Dîna le pijt de Brunswick
Carrière de marbre de Hubclaad.
Carrière de pierre de SoUing.
Antre* carrière , four* à chaux et à filtre*
Tuilerie* et briqueterie*.
Verrerie* de U forêt de Selliag.
des chargemens considérables sur le Weser jusqu’à Brême ; le reste est vendu dans les pays de Brunswick , de Hanovre et de Paderborn.
Les nombreuses carrières de pierre de taille et de pierre calcaire, ainsi que les fours à chaux répandus dans les diverses parties du pays de Brunswick, sont la plupart affermés par le souverain à divers particuliers. On y trouve aussi un assez grand nombre de carrières, fours et moulins. à plâtre. La principale carrière de ce genre, située près de Holzminden , est administrée au compte du souverain, ainsi que les fours qui en dépendent, et produit annuellement 100 rthlrs de bénéfice net. Les autres sont en général affermées, comme celles de pierre à chaux, pour des redevances très-modiques.
Plusieurs tuileries et briqueteries domaniales sont en activité à Querum, près Brunswick, à Sladlherg, Danndorf, Mœnchhof et Harzeburg. La première est administrée au compte du souveraiu : la majeure partie de ses produits est employée à des constructions entreprises par le gouvernement j ainsi, elle ne verse point de bénélice dans sa caisse. Les autres sont affermées pour des sommes peu considérables.
Le tableau (n.° 2, pag. 5o) a indiqué le mode d'administration des verreries et de la fabrique de' porcelaine. Il nous reste à faire connoitre le degré d’importance de chacun de ces établissemcns.
Les quatre verreries de la forêt de Solling, situées dans le bailliage d’Allersheim , sont affermées pour vingt-quatre ans à un même particulier, qui paie annuellement 28 rthlrs pour
les terres attenantes à la verrerie dç Scliornborn. Ce fermier ne paie point de canon pour les quatre usines $ mais il est terni d'acheter 4)11 gouvernement, à des prix Gxés, le bois et la louibe nécessaires à leur roulis. Celte consommation s’élève annuellement à trois cent dix-sept mille cinq cent quatre pieds cubes de bois pour les trois verreries de Scliornborn, Muhlcnbcrg et Pilgi imiushütte. Le prix de la fourniture est fixé à i,a5o rtblrs, qui sont versés dans la caisse des forêts. La verrerie de Meckienbrucb est alimentée par les tourbes du même endroit , ainsi qu’il a été dit à l’article des combustibles fossiles. Le gouvernement fournit aussi des tourbes à la verrerie de Schornborn, quand les bois qui lui sont délivrés ne sudisent pas à sa fabrication. On ne fabrique à la manufacture de Schornborn que du verre à gobeletterie très-blanc, et d’une beauté remarquable. Celle de Muhleuberg fournit du verre blanc en tables et du verre à pivettes (phioles à médecine, etc.) De celle de Mecklenbtuch, il ne sort que du verre à bouteilles commun. La manufacture de Pilgrimmshütte fournit des bouteilles et des vitres verdâtres. Le verre en tables et le verre à bouteilles commun sout débités dans le pays. Les deux tiers environ des autres produits sout exportés à Brême et à Hambourg. De ces ports, on expédie eja Hollande nne grande partie du verre à pivettes, et il se fait en Amérique des envois fréquens de gobeletterie blanche. La valeur brute des produits de ces quatre verreries s’élève annuellement environ à a5,ooo rtblrs. Celte somme, mise* par elles en circulation dans le pays de Brunswick, est tirée principalement de l’étranger.
La manufacture de glaces de Grünenplan , située dans le
Manufacture» d* glace# deGrüoetip tan.
bailliage de Creene, est affermée à un négociant de Münden, par un bail d’onze ans, commencé le 6 juillet 1803. Le prix du canon, payé au souverain pour les bàlimous de cette manufacture, les prairies qui en dépendent, et le droit concédé au fermier de fabriquer des glaces et toute espèce de verre, s’élève à 3ai*rthlrs. Sur cette somme, la chambre de Bruns- , wick payoit 7$ rthlrs au contrôleur de la manufacture. Tous les ans, le fermier achète du gouvernement deux mille cinq cents klafters de bois (de quatre-vingts pieds cubes), à raison de 4 bons gros le klafter , ce qui procure une recette de 4 1 G rthlrs 2 tiers. O11 fabrique à Grünenplan des glaces soufflées, ainsi que de la gobeletlerie blanche, du verre à pivettes et du verre eu tables. La valeur brute de ces produits s’élève annuellement à 24,000 rthlrs. Cette manufacture occupe vingt-cinq à trente ouvriers ; elle comprend trois ateliers de polisserie, dont l’un est situé à MarkeUlissen.
Mjn.factnr. i* 1 Rétablissement connu sous le nom de manufacture de
porcelaine de Fur-
•uoturf. Fürstenberg est divisé en deux parties. La porcelaine blanche
et la porcelaine colorée en bleu se fabriquent à Fürstenberg; les objets dorés et peints sont exécutés à Brunswick. L’argile à pâte fine qu'emploie celte manufacture est extraite, par puits et galeries, près du village de Lenne, bailliage de Wickcnsen. Trois ouvriers sufflsent à l’exploitation, et livrent annuellement quatre cents quintaux d’argile, après l’avoir lavée et purifiée du sable dont elle est mélangée. On ajoute * à cette argile , dans la manufacture de Fürstenberg , du quartz pur, du gypse et du spath fluor. Ce dernier ingrédient est tiré principalement de Lauterberg, au Hartz. Quatre fourneaux sont établis à Fürstenberg, et un seul à Brunswick. Us con-
somment annuellement environ deux mille quatre cents klafters de bois, dont près de la moitié est employée à sécher le reste. Cette manufacture emploie quatre-vingt-dix ouvriers, et fabrique annuellement pour a3,ooo rtblrs de porcelaine, dont les deux tiers environ sont débités hors du pays de Brunswick. Elle n’a donné jusqu’à présent aucun produit net au souverain j mais ses recettes ont toujours balancé ses dépenses.