ou n’y peuvent pas résister; il ne reste que les Indiens que l’on puisse y employer.

Dans la montagne dite Corro del Sal , qui est contiguë aux Andes et aux montagnes du Grand-Payona) , on indique des couches de sel-

gemme, que les Indiens de Huallaga et de Ucayal exploitent, seulement pour leur usage; ils ne savent pas debarrasser le sel de l’argile dont il est mélange'.

Page 1