Pag. 173, sur la fabrication des faux, etc
Les nombres par lesquels nous avons essaye d’indiquer le degré d'activité dont jouit la fabrication des faux, dans le ci-devant comté de la Marck, comprennent quelques autres objets du même genre, tels que les faucilles, couteaux à paille, etc. qui sortent des mêmesateliers. Comme le nombre des pièces est quelquefois très-variable d’une année à l’autre, d’après leurs différentes dimensions, il paroit plus convenable d'indiquer ici le degré d’activité de celle fabrication, par le poids des marchandises qui en résultent. De nouvelles recherches nous donnent lieu d’admettre que, lorsque les circonstances sont favorables au commerce, il sort, année commune, des fabriques du ci-devant comté de la Marck, aujourd'hui département de la Ruhr, 7,875 quintaux, tant de faux que de faucilles et couteaux à paille. On estime que l’ancien duché de Berg en fournit trois fois autant, principalement pour la France. Ainsi, dans les temps ordinaires , les fabriques, qui sont aujourd’hui comprises dans le grand-duché de Berg, répandent dans le commerce environ 3i,5oo quintaux tant de faux que de faucilles et couteaux à paille. Nous avons vu (pag. 173) que la fabrication du fil de fer ou d’acier s’élève, dans le même pays, à a.j,5oo quintaux "de cette marchandise. La fabrication des autres objets de quincaillerie et de taiilan-
defie compose, Seulement pour le ci-devant comté de la Marcfc, un poids de 3o mille quintaux, tant de fer que d’acier. (Quant à l'ancien duché de Berg, voyez pag. a3i.)
Quoique la fabrication des faux soit considérable dans le grandduchc de Berg, elle est encore très inférieure à celle qui est en activité en Styrie. On assure que les fabriques de cette dernière province envoient annuellement en Russie et en Prusse, seulement par Breslau, 3 millions de faux. Il existe encore un assez grand nombre d'établissemens du même genre dans la Basse et dans la Haute-Autriche , ainsi que dans la Hautc-Bavicre et dans le Tyrol. Voyez et comparez: i.° l’ouvrage de M. Eversmann, intitulé: Et s en und Stahl-Erzeugung, etc., pag. a6a et 3y3 (Dorunund, 1804 ); a.° l’ouvrage de M. Nemnich, intitulé : Tagebuch eincr Rcise, etc., a.* vol., page 455 ( Tùbingcn, 1809.)
4 ° Pag- 202, produit des salines du royaume de Westplialie en 1810.
On voit, par le résumé présente dans la seconde partie de cet ouvrage, que les salines du royaume de Wcstphalie, avant la réunion du pays de Hanovre, produisoient , année commune, 981,648 quintaux de sel (chacun de > to livres. )
Aujourd’hui ce royaume possède, en outre, les salines ci-après, Saline tic Lunebourg, dont le produit annuel est . i53ooo s»-»***' de 110 liv.
— de Salihemmendorf. 4S000
— de Sulie. ^ooo
— de Mander 1800
Totax 300800
Ainsi l’on peut estimer que le produit brut des salines du royaume de Westphalie, s’élève, en 1810, à 1,185,448 quintaux de sel.
Voyez , pag. 199 de cet ouvrage, pour la saline de Lunebourg; quant aux autres salines que vient d’acquérir le royaume de Westphalie, voyez la carte ci-jointe, et la Statistique de M. Hasscl, a.*
cah. , cbap. intitulé : Kur - Braunschweig - Lüneburg , page 56. ( Brunswick, i8o5. )
S. RI. le Roi de Westphalie s’est réservé la vente exclusive du sel dans scs Etats. L’impôt sur cette denrée procure une recette de
900.000 fr. Voyez Moniteur français du l5 et du 16 mars 1810, article Cassel.
5.° Pag. 23g et 2!\o, royaume de Westphalie; état de sa riches: e minérale en 1810.
On peut calculer, d’après les tableaux statistiques de M. Hasscl et d'après les nouvelles qui viennent d’être publiées dans tous les journaux, que le royaume de Westphalie a reçu, au mois de mars 1810, un accroissement de territoire de a44 myriamètres carrés et un accroissement de population de 596,000 habitans. Ainsi nous avons lieu de croire que, en 1810, le royaume de Westphalie a une étendue de 622 myriamètres carrés, avec une population de