RÉSUMÉ
En réunissant les faits énoncés relativement am mines, usines et ateliers analogues des pays de Hanovre cl de Brunswick , dons l’ordre ludique ci-dessus ( voy. pag. 4<J ) , on oblieul les résultats suivons :
tiicb*lk»l*rt
IJ» Le produit net annuel de* mine* et usine* à plomb , arpent et cuivre de t«mt le Hartz, ect annuelle nient , d'apré* le terme moyen adopté ,
(4; Pour le* actionnaire* considéré* comme une «eut • et même compagnie, c'est-à-dire , déduction faite de* iomn«< payées par eux pour le* appel* de fond», ci. Le produit net (a peut devenir, d'après le* circonstance* énon- * cées ( pag. io3 et l«4, et le Ublcuu n." 3 , pag. lao), ci
a.* Le produit uct de* mine* 4 fer du Hart* oour 1* c*i**e du souveraïn , déduction faite du produit net de* usine» à fer de la partie banovrienne qui entre dans la caisse de la trésorerie de» mine* de CUustkal, et qui est pir conséquent compris dan* le produit net ci-dessu» , compose actuellement , d'après le tenue
Ce produit net peut devenir, d’aprè* le* circonstance* énoncée* ( p. û5, et le* tableau* n."4# p. 114, et n."3, p. 130 , au moins, ci.
3." Le produit net de* fabriques acce**oire* est compris dans l’article i.° », parce que, pour la paitie hunovrunne des f..briqucs de vitriol, de soufre, de potatae, de cuivre ouvrngéj . ainsi que pour la partie de Brunswick, il a été compris dan» l'actif de U chambre de commerce ( vojr. le tableau pag. » 16 et 119),
Total.
4.* et 5." Lca eorobu*tible* fossile* , terre* et pierre* , et atelier* relatif* 4 leur emploi , donnent un produit net de (l'o/. pag.
/ D'après le terme moyeu adopté.
Total de produit oet de* mine* etl
usines et établluemens analogue» \ À espérer d’après le* circonspar U* article* 3.* et 3.w. . ♦ . f tances actuelle* ( décembre
/ D’aprè* le ternie moyen adopté. .
Total du produit net pour ta caisse 1
de sa majesté le roi de We*tpha-{ A espérer , d après le* circons- Ue par le* article* i.9, a.* et 3.*.. I Unce* actuelle* ( décembre
ai6,46i
4,ti3
Si l’on considère à la fois, pour la partie hanovrienne et pour la partie de Brunswick, la valeur brute des métaux mis eu circulation par l’exploitation des mines et usines à plomb, argent, cuivre et fer du Hartz, elle compose une somme de i,47i,o3a rlhlrs. ( Voyez les faits exposés ci-dessus et ceux réunis dans la troisième partie de ce Mémoire). Le produit net total qui en résulte, tant pour le souverain que pour les actionnaires, est, d’après le terme moyen adopté, 1 5a, 1 43 rlhlrs, et d’après les circonstances à espérer, 360,567 rlhlrs ; ainsi, eu considérant tout l’ensemble des mines du Hartz comme un seul et même établissement , cet ensemble donne annuellement en produit net, d’après le terme moyen adopté, au moins dix un tiers pour cent; et d’après les circonstances à espérer, dixsept trois quarts pour cent du capital qui est annuellement créé par l’activité des mines et usines (1).
Sur les mines et usines de la Hesse.
Le droit régalien des mines n’a reçu nulle part une appli- A cation plus etendue que dans la Hesse. Toutes les mines et '* ic u Usines, à l’exception de quelques aluneries,y sont exploitées, pour le compte du souverain, par ses officiers; et les carrières, dont le nombre est très-considérable, y sont toutes affirmées, par le gouvernement, à des particuliers qui lui paient annuellement, soit une redevance en nature, soit une
, (1) L’augmentation «le produit net à espérer sera modifiée par les
circonstances énoncée», pag. 119, dans la note ajoutée juin 1808.
rétribution Gxe , mais le plus souvent modique et affectée à l’entretien des établissemens voisins.
On trouve quelquefois eh Hesse le principe d’ensemble des opérations relatives aux mines et usines assez avantageusement appliqué; par exemple : i.” dans la réunion de toutes les mines de Riegelsdorf, sous la direction d’un même conseil, séant à Nentershausen , conseil qui est en même temps chargé des recherches de combustible fossile, entreprises pré» de Hesler et Obermilsungen , et dans les relations de ces mêmes mines, tant avec les usines à cuivre qui les avoisinent, qu’avec les fabriques de bleu de cobalt , situées à Schwarzenfels et à Carlshafen; 2.® dans la réunion en un seul district de toutes les mines de Frankenberg , à la vérité peu productives aujourd’hui, mais, à ce qu’il paroit, susceptibles d’amélioration;
3. ® dans la réunion, sous une même direction, de la saline d 'Allendorf et de la mine de bois fossile qui l’avoisine ;
4. ° dans la réunion semblable de la saline de Rodenberg et de la mine de bouille du même endroit; 5.® dans la réunion de plusieurs usines à fer, sous une même direction, aux environs de Neubau , Berich et Rommershatisen.
Cependant, la situation géographique des établissemens principaux, qui sont, en général, éloignés les uns des autres; la différence de leurs travaux, et surtout l’espérance quelquefois mal entendue d’un produit net plus ample pour le moment, ont contribué à laisser dans un isolement funeste, les uns à l’égard des autres , plusieurs ateliers qui , s’ils se fussent enlr’aidés, auroient bientôt, par-là même, procuré au souverain un bénéfice plus abondant et plus durable. C’est ainsi, par exemple, qu’à Riegelsdorf et à Bieber, l’exploitation lucrative du cobalt pouvoit à peine aider celle du cuivre , de
la Jurée de laquelle on sait pourtant qu’elle dépend en grande partie.
Chacun des établisseraens de la Hesse correspondoit directement avec l'administration centrale des mines, établie à Cassel, sous la direction d’un ministre. Devant fournir lui— même , à la fin de l’année , tout le bénéfice qui pouvoit résulter de la vente de ses produits , un tel établissement ne régloit la quantité de sa fabrication annuelle que sur l’espérance prochaine du débit, nouvelle cause de cet état de médiocrité et d’incertitude que l’on remarque dans plusieurs établissemens de la Hesse. Le tableau ci-joint fera connoitre toutes les mines et usines, d’après les registres des trois années i8o3, 1804 et i8o5.
Entrons dans quelques détails au sujet des principaux établissemens de la Hesse. Aux mines de Riegelsdorf, on exploite un schiste cuivreux semblable à celui de Rothenbourg, dans le cercle de la Saale, et disposé géologiquement d’une manière analogue, mais plus régulière. La direction générale de cette couche de schiste cuivreux est de l’est à l’ouest ; elle s’incline de quelques degrés vers le sud, ainsi que toutes les couches de la montagne qui la renferme.
Il est vraisemblable que c’est cette même couche que l’on retrouve, à des distances plus ou moins considérables, autour du Hartz. A Riegelsdorf, elle diffère d’une manière remarquable des schistes cuivreux exploités au pays de Mausfeld, en ce que des filons de minerais de cobalt la traversent à peu près verticalement, ainsi que toutes les couches qui la recouvrent, et celles qui la supportent. Sur les parois de la fente qui s’cst remplie do minerais au sein de la montagne, pour
ao
Mine* èe cuîere et cobalt de Rifgd»* dorf.
former tin tel fllon de cobalt , le géologue reconnoît [ affaissement uniforme de toutes les couches situées d’un même côté, par rapport au filon , et trouve dans ce beau fait naturel une nouvelle preuve en faveur de la doctrine du célèbre Werner. Ce n’est que dans la couche de grès blanchâtre ancien ( Graue liegende ), à laquelle est superposée immédiatement la couche de schiste cuivreux , que les filons de cobalt sont riches en minerai. I>a couche de schiste cuivreux est , en général , exploitée comme dans le pays de Mansfeld, par le moyen de galeries très basses, dans lesquelles le mineur travaille couché sur le côté ( Krummhœlserarbeit ). A Riegelsdorf, il travaille quelquefois accroupi ( Klopfarbeit ) , quand l’épaisseur et la nature de la couche lui permettent de donner à sa galerie un peu plus de hauteur. Le schiste arraché de cette manière est traîné, hors de la couche, sur un chariot oblong que l’ouvrier attache à son pied gauche, et qu’il tire en rampant sur la cuisse et sur le bras droit, garnis chacun d’une planche. Quant au minerai de cobalt , on l’obtient par la méthode employée généralement, pour l’exploitation des filons, sous le nom <3! ouvrage à gradins droits , ou à gradins renversés ( Strossenbau, Firstenbau ).
Ainsi, les mines de Riegelsdorf présentent la réunion instructive des deux principaux genres d’exploitation des mines , l’exploitation des couches çl l’exploitation des filons.
Les travaux s’étendent , suivant la direction de la couche, sur une longueur de quatre mille toises, entre Bemshütte et JF riedrichsliiitte.
Du côté du no ni , ils remontent jusque vers Nenlershausen. Toute cette éteudue est divisée en sept arrondissemens. Les minerais sont extraits par des puits au moyen de treuils , ou
par de petites galeries de roulage. Trois grandes galeries d'écoulement , dont la plus profonde est située à quatre-vingtdix toisesau dessous du point le plus élevé des travaux, épuisent naturellement les eaux de ces vastes ouvrages souterrains. L’une, nommée FVolfsberger-Stollen , verse dans la Fulde, par le ruisseau d’Iba , qui coule vers l'ouest : les deux autres vcrseut dans la VYerra ; l’une, nommée Carlsstollen , par le ruisseau qui coule au nord; l’autre, nommée Frulericker- Stollen , par le ruisseau de Riege/sdorf, qui coule vers l’est.
La couche de schiste cuivreux s’étend loin au-delà de ces limites actuelles de l’exploitation ; on la retrouve sur les bords de la Fulde, près de Rothenburg et de Marschen, et vers l'est dans les pays d ’Eisenacli et Meinungen , où elle a été l’objet de quelques travaux. Il paroît certain que l'intervalle compris entre ces petites exploitations et celle de Riegelsdorf, n’attend que des recherches sagement dirigées , pour donner lieu à de nouveaux établissemens de mines et usines. Il exista d'anciennes fouilles dans quelques parties de celte contrée, comme l’attestent les tas de déblais qu’on y rencontre. L’exploitation des mines de Riegelsdorf remonte aussi à une épo-* que très-reculée. Selon Wiukelmann , elle étoit déjà en activité vers i53o.
Dès que les schistes cuivreux sont extraits de la mine, il suffit de les casser grossièrement pour déterminer ceux qui méritent d’être transportés à l’usine. Les minerais de cobalt exigent une préparation mécanique; elle consiste dans le triage à la main pour les minerais riches , et le bocardage à ïeau pour les minera^pauvres. Les schistes cuivreux sont grillés et fondus, de la même manière que ceux du pays de Mansfcld , dans les deux usines de Riegelsdorf et d’Iba. Le
cuivre qu’ils fournissent ne contient pas assez d’argent pour faire face aux frais d’une liquation. Il sort des usines à l’état de cuivre-rosette , qui est employé, en grande partie, par la fahrique de laiton et le martinet à cuivre, situés près de Cassel.
Les tableaux suivans réuniront les détails relatifs à l’état actuel d’ activité des raines et Usines de Riegeisdorf.