‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planchesChapitre 13 sur 94 · Quant à leurs relations dage · texte numérisé non relu

Quant à leurs relations dage

Rocnrs.

• Manière d'étudier les roche*.

Roches.

Jetons un coup-d’ceil sur chacun de ces points de vue.

Structure en petit. 1 •” Relativement à la structure en petit, on distingue des ‘roches simples, dont la contexture rte présente qu’un seul minéral, et des roches composées, dans lesquelles l'oeil peut reconnoître plusieurs substances; les roches simples se subdivisent ainsi qu’il suit:

Roches simples schisteuses, exemple, l'ardoise;

grenues , ex. le marbre blanc ; compactes , ex. le basalte; à parties accidentelles, ex. la serpentine.

Parmi les roches composées , il s’en présente qui sont :

grenu», exemple, le granité; schisteuses, ex. le gneiss; potphynquei, ex. le porphyre; amygdaloïdes, ex. le mandeluein ; agglutinées, exemple, les brèches, les poudings.

Structure en 2” Quant à la structure en grand, on observe que telle ou telle grind. roche constitue, soit une montagne entière, soit une chaîne de mon-

tagnes; tantôt un plateau, tantôc un mamelon, tantôt un pic, tantôt un ou plusieurs bancs distincts , &c.

Souvent la roche est stratifiée, c’cst-à-dire , naturellement divisée en lits plus ou moins épais : on remarque alors généralement que , dans les roches schisteuses , la stratification suit le sens des feuillets , et quelle est parallèle è la surface sur laquelle repose le lit inférieur de roche. Souvent la roche est fissurée ; la fréquence , la disposition et la forme des fissures sont alors dans un certain rapport avec la nature de la roche et avec l’aspect général des montagnes où elle se trouve.

Dans plusieurs roches on observe des pièces séparées , soit coionnaires, soit testacces , soit arrondies, &c. ; quelques-unes sont dans un état de désagrégation qui les fait nommer roches décomposées : d'autres * enfin portent les caractères d’une agrégation récente , offrant d’ailleurs les parties constituantes et l’aspect trompeur d'une roche plus ancienne ; on les appelle roches recomposées. '

Gisement. j.® Les--circonstances du gisement des roches sont extrêmement variées, non-seulement d’après l’ordre de disposition que la nature leur a assigné à mesure qu’elles sortoient de ses mains , mais encore d’après

lies

des

urs

telle

non- >t un

■e en s le* ['elle >che.

orme ■ocl>e

ulottj u" jrres eiirs une ;

nient

■ leur jpfés

les modifications quelles ont 'éprouvées postérieurement, de la part des agens extérieurs.

Tantôt une roche est surperposce à une autre ; tantôt plusieurs roches alternent ensemble. Dans le premier cas, on admet, en général , que la roche qui en supporte constamment d’autres, est plus ancienne que celles qui lui sont superposées : le second cas indique des roches de formation contemporaine ; mais il faut remarquer que souvent une roche est superposée à une autre, sans se présenter pour cela au-dessus d’elle dans la pente d’une montagne. Ainsi , par exemple, si le sommet offre le granité et le pied un calcaire coquillier , celui ci est néanmoins la roche superposée; car on observe constamment que le granité s’étend audessous de ce calcaire: ainsi, la première roche existât déjà lorsque la seconde est venue s’appuyer sur elle ou contre elle , seulement en partie, jusqu’à une certaine hauteur. Une observation attentive ne permettra pas de confondre l’ordre de hauteur des 'roches avec leur ordre de superposition. D’un autre côté , il est des cas où des roches ne se montrent alternant ensemble , que par «l'effet de quelque dérangement postérieur à leur formation. L’observateur exercé se tiendra en garde contre ces exceptions.

Souvent , ainsi que nous venons de l’indiquer, l’affleurement de plusieurs roches superposées se présente à un niveau plus bas que celui des roches qui les supportent; c’est ce qu’on peut appeler un gisement, à niveau décroissant si , au contraire, l’affleurement des roches Superposées est au même niveau que celui des roches qui les supportent, ce sera un gisement à niveau égal.

Le gisement des roches est tantôt régulier ou concordant, tantôt irrégulier ou différent : dans le premier cas, les bancs d’une roche sont superposés parallèlement à ceux de la roche plus ancienne qui les supporte; dans le second cas, les bancs de roche superposés sont situés obliquement par rapport aux bancs qui les supportent. Ainsi , par exemple, le schiste micacé sur le gneiss, le schiste argileux sur le schiste micacé, offrent souvent un gisement régulier, tandis <]ue les roches dites de transition , dont il sera question plus tard , présentent en générai un gisement irrégulier sur les roches primitives.

Roches.

Roches.

An gisement irrégulier se rapportent plusieurs cas variés qu’il est à propos de distinguer.

Il n’est pas rare que les roches superposées à d’autres plus anciennes , loin de présenter, comme on l’observe fréquemment aussi, un niveau plus Sas que celles qui les supportent , s’étendent au contraire sur plusieurs d’entre elles et les recouvrent. Par exemple , le grès présente souvent ce gisement, qu’on peut appeler transgressif , au-dessus du gneiss, du schiste micacé, du schiste argileux, &c.

' Quelquefois une roche superposée à d’autres plus anciennes n’étend son gisement transgressif que sur une seule d’entre elles; on voit ainsi le porphyre*ur le granité ( superposition en recouvrement ).

Ailleurs, on v8it tantôt une roche qui environne de toutes parts une masse minérale plus ancienne et de forme convexe (gisement en enveloppe); tantôt, au contraire, une roche qui remplit une vaste concavité, de (a . forme d'une jatte, sur une masse minérale plus ancienne (gisement en jatte); quelquefois, dans ces deux' cas de gisement, il ne se présente plus aux yeux de l'observateur qu’un morceau de la roche superposée , qui s’appuie contre la masse minérale plus ancienne , le reste ayant vraisemblablement été décomposé ou déplacé (gisement en bouclier); quelquefois enfin on rencontre une roche qui en recouvre une autre, et qui forme une convexité sur la roche plus ancienne (gisement en bosse ou mamelon ).

Il est des roches qui présentent un gisement universel, c’est-à-dire , qui se montrent sur toute la surface du globe , et en général avec uniformité de structure , tantôt comme roches continues , tantôt comme roches interrompues , soit avec un gisement régulier , soit avec un gisement irrégulier. D’autres n’ofTrent qu’un gisement partiel , c’est-à-dire, ne se monn-ent que çà et là.

Certaines roches se présentent en bancs interposés parallèlement dans ceux d’une autre roche qui est plus généralement répandue. C’est ainsi que le porphyre et le calcaire primitif dans les bancs de gneiss , le trapp dans les bancs de schiste , le schiste alumineux et le schiste à aiguiser dans les bancs de schiste argileux de transition , jouent le rôle de roches subordonnées.

Rocttts.

es, eau ?luente s du

■rend

ainsi

une

de U

nt en ente perreste

’/erJ;

tre,

osse

ui se mit*

ches

nettt

• se

an*

insi

ipP

iser

■Jus

Quelquefois , et pour ainsi dire accidentellement , on voit une roche offrir un seul banc interposé parallèlement dans ceux d’une autre roche qui domine sur une certaine étendue ; il se trouve , par exemple , de tels bancs étrangers , d’acinote dans le gneiss, de grenat dans le schiste micacé, &c.

C’est en coordonnant les observations relatives au gisement des roche* avec celles que fournit leur composition, qu’on est parvenu à déterminer leurs relations d'âge avec quelque certitude, et par conséquent à prévoir, jusqu’à un certain point, quelles substances le mineur peut s’attendre à rencontrer dans telle ou telle série de roches, et dans quel ordre elles s’y présenteront. Il n’entre pas dans notre plan d’exposer l’histoire de ces importantes recherches , qui rappelleront sans cesse les noms des Saussure, des Pallas , des Werner, des Dolomieu; il ne nous appartient ni d’expliquer les causes de ces grands faits géognostiques qui , de toutes parts, frappent nos yeux, ni de discuter les opinions contradictoires que quelques-uns de ces faits ont produites; contentons-nous de recueillir, parmi les faits, ceux qu’on admet le plus généralement , ceux qui attestent l’identité de structure que d’illustres savans s’accordent à reconnoître sur les divers points du globe.

4." Relativement à la composition des roches et aux circonstances f Comporfwm « de leur formation en général, M. Werner a distingué plusieurs suites ou séries. Chacune d’elles, portant un caractère qui lui est propre, s’étend , au moyen de diverses formations , ou termes successifs, à travers toutes les époques géognostiques. Ces séries sont distinguée* par les dénominations et les caractères que voici:

La série schisteuse , dans laquelle abondent la silice et l’argile, a pour premier terme le granité; elle comprend le gneiss, tous les schistes, les grès , les limons et les sables.

La série calcaire, dont le premier terme est le calcaire primitif, et dans laquelle abonde la chaux , comprend toutes les sortes de chaux carbonatée , les marbres et les sédimens calcaires.

La série trappéenne , dont le premier terme est le trapp primitif, et dans laquelle abonde l’amphibole ou hornblende , comprend tous les trapps, les wack.es et les basaltes, suivant M. Wemer; mais un grand nombre d’autres «vans , sur tout en France , rangent les basaltes parmi 2. 4

Page 1