GS
i3,64o a3,o64 i5,5oo a4 934 9 ,5 00
i5,5oo
4ço c/îo
outre Jriowi.
f'ern ti-rprti le pr«d»ii mi «le
cc» cU bJ«M rut c 04
O» fahriqBvt
»r paj»">Blp»im
«Je «Jro.l partit»- ' lier *a jour*»»»-
«nrnl p rouir s , t*' 1rs» fournit- •»it le* auiiém première», par la ta dr» farlarcrie» rojilti.
L’activité des établissemens domaniaux exigeoit annnollcment, en Prusse, trois mille six cents quintaux de cuivre neuf; et l’activité des établissemens particuliers, quatre mille quintaux : ainsi, malgré l’exploitation de Rolhenbourg et les mines de la Silésie, indiquées plus haut, ht Prusse étoit encore obligée d’importer chaque année trois mille quintaux de cuivre neuf pour l’activité de ses établissemens.
Indépendamment des avantages qui résuiloieut pour la monarchie prussienne, de l’activité des fabriques particulières mentionnées ci-dessus, le roi de Prusse en retiroit lui-même d’assez considérables de ses propres fabriques de cuivre.
Prduit «« ic u La fabrique de
ftbriciiion da cuirre, ‘
«■ l’ruue. Produit net
Les martinets de Neustadl-Eberswild . 5,ooo
Et ceux de Radach 1 ,000
Tôt ai. 16,000
Ces établissemens, y compris celui de Neustadt sur la Dosse, mcltoient annuellement en circulation, dans la Prusse, plus de 3oo,ooo reiclislhalers , et entretenoient plus de mille ouvriers.
Aujourd’hui, la Prusse, pour entretenir l’activité des fabriques qui lui restent, sera obligée d’importer sept mille deux cent quarante quintaux de cuivre neuf ; et comme ce n'étoit qu’avec peine que quelques-uns de ses établissemens pouvoient obtenir un peu de cuivre de la Hongrie, elle sera obligée d’en chercher la plus grande partie dans le royaume de Westphalie. D’un autre côté, Sa Majesté le Roi de Westphalie pourra favoriser l’agraudissemcut des fabriques de
n de IlegerstrtüMe livroit en :
uel 10,000 rihUrs(
cuivre qui existent déjà dans ses états, aux lieux qui seront indiqués dans le cours de ce Mémoire, et par conséquent S. M. pourra retirer elle- même, des exploitations de Rothenbourg, tout le fruit que la Prusse en reliroit par ses établissemens situés au-delà de l’Elbe (1).
Le conseil des mines de Rothenbourg, outre ses attribu-
• • j • i • i . | »11 1 dairc* du cooieil d«
lions indiquées oi- dessus, est charge de la navigation sur la de koil«- Saale. L’objet de cette navigation est de procurer aux usines kourï' le charbon de bois et la houille, tant brute que charbonnée; de transporter à l’usine de JSeustadt sur la Dosse le cuivre noir obtenu à Rothenbourg; de faire parvenir les combustibles aux salines de Halle, de Stafsfurth et de Schœnebeck; de conduire le sel de Halle, et les meules de Rothenbourg, aux magasins de Saalhorn ; d’expédier de Saalhorn à la saline de Halle, le bois necessaire à l’entonnage du sel; enfin, de transporter le bois à brûler, de Schlangenberg et de Coswig à Rothenbourg, Alvensleben, Wettin, Halle et Galbe.
C’est pour assurer l’exactitude de ces transports que le département des salines, auquel celte navigation étoit confiée, en a transmis le soin, par un privilège déjà ancien, au conseil provincial des mines et usines de Basse-Saxe. Celui-ci doit en conséquence entretenir un certain nombre de bateaux sur la •
Saale. Comme il n’y a dans cette contrée que très-peu de particuliers qui naviguent pour leur propre compte, et que d’ailleurs on n’est pas sûr de pouvoir disposer d’eux quand le service des établissemens le demande, il est fort important
(i) La réunion des raines de cuivre d’Eisleben au royaume de Westphalie a donne' une nouvelle importance à cet objet depuis la confection du Mémoire (juin 180 8).
<l’entretenir la navigation de la Saale, telle qn’elle est organisée. Le privilège exclusif, dont jouit rétablissement de l\o~ thcnbourg, de transporter le bois et le sel sur la Saale, donne au conseil des mines le droit de ne permettre ces transports aux particuliers que moyennant une rétribution, et le droit d’acheter hors du pays des bois qu’il fait vendre par le comptoir de navigation établi à Halle. Il et» résulte un bénéfice annuel, qui est une ressource pour l’activité des mines de Rothenbourg. On a vu par le tableau (page xi ), que, dans les recettes du conseil provincial de Basse-Saxe, le bénéfice sur la navigation de la Saale gt sur le commerce des bois, entre pour une somme de 3,6oo rcicbslhalers, dont chacun de ces objets fournit la moitié, llinft de boitilla Les combustibles fossiles, que l’on exploite sur la rive cerçu de u s«i«. gauche de 1 Elbe , sont une ressource precieuse , mais cependant insuffisante pour cette contrée , dans laquelle il existe un grand nombre d’usines à feu , et dont les habitans , vu la cherté du bois, consomment volontiers de la houille et du bois fossile pour leur chauffage.
Nous avons vu ci-dessus que la Saxe et la Silésie envoient une quautité considérable de houille, tant brute que char- * bonnée, aux mines et usines de la rive gauche de l'Elbe. Voyons ce que cette dernière contrée tire de son propre sol. a Wettin. A Wettin, l’exploitation de la houille a lieu dans trois ar-
rondissetnens , qui emploient en tout trois cent trente-six ouvriers. Celui de ces arrondissetnens qui porte le nom même de IVettin, est en communication, dans sa partie nord-ouest, avec les deux autres. L’épuisement des eaux a lieu par le moyen d’une galerie nommée Dobitzer-Stollen , qui , en y comprenant les galeries accessoires, s’étend sur une longueur
de quatre mille toises. Cest dans l’arrondissement dit Schacht- Berger qne cette galerie épuise les eaux à la plus grande profondeur; là, elle passe à trente trois toises sous la surface du terrain, cl l'exploitation de la houille n’est poussée avec avantage qu’à quinze toises sous cette galerie, au niveau de laquelle les eaux sont élevées au moyen de pompes mues par des chevaux.
Les mines de Wetlin étoient ouvertes, ainsi que celles de Rothenbourg, dès le seizième siècle; mais on n’a suivi constamment l’exploitation des unes et des autres que depuis l'année i6qi. Les difficultés naturelles de l'exploitation de Wettin y ont donné lieu à clés travaux généralement peu réguliers, dont on ne peut se promettre désormais des avantages durables , qu’en substituant une machine à Vapeur aux pompes mues par des chevaux.
Des trois couches principales que l’on exploite aux mines do Wettin, l’une, qui est la couche supérieure, est puissante ( épaisse) de trois-quarts de teise, et déjà en partie épuisée; la puissance des deux autres varie de quatre à seize pouces ; la couche inférieure est celle des deux dernières que l’on exploite avec le plus d’avantage.
Aux mines de Lcebechün, le nombre des couches distinctes de houille ne paroit pas susceptible d'être déterminé à cause des fréquentes irrégularités qu’elles présentent. On en connoit trois, dont l’une se rencontre à quarante-deux toises; l’autre, à cinquante- six, et la troisième, à soixante -quatre toises de profondeur, dans la mine dite Hoffnung; plus loin, elles se confondent toutes en une seule. D’autres couches se réunissent de même dans une situation verticale.
La puissance des couches en exploitation varie d’une toise
à une toise un quart. Les eaux sont élevées , par le moyen d’une machine à vapeur, jusqu’à la galerie d’écoulement, qui passe à quinze toises au-dessous de l’orifice du puits dit JJoffhung, dont il a été question plus haut.
En général, vu le grand nombre d’accidens et de déran gemens naturels que présentent les couches de houille de Weltin et de Lœbechün, ces exploitations exigent beaucoup d’expérience et de connoissances locales. Les travaux de recherche, qui s’opèrent , tantôt par le moyen de trous de sonde, dont La profondeur varie de vingt à cinquante toises, tantôt par des galeries percées à travers les failles ou masses de roc interposées, donnent l'espérance d’une exploitation susceptible d’agrandissement.
Il seroit à désirer que ces exploitations, et celles d’où l’on obtient d’autres combustibles fossiles dans les environs , prissent un accroissement tel qu’elles pussent suffire aux besoins de la rive gauche de l’Elbe.
Les houilles de Wettin sont de meilleure qualité que celles de Lœbechün; mais elles ne sont pas en général aussi propres que celles de la Silésie à la préparation des coaks ( houille charbonnée ) , que l’usine de Rothenbourg emploie pour la fusion des schistes cuivreux. C’est en partie par cette raison que l’on fait venir habituellement à Rothenbourg des coaks de Silésie, quoique l’on puisse, en cas de nécessité, leur substituer les houilles de Weltin.
Il importe cependant de remarquer que la raison principale pour laquelle les choses ont été ainsi arrangées, lorsque les mines de la Silésie et celles de la Basse-Saxe appartenoient au même souverain , c'est que les houilles , à raison de leur abondance, étoient à bon marché en Silésie ; et qu’elles se
Vendent cher en Basse-Saxe : il en résulte que le souverain avoit un double intérêt à diminuer leur abondance en Silésie , en même temps qu’il les faisoit servir à l’activité de ses établissemens en Basse-Saxe, et à vendre en Basse-Saxe aux particuliers, les houilles qu'il obtcnoit des mines de Wettin.
Les exploitations de bois fossile des environs de Halle, de a Magdebourg et de Halberstadt, ne sont pas moins intéressantes que les mines de houille; ce sont elles qui fournissent aux salines de Halle et de Stafsfurlh la plus graude partie des combustibles qu’elles emploient.
A Langenbogen, on exploite à ciel ouvert une couche de bois fossile, dont la puissance varie de quatre à huit toises, et^ qui est recouverte d’une épaisseur égale de sable et d’argile. La couche de bois fossile semble s’étendre au loin vers Zscherben , mais à travers le territoire saxon.
A Zscberben , la couche que l’on exploite a une toise un a z.cht*««. quart de puissance ; là , les travaux consistent en une galerie souterraine, à partir de laquelle on divise la couche en massifs, que l’on enlève complètement
Ces deux exploitations et celles du même genre, indiquées dans le tableau ci-dessus (page 17), emploient environ cent ouvriers , quand l’extraction est active.
Le prix auquel se vendent les combustibles fossiles de celte contrée, n’est pas le même pour les différentes classes de consommateurs ; il est fixé pour chacune d’elles , ainsi qu’il suij| par boisseau de trois pieds cubes du Rhin.
La houille de Wettin est vendne :
1° A la saline domaniale de Halle . . . o rthlr 16 gr. 10 pf. a* A la saline particulière de Halle • . • o 7 lit