‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planchesChapitre 14 sur 94 · OC HE S · texte numérisé non relu

OC HE S

Age relatif îles roches.

tes produits volcaniques, ainsi que nous l'avons déjà rappelé ( tom. I." pag.io).

Outre ces trois séries principales, il en est d’autres qu’on regarde comme accessoires, parce qu'elles sont beaucoup moins étendues que les premières; telles sont les séries indiquées ci-après :

La série porplyrique a pour premier terme le porphyre primitif, qui constitue des bancs interposés parallèlement dans le gneiss ; on retrouve la continuation de cette série dans les terrains secondaires, non loin des gîtes de houille.

La série gypstuse , qui peut être considérée comme une modification de la série calcaire, présente abondamment la chaux sulfatée; son premier terme est le gypse primitif, qui ne se montre que rarement , et dont lige relatif est meme contesté ; cette série comprend tous les gypses qui abondent dans les terrains secondaires, au sein desquels iis constituent des montagnes entières, souvent riches en sel gemme..

La série talquasse . dans laquelle abonde la magnésie, est assez généralement submUnnée à (a série schisteuse. On voit, par exemple, la serpentine primitive se présenter avec le calcaire primitif, en bancs interposé» parallèlement dans le gneiss; le schiste de chloritc se rencontre, comme roche subordonnée, dans le schiste argileux.

La série carbonique contient abondamment le carbone et les bitumes; le plus souvent, elle n’est que subordonnée à la série schisteuse; ses premiers termes sont le graphite et l’anthracite ; elle comprend principalement les houilles et les bois fossiles ou lignites, qui se présentent dans l’époque géognostique des cires organisés, c’est-à-dire , postérieurement à l'époque des terrains primitifs, ainsi que nous le verrons plus tard.

Il est d’autres séries de roches , qui se montrent très-peu étendues , très interrompues; telles sont la roche de topaze et la roche de tourmaline, qui ne se sont encore présentées qu'en im petit nombre d’endroits, offrant toujours un gisement irrégulier.

D’après la double considération de leur gisement et de leur composition , les roches sont classées dans l’ordre suivant , relativement à l'époque de leur formation.

On distingue cinq classes ou époques successives qui sont désignées par (es noms de

Terrain primitif,

intermédiaire, ou de transition, secondaire ,

d'ailuvion,

volcanique.

Nous devons ici nous borner à rappeler les roches par les dénominations qu’elles portent depuis long -temps dans un grand nombre d'écrits géognostiques , et particulièrement dans le Traité de minéralogie que M. Br ochant de Villiers a publié d’après les principes de Werner, en i8or. La nomenclature correspondante de l’école allemande est rapportée sur les légendes de nos cartes du Hart^ et du Eijjciirge . d’après Wemer et Karsten. ( Veg. pl. 2 et 3.) Dans la liste des roches qui doit suivre, les noms que M. Brongniart a donnes à plusieurs d’entre elles, seront rappelés (entre un astérisque* et la lettre B) d'après son savant mémoire intitulé Essai d’une classification minéralogique des Récits mélangées, (Voyez Journal des Mines , p.° 199, année <813-)

i.* Les roches primitives présentent, en général, un gisement régulier avec un niveau décroissant à l’égard des premiers membres de cette classe, et un gisement interrompu et irrégulier à l'égard des derniers; elles offrent les traces d’une précipitation chimique et nette, s’approchant par degrés de la précipitation mécanique et grossière ; on n’y trouve jamais aucun débris d’êtres organisés. C’est à ces roches que sont superposées toutes celles des époques suivantes.

Parmi les roches primitives on distingue ,

Le granité, qui paroîr occuper les plus grande» profondeur» connues, et dont il se trouve plusieurs formations successives dans cette époque ;

L’eurit e [ we'ustein, granulit des Allemands /, roche qui parois être contemporaine d'une seconde formation de granité;

Le gneiss, dont il parait qu’il eiiste aussi plusieurs formations successives;

Le schiste micacé {idem ) , * micatchisie (B);

Le schiste argileux primitif, ‘ phjlljdr (B), quand le schiste renferme d'autres minéraux disséminés;

Roc ms.

Terrain primitif.

Roches.

Terrain de transition.

Le schiste siliceux primitif, * jaspe schistalJt (B) ;

Le calcaire primitif;

Le uapp primitif, toit commun , soit schisteux, * trappite, cornfenne, amphitolile ou tîïabau (B) ;

Le schiste chloriteux , le schiste talqueux , * ttraschtttt (B) ;

La serpentine, * ophtoliit (B) , roches à base de serpentine;

La syénite;

Le porphyre primitif constituant différentes formations et présentant différentes bases, de syénite, — de feldspath , — d'argile, — de jaspe , — de quartz ;

La roche de quartz [ifuar^fils des Allemands], * Ayalamicte (B), quand la roche est composée de quartz hyalin et de mica disséminé , non continu ;

La roche de topaze;

Le gypse primitif ( ! ) , dont l’époque est douteuse.

Les roches dites Je transition sont immédiatement superposées aux roches primitives, et supportent les roches secondaires. On y observe tantôt un gisement régulier et parallèle aux bancs du terrain primitif, tantôt , et plus fréquemment , un gisement irrégulier par rapport au primitif, mais régulier quant aux roches de transition considérées entie elles.

Les précipités, dont ces roches sont le résultat , s’y montrent de plus en plus grossiers , à mesure qu’elles s’approchent de l’époque suivante. On y trouve quelques débris d’êtres organisés, mais seulement dans plusieurs de ces roches, par exemple, dans le schiste argileux de transition, dans la grauwacke et dans le calcaire corallo'iJe, point dans les trapps, ni dans les schistes siliceux de la meme époque. Ces débris appartiennent pour la plupart à des êtres inconnus ; ils deviennent d’autant plus fréquens que la roche est plus récente. Ainsi , les roches dites de transition offrent des caractères très variés, qui les rapprochent, tantôt du terrain primitif, tantôt du terrain secondaire. Leur dénomination est en quelque sorte un point de doute sagement placé entre les deux époques principales.

On distingue dans le terrain intermédiaire les roches suivantes :

Le calcaire de transition;

Le schiste argileux de transition, * phyllade (B), roche qui se présente avec le schiste alumineux,* ampJitt ( B) , et avec le schiste à aiguiser de la même epoque;

Le schiste siliceux de transition , * jaspe schhtciJe (B) ;

La grau wacLc, tantôt commune, tantôt schisteuse , “psammite (B);

if trapp de transition, en general, soit porphyrique, soit amygdaloïdf , soit Roebrs.

* globuleux , * varielitc, cornéenne ou diabuse (B) ;

La wscke amygdaloïdf, * wahite (B) ;

Le porphyre de transition, en général , offrant différentes bases, de feldspath,

— de trapp, — d’argile, &c.;

Certains grés impressionnés de coquilles ( !).

Les roches secondaires offrent, en général, un gisement régulier, Terrain seeonmais fréquemment interrompu , au-dessus des deux premières classes dairede terrain. Elles constituent le plus souvent des collines au pied des hautes montagnes que présentent le terrain primitif et le terrain de transition. Le carbone , rare dans le premier de ces terrains, plus répandu dans le second , abonde dans les roches de cette troisième époque , qui présente une foule d’êtres organisés.

La précipitation des substances dont les roches secondaires sont composées, s’y montre d'autant plus mécanique et grossière , que ces roches paroissent être d’origine plus récente. Dans un terrain secondaire de peu d’étendue, on observe souvent une très-grande variété de roches; au lieu que dans les terrains des époques antérieures , et sur-tout dans le primitif, une seule et même roche occupe souvent des espaces trèsconsidérables.

Les principales roches secondaires sont ,

Le schiste argileux , qui forme le passage à la roche suivante, * plylladt micacé (B);

L’argile schisteuse;

Le grès des houillères , * ptammite micacé (B) ;

Le porphyre secondaire;

Le calcaire, dont on distingue plusieurs époques dans le terrain secondaire, ainsi que nous le verrons ailleurs [voyez pl. 23);

La craie;

Le gypse (idem);

Les gré* (idem) , * psammire(B) , cette dernière dénomination comprenant tous les grcs à ciment, argileux ou calcaire;

Enfin plusieurs espèces de marne.

M. W erner range dans l’époque des terrains secondaires , sons le nom Roches trapde trapp, toutes les roches de la série basaltique. M. Karsten les présente P1’"1"*»séparément dans ses tableaux minéralogiques , sous le titre de roches trappéennes f trapp-gcb'trgsarun] . Il est conforme à notre objet de suivre un exemple qui laisse intactes les questions relatives à l’origine de ces roches.

Boi'bh.

Tcrrjio «Tallmion

Terrain volcanique.

On distingue parmi elles, *

Le basalte; — le itapp secondaire, tantôt commun , tantôt amygdaloïde ;

— la waeke; — le schiste porphyrique; — le tuf basahique, &c.

Ces roches sont superposées, non-seulement à celles des deux premières époques, mais encore à des roches qui annoncent une origine récente dans l'époque secondaire. Suivant certains observateurs , elles présentent les caractères d'une précipitation chimique, ce qui établirait déjà quelque diflérence entre elles et les autres roches secondaires , parmi lesquelles plusieurs savans les rangent. Suivant d'autres auteurs, elles présentent des traces non équivoques de l’action du feu , et elles appartiennent au terrain volcanique. Quoi qu’il en soit, remarquons que l’on rencontre assez fréquemment des débris d’êtres organisés au-dessous de ces roches.

Le terrain d alluvion , superposé aux terrains des trois époques précédentes, et forme de leurs débris, n’offre que des auérissemens et des dépôts d’origine plus récente.

On y distingue.

Des débris agglomérés et reconnoissahles de roches anciennes, soit de granité, soit de porphyre, soit de calcaire, soit de plusieurs roches ensemble;

— des tufs ou débris atténué» de roches calcaires: — des cailloux roulés, des poudings, des brèches; — des sables de rivière; — des argiles diversement modifiées et des timons argileux; — des sédimens, des concrétions dont plusieurs se forment encore, pour ainsi dire, sous nos yeux.

Dans le terrain volcanique on distingue :

(a) Les roches reconnues pour être des produits de volcans, telles que les laves diversement modifiées, les pierres ponces, lescendres et les diverses déjections;

(b) Les roches pseudovolcaniques, qui portent les traces d’un feu souterrain, mais non volcanique , telles que les scories terreuses , le jaspe porcellanite , les argiles brûlées, &c;

(c) Les alluvionsde roches volcaniques, telles que je trass,!etnfde Rome , &c.

Nous ne nous arrêterons pas davantage sur le terrain volcanique, qui

est rarement le théâtre des recherches du mineur. Quant aux autres classes de terrains , les détails qui sont réunis sur les cartes que nous présentons, concernant le Hart^ et le Er^gebirge, indiqueront l’ensemble des rapports quelles ont entre elles. Nous aurons d’ailleurs plus d’une occasion de revenir sur les roches, en considérant les divers exemples d'exploitation qui seront développés dans le cours de cet ouvrage.

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