IO
Exemple concernant le boisage et le muraillement des puits d’épuisement et d'extraction.
La pl. io fait voir l’ensemble d’un puits destiné à l’épuisement des Niveaux d’eaw, eaux souterraines, et d’un puits destiné à l’extraction des minerais; ces pl- 2. 24
Niveaux d'eau, deux puits verticaux sont garnis de boisage et de murailfement; ils rL '°~ offrent un travail particulier de boisage, que les mineurs du nord de la France désignent par la dénomination de picotage. L’exemple est tiré de l’une des mines du département du Nord, auxquelles se rapporte aussi la pi. 26 de notre Atlas.
Sur la pi. 1 o on distinguera les objets suivans :
Fig. /.Puits toi- La jtg. 1 offre une coupe verticale passant par les deux puits d'une tii « raurailW». mine de houille située à Fresne, non loin de Valenciennes. Cette figure a exigé six divisions sur plusieurs bandes parallèles, ainsi que nous allons le voir :
A B, orifice du puits qui sert à l’épuisement des eaux. Ce puits vertical est représenté , suivant toute sa profondeur, jusqu’en LM , dans les bandes qui sont placées à gauche de A B, C D ,ftg- /. Les bandes de continuation , faute d’espace, n'ont pu être ajustées au-dessous de A B C D , suivant une même ligne verticale A C, comme le sont , dans la réalité, les portions de puits qu’elles représentent.
. C' D' EF, continuation, en ligne droite, dé la portion de puits
A B C D; C' D' est absolument la même portion de ligne horizontale que C D, comme G' H' est la meme que GH, et I' K' la meme que I K.
E F , ligne au-dessus de laquelle le puits A B L M est boisé en carré, jusqu’en A B , tandis qu’au-dessous d’elle il est muraillé en rond, jusqu’en L M.
L M , puisard dans lequel se réunissent les eaux souterraines , fond ' du puits AB L M.
N O, orifice du puits qui sert à l’extraction de la houille : ce puits vertical est, comme le précédent, représenté suivant toute sa profondeur, au moyen des bandes qui se voient à droite de N O P Q; ainsi P' Q.' est la même portion de ligne horizontale que P Q., et T' U' la même que TU.
R S , ligne au dessus de laquelle le puits N O V Z est boisé en carré, jusqu’à son orifice, tandis qu’au-dessous il est muraillé en rond , jus- , qu’en V Z.
V Z, fond du puits d’extraction.
X, emplacement d’une machine à vapeur, de 60 pouces de diamètre, Niveaux d'eau, qui met en mouvement les pompes d’épuisement depuis A B jusqu’en Pl lo*
L M. ( Vûjrei cette machine , pl. 37 «38.)
Y , emplacement d’une machine à vapeur de rotation , de 1 6 pouces de diamètre , qui met en mouvement les tonnes d’extraction depuis N O jusqu’en V Z. ( ) cette machine, pl. 39 , 4° et 41-)
Dans la réalité, le puits A B LM, ainsi que la machine X , est tourné , relativement au puits N O V Z et à la machine Y , de manière que le plan vertical A B C D est perpendiculaire au plan vertical N O P Q.; mais, en représentant ainsi le puits A B L M , il n'auroit pas été possible de faire voir clairement toutes les pompes d’épuisement et leur attirail; nous avons donc supposé que le puits AB LM avoit tourné de 90 degrés sur son axe vertical, pour se présenter à l’oeil, tel qu’on le voit dans la ftg. 1, ce qui n’apporte aucun changement à l’explication.
Les chiffres 1 , 2, ] jusqu’à n, indiquent autant de couches de houille, Coucho Ja de diverses puissances; elles sont renfermées dans le terrain hou i lier , huu:llc' c’est-à-dire , dans l’argile schisteuse et le grès , dont les bancs se dirigent et s’inclinent comme les couches de combustible.
Au-dessus du terrain houiiler, on voit diverses roches dépourvues de houille, et dites par cette raison ttrriïins-morts , dont les bancs sont àpeu-près horizontaux.
Tout l’espace compris entre la portion de puits A B C D et la portion de puits N O P Q. est représenté exactement dans la fig. 1 , tel que le percement des puits et galeries l’a fait connoître; mais, en se figurant la portion C' D' G H ajustée au-dessous de A B C D , ainsi que nous l’avons expliqué , et la portion P' Q.' T U ajustée au - dessous de N O P Q., 011 11e voit plus , sur la figure , qu’une partie de l’espace connu qui sépare les deux puits à cette profondeur; et il en est de même à l’égard des autres continuations des deux puits. Cette suppression nécessaire ne nous prive d’aucun détail , parce que les memes couches de houille et les memes galeries se retrouvent indiquées sur les portions correspondantes des deux puits ; comme l’espace qui les sépare , dans la réalité, n’offre rien autre chose que la continuation, en
Niveau* d'eau, ligne droite, de ces méhies objets indiqués le long des puits, par la lo‘ fig. /, les bandes de continuation , qui sont placées à gauche de A B CD et à droite de N O P Q., suffisent pour présenter une image exacte et complète de la construction des deux puits , et de la disposition des roches qu’ils traversent, depuis le jour jusqu’à une profondeur de i J o toises.
Renvoi à la pi. 16, Sur la pl. 26 ,Jig. disposition d’un dépôt houiller, du même département, est représentée sur une plus grande étendue, et l’on y voit indiqués, par de simples lignes, des puits et des galeries dont la cons* traction est, dans la réalité, semblable à celle que nous considérons ici avec plus de détails.
Pompo d'épui- A l’égard de l’épuisement des eaux, on remarquera (dans le puits «ment. AB LM):
a.b.c. d.e.f, g.h.i, neuf pompes aspirantes hautes, formant autant de répétitions depuis le fond jusqu’au jour; comme une telle pompe sera présentée avec tous ses détails (pl. 1 1 ,fig.j) , il nous suffira d’en considérer l'ensemble :
Le tirant vertical / étant mis en mouvement par le balancier k de la machine à vapeur X , la pompe a élève les eaux du puisard L M jusque dans le réservoir qui est placé au-dessous de la pompe b ; celleci les porte jusqu’au réservoir de la pompe c, qui les verse à son tour dans le réservoir de la pompe d, et ainsi de suite jusqu’à la pompe /, qui les verse au jour.
j, tirant principal de bois, formé de poutrelles assemblées par des boulons de fer; à ce tirant sont suspendues les tiges de toutes les
. pompes.
k, balancier de la machine à vapeur, auquel est supendu le tirant j.
Extraction. Passons au puits d’extraction N O V Z; on y voit :
l, m, deux poulies en fonte de fer, sur lesquelles passent les cables des tonnes.
tij une poulie qui supporte le cable q, à l’extrémité duquel est attachée une chaîne de fer , destinée à faire l’office de contrepoids, dans le mécanisme relatif à l’extraction de la houille: ce mécanisme est
décrit ailleurs. ( Voyej^ planche 3 9 , Jig. g et 6, ainsi que l’explication Nivrsux d'eau, correspondante.) Pl' l0*
t , 0, deux cables dont chacun correspond à une tonne d’extraction.
p , un crochet de fer, auquel est suspendue la chaîne du contre- poids rappelé ci-dessus.
q , un cable correspondant à ce contre-poids.
r , r, deux tonnes d’extraction.
L zfig. a offre trois coupes horizontales, prises dans le puitsABLM : %. a.
1.* sur ab de Jig. 1; 2.* sur Ccl; 3.0 sur e f. Ces coupes et les sui-’ vantes, comparées avec la fig. i, au moyen des mentes lettres quelles portent, expliqueront suffisamment la disposition des réservoirs , des tiges, et des tuyaux de pompe, ainsi que la manière dont sont placées, pour tout l’attirail d’épuisement, les solives de soutien, telles que v, en e f.
La Jig. g est une coupe verticale sur I m de Jig. g; elle a pour objet Fig.j. de faire voir la tige /, garnie de deux oreillons de sûreté, qui la retiennent, en cas de rupture , sur les solives r, t.
\ji.fg. 4 est la continuation des coupes horizontales ci-dessus, Fig- 4savoir : 4*°’sur g h de Jig. 1; $.* sur i k.
Revenant à la Jig. 1 , remarquons les objets indiqués ci-après : Retour à U fg. /.
n , n , n , descente des ouvriers , suite de puits inclinés, dans lesquels sont placées des échelles, et qui aboutissent à des galeries pratiquées dans les diverses couches de houille. C’est à l’aide de ces descentes, et des portions de galeries auxquelles on les voit aboutir dans la Jig. 1 , que les ouvriers se rendent depuis le jour jusqu’au fond des travaux. La fig. 1 ne fait voir qu’une partie de cette suite de descentes , parce que la représentation du tout auroit excédé inutilement les bornes assignées à cette figure.
O, o*, Oj, O1*, galeries dont chacune a pour objet de traverser plusieurs couches de houille, dit mur au toit ou du toit au mur; on les nomme, par cette raison, galeries de recoupement, ou de traverse.
Niveaux d'eau, Pt. I O,
Pii
A ( IpO )
P > P*> P ’ P*> P*’ P > places d’assemblage nommées accrochages . dans ie pays de Valenciennes. C’est à ces différens niveaux que les tonnes r, rvont alternativement chercher la houille.
(| jusqu’à (J4, cadres de boisage , fixés de manière à contenir les eaux , au moyen d’une disposition connue sous le nom de picotage; on nomme un tel cadre une trousse de picotage :
<] . q4, trousses doubles;
q‘, q‘, trousses simples.
Le picotage proprement dit est l’opération par laquelle on chasse des coins ou picots derrière une trousse de boisage, pour l’assujettir contre la roche, ainsi que nous allons le voir.
L’objet qu’on se propose, en établissant une trousse de picotage, est de mettre le puits à l’abri des eaux qui affluent en général dans les terrains-morts , et qui sont plus ou moins abondantes dans certaines roches plus ou moins fissurées. C’est ce qu’on appelle traverser les niveaux d’eau; pour cela :
1. ° II faut pourvoir, en creusant le puits , à l’épuisement des eaux affluentes, ce qui exige ordinairement l’emploi de plusieurs machines à vapeur des plus fortes, pour un meme puits qui fournit quelquefois, dans les mines d’Anzin , jusqu’à neuf cent quarante - cinq 'mille pieds cubes d’eau en vingt-quatre heures.
2. * Il faut parvenir ainsi à une roche assez solide pour qu’elle offre, au picotage, un appui inébranlable. If faut fixer fa trousse de picotage, avec la plus grande force, dans la roche entaillée pour la recevoir.
3. * Sur la trousse ainsi fixée, il faut élever le boisage ou cuvelage du puits , jusqu’à ce que le dernier des cadres successifs dont il se compose ait atteint le dessous d’un cadre supérieur déjà fixé d’une manière invariable. Il faut alors chasser des coins horizontalement entre les deux cadres qui viennent d etre indiqués. De ces dispositions il doit résulter un cuvelage parfaitement serré.
Quand on creuse uu puits aux mines d’Anzin, ce qu’on appelle, dans cette contrée .faire une avaleresse , on est presque toujours obligé d’y pratiquer plusieurs picotages, avant de parvenir à la partie supérieure du
banc de terrain-mort que l'on désigne par le nom de di'eve ; au-dessous Ni veaux d'eau, de ce niveau, il n’est plus besoin de picotage, parce que la terre glaise ***• '°dont le banc est composé, ne laisse point passer les eaux. Des masses énormes de fluide restent ainsi suspendues dans les parties supérieures de l’exploitation , pressant horizontalement le cuvelage qui leur résiste , et s’appuyant sur les trousses de picotage, dont chacune intercepte , plus ou moins exactement, la communication des eaux qu’elle soutient avec celles du niveau inférieur.
On peut se représenter tout l’espace compris depuis f[* jusqu’à q, Image <l< ce dans chacun des deux puits , comme seroit un tube calibré par dedans , ’■
ceint par dehors de plusieurs anneaux saillans, et placé dans un vase qui auroit un diamètre intérieur précisément égal au diamètre extérieur des anneaux. Si les parois d’un semblable tube offrent la résistance convenable, un fluide placé entre lui et le vase, de manière à occuper soit l’espace entier qui sépare un anneau de l’autre, soit une portion seulement de cet espace , restera suspendu entre deux anneaux contigus, sans pénétrer ni dans letube, ni au-dessous de l'anneau inférieur, ni audessus de l’anneau supérieur.
C’est un effet semblable qu’on se propose d’obtenir par le picotage.
Dans cette opération, le puits est le tube, la roche environnante est le vase , tandis que les trousses de picotage sont les anneaux dont nous avons employé l’image pour rendre cette explication plus sensible.
Quant au picotage proprement dit, voici comment il se pratique :
Lorsqu’on a disposé convenablement , en forme de cadre , dans Exécution. Fig. l’entaille de la roche, les quatre pièces de bois de chêne a a, dont se compose une trousse , savoir , deux pièces longues et deux pièces courtes, telles qu’on les voit indiquées fig.J.o n place, entre la roche et chacune des pièces de bois, un madrier posé de champ , dit lambourde , dont la longueur excède un peu celle de la pièce correspondante , l’entaille de la roche b ayant été pratiquée assez profondément pour permettre cette disposition. Cela fait, on garnit de mousse tassée tout l’espace qui se trouve entre le terrain b et chaque madrier c posé devant lui : il s’agit alors de picoter; pour cela, on place, entre chaque madrier c et la pièce a correspondante , des coins ou tasseaux prismatiques de bois
Nivr.Au* ntAO . blanc très-sec , d; puis , entre ces tasseaux , des coins de bois dont les pre- ***• lo~ miers ont la tcte en bas; entre ceux-ci , on chasse avec force de nouveaux coins, d’abord de bois blanc, ensuite de chcne, qui ont la tête eji haut comme à l’ordinaire : quand ces coins refusent d’en admettte d'autres entre eux, on prépare une place à de nouveaux coins de bois, à l’aide de coins de fer, et l’on frappe de nouveau à coups redoublés; après quoi , tout cet assemblage de coins étant tassé en une seule masse plus compacte qu’aucun bois , on finit par chasser les quatre maîtres-coins e , * entre les angles saillans de la trousse et les angles rentrans de la roche.
Curetage. Quand une trousse de picotage est ainsi établie , il s’agit, comme nous l’avons déjà indiqué, d’élever au dessus le cuvelage , qui est composé de cadres de boisage, bien joints et parfaitement planes, sur le pourtour intérieur du puits. A mesure qu’on place les cadres de cuvelage, on remplit exactement de ciment liquide l’espace qui se trouve entre eux et la roche : une petite bande de toile, clouée à la partie inférieure de chaque cadre , du côté qui regarde la roche , couvre le joint qui se trouve entre lui et le cadre immédiatement inférieur.
Quand on est parvenu, de cette manière, à la surface stable contre laquelle doit s’appuyer la partie supérieure du cuvelage , par exemple, ayant cuvelé l’espace compris entre c|* et (J ' , fig. r, on assujettit toute cette partie , au moyen de coins chassés horizontalement entre la trousse cj’ et le cadre qui est situé immédiatement au-dessous d’elle : ces coins font l’office de clefs ferment toute cette charpente.
Il ne s’agit plus que de calfater tous les joints du cuvelage ; pour cela , on pratique, en avant de chaque joint , à l’intérieur du puits , une petite entaille, d’une ligne de hauteur et d’un pouce de profondeur, dans laquelle on bourre de l’étoupe goudronnée. Cette dernière opération s’exécute en commençant par la partie supérieure , afin que les ouvriers ne soient pas incommodés par le suintement des eaux que retient le cuvelage.
Moriiltonent. Après avoir considéré le cuvelage carré des puits A B L M et N O V Z , jetons un coup-d’œil sur le muraillement circulaire qui se trouve au-dessous.
Un tel muraillement s’exécute , soit à partir du fond du puits, soit niyïAux d'é*u, par reprises. Dans tous les cas , on commence le muraillement sur une ‘°*
forte mut de bois , composée de jantes assemblées, sans rayons , espèce de collier ou d’anneau circulaire : cette roue est fixée •horizontalement, à l’aide de coins, dans une entaille laite à la roche environnante, de manière que la roue présente une saillie propre à supporter la maçonnerie de hrique , à chaux et ciment , qu’on élève dessus. Si l’on veut ensuite commencer une seconde reprise de muraillement au-dessous de la première , il ne s’agit que d’établir, comme pour celle - ci , une nouvelle roue de bois , et de maçonner, en montant , jusqu’à la partie déjà muraillée , que l’on peut alors dégarnir de sa roue , sans que son ciment se dérange , si le premier muraillement a été bien fait.
Lorsqu’il est question de lier une partie de muraillement avec un Réunion des cuvelage ou boisage situé au-dessus, comme, par exemple, en EF et lleul en R S,yü/. /, voici comment on s’y prend : ayant élevé le muraillement circulaire jusqu’à 6 pieds au-dessous du dernier cadre de cuvelage , qui est fixé avec des coins de manière à supporter ceux qui sont audessus de lui, on commence peu-à-pcu à disposer la maçonnerie suivant la forme d’un puits octogone, et l’on continue ainsi à l’approcher du cuvelage carré. Quand la maçonnerie est terminée , à chacun des angles droits du puits carré correspond un côté du puits octogone qui est situé au dessous. Alors , pour qu’il ne reste pas , à la jonction de ces deux puits, des ressauts capables d’arrêter les tonnes quand elles descendent, on cloue .dans les angles du cuvelage , des pièces de bois , dont chacune présente, à l’intérieur du puits, une face triangulaire inclinée vers le fond , et ayant pour base une ligne égale au côté de l’octogone qui la supporte. Par ce moyen , à six pieds au-dessus de la jonction de la maçonnerie et du cuvelage, il n’y a plus aucun ressaut, parce que chacun des quatre autres côtés de l’octogone, indiqués ci-dessus, est d'ailleurs situé dans un meme plan vertical avec la face de cuvelage qui lui correspond.
Il est extrêmement rare , aux mines de Valenciennes, que , dans certaines parties d’un tel puits, la consistance des roches permette de n’employer ni cuvelage, ni muraillement. Lorsque le cas se présente, il
Niveaux d’eau PI. 10.
Curetage en fonte de 1er.
, suffit, pour la solidité d’un murailiement établi au-dessus d’une partie nue , que la maçonnerie soit assise sur une forte roue de bois, absolument de la meme manière que nous l’avons indiqué ci-dessus. Une telle roue, fixée dans la roche, présente à l’œil une partie de sa face inférieure, si on la considère de l'espace laissé à nu dans le puits; mais le contour extérieur de cette meme face est engagé dans la roche qui soutient la roue et la maçonnerie construite dessus. Il en est de même quand c’est une partie de cuvelage qui touche immédiatement à une partie nue , située au dessous : dans l’un et l’autre cas , il faut fixer fortement, avec des coins de bois,. la première pièce sur laquelle reposent toutes les autres. Quant au cuvelage ou au murailiement k exécuter au-dessous d’une partie nue, on part de même d’une base solide; mais comme la partie supérieure d’une telle construction vient aboutir, sans nulle difficulté, à la partie nue, il seroit superflu d'entrer dans de plus longs détails k cet égard.
C’est ici le lieu de faire mention d’un nouveau moyen de solidité , qu’on a employé en Angleterre, pour passer les niveaux d'eau d'une manière analogue aux procédés de picot agi et de cuvelage ci-dessus décrits.
Depuis quelques années , il existe , dans l’une des mines de houille de Newcastle, dite Percy-Mmc, un puits vertical et circulaire, d’environ 400 pieds de profondeur et de 13 pieds de diamètre , dont les parois sont revêtues , sur une Longueur de 1 20 pieds , en pièces de fonte de fer ajustées sur des pièces de bois. Chacune des pièces de fonte est une portion de cylindre creux; sa courbure correspond i un sixième de la circonférence du puits. La hauteur de chaque pièce est de 3 pieds, entre les deux collets extérieurs qui la terminent ; son épaisseur est d'environ un pouce. Six pièces semblables de fonte sont appliquées , côte à côte, sur la circonférence du puits quelles couvrent entièrement; elles reposent, par leurs collets inférieurs, sur des roues horizontales de bois , qui sont encastrées dans la roche , comme il a été dit plps haut , au sujet d’Anzin.
Les six pièces de fonte sont serrées entre elles, par le moyen de coins chassés horizontalement dans leurs joints verticaux; les collets supérieurs des pièces de fonte s’appuient contre la partié inférieure d’une
seconde nue de bois, établie à X pied* au-dessus de la première. C’est Ntvraux otAu. ainsi que le revêtement intérieur du puits est formé d’assises successive* *’* de fonte, dont chacune est contenue entre deux nues t ou colliers de bois , fortement assujetties.
M. de Gallois, ingénieur en chef des mines de France, auquel nous sommes redevables de la connoissance de cette construction , inventée par M. Buddle, habile directeur de la mitre indiquée, items assure , comme témoin oculaire , que ce cuvelage en fonte a complètement réussi: mais il ne faut pas perdre de vue qu'en Angleterre li» fonte de fer est obtenue à bas prix et en grande quantité, par le moyen de la houille; que le bois y coûte beaucoup plias cher que dans la plupart des pays de mines; et enfin que cette construction, trt fonte de fer, ne serait pas applicable, si les eaux à contenir étoietw ri trioliques.
Boisage des Mines, &c.
L’objet principal de la pl. 1 1 est de faire voir le boisage d’un puits de mine , d'après un exemple tiré du Hartz , où le bois résineux abonde. On reconnoîtra, sur les/f/. / et 2 ,. les espaces consacrés à la descente des mineurs , à l'épuisement des eaux, à l’extraction des substances minérales; et sur la fg. 2, le toit, le mur et l’inclinaison du filon,, dans lequel est pratiqué le puits d'exploitation. C’est ainsi que sont disposés en général les puits indiqués sur les pi. 4 À 8 inclusivement, ainsi que sur les pl. 1 5 , 1 6 et 1 8.
Les fig. g et jf. font voir les détails d’une des pompes d’épuisement qui sont établies dans un semblable puits, au Hartz; la fig~ g montre, par comparaison , l’une des pompes en fonte de fer qui sont employées en Silésie, dans le puits d’épuisement ( G) que l’on voit sur la pl. 35, fg- 7 , et sur la pl. 36 ,//. r.
Entrons dans quelques détails, concernant chacune des figures de la pl. it. Les deux premières offrent seulement une portion du puits boisé, le surplus étant absolument semblable, depuis le fond jusqu’au jour ; 0:1 y distinguera les objets suivans :
zj..
Boisage* PL M.
BorsAcc, PI. i»,
Fig . I Cl 2.
Première charpente.
Seconde charpente.
Intérieur du puits.
Fig. i , projection verticale sur un plan situé au mur, ou coupe suivant la ligne S Q.de la fig. i.
Fig. 2, projection verticale sur un plan perpendiculaire à la direction du filon dans lequel le puits est foncé suivant l’inclinaison, ou coupe suivant la ligne A B ou M N de la^. i.
Dans la fig. i, toute la partie qui forme le toit du filon et du puits est supposée enlevée ; pour que l’on voie le mur.
Dans la fig. î , toute la partie qui forme le flanc du puits, à gauche des échelles de la fig. i, est supposéeenlevée ,pour que l’on voie le flanc opposé , ainsi que le mur X et le toit Z. La charpente du toit est semblable à celle du mur, à l’exception de la voie des tonnes VW, qui n’existe que sur celui-ci.
Sur les deux figures , ii sera facile de reconnoître les pièces ci-après, qui constituent la première charpente, c’est-à-dire , la partie du boisage que l’on pose à mesure que le puits s’approfondit:
a , a, a , pièces de flanc, ou pièces courtes;
b , b , b , pièces longues ;
c , c , c, pièces interposées (qui alternent avec les précédentes);
f, f, f, tasseaux qui séparent les cadres de la première charpente, formés des pièces a, b , c ci-dessus;
g, g, g , soliveaux de garnissage, au mur;
h , h, h, idem , au flanc.
La seconde charpente est compoflÉe des pièces suivantes :
A, B, C, D, E, F, pièces d’appui montantes ;
G , H , K , traverses principales qui supportent la seconde charpente ;
d, e j traverses qui maintiennent les pièces d’appui montantes du mur et du toit, savoir :
d , pièce au toit [sumpel] ;
e, pièce au mur (idem).
On n’a point indiqué ces pièces dans la fig. i , pour éviter la confusion.
Dans le puits ainsi boisé, on remarquera eDeore ce qui suit :
i, planchers de repos;
k, poutrelles qui les supportent;
F, P, jeux alternatifs de pompes aspirantes;
R', R , réservoirs qui leur correspondent;
ri, n, tirans qui mettent en mouvement les tiges des pistons de ces pompes;
t , tuyau d’aspiration de la pompe qui est placée au-dessus de P, comme P est au-dessus de F;
7, £, échelles pour les mineurs.
V W, voie des deux tonnes, dont l’une seulement est représentée dans le compartiment W ; l’autre tonne est supposée suspendue à l’extrémité du cable indiqué sur l’autre compartiment V, mais en un point non visible sur les fig. i et a.
Les fig. je i f réunissent les détails d’une pompe aspirante , sem Pompo. Fig. ; blable à celles qu’indiquent les fig. i et a, sous les lettres P, R ; on en voit la coupe verticale sur la fig. j , tandis que la fig. 4 présente quatre coupes horizontales A, B, C, D, prises aux niveaux correspondais a , b, c,d,Aefig. j.
Au moyen de ces deux figures, il sera facile de distinguer les objets suivans au-dessus du tuyau aspirateur qui plonge dans le réservoir R , savoir :
a , botte en bois du corps de pompe ; elle renferme un clapet formé d’une rondelle de cuir , qui est maintenue , par une vis , entre deux plaques de tôle. Pour réparer ce clapet, on enlève un bondon qui bouche l’ouverture ménagée sur la botte. (Voyez 2, fig. 2. )
b, piston en bois ; il est percé de trous, et couvert d’une épaisse rondelle de cuir qui fait l’office de clapets.
c , corps de pompe; c’est un tuyau de fonte de fer, exactëment aliésé ou calibré.
d, couronne en bois , dégorgeoir de la pompe.
C’est ainsi que sont construites, en général, les pompes d’épuisement du Hartz, de la Saxe, de la Carniole et de plusieurs autres pays de mines.
La fig. / fait voir, par appendice , une pompe à tuyaux additionnels , Cî- /■ usitée en Silésie, dans le pays de Mansfeld, et ailleurs. Sa disposition générale est analogue à celle des pompes d’épuisement qui sont indi-
Boissci, Pi. 1 ..
Boisagc. quées sur la p[. 10 , fig. i , par les lettres a, b ,c, et, e , f. g, h. i;
***• 1 '• niais la fig. /, pl. 1 1 , que nous considérons, ne présente qu’une portion
des tuyaux de la pompe : au dessus du point V, ces tuyaux et la tige du piston se prolongent, tels qu’ils sont à cette hauteur, et quelquefois ils s'élèvent encore de douze à quinze toises.
On remarquera ce qui suit, sur la fig. g, savoir:
H K, portion représentée entière à (extérieur, pour que Ion voie fe tuyau d’aspiration H et l’assemblage des tuyaux, qui sont de fonte de fer;
K /, portion représentée en coupe verticale, pour que l’on voie les clapets , ainsi que la tige et le piston r , dans les tuyaux K V:
e' p , portion représentée entière, pour que l’on voie la porte de réparation ou chapelle (e'), qui est située sur la partie antérieure, de la même manière que la porte semblable (e)esi située de l’autre côté; p V, portion représentée en coupe verticale ;
V, portion représentée entière;
q , q, pièces de bois et planchers qui soutiennent l’attirail des tuyaux de pompe;
La pièce de fonte de ferjf est garnie de deux clapets à charnières: quand la pompe est en action, cette pièce y est fortement embrassée par le tuyau, et elle reste immobile pendant le jeu des clapets. La fig. g la représente un peu soulevée , pour qu’on la distingue du tuyau. Remarquons encore la tige de fer forgé (t), dont les diverses portions sont terminées par un trait en peigne , et le piston (t) que cette tige traverse. Ce piston est garni de deux clapets à charnières , comme la pièce y L’assemblage, en peigne, de deux portions consécutives de la tige, est recouvert par un écrou de fer, qui l’embrasse et le maintient.
Fig- à. La fig. 6 offre d’autres détails relatifs à hfig.j, savoir :
E, coupe verticale de la chapelle t ou e', prise perpendiculairement à I * fig’ Si
T, plan du piston r, non encore garni de ses clape's : c’est une pièce coulée en fonte de fer; elle est semblable à la pièce y, avec cette seule différence, que celle-ci est plus forte, garnie d'un crochet qui sert i la
déplacer en cas de besoin , et traversée par une queue qui la maintient Boisage, dans sa situation. >>l' 1 *•
T, plan du même piston t, garni de ses deux clapets, et vu sur la tête: c'est la pièce T recouverte d’une rondelle de cuir qui la déborde.
Cette rondelle est maintenue, par-dessus et par-dessous, entre deux feuilles de forte tôle , qui sont liées entre elles par des clous. De cette disposition résultent deux clapets de fer , que le cuir déborde, et à chacun desquels correspond une charnière formée par le cuir même, parallèlement au diamètre du piston.
Autour du piston ( voy. t.fig- j) se trouve une garniture ou manchette de cuir, qui s'évase par le haut, de manière quelle s’applique exactement contre les parois du corps de pompe, quand la tête du piston est chargée d'eau. C’est à-peu près de même que sont disposés les pistons dans les corps de pompe qu’indique la pl. i o , fig. t; mais dans ces derniers, le tuyau dit la travaillante , dans lequel se meut le piston , est de laiton , au lieu que, dans l’exemple actuel , tous les tuyaux sont en fonte de fer.
7 rappellera une disposition de la garniture des pistons, par Fig. 7. laquelle on a essayé, dans quelques-unes des mines de la Saxe et du pays de Mansfeld, de remplacer la manchette de cuir mentionnée ci-dessus.
On voit, en Z, l’élévation, et, en Z', le plan d’un semblable piston.
Sur sa tête est établie une couronne formée de petites lames de bois a, a', qui se recouvrent l’une l’autre, et qui sont liées entre elles par des morceaux de cuir et de petits clous. De cette disposition , qui a été décrite par M. de Bonnard, dans le Journal des mines (n.“ 1 64), il résulte une couronne flexible qui , en s’appliquant contre le tuyau du corps de pompe, fait l’office de garniture; mais les essais faits à cet égard n’ont pas donné lieu de préférer cette disposition minutieuse à celle des pistons indiqués ci-dessus.
Si , après avoir considéré la pi. 11, et particulièrement les fig. 1 et 2, Renvoi id'autriM on jette un coup d’oeil sur la pl. 33, fig. 2, 011 aura une idée complète Plauchesde l’ensemble d’un puits très - profond et boisé avec la plus grande solidité. Revenant alors aux pl. 4 à 8, on sentira quelle énorme quantité de bois est enfouie dans les mines du Hartz.
Boisage, II est des cas où la consistance de la roche permet de simplifier le 1 1 boisage des puits; la pl. jo en offre un exemple dans les fig. i et j.
Quant au boisage des galeries de mines, on en verra les détails sur la pl. i 5 , par le moyen des fig. 8, p, îo, sur lesquelles nous reviendrons en considérant cette planche. Nous ne nous y arrêterons pas ici , parce qu’une partie de ce qui doit suivre, concernant le murailleraent , s’applique au boisage, sauf la différence des matériaux que l’on emploie, dans ces deux cas, pour assurer la solidité des travaux souterrains.
Muraiütmtnt,
Muhahlemcnt. Sur la pl. 1 2 sont réunis divers exemples, dont les uns se rapportent rl '*' au muraillement des mines et les autres au percement par la sonde. Considérons d’abord le muraillement dans les div. J.° et IV.* de cette planche; nous renverrons à la fin de ce chapitre, l’explication des figures comprises dans les div. II.°, III. ° et V.*
Les fig. là / représentent les principales constructions en pierre qui sont usitées dans les galeries et les puits de mine.
Les fig. 6 à 8 font voir le muraillement d’une cage de roue hydraulique , établie dans l’intérieur d’une mine.
Les fig. i / et i/ offrent une partie d’un puits muraillé et disposé pour l’extraction.
Avant d'entrer dans les détails de ces exemples, plaçons ici quelques notions générales.
Cnnstruciboéci Dans une galerie où il s’agit d’établir une voûte, la préparation de Toûta. l’espace exige les travaux suivans :
i Il faut donner à l’excavation au sein de laquelle le muraillement doit être établi , la hauteur et la largeur nécessaires, y compris un espace de trois pieds et demi de haut, qui doit se trouver au-dessus de l’épaisseur de la voûte , afin que les ouvriers puissent s’y tenir [tendant la construction. Ce premier travail s’exécute, soit par le moyen du tirage à la poudre , s’il s’agit d’une partie non encore exploitée , soit par le déblaiement et le boisage, s’il s’agit d’une partie déjà remblayée.
( aoc )
2.” Cela Tait, entre les Jeux parois opposées de l’excavation, on MuriAiuxsrcifT, établit, de distance en distance, des traverses de bois , qui doivent être P1, situées exactement comme la corde de l’arc projeté, c’est- à - dire , comme le seroient des pièces permanentes de boisage.
3.0 il faut alors entailler la roche des culées, au-dessus des traverses, pour la préparer à recevoir les extrémités de l’arc projeté.
4-# Sur chacune des traverses , et dans le même plan vertical que chacune d’elles, on place des cintres de bois, qui présentent la courbure adoptée pour la construction de la voûte.
J.” Sur la courbure des cintres, on établit un plancher qui les enveloppe ; c’est sur ce plancher que les ouvriers disposent les voussoirs , en commençant par ceux des culées , et finissant par celui de la défi
Pendant la construction de la voûte , on ménage , de temps en temps , si cela est nécessaire , des ouvertures pour l’écoulement des eaux.
Quand la voûte est achevée sur une certaine étendue , on recharge de déblais l’espace ménagé entre sa partie supérieure et le fiaîtc de l’excavation; et si l’on craint l’affluence des eaux, on en garantit la maçonnerie, au moyen de planches et d’argile, disposées de telle manière que les eaux se portent vers les ouvertures pratiquées pour leur écoulement
S’il s’agit, dans une galerie, de construire une voûte fermle , on commence par poser (a clefi renversée de la courbure inférieure ; lorsque par la suite le muraillement est parvenu , à droite et à gauche de cette première pierre, jusqu’i la hauteur où les joints des voussoirs deviennent horizontaux , on élève la courbure supérieure ainsi qu’il a été dit ci-dessus.
Dans le muraillement des galeries, on distingue le cas où leurs parois Csteries mnraüsont verticales et celui où leurs parois sont inclinées: pour chacun de ces l«°;<,l,CTS c“cas, il importe de connoître le sens de la pression à supporter. Si , dans une galerie à parois verticales, la pression s’exerce de tous les côtés, le muraillement s’y exécute par une voûte fermée , telle que celle qui est représentée par la fig. 2, pl. 12 : quelquefois alors il suffit, au lieu d’un berceau continu , d’établir dans la galerie une suite d’anneaux de maçonnerie, espacés de manière qu’il reste toujours, entre deux anneaux consécutifs , une certaine distance non muraillée :
Mrs A II ir KENT PI. 1 1.
, c’est ainsi que ceîa se pratique, avec une économie considérable, dans les mines d'Idria et du pays de Salzburg , qui sont l’objet des pl. 20 et 22.
Si la pression n’est que partielle, le muraillement diffère du précédent par la suppression des parties que la solidité des roches environnantes rend superflues; il se réduit alors , soit à une voûte partielle, avec un seul mur de culée, soit A une voûte partielle, sans murs de culée, soit à des arceaux placés transversalement de distance en distance.
Quelquefois , au lieu d’un mur de culée continu, on établit, pour supporter un berceau construit au faîte de la galerie , des arceaux appliqués contre l’une des parois: c’est ainsi, par exemple, qu’on ménage le passage d’une galerie dans une autre. Quelquefois aussi, au lieu d’un berceau continu, on construit, de distance en distance, de simples arceaux qui traversent la galerie, et sur ces arceaux on élève, le long de ses parois, d’autres arceaux perpendiculaires aux premiers: cette méthode est employée à Freyberg en Saxe, sous le nom d’ arceaux croisés [ kreui £ bogen J. On peut encore combiner ensemble le muraillement et le boisage, en établissant, sur des murs latéraux, des pièces de bois qui soutiennent le faîte d’une galerie, comme des poutres supportent un plancher dans un bâtiment. Cette méthode, usitée en Hongrie, convient à de larges espaces , soit à parois verticales , soit à parois inclinées, dans lesquels on n’a besoin que de conserver une galerie étroite.
Si, dans une galerie à parois inclinées, la pression s’exerce de tous les côtés , on construit , comme ci-dessus, une voûte complète. Si la pression n’est que partielle, U est facile de se diriger par analogie, à l’aide de ce qui précède. S’agit il, par exemple, de soutenir le faîte et le mur! on établit , contre ce dernier, une culée de maçonnerie, sur laquelle repose une voûte qui va s’appuyer contre le toit. Est-ce au faîte et au toit qu'il faut résister’ on peut leur opposer à tous les deux la courbure d’un arceau qui , reposant sur le toit par son extrémité inférieure, aille s’appuyer sur le mur du gîte par son extrémité supérieure; ou bien, on peut élever un mur vertical contre le toit, et appuyer sur ce mur de maçonnerie l’extrémité supérieure d’un arceau
dont l'extrémité inférieure aille reposer sur le mur du gîte, S'il ne s’agit Mumilumekt, enfin que de soutenir la pression du faite, on lui oppose une s oute pi~ '** surbaissée, dont la corde soit inclinée et située perpendiculairement à l'inclinaison des parois. Les exemples de ces diverses dispositions sont fréquens dans les mines de Freyberg et de Schneeberg en Saxe.
Dans le muraillement des puits, on distingue aussi le cas où le puits Puiu, diven c». est vertical et celui où le puits est incliné.
Commençons par considérer un puits vertical. p„jB Tmic,i.
Si la pression s’exerce de tous les côtés, ou peut revêtir les parois d'un muraillement circulaire ou elliptique, d’une manière analogue à ce que nous avons déjà vu en considérant la pi. 10; mais si le puits doit être rectangulaire , on revêt les parois de murs qui sont supportés, de distance en distance , soit par des cadres de bois fortement assujettis dans la roche , sgit par des arceaux de maçonnerie, ce qui est préférable.
Dans le cas d’un puits vertical.il est souvent avantageux de revêtir d’un muraillement courbe les deux côtés longs , et de murs les deux côtés courts du puits: on donne alors à chacune des portions de ceux ci qui est portée sur un arceau, un foible talus vers le fond du puits, mais toujours de sorte que le front de tous les arceaux d’un même côté se trouve dans un même plan vertical, et que la corde de chacun d’eux soit située horizontalement. Quand la pression ne s’exerce que de trois côtés, ou de deux , ou d’un seul , le muraillement se construit d’une manière analogue à ce qui précède, c’est-à-dire , suivant une courbe, s’il s'agit de résister à un côté long, et suivant un plan lisse ou mur ordinaire , s’il s’agit d’un côté court.
Passons au muraillement des puits inclinés. Pute Incliné.
On peut distinguer ici le cas où l’inclinaison du puits se rapproche de la ligne verticale, et le cas où elle est d’environ 60 degrés et au- , dessous.
Dans le premier cas, on emploie un muraillement composé d’arceaux sa'illans [ uelerspringende bogen J, comme celui qui est représenté par la f*. pl. i 2. Dans le second cas, on construit le muraillement en col de cave [ kcllerlals que nous considérerons en revenant sur les
MüBMLI.rMENT, PI. ta.
Exécution.
C *5 extraordinaire.
Exemple* de la pl. ta.
Galeries. Fig. t Ct 2,
Puits, rig.jif.
Le muraillement des puits s’exécute, en général, de bas en haut. Il faut cependant excepter le cas extraordinaire d’un puits rond qui a été muraille de haut en bas, à Tarnowitz en Silésie, dans un terrain mouvant, où les eaux abondent: pour pouvoir y établir la maçonnerie, on fut obligé d’avoir recours au procédé suivant :
Après avoir creusé l’emplacement du puits, mais seulement sur une profondeur de t à 2 toises, on y assembla la maçonnerie sur une charpente qui étoit armée par-dessous d’un tranchant de fer. Ce fut audessous de cette charpente que l’on continua l’excavation , en forme d’entonnoir, tandis qu’à la partie supérieure on continuoit le muraillement. Au moyen des précautions prises pour le succès de cette opération hasardeuse , le murailiement descendit ainsi , par son propre poids , jusqu’à une roche capable de le supporter. Mais nous ne nous arrêterons pas plus long-temps sur ce procédé peu usité.
Venons aux exemples que réunit la pi. 1 2.
On y distinguera les objets suivans :
Fig. 1 , coupe transversale d'une galerie d’écoulement muraillée , exemple tiré de la grande galerie du Hartz , qui est représentée sur les pi. 4 à 8. Nous y voyons :
a, la roche , qu’il ne s’agit de soutenir qu’au faite et aux flancs de la galerie;
b , la maçonnerie (courbe formée de trois arcs de cercle raccordés);
r, le plancher de roulage sous lequel s’écoulent les eaux souterraines.
Fig. 2, coupe transversale d’une galerie muraillée (par exemple, à
Schneeberg , à Rothenburg, à Idria et ailleurs. Remarquons-y:
d , la roche, qui est supposée n’étre solide ni au faite, ni aux flancs, ni au sot;
e, la maçonnerie (en ellipse);
f, le plancher de roulage en bois : souvent aussi ce plancher est construit en maçonnerie; il forme alors une voûte sous laquelle coulera les eaux.
Fig. deux projections verticales d’une portion de puits muraillée en arceaux sailians (par exemple, auprès de Freyberg, mine dite Cburprin
auprès de Marienberg, mine dite Vattr Abraham). Distinguons les détails Mwaiuxmént,
. » Pi. ia.
ci apres :
J, coupe suivant la direction du filon g h, faisant voir le toit du puits ;
l, coupe présentant l'inclinaison du filon gh , dans lequel le puits est foncé ;
m , mur du filon;
Æ.toit du même filon ;
», arceaux saillans de maçonnerie qui reposent sur les flancs du puits;
q, grands arcs sur lesquels s’appuient les arceaux n;
y, maçonnerie verticale des flancs du puits;
£, muraillement qui divise le puits en deux compartimens, dont le plus large ( p ) est le puits d’extraction, l’autre étant le puits de descente et d’épuisement.
Fig. q, coupe d’une portion de puits muraille en col de cave (par exemple, auprès de Freyberg, mine dite Beschertgtùch'). Remarquons ce qui suit :
Z, coupe verticale, présentant l’inclinaison du filon dans lequel le puits est foncé ;
X , coupe horizontale , suivant la ligne ts de la coupe Z;
s, mur du filon ;
I, toit du même filon;
r, voûte en berceau ou col.de cave;
t, arcade au toit;
q, grands arcs sur lesquels s’appuie tout le muraillement.
Dans la fg. q. on reconnoîtra, sur la coupe X,le puits d’extraction , qui est le compartiment le plus large, et le puits d’épuisement et de descente, qui est à côté.
Fig. j. Même muraillement que celui qui est représenté par la coupe X de la fig. q, avec cette seule différence, que si la pression du toit est trop considérable pour permettre de former le col de cave par un seul arc qui embrasse les deux compartimens du puits r, on construit un
Al ira a tu EM ent, berceau sur le puits d’extraction a, et un autre berceau sur le puits d épuisement b.
Cage de roue. Les fig. 6, y et 8 de la div. I.° représentent le muraillement d’une cage de roue hydraulique, et la machine d’extraction quelle renferme; l'exemple est tiré de la mine dite 1 hurmrosenhuf, près Ciausthal au Hartz. ( Vtyti pi. 6. )
On remarquera ce qui suit:
Fig. 6 , plan général ou coupe horizontale suivant la ligne L M de
fS- S'
Fig. y. coupe verticale suivant la ligne C D de fig. 6;
Fig. 8, projection verticale du muraillement et de la machine, sur un plan passant par la ligne AB de la coupe horizontale, fig. 6;
AB, muraillement de la cage de roue souterraine;
C, D, puits dans lesquels se meuvent les bielles verticales c g ,e d;
£ , puits du frein LM de la machine d’extraction;
F, roue hydraulique double que le frein embrasse, et qu’il arrête, en cas de besoin;
G , tambour de la machine à molettes qui opère l'extraction des tonnes;
II, niveau du terrain; charpente qui supporte le tambour et toiture en planches posées de champ ;
K , clef de la voûte d’ogive qui couvre la roue hydraulique;
a , ouverture ou fenêtre qui est traversée par l’extrémité de l’arbre tournant, de chaque côté de la roue hydraulique, et par laquelle on peut faire entrer et sortir les pièces de la roue, pour la construire ou la réparer ;
b , conduits d'eaux motrices qui tombent sur la roue F, construite comme on le voit ailleurs, pl. 3 4 ;
cg, manivelle double, et bielles verticales quelle met en mouvement d’un côté de la roue ;
e d, idem de l'autre côté (les mêmes lettres correspondent aux mêmes points sur les trois figures ; mais nous avons évité les répétitions inutiles) ;
»’, supports de la roue et des manivelles;
h , mécanisme propre à faire jouer le frein ;
y, tige de bois , par le moyen de laquelle on met le frein en mouvement;
Pour saisir le jeu de cette machine d’extraction, il suffira de jeter un coup-d’ceil sur les dispositions analogues que présentent les pi. 33 et 34» fig- 1 et 2.
Quant aux fig. pi IJ de la pl. 12, viye £ à la fin de ce chapitre.
Les fig. ip et //, div. IV.° de la même planche, présentent , sur une échelle plus grande que celle de la fig. 4, deux coupes verticales d’un puits de mine muraille- de meme en col de cave, communiquant avec des galeries au tait et au mur, et disposé pour l’extraction et pour la descente; on n’y a pas indiqué de mur de séparation entre la voie des tonnes et l’emplacement des échelles, pour plus de clarté de l’explication suivante.
II suffira de remarquer ce qui suit :
Sur ^2 fig. ip, A , B, murs latéraux portés par les arceaux CC' et DD';
Sur la fig. ij, E, maçonnerie du mur, portée par l’arc F i l’entrée d’une galerie ; on en reconnoîtra la continuation en G, qui est supportée -par un arc semblable situé plus bas;
L, voûte du toit, supportée sur une autre voûte AI , qui présente une double courbure, à l’entrée d’une galerie: on voit en II la continuation ■de la voûte L, qui, plus bas, est supportée de même à l’entrée d’une galerie inférieure;
a b , C d , poutrelles de conduite pour l’une des tonnes d’extraction ;
e f , g 11 , poutrelles semblables pour l’autre tonne;
», », traverses de bois qui soutiennent les appuis des échelles de descente ;
k,h, traverses de bois sur lesquelles sont fixées les poutrelles de conduite;
t , tonne d’extraction garnie de roulettes ; l’autre tonne est supposée se trouver plus haut , ou plus bas , dans l’autre voie de conduite.
MuRAIU-EMEXT,
Pl. 1 1.
Fig.9 1 ,3.
Puits. Fig.t4 et/ r.
Explication des Fig. y à 13 , et itf à 18 , de la PI. 12.
Percement par la sonde.
Sondage, Noua avons déjà fait mention du sondage, comme d’un moyen de pl‘ l1, recherche; il est aussi employé pour faciliter, soit l’écoulement des eaux, auquel se rapportent plusieurs des planches précédentes , soit la circulation de l'air, qui sera l’ohjet du chapitre suivant. Un trou de sonde tient lieu quelquefois d’un puits ou d’une galerie. C’est pour considérer la sonde sous ce point de vue , que nous revenons aux divisions II.’ et III.° de la pl. 1 2.
Diviiioos II.» et Les fig. ÿ à rj font voir un sondage horizontal qui fut exécuté, en
IU.« àe U (J. 11. j’ann^e i8o4» dans l’une des mines d’Andreasberg au Hartz, afin de faire écouler, avec précaution, les eaux accumulées dans des travaux qui étoient depuis long-temps délaissés , et qu’il s’agissoit de reprendre.
La division II. ° présente le plan et le profil de la disposition générale du sondage.
Sondage horizon- La division III.’ offre les détails des pièces principales. Sur les t*i .Fig.fetia. J!g. p et te, on remarquera les indications suivantes :
N , roche qui retient les eaux situées au-delà, dans les anciens travaux : nous supposons la roche enlevée autour de la sonde, pour qu’on puisse voir celle-ci , depuis n jusqu’en a;
P, système de tuyaux, contenant une partie de la sonde Q.;
R , balancier susceptible d’osciller, en même temps qu’une pièce de bois horizontale qui le traverse, et dont les tourillons s’appuient sur deux pièces de bois T;
S, levier qui sert à mettre en mouvement le balancier R ;
U, V, Z, pièces de bois, par le moyen desquelles l’attirail de la sonde est assujetti , relativement aux parois d’une galerie souterraine ;
a , outil de la sonde;
t , pièce de bois et anneau de fer qui soutiennent l’attirail P;
C, pièce de bois qui soutient les chaînes p;
d . pièce de bois dans laquelle passe la tige de la sonde;
t , pièce de bois , fixée à angle droit sur la pièce horizontale qui traverse le balancier R et s’appuie sur T, T;
f, extrémité de la tige de la sonde;
g, contre poids, caisse destinée à recevoir une charge plus ou moins pesante ;
h, fourchette de fer, appliquée sur la pièce e ;
k, tuyau de fonte de fer; ( Voyez k' , div. III.® )
m, carre ménagée sur la tige cylindrique de la sonde, pour que l'on puisse la faire tourner dans le trou par le moyen d’une clef r, après chaque percussion; ( ibid. fig. ij.)
n , extrémité d’un tuyau k , qui est engagée dans la roche N ;
(F^div. ni.*)
p, chaînes de fer, qui empêchent que la sonde ne puisse être repoussée hors du trou par l’affluence subite des eaux;
q , collets dont est garnie la tige de la sonde, à l’effet de donner prise à la fourchette h; (Voyez Jig. rj.)
i , pièces dalonge de la tige; (Voyez iltd.)
u, x, '{'.y, pièces de fonte de fer, dont la div. III.* offre les détails.
Voici quel est en général le jeu de cette machine (voyez fig. 10 ) :
On abaisse le levier S; puis on l’abandonne à l’effet du contre-poids^/ aussitôt la fourchette h, qui embrasse la tige entre deux collets q, la pousse avec force, de f vers a; il en résulte un coup de sonde, après lequel on fait tourner l’outil dans le trou au moyen d’une clef. Quand le trou ainsi pratiqué est parvenu jusqu’à l'amas d'eaux souterraines qu’il s’agit d’épuiser, on les fait écouler par le robinet u; leur écoulement est gouverné, comme nous le verrons, après avoir considéré les détails réunis dans la division III.”
On y reconnoîtra les objets suivans ;
Fig. n , pièces séparées du système de tuyaux P , depuis le point n jusqu’au point x des fig. y et 10; ( sur ces figures , les mêmes
lettres qui sont modifiées ici par des chiffres , pour désigner les memes ensembles d’objets , ainsi qu’il a été expliqué dans l'introduction. )