‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planches (volume 2)Chapitre 41 sur 121 · Comptabilité de la trésorerie des mines, dite Zchnte · texte numérisé non relu

Comptabilité de la trésorerie des mines, dite Zchnte

3.° Comptabilité de la chambre de commerce , dite Berghandhwg.

. La première, divisée en trois parties, présentera tout l’ensemble des ateliers; elle comprendra, pour une année entière, les résumés de tous les comptes en nature et en deniers, qui sont remis à la (in de chaque semaine au conseil des mines , pour chaque atelier distinct de mine, bocard ou usine, et enregistrés, après vérification, au greffe de chaque district.

La seconde comptabilité présentera, pour cinq années, tontes les dépenses et toutes les recettes de la trésorerie des mines, taut d’après les comptes de semaine indiqués ci-dessus, que d’après les registres particuliers des diverses caisses comprises dans celle de la trésorerie, et les registres généraux de sa comptabilité, les registres du greffe relatif aux actionnaires, et les registres deda chambre de commerce.

La troisième comptabilité présentera, pour çinq années, la situation de la chambre de commerce, tant d'après ses propres registres, que d’après les faits consignés dans tous ceux indiqués ci-dessus.

Ce n’est point par le compte d'une année, considérée séparément, qpe l’on peut juger, avec parfaite connoissance do cause, la situation des vastes ateliers du Hartz. Dans des élahlibscmgas do cette importance, l'art doit souvent travailler

pour an avenir éloigné, et par conséqnent les dépenses d’une année ne peuvent pas toujours être calculées rigoureusement sur les recettes que cette même année doit produire ; mais, comme ce seroit sortir des bornes de ce Mémoire que d’y réunir tous les comptes en nature, de cinq années, nous nous contenterons de présenter, pour chaque ensemble d’ateliers, le ternie moyen des cinq premières années du siècle présent j terme moyen calculé d'après les registres : c’est de cette manière que l’on pourra prendre une idée juste de l’état habituel des établissemens. En effet, il résulte de leur sage organisation que la quantité de marchandises produites et d’objets consommés varie peu d’une année à l’autre; mais leurs prix sont quelquefois très-variables ; ils l’ont été surtout depuis quelques années, à cause des circonstances politiques : ainsi, les dépenses et les recettes annuelles, tant de la trésorerie que de la chambre de commerce, peuvent varier considérablement; c’est par cette raison, qu’après avoir calculé, par les registres des ateliers , le terme moyen de leur situation pendant cinq ans , véritable budjet de leur situation présente pour une seule année , nous analyserons successivement , pour chacune des cinq mêmes années, les comptabilités réelles des trésoreries des mines et de la chambre de commerce. J’ai choisi les cinq années de 1801 à i8o5, comme les dernières pour lesquelles les faits relatifs à la chambre de commerce puissent être comparés aux autres, ses comptes de 1806 et 1807 ne pouvant pas être terminés en 1807, époque à laquelle f écris. . .

Après les développemens présentés jusqu’ici à l’égard des Administration «le*

» , * . . , tt i mines du

mines et usines a plomb, argent et cuivre du Hartz hanovrien, quelques mots suffiront poor faire connedtre la forme

d'administration des mines en communauté, et nous mettront en état désormais de considérer successivement les établissemens confiés aux deux conseils des mines , séans à Clausllial et Zellerfeld, et ceux confiés au conseil des miues, séant à Goslar. ( Voyez les tableaux , page 5o ).

Pour les mines en communauté, l'administration est plus simple que pour le Haut- Hartz, i.° parce que ces mines n’ont point d’actionnaires; a.° parce que leur exploitation est sujette à beaucoup moins d’obstacles naturels; 3* parce qu’elles sont situées aux confins du Hartz et d’un pays agricole; 4* enfin, parce qu’il n’existe qu’un seul et même ensemble de raines et usines; mais, d’un autre côté , la communauté a jusqu’à présent nécessité une di v ision en quatre septièmes et en trois septièmes, qui rendoit quelques affaires plus compliquées que dans le Haut-Hartz.

Alternativement , d’une année à l'autre, l'administration supérieure des établissemeus étoit confiée, quant à l’initiative, à l’intendant des mines du Hartz hanovrien (Berghauptmann)^ et au Berghauptmann du pays de Brunswick. Daus tous les cas, l’un et l’autre doivent être instruits de tout ce qui concerne l’état et ia direction des travaux , ainsi que de l’emploi des fonds reconnus nécessaires pour cet objet par le conseil des mines de Goslar. Tous les deux surveillent de concert les comptabilités en nature, et la comptabilité de la trésorerie des mines, qui est établie à Goslar, de la même manière que les deux trésoreries séantes à Clausllial et à Zellerteld.

A la trésorerie de Guslar , toutes les recettes et toutes les dépenses sont comptées pour quatre septièmes , relativement à la partie hanovrienne, et pour trois septièmes, relativement à la partie de Brunswick. L’argent est livré à celte trésorerie

par les usines , comme dans le Haot-Hartz; mais il est%nsuite donné en compte , pour quatre et pour trois septièmes , d’une part, à la Mounoie de Claustlul ; de l'autre, à la Monnoie de Brunswick. De l’une et de l’autre monnoie, les fonds sont remis à la trésorerie des mines pour le paiement des ouvriers.

Les produits bruts des mi^s, tels que fdorab, cuivre, soufre, vitriol, zinc, sont livrés pour quatre septièmes à la chambre de commerce de la partie bauovrienne, et pour trois septièmes à la chambre de commerce de Brunswick.

Les attributions de celle-ci sont proportionnellement les mêmes que celles de la première; mais ces deux chambres de commerce sont absolument indépendantes l’une de l’antre; elles ont jusqu’à ce moment été toutes les deux comptables du produit net qui provient des mines et usines, l'une envers la chambre de Hanovre, l’autre envers la chambre de Brunswick. La seule différence qui ait existé depuis quelques années entre les fonctions des deux chambres de commerce, c’est que celle de Brunswick a reçu et porté en compte le fer de l’usine de GiUelde pour trois septièmes , tandis que , pour la partie bauovrieuue , il n’est point livré de fer à la chambre de commerce.

Par les faits qui suivent , il sera facile de reconnoilre que si l'exploitation des mines et usines, dites en communauté , étoil totalement isolée de celle des mines et usines du Haut- Hartz hanovrien, celles-ci seroient exposées à beaucoup souffrir de cette séparation.

l.es tableaux dressés d’après les trois titres généraux de dm tir-

complabilite, établis ci-dessus, présenteront, pour les deux premiers titrés , c’est-à-dire pour le compte en nature et pour feoaon‘is"^

les Comptes de trésorerie , la réunion des établissetnens du ’ Compte en nature. Haut et fias-Ilartz, dans tout leur ensemble (pour sept septièmes). Le troisième titre de comptabilité, duquel provient le produit net , sera traité séparément pour quatre septièmes, quant à la chambre de commerce hanovrienne, et pour trois septièmes , quant à la chambre de commerce de Brunswick. * -

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