‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planches (volume 2)Chapitre 74 sur 121 · RECHERCHES · texte numérisé non relu

RECHERCHES

Relatives aux mines et usines des états compris dans le Tableau stastistique ( page i!\o),et indication des sources où ont été' puisés les renseignernens qu’il présente.

Les renseignernens réunis dans le tableau précédent sont tous, ou extraits de pièces oflicielles, ou déduits des ouvrages les plus dignes de foi qui existent sur cette matière. Il ne sera pas inutile de présenter ici quelques détails concernant les motifs qui ont fait adopter, comme terme moyen de production annuelle, telle ou telle quantité indiquée sur le tableau; chacun jugera , par cet exposé, quel degré de conliance peut mériter ce travail. Peut-être aussi les amis de l’art des mines et usines rencontreront-ils avec quelque plaisir, dans ces recherches, des renseignernens sur l’état actuel des établissemens minéralurgiques de plusieurs pays , qui n!ont été décrits sous ce point de vue que récemment, et dans une langue étrangère. D’ailleurs, les bons ouvrages qui ont été mis à profit pour compléter ce travail étant, pour la plupart, propres à composer la bibliothèque de l’art des mines et usines, et ceux qui lui sont moins particulièrement consacrés ayant fourni à ces recherches tout ce qui s’y trouve disséminé relativement à ce même art, il y a lieu d’espérer que l’indication collective de tels ouvrages, et les renseignernens comparés qui servent de base au tableau précédent, ne paroitront point déplacés à la tin de cette troisième partie. .

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officielle*-

Rapport* tninMerita de tojigcurt éclairé.

Les faits que présente le tableau à l’égard des mines de l’Amérique espagnole, de la France, de la Prusse, du royaume de Weslphalie et du royaume de Saxe, sont extraits de pièces officielles. Je dois la communication de ces pièces pour l'Amérique à M. de Iiumboldt, à ce savant illustre, dont l’esprit observateur a embrassé, dans les deux mondes, tous les genres de recherches , et qui ne laisse échapper ni une vérité, ni une occasion de la rendre utile. Pour la France, les renseignemens officiels m’ont été communiqués par MM. Lelièvre , Gilet de Laumont et Lefebvre, membres du conseil des mines de l’empire. C’est en garantir l’authenticité, que nommer trois hommes dont les travaux ont pour objet, depuis plus de trente ans, l’étude et le développement des ressources minérales de la France. Les renseignemens relatifs aux mines des royaumes de Prusse et de Westphalie, je les dois à l’inspection dont j’ai été chargé en Allemagne pendant plusieurs années, et je saisis avec plaisir cette occasion de remercier encore MM. les officiers des mines et usines de ces contrées, de l’empressement avec lequel ils ont facilité mes recherches. Quant aux mines -du royaume de Saxe, les pièces officielles m’ont été oomrauniqaées , <lans les divers établissemens du Erzgebirge , avec cette complaisance prévenante qui e»t si justement appréciée de tous ceux qui ont fréquenté la célèbne Ecole des mines de Freyberg.

Sans porter le même caractère d’authenticité que les reoseigoemens officiels dont il vient d’étre question, les détails présentés relativement aux mines de la Russie, de la Suède et de la Nerwége méritent autant de confiance , tant parce qu’ils sont extraits d’ouvrages fondés sur des pièces officielles, que parce que le témoignage de plusieurs voyageurs éclairés,

qui ont récemment visité les mines et nsines de plusieurs de * ces contrées, s’accorde en général avec celui des ouvrages que j’indiquerai plus tard, et m’a mis à même de suppléer à quelques détails que je n’y trouvois pas. Parmi les témoins oculaires qui ont bien voulu me faire part du fruit de leurs observations dans le nord de l’Europe , je citerai avec reconnoissance M. Hausmann , officier des mines et usines du royaume de Westphalie, connu par plusieurs savans écrits, qui est revenu en 1807 de ses voyages en Suède et en Norwége. A l’égard des mines de la Russie et de phideurs autre» pays, je me félicite de devoir des remercimens du même genre au célèbre M. Karsten, officier des mines en Prusse, qui, sans avoir voyagé lui-même en Russie, a été à même, par ses correspondances et ses entretiens aves des hommes éclairés de cet empire, de recueillir des détails qu’il a bien voulu me communiquer, et qui m’a fait part, avec la même Complaisance , du résultat de ses propres observations en Styrie, en Carinthie et ailleurs. M. le comte Dunin Borkowsky m’a fait connoîlre de même ce qui a rapport aux mines et usines de la Galicie, sa patrie. Quant aux mines de l’Espagne, du Portugal, de la Bavière, de ^Angleterre et des Etats-Unis d’Amérique, si je n’ai pu me procurer directement aucun renseignement officiel , je crois en avoir été dédommagé , autant que possible, d’un côté, par les ouvrages que j’indiquerai ci-après à l’article de chacun de ces états, de l’autre, par les détails manuscrits que je dois pour le Brésil , à M. Correa de Serra, auteur de plusieurs bons ouvrages; pour le Portugal, à M. Monteyro, minéralogiste éclairé; pour l’Angleterre, soit à M. le comte de Reden , chef de l’administratibn des mines en Prusse, qui a visité les établissemens de l’Angleterre è

Outrage» digne» de

différentes époqttes, et pour la derniere fois vers 1790; soit à M. de Bonnard, ingénieur des mines de France, qui est revenu d’Angleterre en i8o3.

Enfin , on verra , j’espère , dans l’indication des ouvrages qui ont été mis à profit dans ces recherches, que les détails présentés relativement aux étals dont les mines et usines n’ont pu m’étre connues directement d’après des pièces officielles, n’en sont pas moins digues de loi , étant puisés daus des écrits généralement estimés , et le plus souvent daus les rapports des témoins oculaires qui ont été le plus à même de conuoilre la vérité (1).

(1) Il convient d’abord d’indiquer plusieurs ouvrages dans lesquels sc trouvent les détails les plus recens, tantôt sur l’un, tantôt sur l’autre de ces états, et de déterminer les abréviations par lesquelles ces ouvrages seront rappelés dans le cours de nos recherches.

Nous indiquerons ainsi qu’il suit, eu désiguant le numéro (u.°), et la page (p), quand il y aura lieu.

J. d. ni. 1.° Journal des mines, ou Recueil de Mémoires sur l’exploitation des mines et sur les sciences et arts qui s’y rapportent, par MM. Ilaüy, Yauquelin, Baillet , Brochant, Treniery et Collet-Descolils, publiéqiar le conseil des mines de l’Empire français (Paris).

A. L. 2.° Archives littéraires de l’Europe, ou Mélanges de litté-

rature, d’histoire et de philosophie, par MM. Suard, Morellet, Ségur l'aîné, Paslorct, Malouel, etc. (Paris), a. d. a. 3.° Annales des arts et manufactures, ou Mémoires technologiques sur les découvertes modernes concernant les arts, les manufactures, l’agriculture cl le commerce, par M. Orcliy,

( Paris ).

B. 4.“ Bibliothèque britannique, ou Recueil extrait des ouvrages

Reprenons, par ordre, les états portés sur le Tableau statistique, et considérons successivement les divers produits du règue minéral , en nons arrêtant aux objets principaux.

anglais périodiques et autres, des Mémoires et Transactions des Sociétés et Académies de la Grande-Bretagne, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique, rédigé U Genève par une Société de gens de lettres, et principalement par M. Pictet.

5." Annales et Ephéinérides de l’art des miucs et usines, publiées en allemand par M. le baron de Moll , xous les litres suirans :

a. M. „ Armalcn der Berg und hiïtten kunde (Munich, i8o5). e. M. « Eferneriden der Berg und hiitten hunde( Munich, i8o5)*.

L’objet de ces recherches ne permet pas de rappeler ici les détails qui sont relatifs aux différentes espèces de roches, de minerais, de gangues, en un mot, de substances que l’on rencontre dans les mines de chaque pays. Il suffira au lecteur, pour trouver tous ces détails , de recourir, d’après l’indication des divers objets d’exploitation , aux localités qui sont indiquées dans plusieurs savans Traités de Minéralogie publiés, soit en France par M. Haiiy, par M. Brochant, par M. Palrin, par M. Brongniart, etc., soit en Allemagne par M. Blumcnbach, par M. Emcrling, par M. Lcntz, d’après les principes de M. Wemer , en un mot, par les auteurs classiques.

Les hommes du métier ne manqueront jamais de consulter les ouvrages suivans, à l'égard des particularités minéralogiques de chaque paysj

i* Ne ne Théorie von der Entstehung der Gaenge , Théorie des liions, etc., par M. Wemer (Frcyberg, 1 791 ).

a.” Mineralogische Tabellen, etc., par M. Karstcn (Berlin, 1808).

3. ° Handbuch cirier topographischen Minéralogie, par M.Leonhard (Francfort-sur-Mein, i8o5).

4. ' Handbuch der Minéralogie und Geognosie , par M. Reuss, d’après M. Wcrner (Leipzig, 1804 et »8o5).

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