MOUVANT
Déblaiement et boisage.
T'erra in mouvant ,
pi. 9.
Division du travail.
sage, des palplanches p tout autour du cadre; et à mesure qu’on les chasse à coups de masse, on enlève la portion de terrain qu’elles environnent. Quand les palplanches sont enfoncées jusqu’à une profondeur d’environ 3 pieds , l’excavation étant profonde alors de 2 pieds, on place un second cadre de boisage, que l’on maintient à la distance convenable du précédent , par le moyen des tasseaux C e. Afin que les palplanches ne s’enfoncent ni verticalement , ni vers l’intérieur de l’espace à excaver, ce qui, dans les deux cas, tendroit à resserrer l’excavation , on a soin , en plaçant le second cadre , de chasser entre lui et les palplanches, des coins S, qui pressent l’extrémité inférieure de celles-ci vers le terrain.
L’opération se continue, pour les cadres inférieurs, ainsi que nous venons de l’indiquer et comme le font voir les fig. /, 6 , /. Quand l’excavation est parvenue, à l’aide des palplanches, jusqu'à la place qu’occupe le troisième cadre, on le place comme les précédens; on chasse derrière lui de nouvelles palplanches, d’abord sans coins, puis avec des coins successifs, dont la grosseur va en augmentant, et ainsi de suite.
Comme la mobilité du terrain et l’abondance des eaux ne permettent pas d’amener tout un espace à-la-fois, jusqu’au sol de la galerie d’écoulement, voici comment on divise ce travail : lorsqu’un espace est suffisamment excavé , et qu’il a par conséquent reçu son dernier cadre de boisage, on n’amène à-Ia-fois que le quart de cet espace ( c’est-à-dire , une longueur d’environ trois pieds et demi) à recevoir le plancher h h qui doit former le sol de la galerie. Ainsi , par exemple , pendant qu’on ferme la voûte V , sur le dernier quart de l’espace représenté par la fig. } • Ie muraillement vertical m in s’élève dans le premier quart de l’espace suivant , fig. g; le plancher horizontal h s'établit dans le quart suivant du même espace; et cette dernière opération , que nous allons décrire , se prépare dans Je troisième quart du même espace,^. g.
Pour établir le plancher h , on place d’abord les pièces de bois ff, entre lesquelles on chasse les palplanches g jusqu’à ce qu’elles soient enfoncées au-dessous du sol de la galerie , ainsi que le sont les palplanches parallèles à sa longueur. [Vûj/e^ la coupe verticale , fig. 8. ) Par
ce moyen, on se rend maître du sable mouvant qu’amènent les eaux, et on se hâte de le retirer de cet espace. Alors , sous l’eau qui se maintient à une certaine hauteur X , -fig. 6 etp, on dispose horizontalement de . forts madriers de chêne , que l’on fait joindre exactement , et que l’on assujettit dans leur position , au moyen de tasseaux qui pressent leurs extrémités. Cela fait, on établit, sans perdre un moment, la maçonnerie m m sur le plancher h , quelle affermit de plus en plus. Cette maçonnerie , dont la fig. p fait voir les dimensions , est exécutée en pierres de grès assemblées à sec, sans mortier. Sous la voûte V, au-dessus du niveau X des eaux, on établit une voie de roulage. Quand le muraillement en voûte est entièrement achevé dans un espace , Jig. / , et assez avancé dans l’espace suivant,^, p, pour que les cadres de boisage inférieurs se trouvent par là assujettis , et pour ainsi dire emprisonnés entre le terrain et la maçonnerie, il ne reste plus, pour terminer le travail relativement à un tel espace , fig. j , qu’à en retirer le surplus du boisage et à remblayer l'excavation.
Pour retirer le boisage , on commence , dès que s’élève le muraillement latéral de la galerie , à arracher les palplanches inférieures , et l’on ne sacrifie que (es deux longues pièces b b du cadre de boisage situé au point le plus bas. La voûte V étant totalement fermée dans un espace , on recharge sur elle les matières qui ont été extraites de l’excavation : à mesure que celle-ci se remplit , on enlève le boisage , depuis le niveau de la galerie jusqu’au jour. Ce même boisage est employé de nouveau pour un espace suivant.
Une fois parvenue au terrain solide f m , fig. x, la galerie est continuée par les moyens ordinaires de percement , qui ont déjà été exposés au sujet des planches 4 à 8.
Tewiai!*
mouvant.
Mursillement,
Suite et Su du travail.