‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planches (volume 2)Chapitre 57 sur 121 · DÉBOUCHÉS ORDINAIRES · texte numérisé non relu

DÉBOUCHÉS ORDINAIRES

^tiiUu. I fiiatin. I

Martinet k (tint prè* Utlar. .

Il5 30 I i55

Martinet k enivre aur Kkker, pr*a Coalar. I 175

pe , Hanovre , 0*nabrtick , Paderborn.

[ingru, Grubenliagen , Hanovre, principalement ir le moyen de* colporteur» qui donnent caution. >r£s le* commande* de* hraaaeun et distillateur* » paj*.

* , et par le* colporteur* »ur caution.

korre, Brunswick , Hildeabeiot.

160 I iüo

bnu, Brunswick, Hildwbeim et Brime.

Fabrique de laiton , ibidem. ........... .1 6oo I 35 ayo

611» LE6MUI&6 f p»g. >33.

Diqitized b^Gp Qgj£

et le passif des deux chambres de commerce , le produit net de ces établissemens est déjà porté, déduction faite de ce fermage, qui est compris dans les recettes de la trésorerie de ûoslar.

Quant au martinet d’Uslar, il a été affermé jar la chambre de Hanovre à la chambre de commerce de la partie hanovrienne, et ne concerne en rien, ni la communauté , ni les trésoreries des mines.

Le plus important des trois établissemens dont il vient d'étre question , est sans contredit la fabrique de laiton. Cette fabrique reçoit de la chambre de commerce le cuivre pur qu’exigeât ses travaux : elle ne peut employer comme tel que celui qui provient des mines de Lauterberg, ou, lorsque celui-ci ne suffit pas, le cuivre acheté dans le pays de Mans* feld (i). Le cuivre produit par les miries du Bas-Hartz n’est point employé par la fabrique de laiton j parce qu’il n’est que d'une qualité médiocre j aussi , les marchandises que cette fabrique répand daus le commerce sont-elles fort estimées. Il existe, dans le pays de Hanovre, à Relier, non loin de Hameln, une autre fabrique de ce genre, dont l’administration est confiée à la même chambre de commerce ; mais la fabriqué de Reher n’est point comprise dans le royaume de Westphalie, et elle est d’ailleurs beaucoup moins importante que celle d’Ocker; car sa fabrication annuelle se borne à

(1) Plusieurs mois après la confection de ce Mémoire, la mine de cuivre de Lauterberg a considérablement souffert de l’inondation du 7 avril ,8°8. qui a cause tant d’autres ravages dans le royaume de Wesiphalic et ailleurs.

Détail» ror fabrique» accessoire*.

quaire cent cinquante quintaux de marchandises. L’établissement d’Ocker est digne, à tous égards, de l’attention du gouvernement : c’est à lui surtout, ainsi qu'aux ateliers compris dans le même tableau, que s’applique ce qui a été dit ci-dessus des avantages que le royaume de Westphalie peut retirer des mines de cuivre, situées sur les rives de la Saale.

Les dépenses et les recettes des fabriques accessoires n’étoient point susceptibles d’être comparées dans le tableau ci - dessus, parce que, dans les dépenses enregistrées par chacun de ces établissemens , n’est point comprise la valeur du cuivre fourni en nature par la chambre de commerce. C’est donc uniquement par les registres de cette chambre que l’on peut connoitre avec certitude le produit net, en général variable, des établissemens en question. Nous avons pris, à cet égard, un terme moyen , tant d’après ces registres que d’après ceux des établissemens, * 0

Pour le martinet d’Uslar, la dépense directe, sans compter le cuivre fourni par la chambre de commerce, s’élève, année commune, à une somme de 10,000 rthlrs. En prenant le terme moyen de produit net de cet étabhssement , pendant cinq années , la chambre de commerce en relire un bénéfice annuel de 846 rthlrs 3 gr. 4 pf. , déduction faite de la valeur du cuivre liyré par elle, qui est estimé, dans son passif, à 38 rthlrs le quintal. ( Voyez les tableaux, pag.i 16, etn.° i et 2,pag 120).

Pour le martinet d’Ocker , la dépense directe , sans compter le cuivre fourni par la chambre de commerce, s’élève à une somme d’environ 9,000 rthlrs; et en prenant un ternie moyen pour cinq années, de la même manière que ci-dessus, le produit net annuel s’élève, pour les quatre septièmes provenans de la partie hanovrienne , à 984 rthlrs 3 mgros 7 pf,

Ce résultat, ainsi qne celui relatif aux trois septièmes, est déjà compris dans le compte présenté au sujet de la chambre de commerce.

La dépense directe Je la fabrique de laiton s’élève annuellement à une somme de i5,ooo rlhlrs, sans compter le cuivre que la chambre de commerce lui fournit, et quelle estime dans son passif à 3o rlhlrs le quintal. Le produit net que la chambre de commerce retire de cette fabrique, s’élève, pour les quatre septièmes provenans de la partie hanovrienne, à 4,26a rtldrs 29 gr. 3 pf. , eu prenant comme ci-dessus le terme moyen de cinq années, et déduction faite de toute dépense; ainsi, les trois établissemens ci dessus procurent, année commune, à la chambre de commerce de la partie hanovrienne, un produit net de 6,093 rlhlrs.

Ils n’opèrent eux-mémes qu’une partie de leur recette, parce que leur débit sur place est souvent peu considérable, et d’ailleurs très-incertain. Il seroil donc inutile de faire mention de leur recette directe : c’est par la chambre de commerce que s’opère la plus grande partie de la vente.

Si l’on considère la valeur des marchandises que les trois établissemens peuvent répandre dans le commerce, d’après les faits réunis dans le tableau , et d’après l’estimation qui les accompagne , on recounoilra que ces établissemens seront susceptibles de devenir beaucoup plus avantageux qu’ils ne l’ont été jusqu’à présent, dès qu’ils ne manqueront point de débouchés. Leur réunion au royaume de Westplialie leur donne lieu de concevoir cette espérance, en même temps qu’elle peut favoriser l’agrandissement des fabriques déjà existantes, ou créer, d’après leur exemple, de nouveaux ateliers du même genre.

Fabrique de Lien de cubait.

Mine de manganèse.

C’est ici le lieu de faire mention d’une fabrique de bleu de cobalt , située près d’Andreasberg et de Braunlage , dans le Haut -Hartz. Cet établissement appartient au même particulier que la fabrique du même genre qui existe à Ilasserode. ( Voyez page 18 ). 11 produit annuellement environ huit cents quintaux de smalte , dont le débouché le plus ordinaire a été la Prusse , jusqu’à ce moment.

Les minerais de cobalt sont achetés dans les principautés situées sur la rive droite du Rhin. On avoit espéré obtenir ces minerais des exploitations d’Andreasberg; c’est ce qui a engagé le propriétaire de l’établissement à le placer près de cette ville; mais le minerai de cobalt ne s’est trouvé que rarement dans les mines du Hartz.

Nous ferons aussi mention , avant de terminer ce qui a rapport aux métaux , de l’exploitation d’un filon de manganèse, qui a lieu près d’Ilefeld. Cette mine, qui appartient au comte de W'ernigerode, est plus instructive pour le naturaliste, qu’intéressante par ses produits , parce qu’elle manque de débouchés : elle n’est que très-foiblement exploitée.

Combustibles fossiles.

L’exploitation des combustibles fossiles n’a pris jusqu’à présent qu’un foible essor dans les pays de Hanovre et de Brunswick: cependant la nature y a déposé cette ressource précieuse eç plusieurs endroits; mais dans les uns, le besoin ne s’en est pas fait sentir assez fortement pour éveiller l’activité; dans les autres, les circonstances administratives ont ralenti les efforts de l’art. Au premier cas, se rapporte l’exploitation de bois fossile, qui a lieu près de Munden ; au

second, l’exploitation de houille, située dans la principauté d’Osnabrück.

Les environs du Hartz présentent quelques mines de combustibles fossiles, en activité soutenue; telles sont les houillères que l’on exploite près de Neustadt , sur la frontière du pays de Hanovre et du pays de Stollberg : elles appartiennent au comte de Stollberg -Rosla. Non loin de là, est sîluée la houillère de Rofhesitte , que fait exploiter le comte de Wcrnigerode. Au nord du Hartz, on exploite la bouille avec quelque succès, près de nelmstædt, dans le pays de Brunswick. Quant aux autres mines du même genre, ouvertes autour du Hartz, à une distance plus ou moins considérable, elles sont, ou situées hors du royaume de Westphalie, ou décrites dans le cours de ce Mémoire. ( Voyez la carte ci-jointe ).

Nous nous bornerons ici à réunir les faits relatifs aux mines de combustibles fossiles, situées près d’Osnabrück et de Helmstædt. Quelque peu considérable que chacune d’elles puisse paroitre au premier coup-d’teil, elles sont susceptibles de devenir d’un grand intérêt dans l’ensemble du royaume de Westphalie. S’il est à regretter pour un pays de forêts, par exemple pour le centre du Hartz, qu’il ne possède pas un combustible propre à remplacer le bois dans un grand nombre d’opérations , à plus forte raison est-il à désirer que les contrées déjà dépourvues de bois, et riches en combustibles fossiles, mettent complètement à prolit cette ressource si avantageuse pour plusieurs états.

Le pays d’Osnabrück est, à cet égard, dans une situation qui lui laisse beaucoup à désirer. Quôiqu’il présente plusieurs indices de minerais de plomb dans la montagne de Hügel, au bailliage d’Iburg, des minerais de cuivre disposés, soit en

Mine* de houille <1 e • c a » iro ut du liai U.

Mine* de houille de» environ» d’0*n*bmcL

fadice* dominerai* métallique* des environ» d'OmabrucL

Mluei dépouillé de SlrubLrrg et LoLu-

Vrrf.

filons ( à Lintorf ) , soit en couches ( à OstenwaM ) ; quoique le minerai de fer s’y trouve abondamment en plusieurs endroits, les travaux commencés, à cet égard, n’ont jamais eu de suite : c’est que le bois manque et que l’exploitation de la houille languit.

Quelques mines de houille, qui semblent appartenir au même flépôt naturel que les mines abondantes des pays de Schaumbourg et de Tecklenhourg, sont les seules exploitations qui existent dans le pays d’Osnabrück. Dès que le gouvernement hanovrien eut pris possession de ce pays, en i8o3, il sentit la nécessité d’y régulariser l’exploitation de la houille (t); mais les événemens survenus dans le cours de celte même année n’ont pas permis d’exécuter ce projet.

La vallée de la Dute présente seule dix couches de houille susceptibles d’exploitation. Les montagnes des bailliages d’Yburg, Grceneberg, Wittlage, Hunteburg et Yœrden en renferment beaucoup d’autres. Cependant , il n’existe que trois exploitations en activité : deux d’entre elles, situées dans les montagnes de Strubherg et Lolmberg, sont au compte du souverain; elles occupent cinquante ouvriers, et produisent annuellement cent dix mille Ringels ou boisseaux de houille (chacun de six mille ceut quatre-vingt-deux pouces cubes, ou environ de trois pieds et demi cubes). La saline de Rotlienièlde, qui consomme les quatre cinquièmes de ce produit, ne paie le ringel que trois bons gros; il en ré-ulte que les frais d’extraction ne sont pas couverts. D’un autre côté.

(1) Celte mission fut confiée à M. de Reden, f''ice-Berghauptmanrt des mines du Hartz. Les faits qui suivront sont détaillés dans son rapport.

faute d’accord entre l’administration de» finances et la direction des mines, c’est-à-dire par l’effet des circonstances politiques, les exploitations n’ont pas reçu les secours nécessaires à leur prospérité. Une galerie d’écoulement, qui étoit indispensable, auroit exigé quelques avances; eltes ont été refusées: dès-lors, les dillicullés naturelles n’ont pu que s’accroître de jour en jour. C’est ainsi que des mines de bouille, dont l'exploitation est encore très-avantageuse pour une saline productive, et pourroil le deveuir pour tout uu pays dépourvu de bois; des mines qui versoient autrefois un produit net annuel de mille à deux mille écus dans la caisse du souverain , sont aujourd'hui menacées de ne pouvoir se suflire à ellesmêmes , si le gouvernement ne les met bientôt en état de déployer toutes leurs ressources.

La troisième houillère, indiquée dans le pays d’Osnabrück, est exploitée au Piesberg , par des particuliers , en vertu d’une concession du souverain. On en extrait annuellement quarautedeux mille Ringels de houille; mais il paroit que si l’on diffère d’exécuter des travaux indispensables, et peut-être trop dispendieux pour des particuliers, cette exploitation, d’ailleurs assez sagement conduite, aura bientôt le sort de toutes celles que les particuliers ont entreprises , et presque aussitôt abandonnées dans le pays d’Osnabrück.

Il existe des tourbières, exploitées avec activité, dans les bailliages de Furstenau, Vœrden et üunleburg; mais elles ne sauroient sullire aux besoins d’une contrée dans laquelle le Kl a fier de bois (de cent quatre-vingts pieds cubes) coule 6ur place 5 à G rllilrs ; aussi , les habitans du pays d’Osnabrück vont-ils acheter de la houille hors du royaume de Westphalie, aux mines du pays de Tecklenbourg, tandis quelle aboude

Mine «le Piciberg

Indice* 3e Wt* foeaile de* pays de Cottiugue et de lîruhenhagen.

Mine de koi» f«t|lile de àteinberg.

chez eux. Cette pénurie de combustible est d’autant plus fâcheuse, que le pays d’Osnabrück possède un grand nombre de blanchisseries de toile et de bouilleries d’eau-de-vie, et que sa situation géographique le meltroit à même de faire un commerce avaritageux, si, l’abondance de la houille se joignant à ses autres ressources minérales, il devenoit possible d’y établir des verreries , des manufactures de poterie et des fours à chaux, et d’y monter des fonderies de fer, d’après les procédés qui sont pratiqués avec tant de succès en Angleterre et en Silésie.

On rencontre de fréquens indices de houille et de bois fossile dans les principautés de Gottingue et de Grubenhagen. Ces substances se montrent au jour dans les bailliages de Reinhausen, Mbnden, Uslar et Moringen; mais les recherches que l’on a faites dans ces divers endroits semblent avoir prouvé, en général, que les couches de combustibles qu’ils reiiferment ne sont pas susceptibles d’étre exploitées avec avantage. Le canton d’OIdershausen présente cependant un indice de bouille qui paroit digne de recherches. Une seule mine est en activité dans le bailliage de Münden, à deux lieues de cette ville, dans la montagne dite Steinberg : on y exploite une couche de bois fossile, dont une partie renferme beaucoup d’alun. Cette mine a été ouverte en 1800. Un puits de douze toises de profondeur et une galerie de cent trois toises de longueur suilisent à l’extraction du bois fossile. Cette substance produit assez de chaleur dans sa combustion pour que deux cents boisseaux puissent remplacer un Klafter de bois dans le chauffage : cependant, à cause de l’odeur désagréable qu’elle répand en brûlant, les habitans de Münden et des environs n’en fout point usage j le bois est d’ailleurs

assez commun dans toute la contrée; ainsi, la mine de Steinberg manque de débouchés , et son extraction est peu considérable; elle ne s’est élevée l’année dernière qu’à deux mille cinq cents boisseaux, qui ont presque tous été livrés à la fabrique de faïence de Münden. La mine de Steinberg n’occupe que deux ouvriers : le bois fossile n’est vendu qu un rlhlr les cent boisseaux. Un prix si modique et la foiblesse de l’extraction ne permettent pas à cette mine de donner le moindre bénéfice. Jusqu’à présent, le gouvernement qui l’a lait exploiter a toujours été obligé de lui fournir des secours pécuniaires pour n’en pas abandonner les travaux. Il seroit probablement plus avantageux d’exploiter le bois fossile pour l’alun qu’il contient, ainsi qu’on le fait à Grolsalmerode, en Hesse. Vers le milieu du siècle dernier, une exploitation de ce genre avoit été commencée au Steinberg par le propriétaire de la fabrique de faïence qui existe à Münden. Son établissement renversé par la guerre de sept ans n’a pas été relevé depuis.

Il n’existe qu’uue mine de houille en activité dans le pays de Brunswick; elle est située prèsde Helmstædt, et exploitée par le fermier des salines de Schceningen et Sa/zda/ilum, en vertu d’une concession du souverain. La couche n’a que six à huit pouces de puissance , et son exploitation, sur une toise carrée, ne donne qu’un fVispel ou quarante boisseaux de bouille; mais cette quantité produit en brûlant un effet égal à celui de trois et un quart Klaf 'ers de bois ( le Klafter de cent quarante-quatre pieds cubes); ainsi, l’emploi de cette substance aux saliues indiquées ci-dessus ne laisse pas d’être avantageux. Dix ouvriers employés à cette mine en extraient annuellement deux cent cinquante JVispels de houille, qui épargnent par couséqueut plus de huit cents Klaflers de

Mine de houille de llcIiuiLcdl.

bois. La galerie d’écoulement est située à cinquante toises de profondeur au-desiaous des travaux supérieurs, et la couche s’étend sous une vaste étendue de terrain jusqu'au-delà des limites du pays de Magdebourg, de sorte qu’on peut compter sur plus de cent cinquante mille Wispels de houille , avant d’être obligé d’approfondir les travaux.

La concession , qui date du 3 décembre i 7q5 , accorde à l’exploitant quinze années de franchise, après lesquelles seulement il sera assujéti à payer une redevance annuelle au souverain.

On connoit des indices de bois fossile près de Helmslædt , de Supplingeuberg et de Runslædt ; mais les tentatives qui ont été faites depuis quelques années, par plusieurs particuliers, pour exploiter ce combustible, principalement près de Helmslædt et de Morsleben, n’ont été suivies d’aucun succès. U paroit cependant que les couches sont puissantes et susceptibles d’être exploitées avantageusement.

L’exploitation des combustibles fossiles acquiert un nouvel intérêt par la réunion des pays de Brunswick et de Magdebourg , sous la domination d’un même souverain , qui possède précisément, dans ces contrées, de belles salines dilliciles à pourvoir de combustibles sans qu’on aille les chercher hors du royaume de Westphalie.

Tourbière*. Plusieurs tourbières sont en exploitation dans le pays de Brunswick; l’une située au Mecklenbruch , bailliage d’AUersbeim, est affermée par le gouvernement à la verrerie située dans le même endroit. Le fermier paie annuellement t5 rthlrs pour chaque arpent ( Morgen ) de cent quarante perches. D’autres tourbières, situées près de Vechelde, Bienrodc et Einmerstædt, sont exploitées, par le gouvernement même t

sur des prairies qu’il a achetées pour cet effet. Celles-ci sont conliées à une direction particulière. La tourbière est vendue de 27 marieugros à un rcichsthaler le fondre de mille pièces. D’après le terme moyen des cinq dernières années, on en

extrait annuellement :

A \ fchei.dk , pour. ■>•••..,. 2,110 rlhlrs.

A Bien roue, pour 85o

A E.mmersi.edt • . . • * 247 j

Total 3,207 *

Les frais d’extraction s’élèvent à . . 1,980

Reste, produit net . . . . 1,227 1

La plus grande partie de ces tourbes est délivrée aux garnisons, maisons de travail et écoles publiques de Brunswick et de Wolfenbültel ; et chaque année la chambre de Brunswick comptoit pour cet objet avec la direction des tourbières.

Malheureusement, il paroit que ces tourbières seront bientôt épuisées. Quelques particuliers des environs de Vechclde et d’Einmerstædt exploitent aussi de la tourbe dans leurs prairies, ou les louent pour cet effet aux fabricans d’eau-de-vie d’Emmerslædt ; mais c’est jusqu’à présent un objet de peu d’importance.

Carrières , fours à chaux, verreries , etc.

Le Hartz ne renferme aucune grande exploitation de pierres, excepté les ardoisières de Lautenthal et de Goslar, qui appartiennent aux villes sur le territoire desquelles elles sont situées. L’ardoisière principale de Goslar est remarquable par la

1* Dana le Uartm liaoovricn et environ».

Ardoisière».

Carrière • d* pierre* 4 chaux cl â plâtre.

Briqueterie* , tuilerie* , fabrique* de poterie et de glace*.

grandeur de son excavation : elle envoie ses produits dans tout le nord de l’Allemagne. La valeur de l’extraction annuelle s’élève à 8,000 rthlrs. (Voyez Ilercynisches Archiv , n.° 2, pag.'28i ).

Chacune des usines du Hartz extrait à sa portée les pierres dont elle a besoin : on eu tire aussi de la forêt de Westerhof. La petite quantité de chaux qu’on emploie dans les constructions du Hartz est préparée dans un seul four situé à Kcelchsthal , près Grand , sur une carrière de pierre calcaire. Le plâtre, employé plus généralement , est calciné au pied du Hartz , aux environs d’Osterode, dans plusieurs fourneaux facilement alimentés par les nombreuses collines de gypse, qui, de ce côté, entourent le grouppe de montagnes métallifères. Leur produit net est versé dans les caisses du bailliage et de la ville (1). Il existe des briqueteries ou tuileries à Windhausen , à Schwarzenhütte , à Herzberg; une fabrique de creusets à Lulterberg , près Münden ; de nombreuses fabriques de pipes à Uslar; uue manufacture de glaces à Nienover ; une faïencerie près de Münden , et une autre près d’Osnabrück. Ces établissemens sont des propriétés particulières. Ou estime que la manufacture de glaces de Nienover, nommée Amélie t h , produit annuellement pour 3o,ooo rthlrs de marchandises, et la faïencerie de Münden , pour 7, 5oo rthlrs. Il sort annuel-

(1) Ces fourneaux, au nombre de deux, sont affermés, et font chacun quatre à cinq cuites par an ; chaque cuite produit quatre à cinq cents mallcrs de plâtre. Le fermier du four appartenant à la ville paie to rthlrs par cuite, et reçoit le bois h un prix modique; l’autre paie à la caisse du bailliage i5 rthlrs par cuite, et reçoit chaque année quarante-huit klafters de bois gratuitement.

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