‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planches (volume 2)Chapitre 24 sur 121 · Au deuil i o o · texte numérisé non relu

Au deuil i o o

La houille de Lœbechün est vendue :

l.° En gros (le boisseau de même capacité), o rthlr 16 gr. o pf.

a* A la saline particulière de Halle. . . . o 4 5 i

Le bois fossile de Langcnbogen, Rœblingen et Stædtcn, se vend :

Le même boisseau o rthlr î gr. o pf.

Celui de Zschcrben ..........o ) 3

Comme le bois fossile est souvent en morceaux très-menus, et même en poussière, on le moule, par le moyen de l’eau, en forme de briques, qui se vendent : «

A Langenbogcn ( les mille pièces) .... 4 rtblrs o gr. o pf.

A Zschcrben (les mille pièces) 4 20 o

Les tourbières que l’on exploite aux environs de Magdebourg, pour le service de la saline de Schœnebeck , sont situées sur la rive droite de l’Elbe, à Finerode, près de Burg; à Valtersdof, près de Magdebourg; et à Carow, non loin du canal de Plaue, qui facilite la navigation de la Ilavel dans l’Elbe.

On a vu, par l’un des tableaux précédens, que les tourbières domaniales de la ri\e gauche, situées à .Unmiendorf, .Westerhausen et Schadeleben, ne fournissent annuellement que netii mille milliers de pièces de tourbe, c’est-à dire envpon huit mille klafters. Comme la saline en consomme vingt deux mille klafters , ainsi qu'on le verra dans la seconde partie de ce Mémoire, il paroit impossible, quant à présent, qu’elle se passe des tourbières de la rive droite. La même nécessité se

fait sentir à l’égard d’une grande partie des bois qu’elle emploie; mais, d’un autre côté, la.Prusse, dans son étal actuel, ne produit ni cuivre pour l'entretien des fabriques, tant domaniales que particulière^, dont les premières fournisscut un produit net annuel de 16,000 reichsthalers , ni sel pour la continuation d’un monopole extrêmement avantageux au trésor royal ; ainsi , les besoins réciproques des deux états voisins pourront donner lieu à un arrangement dans lequel le principal avantage semble devoir rester au royanuie de Westphalie; car celui-ci, par la recherche et l’exploitation de nouvelles tourbières, par l’agrandissement des exploitations «faulrcs combustibles qu’il possède déjà, par l'aménagement des forêts, et par l’amélioration de ses fabriques de cuivre, pourra parvenir plutôt que la Prusse à rendre son industrie totalement indépendante. Nous aurons occasion de développer cette remarque dans la suite de ce Mémoire.

Les meules de grès rouge , que l’on obtient des carrières situées près de Rothenbourg, sont encore un objet pour lequel la Prusse auroit peine à se passer du royaume de Westphalie. Il existoit dans chacune des villes principales de la monarchie prussienne une factorerie royale pour la vente de ces meules que l’on envoyoit jusqu’à Kœnigsberg. L’on obtient des mêmes carrières des dalles de pierres fort recherchées, et, près de Lcebecbün, de la chaux qui est* rare en Prusse. On peut consulter, à l'égard des ctablissemens dont il vient d'être question, et de quelques autres moins considérables, l’un des tableaux précédcns ( pag. 17, 1 8 et 29 ) , et la carte ci-jointe du royaume de Westphalie.

Outre les deux mille ouvriers employés habituellement par les mines et usiues de cuivre dé Rothenbourg, les autres éla-

Carrière* de pti de Rolbcubourg

Ouvriers employé»

p nr !r» mine«< lutines du cootcil de Bawe- £ne.

t'iinfi k (tr de Serge cl de Hui*.

blissemens du conseil provincial de Basse -Saxe occupoient environ sept cents hommes, sans compter les voituriers, bûcherons, charbonniers, et les ouvriers des salines. Le nombre de ces derniers s'élève seul à cinq cents hommes.

Non loin de l’arrondissement des mines du conseil provincial de Basse-Saxe, à quinze lieues à l’ouest de Rothenbourg, se trouvent deux usines à fer, situées dans le territoire du Hartz; l’une à Sorge, comté de Hohenslein ; et l’autre à Thaïe, principauté de Halberstadt. Ces deux usines , aujourd'hui comprises dans le royaume de Westphalie , apparlenoient au roi de Prusse ; mais elles ne dépendoient point du conseil provincial des mines de Basse-Saxe. Le roi de Prusse les avoit rangées dans les attributions du conseil provincial des mines, séant à Berlin , parce que c’est dans celte ville qu’est établie la chambre de commerce chargée de la vente des fers pour toute la monarchie prussienne.

L’usine de Sorge produit annuellement :

100 quintaux de fer en barres j

i,44° de tôle;

g 3y barrils de fer blanc:

marchandises dont la valeur totale s’élève à 54,944 rlhlrs.

Le bénéfice particulier de cet établissement sur sa fabrication annuelle , bénéfice nommé dans les registres allemands Ertrag, et dont l’usine comptoit avec le conseil provincial des mines, séant à Berlin, compose une somme de 2,187 rlWrs; il seroit plus considérable, si l’usine n’étoit point obligée de payer annuellement un canon de 4,000 reichsthalers à son ancien propriétaire qui l’a cédée au roi de Prusse.

A l'usine de Sorge , il existe un haut fourneau pour la fonte

des minerais de fer qne l’on tire de la montagne dite Biichenberg, près d’Elbingerode ; mais ce fourneau n’est point en feu tous les ans, tant à cause du manque de bois, que parce que le produit d’une seule campagne suffit pour entretenir de fonte de fer les marteaux de Sorge, pendant deux ou trois ans.

L’usine de Thaïe produit annuellement :

2,040 quintaux de tôle , et 993 Larrils de fer blanc.

La valeur de ces marchandises est une somme de 62,677 reichsthalers.

Le bénéfice particulier de cet établissement ( Ertrag , comme ci-dessus), est une somme de 6, 245 reichsthalers.

Comme la Prusse ne possédoit que très-peu de forêts dans le voisinage des usines dont il vient d’être question , et que l’usine de Sorge en consomme les bois , l’usine de Thaïe est obligée de tirer le combustible des pays voisins, et principalement des forêts du ducbé de Brunswick , situées aux environs de Tanne, à une distance de six lieues. À partir de cet endroit , on flotte le bois sur la petite rivière de Bode jusqu’à Thaïe, où on le réduit en charbon. Il en résulte que le combustible coule fort cher à l’usine de Thaïe , et que , quand même elle auroit des rainerais de fer à sa portée, il seroit difficile d’y établir un haut fourneau, comme on en avoit eu le projet sous le gouvernement prussien. Le fer qu’emploie t'usine de Thaïe, pour ses fabrications, lui étoit fourni en partie par les marteaux situés à Neustadt-Eberswald , dans la Marche électorale, et en partie par les usines de la Silésie. L’étain lui venoit d’Angleterre. Actuellement, cette usine

Minr* et uvinei idminhlr^tt par le conseil provincial de

lVeiJplulie.

pourra tirer le fer des usines du Hartz, situées comme elles dansle royaume de Westphalie, et i’étain, des miucs de la Saxe et de la Bohême.

La tôle et le fer-blanc, fabriqués aux usines de Sorge et de Thaïe , étoient envoyés aux magasins royaux de Berlin et de Magdebourg : il s’en vendoit peu dans le pays même. Ces marchandises seroient susceptibles de soutenir la comparaison avec les tôles et fers-blancs d’Angleterre, si l'on subsliluoit , dans les usines de Thaïe et de Sorge, l’usage du laminoir à celui du marteau.

Il existe dans le Hartz beaucoup d’usines à fer plus considérables que celles de Sorge et de Thaïe. Nous en présenterons les détails en parlant des usines du Hanovre et du Brunswick , et l’on reconnoitra, je pense, qu’il seroit facile et avantageux de réunir l’administration de ces deux usines ^ aujourd’hui totalement isolées, à 'l’une des administrations centrales de mines et usines déjà établies dons ces contrées. Avant les cbaugemens survenus , le gouvernement prussien se proposoit de les réunir sous la direction du conseil provincial des mines de Basse-Saxe. Par l’arrangement indiqué ci-dessus, qui n’exigeroit point de nouveaux frais d’administration, le bénéfice particulier de ces établissemens deviendroit. entièrement produit net pour la caisse de Sa Majesté le Roi de Westphalie.

Les mines, usines et salines situées près de la rive gaucho de l’Elbe, ne sont pas les seuls établissemens que la paix de Tilsit ait enlevés à la Prusse ; cette puissance perd encore tous les établissemens confiés à la direction du conseil provincial des mines de Westphalie; établissemens dont l’activité versoit annuellement dans la caisse du roi de Prusse une sommç de Ô2,53o reichsthalers.

Des environs de TVelter et d ’Jbbenbühren , l’on extrait annuellement, au compte du souveraiu , pour 40,175 rtlilrs de houille. Tous les autres étahlissemcns de ce. conseil provincial des mines sont exploités, en vertu de concessions, par des particuliers qui paient un droit au souverain : telles sont principalement les mines du comté de la Marck , dont on extrait annuellement pour a53,2ag reichsthalers de houille ; les mines à! Essen et de fVenlen , dont l’exploitation annuelle fournit pour iGG^S reichsthalers de ce même combustible; les exploitations de terres et pierres, tant du comté de Tecklenbourg que du comté de la Marck , dont le produit brut aunuel s’élève à une valeur de 54,6o5 reichsthalers; enlin , les nombreuses fabriques du comté de la Marck et des environs, d’où il sort annuellement pour 1,707,177 rthlrs de marchandises métalliques de toute espèce, et principalement d’articles de taillanderie et de quincaillerie. Ces fabriques, qui tirent leurs matières premières des principautés de Nassau-Siegen et Ü AUenkirclien , éloient soumises, par le gouvernement prussien, à une inspection particulière.

Les établissemens dont il vient d etre question ne se trouvent point compris dans le royaume de Weslpbalie. 11 est à regretter que ce royaume, borné d’uu côté par le comté de la Marck, de l'autre par le pays de Schmalkaldc (1), c'est-à-dire placé entre deux contrées si renommées par les diverses fabrica-

(i) Quelque temps après la 'remise de ce Me'moirc, le pays de Schmalkade a e'të réuni au royaume de Wcstphalie. trayez ce qui le concerne dans l'appendice. 11 a paru convenable de laisser le Mémoire tel qu’il a etc présenté au mois de décembre 1807, c’est-à-dire avant l'organisation du royaume.

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lions du fer, ne possède lui-méme aucune grande manufacture de ce genre, quoiqu’il renferme beaucoup d’usines qui fournissent abondamment les matières premières. Le royaume de Westplialie n’a point encore de manufacture d’armes , si ce n’est celle des environs de Hertzberg, au pied du Hartz, manufacture peu considérable, et aujourd'hui presque totalement abandonnée.

Parmi les établissemens confiés par le rot de Prusse à l’administration du conseil provincial des mines et usines de Westplialie, il n’y a de compris dans le royaume de Westphalie que quelques exploitations concédées à des particuliers qui paient au souverain un droit fixé , en deniers ou en nature , d’après la quotité de leur extraction annuelle. Le tableau ci-joint présentera les détails relatifs à ces exploitations.

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