‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planches (volume 2)Chapitre 75 sur 121 · ESPAGNE · texte numérisé non relu

ESPAGNE

Min» Nous sommes redevables des renseignemens les plus cir-

>.• tu Europe. • » v î* . ° •

constancies a 1 ouvrage de M. Hoppensack , intitulé : Ueber

Plomb argent, etc. den Bergbau in Spanien , c’est-à-d.re , sur l’exploitation des mines en Espagne ( Weimar, 1796). Le même auteur a publié un rapport détaillé sur les mines d’argent de Cazalla et de Guadalcanal , sous le titre : Bencht iiber die Kceniglichen spamschen Sdberbergwerke zu Cazalla und Guadalcanal (Weimar, 1796). Ces deux ouvrages ont été analysés en françois et accompagnés de notes par le savant M. Coquebert de Monbret (1).

Fcn Nous avons fait usage comparativement des rapports de

M. Muthuon, ingénieur des mines de France, sur les forges des pays conquis en E pagne dans les Pyrénées occidentales, et sur quelques mines du même royaume (a). Cet ingénieur estime à quatre-vingt-dix-huit mille cent quintaux la fabrication annuelle du fer dans la province seule de Guipuscoa, et il pense que les soixante-seize usines à fer qui existent dans cette province pourroient produire annuellement cent quarante-sept mille sept cent quarante-quatre quintaux de ce métal.

L’Espagne possède peu d’exploitations de bouille; on a fait quelques tentatives peu productives à l’égard de ce combustible, d’après les iudices qui se trouvent, les uns près de

(1) J. d. m. n.° 29, p. 387, et n.* 3i , p. 555.

(2) J. d. m. n.” il, p. »5 et 19. .

Séville, les autres près de Madrid (t). Des gîtes abondans de celte substauce sont cependant connus dans les montagnes de Roideras et d’Alcaras, qui sont un rameau de celles d’Orospeda ; il existe dans la Sierra-Morena des couches puissantes de bouille que l’on exploite pour la machine à vapeur des mines d’Almaden (a).

Nulle substance minérale n’est plus intéressante pour l’Espagne que le mercure, à l’aide duquel on extrait l’or et l’argent des minerais de l’Amérique. L’histoire de ce métal a été l’objet d’une recherche particulière, à laquelle M. Coquebert de Montbret s’est livré avec toutes les lumières qui caractérisent ses écrits (3). Suivant cet auteur, le produit des

(1) Voyez nouveau Dictionnaire dhistoire naturelle , h l’article Houille, re'dige' par M. Patrin.

(a) J. d. ni. n.° 39, p. 596.

V oyez et comparez les ouvrages ci-après:

t.° Introduccion a la historia natural y a la Geograjia Jisica de Espana, par D. Guillelmo Bowles (Madrid, 1775), et la traduction de cet ouvrage en italien, avec les notes et commentaires de M. d’Azarà , intitulée : Introduzione alla stor.a naturala , etc. ( Parma , jySî). H a été traduit en françots par M. de Flavigny, sous le titre, Introduction à f histoire naturelle, etc.

3° Memorias politicas y econamicas sobre la industria , las minas , otc. de Espana , par D. Eugénie Larruga ( Madrid , 1 78g et années suivantes).

3.“ Tableau de C Espagne moderne, par M. deBourgoing (Paris, 1807, tom- a> pag- 99 et a8a).

4- Itinéraire descriptif de [Espagne , par M. delà Borde (Paris, 1808) tom. 5, p. 436 et suivantes. On lit dans cet ouvrage ( ibidem ,

Mercur*.

mines de mercure d’Àlmaden s’est élevé, dans certaines années, jusqu’à quinze et même vingt mille quintaux de ce métal (i). La mine d’Almadenejos , quoique moins importante que celle d’Almaden, dont elle est voisine, rend annuellement depuis mille jusqu’à cinq mille quintaux de mercure (a). Ces renseignemens, qui s’accordent avec ceux dont je suis redevable à M.'de Humboldt , nous serviront plus tard à expliquer comment l’Espagne peut suffire à la grande consommation de mercure qui a lieu en Amérique. D’après les recherches de M. de Humboldt, toutes les colonies espagnoles ont besoin annuellement de vingt-cinq mille quintaux de mercure. En 1800 et en 1802 , les mines d’Almaden en ont produit vingt mille quintaux par an. Dans certaines années de paix , le gouvernement espagnol a fait passer aux colonies vingt-quatre mille quintaux de ce métal ; dans d’autres , il n’en a envoyé que neuf mille quintaux. Nous reviendrons sur cet objet, en considérant, d’après M. de Humboldt, les différentes exploitations d’où l’Espagne tire le mercure j nous y serons ramenés naturellement par les faits relatifs aux mines de l’Amérique espagnole, faits à l’égard desquels chacun des renseignemens que je présente m’est d’autant plus précieux, que je le tiens de l’amitié d’un homme si justement célèbre.

p. 44a), que les six mines de plomb qui sont exploitées dans le territoire de Linarez, pour le compte du roi d’Espagne, produisent environ douze mille quintaux de plomb tous, les ans , et qu’une seule de ces mines a produit, de^^g à 1779, année commune, jusqu’à ccnt seize mille quintaux de ce métal.

(a) Ibidem , pag. 5 08.

Les faits suivans sont puisés dans les registres de la Mon- ^ noie de Mexico, de Santa-Fé, de Lima, etc., d apres les extraits qu'a rapportés M. de Ilumboldt, et qu il a eu la bonté de me confier ; j’ai choisi les années auxquels ces laits se rapportent, parce quelles m'ont paru propres à fournir un terme moyen de la production annuelle des mines dor et d argent de l’Amérique.

i.° A la Monnoie de Mexico, on a frappé en or provenant Proaa«JoBi»o*tU«

tu or.

des mines de la Nouvelle-Espagne :

En 1796. . . 1,397,794 piastres (pesos en oro).

En 1797 . • • i,o38,856

En 1799 . . . 9'>7-094

Totai» . 3,293,744

Le terme moyen pour l’une de ces années est un^million quatre-vingt-dix-sept mille neuf cent quatorze piastres, qui représentent huit mille soixante-douze marcs d’or, comme on va le voir.

2.° Dans le royaume de la Nouvelle-Grenade, on a frappé, en piastres, à la Monnoie de Santa-Fé, depuis l’année 17B9 jusqu’à l’année 1795, l’une et l’autre inclusivement, soixante mille treize marcs d’or; il en a résulté huit millions cent soixante-un mille huit cent soixante-deux piastres, en négligeant les fractions de piastres et vie marcs. Ainsi les mines de Santa-Fé produisent,, en prenant le terme moyen de ces sept années, huit mille cinq cent soixante-treize marcs d’or par an , d’où il provient un million cent soixante-cinq mille neuf cent quatre-vingts piastres. Il résulte du calcul, en négligeant les fractions de marc et de piastre , que l’on taille au marc

d’or à peu près cent trente-six piastres : c'est de ce rapport que je me suis servi pour convertir en marcs les quantités d’or que M. de Humboldt m’a indiquées en piastres pour quelques-unes des contrées de l’Amérique ; il m’a paru suffi- •* sant de porter sur le tableau des nombres ronds.

A la Monnoie de Popayan, on a frappé en or, depuis l’année 1788 jusqu’à l’année 179^, l’une et l’autre inclusivement, six millions cinq cent deux mille cinq cent quarantedeux piastres, qui provenoient de quarante-sept mille huit cent treize marcs. Le terme moyen, pour une année, est une émission de neuf cent vingt-huit mille neuf cent trente quatre piastres, qui équivalent à six mille huit cent trente marcs d'or.

3.® A la Monnoie de Lima, on a frappé en or provenant des mines du Pérou :

En 1797 . . • . . 58î,7a4 piastres.

En 1799 496/186

En 1801 3a8,o5i

Total . . . 1,408,261

Terme moyen pour une année, quatre cent soixante-neuf mille quatre cent vingt piastres, qui représentent trois mille quatre cent cinquante-un marcs d'or.

4° M. de Ilumboldt e tune que les mines d’or du Chili fournissent, année commune, un million cinq cent mille piastres, quantité qui représente onze mille vingt-neuf marcs d’or; on frappe cette somme à la Monnoie de Sant-Yngo.

5.® I,e produit des mines de Buenos- A} res Consiste presqu’cnlièrement en argent, comme nous le verrons ci-après.

6* On a frappé à la Monnoie de Mexico, en argent provenant des mines de la Nouvelle-Espagne,

En 1796. . . 34,346,77* piastres (pesos en plau).

En 1797 . . . 34,041,18a

En 1799 . . . ai,ogG,o3i

Total . , 69,483,985

En divisant ce total par 3, on pourroit regarder le quotient (vingt trois millions cent soixâbte-un mille trois cent vingt-huit piastres) comme le terme moyen de production annuelle des mines d’argent exploitées au Mexique; mais ordiuairement il est un peu moins considérable, ainsi que uous le verrons.

Les quantités de piastres monnoyées en argent provenoient, d’après les registres de la Monuoic , des quantités de marcs ci-après , savoir :

En 1796, de 3,854,07 a marc».

En 1797, de 3,818,834

En 1799, de 3,473,54a

Total . . . 8,140,862

Le terme moyen , pour l’une de ces trois années , est deux millioqs sept cent quinze mille deux ceut quatre-vingt-sept marcs. Si l’on divise le nombre de piastres obtenues en trois ans par le nombre de marcs d'argent qui lui correspond , il résulte du calcul, que l’on taille au marc d’argent à peu près huit piastres et demie. J*ai fait de ce rapport un usage analogne à celui dont il a été question relativement à l’or, afin d’exprimer en marcs quelques quantités données en piastres.

Monnoie Je Mexico.

II a été frappé à la Monnoie de Mexico, depuis 1690, époque de son institution , jusque* et compris r8oo , la somme énorme d’un milliard deux cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent dix-sept mille quatre cent soixaule-douze piastres, tant en or qu’en argent. Le terme moyen de ces cent dix années seroit onze millions huit cént uu mille neuf cent soixaulc-dix-sept, c’est-à-dire, près de douze millions de piastres; mais il est remarquable, sur l'extrait des registres de cet bétel des Monuuies, que le produit des mines d'argent du Mexique, qui jusqu’en 1777 11e s’étoit presque jamais élevé au-dessus d’un million cinq cent mille marcs par année, et qui le plus souvent avoit été fort inférieur à cette quantité, s’est considérablement accru à compter de la même année, époque de l’institution du conseil des mines, nommé Tribunal de Mineria. I.a liberté du commerce, en facilitant le transport du mercure d’Europe en Amérique, a particulièrement contribué vers le même temps à augmenter le produit en argeut , qui semble n’avoir d’autre limite que le plus ou moins d’afBncnce du métal employé pour l'extraire des minerais, toujours aboudans, mais souvent pauvres.

Depuis 1777 jusqu’en 1800, le produit annuel des mines d’argent du Mexique n’a été que dans les trois années 1780, 1786 et 1787 au-dessous de deux millions de marcs. La production la plus foible de ces trois années a été celle de 1787; elle alloit cependant à un million huit cent dix-neuf mille cent quarante-un marcs; eu 1 79Û , la quantité d’argent frappée à la Monnoie de Mexico s’est élevée à deux millions huit cent cinquante-quatre mille soixante-douze marcs. C’est l'année la plus riche que préseule l’histoire des mines du Mexique. La quaulilé totale de marcs d’argcul que ces miues ont produite

depuis 1690 jusqnes et compris 1800 , s’élève à cent quarantehuit millions quatre cent quatre-vingt-dix mille sept cents tnarcs, et représente environ un milliard deux cent soixaDtedt'ux millions cent soixante-dix mille neuf cent cinquante piastres. Ainsi , sur la somme totale de piastres qui a été frappée, tant en or qu’en argent, comme ou l’a vu ci-dessus, il y a eu environ trente-six millions quarante-six mille cinq cent vingt deux piastres frappées en or; et l’on peut estimer que, depuis 1G90 jusqu’en 1800, les mines du Mexique ont produit deux cent soixante-cinq mille quarante-sept marcs d’or.

La difficulté de recevoir le mercure d’Europe a diminué dans ces dernières années le produit des mines du Mexique 5 on n’a obtenu , tant en or qu’en argent ,

En 1800 • que 18,685,674 piastres,

En 1801 16, 568, 000,

En 1802 18,798,600;

Mais en i8o3 23,166,906. '

La quantité d argent livrée à la Monnoie de Mexico pour l’année 1800 étoit deux millions quatre-vingt-dix-huit mille sept cent douze marcs, qui, d’après le rapport adopté cidessus , correspondent à pen près è dix-sept millions huit cent trente-neuf mille cinquante-deux piastres; ainsi l’année 1800 a fourni en or huit cent quarante-six mille six cent vingt-deux piastres , qui nous représentent à peu près six mille deux cent vingt-cinq marcs d’or.

Si l’on exclut, comme trop forte, l’année 1796, des calculs indiqués par les articles 1 .“ et 6.°, pour y faire entrer à sa place 1 année iboo, qui a été Joible, on trouve que les mines d’or et

Terme* movet»

idoptri pour le Tableau statistique des mines.

et d’argent du Mexique produisent, année commune (d’après le terme moyen de 1 797 , 1 799 et 1 800 ) ,

En or • • . 947, S24 piastres qui équivalent il six

mille neuf cent soixante-sept marcs d’or.

En argent . 20,992,088 piastres, qui équivalent b deux millions quatre cent soixante neuf mille six cent cinquantc-

Totai. des piastres, tant sept marcs d’argent

en or qu’en argent . . 21,939,61a

INI. de Ilumboldt évalue celte production totale à vingtdeux millions de piastres, année commune. Le tableau est conforme, en nombre ronds, à cette dernière évaluation pour les mines du Mexique, et à toutes celles que nous présentons ici comme termes moyens, pour les autres parties de l’Amérique espagnole.

7® Le royaume de la Nouvelle-Grenade fournit très peu d’argent. L’exploitation de ce métal n’y consiste encore qu’en travaux de recherches qui ont lieu à Zappa, à la Vega de Sapia , etc.

8.° A la Monnoie de Lima, on a frappé en argent provenant des mines du Pérou:

En 1797 4,5 16,206 piastres.

En 1799 5,512,346

En 1801

4 Total . . . 14, 552,485

Terme moyen pour une année, quatre millions huit cent cinquante mille huit cent vingt-sept piastres , qui représentent cinq cent soixante-dix mille six ceut quatre-vingtcinq marcs d'argent.

La production d’or et d’argent a été moindre en 1800 et en 1801 , quelle ne l’est ordinairement, parce que le mercure a manqué.

g.* On estime le produit annuel des mines d’argent exploitées au Chili à cinq cent mille piastres, qui correspoudent à cinquante-huit mille huit cent vingt-trois marcs d’argeut.

jo,“ Le produit annuel des mines de Buenos-Ayres*'est évalué trois millions de piastres, presque tout en argent. Cette quantité représente trois cent cinquante-deux mille neuf cent quaranle-un marcs, dont la plus grande partie provient des mines de Potosij ces mines seules out fourni, année commune ,

De l’anne'e i556 U 1578, 2,200,000 piastres (ou a35, 294 marcs

d’argent )

1578 à 1736, 3,aoo,ooo piastres ( ou 376,470 marc*

d’argent).

• 736 à *789,. 2,400,000 piastres (ou 282,354 marcs

d’argent.

Outre les quantités énoncées ci-dessus, il sort annuellement en contrebande des mines de l’Amérique espagnole plus de cinq cent mille piastres, tant en or qu’en argent, qui, au lieu d’élre portées aux hôtels des Munnoies, sont converties en objets d’orfèvrerie.

Si nous avions à présenter de semblables détails sur l’exploitation des métaux communs que possède l’Amérique, ils pourroient paroitre dénués d’intérét à bien des personnes qui n’ont idée de l’importance des mines que par l’or et l’argent qu’on on lire ; mais ils seroient sans doute appréciés de ceux qui savent que les mines de cuivre, de plomb, d’étain,

Wuu comanni, •t6

Etain.

Donib

île fer et Je houille, etc., sqnt plus importantes pour un état que celles des Inétaux qu’on nomme exclusivement prëciiux. Il paroit que, jusqu’à présent, l’exploitation des métaux communs a fait peu dé progrès en Amérique; peut-être l’essor de cette branche d’industrie a-t-il été réprimé par l'abondance de l’or et de l’argent, dout la recherche est plus séduisante, pour le vulgaire. On exploite cependant, au rapport de M. de Uumholdt, plusieurs mines d’étain à Oruro, daus la Cordil-, lière des Andes, royaume de BuenosAyres, et au mont Gigante, dans le Mexique (1). ; ,

cuin-e, Il existe aussi des mines de plomb au Mexique, dans l’intendance de San-Luis; et au Pérou, dans la province de Guailas. Le cuivre est exploité dans la province de Caraccas, aux mines d’Aroa ; et dans le Mexique, à Inguarau (a).

Le travail du fer est négligé en Amérique, parce que l’Europe y répand ce métal à un prix modique.

On n’y connoit encore que quelques couches de houille. Ce combustible se trouve particulièrement auprès de la cascade de Tequendatna, non loin de Sanla-Fé, dans plusieurs iles (3),

(i) En 1790, on connoissoit, dans le royaume de Buenos- Ay res, sept mines de cuivre, sept de plomb, deux d’étain ( Tabl. de F Espagne mod., par M. de Bourgoing, Paris, 1807, tom. a, pag. ai 5).

(a) M. Brongniart indique les mines de la province de Coquimbo, dans le Chili, comme ayant donné les masses de cuivre nalifles plus extraordinaires par leur volume. 11 annonce, d'après M. de llumboldt, que les mines d’Aroa donnent quinze cents quintaux de cuivre par an (voyez le Traité élémentaire de Minéralogie, par M. Brongniart, ingénieur de* mines, etc. , Paris, 1807, tom. a, pag. a4o).

(3) Voy C7. Histoire naturelle des minéraux , par M.Patrin (Paris, j8o3, tom. 5, note de la page 019, dans laquelle est rappelé l'ou;

Digitizé

et dans le Nonveau-Mexique. Les produits de ces diverses exploitations sont vraisemblablement foibles et inconstaus.

D’ailleurs ils ne sont point tous connus} mais, grâce à M. de Humboldt, nous possédons des rcnseignemens exacts sur les mines de mercure. La note manuscrite que je dois à sa complaisance sera un guide sur dans la recherche que nous nous sommes proposés de faire à l’égard de ce métal, à l’existence duquel la nature a lié si intimement celle des métaux précieux de l’Amérique.

Ii existe des mines de mercure dans plusieurs parties de M«rc«re. l’Amérique espagnole; ou se propose de les exploiter successivement, de manière à pouvoir se passer du mercure de «

l’Europe.

On trouve le mercure sulfuré (Cinabre),

i.° Dans le royaume de la Nouvelle-Grenade, ( a ) à la vallée de Santa-Rosa, province d’Antioquia; (b) dans ^montagne de Quindiu; (e) près du village d’Azogues, non loin de Cuençajau sud de Quito.

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