‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planches (volume 2)Chapitre 62 sur 121 · PRODUIT NET · texte numérisé non relu

PRODUIT NET

de* bidci ai ui«n * pair re.

rüdra. a’ba»

5,000 9 en i8o4, et 6,91a o en ;3oS.

OBSERVATIONS

Un foudre de chnrbon contient }>8 pieds cubes de He»«e , ou il mesures, chacuue de 19 pieds cnbe* ; it est produit arec 3 Klafler de bois ^chaque Klafter de i5o pied* cube.), ou »tcc a Klafter*, chacun de 216 pieds cubes.

Le cuivre est rendu en Hrw, ou employé à la fabrique de laiton de

McssingsHof.

U compte en denier* est fait en ruichtthaler de Hcs*c , dont chacun contient 3a alhus En Hrne, on taille au marc d'argent bu 1 J rtblis. et f

Mémoire général sur les mires, pag. i56.

Les minerais de cobalt, tant triés que bocardés, ou à l’état de schliclis , ont été jusqu’à présent livrés, au prix d’extraction, par l’administration des mines de Riegelsdorf, aux deux fabriques de Schwarzenfels et de Carlshaven: ainsi, l’établissement de Riegelsdorf n’obtient lui- même aucun bénéfice de cette partie de se*s produits; c’est des fabriques de smalle que provient en entier celui que le cobalt procure à la caisse du souverain. Des deux fabriques indiquées, la première est située dans le territoire du comté de Hanau ; la deruière seule appartient au royaume de W estphalic.

La fabrique de Carlshaven, située sur la Diemcl, a été bâtie par des particuliers , et depuis achetée par le souverain : elle reçoit tous les ans de Riegelsdorf cent quatre-vingts à deux cents quintaux de minerai de cobalt, et tire annuellement six à huit cents quintaux de sable du village de Gotlbiihren, situé à deux lieues de Carlshaven. Le mélange du sable et du minerai de cobalt, dans les creusets de l’usine, a lieu dans des proportions très -variables, suivant l’intensité de couleur qu’on veut donner au smalte qui en résulte : celte intensité détermine les différentes qualités de bleu de cobalt, et l’on fabrique plus ou moins de telle ou telle qualité, d’après les demandes des acheteurs. Les prix sont Irès-différens, suivant le degré d’intensité du bleu. La valeur du quintal varie de 5 à 18 rthlrs. Le débit des qualités inférieures est le plus considérable; l’usine de Carlshaven fabrique même rarement la première qualité. En général, cet établissement est peu considérable, quoique, depuis quelques aunées, le débit de ses produits, et par suite la quantité de sa fabrication, se soient sensiblement accrus : il n’éloit regardé par l’admiuistration hessoise que comme un établissement auxiliaire.

Traitement dca minerais «le cubait*

lYmc «le CarWa-

8BHfrri

' «k iis.’'- '-Wjc io.

if

iDkifi

Ü r^'vZr

- gg»*

Vt'tne <Ja Seliirir- La fabrique principale de bleu de cobalt, celle de Schwûrh"™*' "mU Je zerifels, établie par le gouvernement , se distingue surtout par la disposition convenable de toutes les parties qui la composent. Deux fourneaux , chacun à huit creusets , y sont presque continuellement en activité. Outre la plupart des minerais de Riegelsdorf, l’usine traite encore tous ceux des mines de Bieber, situées comme elle dans le comté de Hanau. Ces mines lui en fournissent annuellement cinq à six cents quintaux.

L’usine de Scbwarzenfels reçoit les minerais de Bieber au prix d’extraction, comme ceux de Riegelsdorf, et fabrique annuellement de six à sept mille quintaux de bleu de cobalt. Elle a donné successivement en i8o3, i8o4 et i8o5, 21,709, a3,58i et 24, 4a3 rthlrs de produit net (d’après les registre*).

Les minerais de Riegelsdorf et de Bieber supportent une forte addition de sable , sans que le bleu de cobalt perde son éclat : il en résulte , à Schwarzeufels, une marchandise estimée. La plus grande partie des produits de cette usine et de celle de Carlshaven est vendue à un négociant de Francfort, qui les expédie en Turquie.

L’isolement dans lequel se trouve aujourd'hui l’usine de Schwarzenfels , devenue étrangère anx mines de Riegelsdorf et au royaume de Westphalie , est très-préjudiciable aux intérêts de Sa Majesté le Roi. Pour réparer cette perte, autant que possible , il sera essentiel de fabriquer dans le royanme tout le smalte que ses minerais sont susceptibles de produire; mais l’nsine de Carlshaven ne saoroit suffire à cette fabrication. Des circonstances locales s’opposent d’ailleurs à son agrandissement, qui ne deviendrait possible qu’au moyen de dépenses très-considérables. Il sera peut-être plus avantageux de construire une nouvelle usine , que l’on pourra d’ailleurs

placer plus près des mines 5 niais ici se présente une nouvelle difficulté, c’est que le royaume de Westphalie possède peu de forêts aux environs de Riegelsdorf, et que les mines et usines de celte- contrée sont déjà réduites à tirer le bois en grande partie des forêts de Rolhenbourg, situées hors de la Hesse, quoique autour des établissemens.

Les mines de Ilieber, dont il vient d’être question, sont »■«• absolument de la même nature que celles de Riegelsdorf ; mais l’approfondissement de leurs travaux, le défaut de secours de la part du souverain, et l’obligation de livrer les minerais de cobalt à des prix très-modiques , obligation qui séparoit même totalement l’exploitation du cuivre de celle du cobalt, ont forcé d’abandonner la première. La seconde est maintenant la seule qui soit en activité, avec l’exploitation du minerai de fer que l’on rencontre dans plusieurs des couches et des liions de la même montagne.

Un abandon semblable menace depuis long-temps les mines »■»«** rimkwde Frankenbcrg, situées au nord et à une demi-lieue de la ville de ce nom. Ces exploitations, ouvertes en i5go, présentent un fait peut-être uniqne, une couche d’argile exploitée pour les végétaux pétrifiés qu’elle renferme : tel est l’aspect sous lequel on rencontre la plupart des minerais de cuivre et d’argent de Frankenberg, tantôt dans du bois fossile, de la houille, on des charbons semblables à ceux qui résultent de la combustion du bois, tantôt sous la forme d’épis, de graines ou de fruits, qui sont célèbres dans les cabinets des naturalistes. Le district entier de Frankenberg se partage en sept arrondisseinens, dont cinq sont depuis long-temps hors d’activité. L’un de ceux-ci , nommé Freitdenthalerfcld , a eu jusqu’à vingt-quatre puits, dont le dernier n’a été abandonné

qu’en 1798. Malgré l’étendue de ces travaux, le produit des mines n’a jamais été considérable; et à l’époque où elles ont été le plus florissantes, elles n’ont livré annuellement que trois cents quintaux de cuivre, et cent cinquante à deux cents marcs d’argent. On fait maintenant de nouvelles recherches qui donnent quelques espérances; et l’on peut voir, sur le tableau général, que, depuis trois aus, la situation des mines s’est un, peu améliorée. Cependant, ce seroit une erreur que de regarder le produit net, indiqué sur ce tableau, à l’article de Frankenberg, comme provenant de la mine elle-même. On verra bientôt que ce produit peu considérable ne se compose, pour l’année i8o5,que de la somme des droits que plusieurs exploitons de carrières paient annuellement à la caisse de la mine ; et qu’ainsi , ces petits produits ont un peu contribué , dans les années précédentes , à sontenir l’établissement principal. A Frankenberg, on laisse ordinairement les minerais exposés à l’air pendant six mois, pour que l’altération qu’ils éprouvent les détache de l’argile qui les enveloppe; ils sont ensuite lavés et fondus. Le minerai lavé rend dix-huit à vingt livres de cuivre au quintal. Un quintal de cuivre contient près d’un demi-m'arc d’argent que l’on en retire par la liquation. Le cuivre-rosette obtenu est envoyé , comme celui de Riegelsdorf, au martinet et à la fabrique de laiton.

Nian et mi uct j fer. Le tableau général présente les renseignemens relatifs aux mines et usines à fer. Il ne nous reste que quelques observations à y ajouter. * . -v

Dans toute la Hesse , les mines de fer sont exploitées pour le service des usines du souverain, et aucun particulier ne peut exploiter sans une concession spéciale. Le souverain a le droit d’exploiter sur le terrain de tout propriétaire, en i'iudemnisatjt

seulement pour les dégâts commis à la surface. Les hauts fourneaux des usines à fer ont, en générai, vingt à vingtquatre pieds de hauteur : ils ne restent en feu que pendant six mois au plus.

L’usine de Rommershausen est alimentée principalement par les mines de Lœwensteingrund et de Ileina. Ses minerais consistent en fer oxidé rouge et fer d’alluvion, qui donnent, après le mélange , vingt-cinq à trente pour cent.

L’usine de Homberg , située près de Holtzhausen, reçoit de Mardorf le minerai de fer en grains , qu’on y exploite à six ou huit toises de profondeur , au-dessus d’une couche de pierre calcaire , et sous une masse de basalte qui recouvre une argile blanchâtre.

L’usine de Veckerhagen emploie le minerai provenant des exploitations de Hohenkirchen , dont l’une présente une galerie d’écoulement de cinq cents toises de longueur, muraillée dans toute son étendue : c’est un minerai argileux manganésifère, qui constitue une couche de sept à huit pieds d’épaisseur entre des couches d’argile et de sable. L’usine de Veckerhagen est, ainsi que le tableau l’indique, la seule dont les produits soient exportés. La plus grande partie de sa fabrication est envoyée sur le Wes§ à Brème, et de là expédiée dans le Holstein et les pays voisins.

L’usine de Neubau étoit confiée, ainsi que Celle de Berich, à la même direction que l’usftie de Rommershausen ; mais , de ces usines, il ae reste, quant à présent, au royaume de Westphalie que cette dernière, parce que les autres sont des propriétés du prince de Waldcck, qui les avoit affermées à la chambre de Cassel, par un bail expiré au printemps de 1807. L’usine de Neubau reçoit les divers minerais de fer des

environs de Judenberg et de Hadamar; l’usine de Berich, ceux du Marten bcrg, situé à quatre lieues au nord de Corbach. A la même direction étoient affermés les marteaux de Vornhagen, propriété du prince de Waldeek, ainsi que ceux de Neubau , et en outre les marteaux de Kteinern , qui appartiennent à un particulier de Cassel.

Les marteaux de forge d’Obcrourf et de Lippoldsberg.qni sont propriété du souverain, emploient les fontes qui leur sont fournies par les usines précédentes, et les vieux fers achetés hors du pays. Il y avoit autrefois une fabrique de ferblanc à Lippoldsberg.

On voit que le travail du fer se réduit aujourd’hui à peu de chose dans la partie des états liessois , que possède Sa Majesté le Roi de Westphalie. Les divers emplois de ce métal forment au coulraire la principale branche d'industrie dans le pays de Srhmalkalde, qui a été détaché de la Hesse, et dont il sera question dans l’appendice qui terminera la première partie de ce Mémoire (t).

Comlxtftîblei foi- On peut attribuer le peu d’essor qu’a pris en Hesse la fadu par. de behaum- brication du fer, principalement au manque de bois qui s y fait sentir, comme dans beaucoup d’autres pays, et qui n’y est point compensé, cotmÉe ailleurs, par des ressources et\ combustibles fossiles. Il n’y existe, en effet, de véritable houille que dans la principauté de Schaumbourg, où ce combustible est abondamment îépandu, er donne lieu aux exploitations indiquées dans le tableau. L’une de ces miues de bouille est

(1) On a déjà vu ci-dessus que le pays de Schmalkadc a été réuni au royaume de Westphalie posterieurement à la confection de ce Mémoire.

affectée à la saline de Rodenberg. Les produits des antres servent au chauffage des habitans, ou sont envoyés, dans plusieurs parties de la Hesse, aux entrepôts de la direction des houillères ; mais les frais de transport ne permettent pas d’employer ce combustible au centre de la Hesse, pour alimenter de grands établissemens.

En vertu d’un traité, qui date de l’année 1647 > T1* a été

confirmé plusieurs fois, notamment en 1780, les mines du comté de Schaumbourg sont exploitées en communauté par le souverain de la Hesse et par lé prince de Schaumbourg- Lippe. Ce dernier obtient de l’exploitation des mines dé houille un produit net égal à celui qui est indiqué dans le tableau des mines de la Hesse, comme appartenant à Sa Majesté le Roi de Westphalie.

Cette communauté des mines situées sur les frontières des deux états, est une conséquence assez remarquable de ce qu’il n’existe aucune relation entre les divisions de la surface et la disposition des substances minérales dans le seifl de la terre; vérité qui sera exposée dans la quatrième partie de cet ouvrage. On ne pourroit, sans erreur, regarder une telle communauté comme l’effet d’un droit exercé par un souverain sur le territoire d’un autre souverain. L’exposition des faits naturels suffira pour le faire sentir.

La couche de houille, qui est exploitée en communauté gar Sa Majesté le Roi de Westphalie et par le prince de Schaumbourg-Lippe, se dirige de l’est à l’ouest sur une étendue de six lieues; elle s’incline, du sud vers le nord, sur une étendue de deux lieues. Il résulte de celte disposition, que cette couche puissante plonge dans la principauté de Schaumbourg- Lippe, tandis que sa partie supérieure et ses affleuremens

sont situés sur le territoire du royaume de Westpbalie. On peut estimer qu’environ les trois quarts de la couche de houille sont situés sous le territoire \le Scbaumbourg-Lippe, et un quart seulement spus le territoire westphalien; mais, d’un autre côté, c’est vraisemblablement sur ce dernier que l’exploitation a été commencée, comme l’indiquent d’anciens travaux supérieurs, situés au midi d’Oberkirchen , et il est naturel de croire que c’est dans celte partie que la houille a été découverte, pour la première fois, par scs afBenremens au jour. Quoi qu’il en soit, et quels qu’aient été les motifs qui ont (ixé à la moitié celle communauté indispensable, il est certain que, sans un accord entre l’exploitant de la partie supérieure et l’exploitant de la partie inférieure de cette même couche, il ne pouvoil exister d’exploitation avantageuse ni * pour l’un ni pour l’autre : de là, cette communauté, par suite de laquelle les travaux parvenus aujourd’hui aux parties inférieures de la couche, qui sont situées dans la principauté de Schaumbôurg -Lippe, remontent, conformément aux régies de l’art, vers les parties supérieures situées au sud, et s’avancent par conséquent, de plus en plus, sous le territoire westphalien. De cet ancien accord, qui est indépendant des droits * de souveraineté, et uniquement fondé sur la nature des choses, il résulte que l’exploitation principale, c’est-à-dire les puits et les galeries d’écoulement qui la favorisent le plus, sont situés hors du royaume de Westphalie; mais que le prince de Schaumbourg- Lippe, çvanl toujours joui des avantages de la communauté, ne cesse point d’en faire jouir son co-intéressé, le roi de Weslphllie. •

La bouille est remplacée, dans la Hesse, par ce combustible fossile que les miueurs allemands nomment Braunkohle ,

et qui comprend les substances désignées en France par les noms de jayet, bois fossile et bois bitumineux. Ces substances ne développent pas assez de chaleur, dans leur combustion, pour être employées aussi avantageusement que la houille dans plusieurs opérations métallurgiques, auxquelles les principes volatils qu’elles dégagent peuvent d’ailleurs les rendre contraires; mais elles sont également propres au chauffage des habitans et au service des foyers à grille, lorsqu’il n’exige pas un très-hafit degré de feu. Sous ce rapport , les mines de bois fossile , situées aux environs de Cassel , sont un objet fort important. Celle du Meissner fournit le combustible à la sa» line d’Allendorf, l’usine la plus considérable de la Hesse. Lés produits de celles de Habichtswald et d’Ahlberg sont employé dans les nombreuses fabriques d'eau-de-vie et de potasse des environs, ainsi qu’au chauffage de la garnison de Cassel et des habitans peu fortunés.

Ces mines, situées au sein des roches basaltiques, dont il a été question dans le commencement de ce Mémoire, ont été, pour les naturalistes, l’objet de beauc<4^> d’observations intéressantes, et de savantes discussions qui ne sont point encore terminées. Celle du Meissner attire surtout l’attention: là, on exploite une couche de bois fosssile, dont la puissance varie de cinq % onze toises; cette couche repose sur le calcaire et le grès ; elle est recouverte immédiatement par le basalte qui s’élève sur cette base à une hauteur d’environ çent cinquante toises, et le combustible est de nature trèssensiblemeut différente, selon qu’il se rapproche du basalte ou du*grès. L’exploitation, commencée en i5y8, et continuée depuis sans interruption , occupe maintenant une étendue souterraine d’environ quinze cents toises. La montagne est

Minci deHal»icbu| \sald et iTAhlbrrf;.

Mine* de lioU foi- *Ue alumine u i.

attaquée sur trois faces différentes , par quatre grandes galeries. On n’exploite que la partie supérieure de la couche, parce que le combustible y est plus bitumineux. La partie inférieure se rapproche de plus en plus de la nature du bois.

Les miues de Habichtswald et d’Ahlberg, beaucoup moins productives, sont aussi moins remarquables sous le point de vue géologique , parce que le basalte qui s’y rencontre audessus du bois fossile n’y est qu’en fragmens roulés et non dans sa position première Le combustible fourni par la mine de HabichlswHd est d’une assez bonne qualité; celui'de la mine d’Ahlberg est très-médiocre.

On exploite d’autres mines de bois fossile, contenant de l’alun , dans le voisinage de la ville de Grofsalmerode et du village d’Obet kaufungen. Ces mines sont les seules, dana^oute la Hesse, qui soient exploitées par des particuliers auxquels le souverain les a concédées, moyennant le paiement en nature du dixième de leur produit brut. L’exploitation s’opère par galeries. Les substances -extraites, qui contiennent tant de l’alun tout foUhé , que les différens principes de ce sel , non encore combinés, sont exposés pendant quelque temps à l’air, dont l’action achève de déterminer la formation de la quantité d’alun qui n’existoit pas encore. On enlève ensuite les parties salines par le lavage, et on'les fait„cristalliser par évaporation, en se servant, pour développer la chaleur nécessaire, du combustible même fourni par la mine: Le gouvernement exploitoit lui-même autrefois une de ces alu.nières ; mais il paroit qu’il a renoncé, depuis plusieurs années, à ce genre de fabrication, parce qu’il a trouvé plus avantageux, à l’égard d’entreprises si pen considérables, de se borner à percevoir des droits sur leur produit brut.

C’est aussi près de Grofsalmerode que sont situées les car- c>rriir(. d. rières d’argile qui alimentent les nombreuses fabriques de pÔülui

poterie de cette ville. Les plus considérables de ces carrières " *' sont exploitées au compte du souverain , c’est-à-dire que tous les fabricatis qui vont y prendre de l’argile lui en paient la valeur. On verra, par le tableau général des carrières, qu’il existe aussi, près de Grofsalmerode et de Marburg, d’autres exploitations d’argile moins importantes et concédées à des particuliers. La ville de Grofsalmerode n’est presque entièrement peuplée que de fabricans, dont les ateliers fournissent toutes les espèces de poteries grossières, et surtout des creusets célèbres qui sont euvoyé* dans toutes les parues du monde.

Cet objet seul donne lieu à une importation annuelle de 90,000 florins. L’on peut juger de l’énorme quantité de poteries qui doit être fabriquée à Grofsalmerode pour former une telle somme , par ce fait seul , que cent mises de petits creusets , composées chacune de cinq pièces ajustées l’une dans l’autre, ne coûtent, sur le lieu même, qu’un reichsthaler. Il se fabrique aussi à Marburg des poteries de plusieurs espèces.

Les carrières sont en Hesse un objet assez important. On Cjrriirtl ^ u a vu, au commencement de ce chapitre, de quelle manière Hcb<! leur administration se rattache à celles des mines *et usines.

Le tableau suivant indiquera le nombre des carrières de tout genre qui existent en Hesse, ainsi que les droits qu’elles paient annuellement, soit à la caisse des établissemens dont elles dépendent, soit à celles de divers bailliages. La somme totale de ces droits ne doit point être ajoutée à celle des produits nets indiqués dans le tableau général , parce que tous ceux qui ,0nt payés aux mines et usines ont été compris dans le produit net de ces établissemens. On ne doit remarquer

Carrière* Je Sckiumbourg.

Verrerie*.

Rc*umé reUûf au* mine* et uuoe* de U Hc*»e.

que les droits versés dans les caisses des bailliages , dont la somme mérite à peine d’être prise en considération. Les fours à chaux et à plâtre sont situés, en général , dans le voisinage des carrières. Il existe peu de moulins à plâtre en Hesse. Cette substance est ordinairement cassée et pilée à bras d’hommes. On l’emploie abondamment pour l’amélioration des terres arables.

Des carrières de pierre à bâtir, plus considérables que toutes celles de la Hesse, existent dans le comté de Schaumbourg , près d’Obernkirchen, et appartiennent à des particuliers de cette ville : elles passent pour les plus belles de cette contrée de l’Allemagne. Une grande partie de leurs produits est transportée par eau jusqu’en Hollande. Les grandes et belles maisons d’Amsterdam ( les seules qui ne sont point en briques) sont construites avec les pierres d’Obernkirchen.

Ces carrières, qui exigent de grands frais d’entretien, sont maintenant presque abandonnées; c’est un objet qui mérite l’attention du gouvernement, parce qu’il est susceptible de faire, entrer annuellement , dans le pays de Schaumbourg, une quantité considérable de numéraire.

Il n’existe en Hesse que deux verreries en «activité; l’une, située près d’AIlmünden , à un quart de lieu de Mùnden , est une propriété domaniale affermée à nn particulier; l’autre, située près d’Oberukirchen, est propriété particulière. La première fournil du verre commun et du verre blanc; la seconde, senlement du verre commun.

Deux autres verreries, qui existoient près d ’Ondelsheim et de Schwarzenfels , sont «maintenant détruites. Celle de Schwarzenfels fabriquoit des glaces.

Réunissons les faits relatifs au produit net annuel que les

Page 1