EXPLOITATION PAR GRADINS DROITS
Filons d' ' Andreaslerg au Hart^; Mines d’argent et plomb.
AnuetAStcec. N OTRE carte générale du Ilartz, pl. 2 , fait voir comment les filons PI. 15 « 16. métallifères qu’on exploite auprès de la ville d’Andreasberg , depuis Situation g«o- l'année 1 520, sont situés par rapport à cette ville, qui leur doit l’exispra^hique. lÿ ez tence Qn pCut i;re sur ja carte f au moyen de l’explication qui l'accompagne, que la ville d’Aiulreasberg est elle même située à 612 mètres au-dessus du niveau de la mer Baltique, à yt4 mètres au-dessous du sommet du Brocken, qui est la montagne la plus élevée du Hartz, et que, parmi les mines, les unes sont ouvertes au-dessus, les autres audessous du niveau de la ville: on y distingue les diverses directions des filons dont l’exploitation a lieu dans deux arrondissemens de mines, situés l’unau nord-ouest, l’autre au sud-est d’Andreasberg; on y voit que ces filons sont renfermés dans un terrain primitif dont la roche dominante est le schiste argileux; que la surface du sol, sur une étendue peu considérable, présente de grandes différences de niveau; qu’on a profité de cette heureuse circonstance pour pratiquer , à différentes époques et à différens niveaux , deux principales galeries d’écoulement, dont chacune a son orifice situé vers le sud-ouest par rapport à Andreasterg, et dont la plus longue, qui est en même temps la plus récente et la plus profonde , atteint les filons de l’arrondissement du nord, à une profondeur d’environ 229 mètres au-dessous de la surface du sol, tandis que la profondeur à laquelle est parvenue l’exploitation de ces mêmes filons, excède 460 mètres. On peut aussi reconnoître, sur la carte du Hartz, la situation , le nom et la profondeur de chacune des
lous du Hartz,
principales mines auxquelles la ville d’Andreasberg doit la célébrité dont Annti^siEK. elle jouit parmi les naturalistes. Enfin, la même carte indique les belles Pl' l; c; ’6' constructions hydrauliques qui fournissent les eaux motrices aux machines établies sur les mines d’Andreasberg, c’est-à-dire , le grand étang dit Odcneïch et le canal dit Rcibergergrabcn , dont nous avons déjà fait mention dans le tom. I." de cct ouvrage, pag. 70 et 71. ( Vrye^ aussi, d ans la Division économique, pag. 57 et 75 ; les tableaux qui s’y trouvent après la pag. 102, offrent les détails relatifs à l’histoire et à l’économie des mines d’Andreasberg.)
Si, après avoir jeté un premier coup-d’œi! sur les mines d’Andréas- Coup<r<ril ci>mberg , nous les comparons un instant avec celles des environs de Claus- Parj,‘f ,ur le* lv thaï et de Zellerfeld , au sujet desquelles notre carte du Hartz présente les mêmes indications, nous remarquerons , à la vérité, quelque analogie entre les unes et les autres, quant à la direction générale des filons, qui s’étend du sud-est vers le nord-ouest; mais nous reconnoîtrons bientôt, entre ces deux gîtes de minerais également renommés, des différences importantes , dont une partie seulement étoit susceptible d’étre exprimée sur la carte; les autres exigent quelques détails dans lesquels nous allons entrer, avant d’examiner l’exploitation des mines d’Andreasberg.
Les filons des environs d’Andreasberg n’ofirent pas , à beaucoup près , cette continuité, cette étendue de plusieurs lieues, que l’on observe dans ceux des environs de Clausthal et de Zellerfeld. Ceux-ci suivent assez constamment une direction parallèle aux principales vallées, tandis que ceux d’Andreasberg traversent, en général, les vallées et les montagnes en plusieurs sens divers.
Les filons de Clausthal et de Zellerfeld présentent une puissance considérable qui varie de 5 à 1 o toises; les roches qui les renferment sontia grauwacke et le schiste argileux de transition. L’inclinaison de ces filons est assez régulièrement vers le sud-ouest: ceux d’Andreasberg n’ont qu’une puissance qui varie ordinairement de 10 à 30 pouces, et qui s’accroît quelquefois jusqu’au-delà de trois pieds, ou se réduit à un filet presque imperceptible.
Nous avons déjà remarqué, sur la carte du Hartz , que les filons d’Andreasberg sont renfermés dans un terrain primitif sur lequel on recon-
An rtft.As b erg , PI. 1 5 et 1 6.
Differentes formations <lc fiions.
noît , vers le sud, la superposition des roches d’une époque postérieure; la direction générale de ces filons ne diffère pas trcs-sensiblement de celle des filons de Clausthal et de Zellerfeld; mais les premiers s’inclinent presque tous vers le nord-est ou le nord , et l’inclinaison d’un même filon est très- variable.
D'un autre côté, les substances minérales qui constituent les filons d’Andreasberg , diffèrent, à plusieurs égards, de celles que contiennent les filons de Clausthal et de Zellerfeld. Ceux-ci sont principalement des filons de plomb sulfuré, qui tient , au quintal, depuis une once d’argent Jusqu’à quatre onces au plus: on n’y trouve, en minerai qui puisse mériter le nom de minerai d’argent par sa teneur , que le fahlerr^ ou cuivre gris, qui se présente dans l’arrondissement dit Roscnhafer- •çig , tantôt cristallisé, tantôt en masses peu étendues, dont la richesse s’élève de six à douze onces d’argent et à vingt livres de cuivre par quintal. Enfin, les gangues qui accompagnent le plus habituellement le minerai de plomb sulfuré, auprès de Clausthal, dans l’arrondissement de mines dit Burgitœdter-jiig , sont la chaux carbonatée, le quartz, les pyrites de fer et de cuivre, quelquefois le fer spathique ; et dans l’arrondissement dit Rosealœfer-jug , les gangues les plus abondantes sont le fer spathique, la chaux carbonatée , le spath pesant , le quartz, les pyrites.
Dans les filons d’Andreasberg , on exploite plusieurs minerais d’argent proprement dits, et particulièrement l’argent antimonié sulfuré ou argent rouge, l'argent arsenical et l’argent antimonial. Ces minerais précieux, dont le quintal a donné jusqu’à cent trente-cinq marcs d’argent, s'y trouvent avec un plomb sulfuré ordinairement plus argentifère que celui des environs de Clausthal ; ils ont pour gangues principales, l'arsenic natif, la chaux carbonatée et le quartz , dont l’abondance varie dans les différens filons, ainsi que nous le verrons plus tard.
Cette comparaison , que nous ne pousserons pas plus loin, afin de nous borner à notre objet principal, suffit pour faire voir que les filons d’Andreasberg et ceux de Clausthal sont deux dépôts trcs-distiucts de substances minérales et qu’ils sont les résultats de différentes formations. On peut reconnoitre , sur notre carte du Hartz (pi. 2), que la montagne
dite Bruchkerg, dont la croupe s'étend vers le sud-ouest , entre ces deux dépôts ou systèmes de filons, les sépare entièrement l’un de l’autre.
Non -seulement il existe une différence très-prononcée entre l'ensemble des filons d’Andreasberg et l’ensemble des filons de Clausthal et Zeilerfeld; mais encore, dans ceux d’Andreasberg, considérés seuls, on reconnoît quatre dépôts distincts de substances métallifères. Un coup- d’œil sur notre carte du Hartz indiquera la situation de chacun d’eux, relativement aux trois autres, d’après les noms des mines où ces diflférens dépôts sont exploités. Ainsi , nous verrons bientôt que les mines dites Samsen et Neufang offrent deux dépôts de minerais, qui diffèrent l’un de l’autre à quelques égards; que les filons qu’on exploite dans la mine dite Andreaskretit constituent un troisième dépôt très-distinct ; et enfin , que le filon sur lequel est ouverte la mine dite W enn's-g/iickt diffère encore des trois dépôts précédens. Mais avant d’entrer dans plus de détails à cet égard , il est nécessaire de considérer un moment les pl. 15 et 1 6 , à l’aide desquelles nous nous proposons de faire connoître les principales mines d’Andreasberg. Ces mines sont ouvertes sur les deux premiers dépôts indiqués ci-dessus.
Au moyen de la boussole que portent les fg. t et a de la pi. i 5 , il sera facile de comparer la Jig. 1 avec la carte du Hartz (pl. 2 }, qui présente le nord en haut.
On remarquera de plus que l’échelle de la fig. 1 {pl. 1 j) est àpeu-près vingt-sept fois aussi grande que celle de la carte. Ainsi , on reconnoîtra facilement les objets ci après indiqués, tant sur la fig. 1 de la pl. 1 5 que sur la carte (pl. 2), qui ne pouvoit en offrir que l’esquisse. Nous distinguerons donc ce qui suit sur les figures de la pl. 1 y :
n E f, direction du filon de Neufang, sur lequel la mine de ce nom est ouverte en O E, lieu de la jonction de ce filon avec le filon indiqué par VE;
VE, direction du filon de Samson, sur lequel la mine de ce nom est ouverte en A B, et qui est, en outre, exploité par plusieurs autres mines situées sur le prolongement de sa direction;
VM, direction d’un filon qui rencontre le précédent en V, et sur lequel la mine dite GnaJe-gaties est ouverte en G H ;
Anime, asbek c, Pl. 15 Cl 16.
Quatre depots de minerais à Andreasberg.
Explication des Fig. / à /.
Fig. r,pl. ij.
A-H'atASBEKc. VV\ indication de la direction d’un filon dit Wassertnimm , qui se pro- Fl. id. |or)ge sous |a partie orientale de la ville d’Andreasberg. {Vejte? la carte générale, pi. 2.)
Pour éviter la confusion, nous n’avons représenté , par la fig. 1, que l’ensemble des travaux d’exploitation qui sont situés au-dessus de la principale galerie d’écoulement.
Fig.i. La ftg. 2 fait voir, d’après la même échelle, l’ensemble des travaux
situés au-dessous de cette même galerie , qui est distinguée , sur les deux figures ainsi que sur les suivantes, paume même teinte de carmin.
Fig.}. ^fg- S ‘ sur une échelle plus grande que les deux premières, pré-
sente la projection verticale des travaux d’exploitation qui existent dans le filon V E de ftg- /. Cette projection est faite sur un plan vertical , parallèle à la ligne de direction VE.
Ftg. 4. La fig. 4, d’après la même échelle que la précédente, fait voir, sur
une feuille accessoire (pl. 1 6 ) , la projection verticale des travaux exécutés dans le filon V M de fig. 1. Cette projection est faite sur un plan vertical, parallèle à la ligne de direction VM.
Invigecuetcdci Ainsi , plaçant verticalement les deux feuilles (pl. 1 5 et 1 6 ) sur lesllio<:5' quelles se trouvent les fig. 3 et g. , puis ouvrant ces deux feuilles qui se
tiennent, de manière qu’elles comprennent entre elles le même angle M VE qui se voit sur la fig. 1 , on a devant les yeux l’image exacte des mines qui nous occupent, considérées parallèlement à la direction de leurs filons. C’est comme si, étant placé au nord est de la ligne par laquelle notre carte du Hartz indique les mines de Samson et de Neu~ fang, et regardant vers le sud-ouest, le spectateur avoit en face de lui le toit mis à découvert du filon de Sam s an , dont la carte indique l’inclinaison générale vers le nord-est ; mais les filons n’étant pas tout à fait verticaux, il fautencore , pour compléter cette représentation, les considérer suivant leur inclinaison, qui est variable: tel est l’objet de la fig. g, pl. 16.
Fig. j. La fig. g présente trois coupes verticales , faites parallèlement à la
ligne a b Atfig. r , pl. 1 y. Chacune de ces coupes fait voir, dans sa véritable inclinaison ,Tun des trois puits d’exploitation qui sont exprimés par les memes lettres sur \t'.fig. t , 2,3. g, g; comme ces puits AC, DF, CK, suivent l’inclinaison des filons, il est facile de se représenter,
par la comparaison des figures , les trois nappes ondulées que forment , At. duasbekc,
en plongeant dans le sein du terrain primitif, les trois filons II E f, V E 1LÜ '
et V M dont nous avons vu 1a direction générale sur la fig. t. En meme
temps, les variations qu’éprouve la direction sont indiquées par le cours
sinueux des galeries d’alongement qui ont été pratiquées dans le sein des
filons. (Vo/ei particulièrement la galerie 4, fig. 1, laquelle est enluminée
en vert, et la galerie 7, en couleur orang a, fig. 2.)
Nous indiquerons plus tard les accidens que ces filons éprouvent; remarquons seulement ce qui suit, dans les fig. g, 4, J :
Les massifs déroché intacts ou stériles sont exprimés par des hachura inclinées de gauche à droite; les parties d’où l’on a enlevé du minerai, en remblayant les excavations à mesure que l’exploitation a eu lieu , sont indiquées par du pointillé ; les endroits où l’on exploite du minerai sont marqués par des hachures verticales.
Les puits et les galeries d’exploitation seront faciles à reconnoître entre les difTérens massifs de roche, de minerai ou de remblai , chaque objet étant rappelé sur toutes les figures par les memes lettres , ou par les mêmes couleurs.
Nous avons déjà indiqué que plusieurs exploitations distinctes sont Eip!oîuik>ns éi<étabfies sur le filon VE ffig. 1) , dit filon de Samson : mais ces exploi- "nc,a' tâtions, suivant l’excellente législation souterraine des Allemands, ne sont distinctes que quant aux intérêts privés des actionnaires de chacune d’elles; sous le point de vue de l’art, qui les dirige toutes pour l’intérêt public, elles ne forment qu’une seule et meme exploitation dont les travaux se communiquent et sont coordonnés à un système général , conformément à la disposition naturelle des gîtes de minerais. Ainsi , sur le filon de Samson , qui est représenté par la fig. g , il n’y a que la partie comprise entre deux plans verticaux , exprimés par les lignes verticales cd, e f, qui soit exploitée pour le compte des actionnaires de la mine de Samson. La portion du même filon qui se trouve à droite de cd, appartient à la mine de A 'cirfang, qui exploite, en outie, le filon indiqué par nEf sur la^. / .• la portion comprise entre les lignes ef, g I) , appartient à la mine dite GnaJc-gottes , qui exploite , en
AnoKAjurne, outre , le filon de même nom qui est représenté par la fig, g ; enfin , Pi. i s a ii. j3 p0rtjon ju fj|on je Samstm qui est située à gauche de ia verticale gh, *ur ia fig. g , appartient à une quatrième mine ou entreprise dite Abendrathe , qui exploite, en outre, un filon de même nom situé derrière celui de Samson. La direction et l’exécution de ces travaux sont confiées à d'habiles officiers du souverain , et les droits des actionnaires sont assurés pour chaque mine , en même temps que leur ensemble prospère , comme nous l’avons expliqué dans le tom. I." , pag. 7 a et suivantes.
Principal dépôt Parmi les quatre dépôts distincts de minerais dont nous avons déjà de minerait. Sam ^ raentjon > |e principal est celui des filons de Samson et de Gnadegoties. (VE.VM, fig. 1 , ou fig. ) et fig. g. )
Nature des mi- Les substances métallifères que renferme ce premier dépôt, sont, le neral,• plomb sulfuré argentifère , l’arsenic natif, et l’argent antimonié sulfuré ou
argent rouge. Ces minerais sont accompagnés quelquefois d’argent antimonial ou arsenical et de zinc sulfuré , très-rarement de fer pyriteux , d'argent natif, d'argent sulfuré, d’antimoine sulfuré capillaire, d’antimoine natif, de cuivre gris argentifère, de minerais de cobalt et de nikel.
Canguei. Les principales gangues sont la chaux carbonatée et le quartz : la première est la plus abondante; tous les minéralogistes connoissent la variété et la beauté de ses formes cristallines. Quant au quartz, il est rarement cristallisé dans ces filons; il s’y rencontre d’autant plus fréquemment , que leur richesse devient moins considérable. Quelquefois , ces gangues sont accompagnées d’harmotome et destilbite.On peut citer comme des raretés , dans ces filons , la chaux fluatée , la baryte sulfatée, la mésotype et la pharmacolithe.
Fréquence et dia- La substance la plus fréquente de toutes , c’est la chaux carbonatée ; position dcisutu- ap,£.s elle , c’est le plomb sulfuré et l’arsenic natif testacé, qui accompagne ordinairement l’argent rouge. Ces deux substances métallifères, ainsi que l’argent antimonial et l’argent arsenical qu’elles renferment quelquefois , se présentent stratifiées ensemble sous la forme d’ellipsoïdes plus ou moins volumineux , dont le grand axe est situé parallèle» meut à 1a direction du filon qui les recèle. Comme ces ellipsoïdes sont
distribués très-inégalement dans le corps du filon , et d'ailleurs fort AunngAsiiEKe. inégaux entre eux, il en résulte des variations considérables de richesse 1 1 ' s ct l6' dans un espace peu étendu.
Les points les plus riches en minerai , sur le filon VE, que représente la fig- g , sont situés dans la mine de Samson ( C d , e f) , à la profondeur de 222 à 2^5 toises , c’est à-dire, environ de 4 1 5 mètres et au-dessous.
La mine de Neufiang est plus pauvre dans ses travaux profonds ; la mine de Gnade-goites l’est encore davantage, au-delà de la ligne ef, fig. j ; dans la mine dite Abendræthe , au-delà de la ligne g h, l’argent rouge disparoît presque entièrement.
Il est remarquable que , dans ce même filon représenté par la fig. g , la diminution de richesse des minerais suit constamment l’augmentation de puissance du gîte. Ainsi , par exemple , dans les parties les plus riches de la mine de Samson (voye^ l’espace cd, e ^,fig-} ), la puissance du filon n’est communément que d'un pied ; au delà de e f, la puissance est déjà plus considérable, et la richesse moindre; au-delà de g h, la puissance s’élève jusqu’à 3 ou 4 pieds, en même temps que les minerais riches sont devenus de plus en plus rares. On observe aussi que la dureté de la roche environnante , qui est en général considérable , s’accroît d’autant plus que la puissance devient moindre, et que, par conséquent, la richesse devient plus grande; il en résulte qu’ici la difficulté de l’excavation , loin d’effrayer le mineur , l’encourage au contraire à poursuivre ses travaux , dont elle lui promet le prix.
D’après la disposition des principales substances , dans les filons de ce premier dépôt , il paroit que la chaux carbonatée s’y est précipitée avant le quartz, et que le quartz s’y est déposé avant les gangues accidentelles, aussi bien qu’avant les minerais métallifères, parmi lesquels le plomb sulfuré paroit s’étre précipité le premier , et l’argent rouge le dernier.
Le filon de Neufang ( voye £ n E ^ , fig- 1 ) n’est encore connu que Second dépôide dans quelques parties. On y a trouvé des minerais riches , en trois points situés au niveau des galeries indiquées, sur la fig- } , par les chiffres 2 , j , -f. Ce filon semble différer des précédens, en ce que le quartz s’y 2. 34
Asdrf.asberc , PI. I > et 16.
Troisième
AnJrcaif.rruiz,
Quatrième depôt,
CLxvtfritdrkh.
Détails concernant les deux premiers dépou.
Roches enviroonanics.
présente en plus grande abondance : ici le quartz est aussi frequent que la chaux carbonatée , tandis que , dans les filons de Samson et de Gnadegfttes , on rencontre communément quatre fois autant de chaux carbonatée que de quartz. Cette différence frappante nous porte à regarder le filon de Neufang comme le second des quatre dépôts distincts de minerais dont il a été question ci-dessus.
, Un troisième dépôt est celui qu’on exploite dans la mine dite Andreaskreut £ (vt>ye^ la carte du Ilartz), et dans la mine dite Bergmanstrost , qui 11’est pas indiquée sur la carte, mais qui est ouverte sur le filon qu’on y voit s’étendre de l’est à l’ouest, le long de la limite septentrionale de la ville d’Andreasberg.
Dans les filons de ce dépôt, les substances métallifères sont principalement le plomb sulfuré, rarement l’arsenic natif et l’argent rouge , quelquefois le cuivre gris argentifère et le zinc sulfuré. Les gangues consistent en beaucoup de quartz et peu de chaux carbonatée ; on y trouve quelquefois de l’harmotome et de la stilbite.
Le quatrième dépôt de minerais est celui qu’on exploite dans les filons sur lesquels notre carte du Hartz indique l’emplacement des mines dites Wenns-gtùckt et Clausfntdticl , vers l’est de la ville d’Andreasberg.
Les minerais métallifères sont principalement le plomb sulfuré, quelquefois le cuivre gris argentifère, le cuivre et le fer pyriteux, le fer oxidé rouge, le fer oxide brun , très rarement l’argent rouge. Les gangues sont le quartz et la chaux carbonatée.
Bornons-nous désormais aux deux premiers dépôts sur lesquels sont ouvertes les mines représentées par les fig. / à / des pl. 1 5 et 16. La manière d’etre de ces filons relativement à la roche environnante ou aux autres filons qu’ils rencontrent, et les accidens ou dérangemens qui résultent de ces deux causes , sont en général les mêmes dans les deux arrondissemens de mines, que la carte (pl. 2) indique auprès de la ville d’Andreasberg. Il nous suffira donc d’en considérer un seul.
Les l>ancs du schiste argileux primitif, dans lequel sont interposés des bancs de schiste siliceux et d’une autre roche primitive que nous désignons par le nom de hornfels, d’après le savant professeur Hausmann, se dirigent en général entre 5 et 6 heures -j de la boussole du mineur.
et s’inclinent cîe 7 5 degrés vers le sud; ainsi, les divers filons coupent la roche sous un angle qui varie de 15 à 75 degrés, et qui est ordinairement de 4 J degrés. (Voyelles intéressans Mémoires deM. Hausmann, publiés sous le titre de NarJ-Deutsche Beytraege , Brunswick, 1 807.)
La fig. 1 indique cette direction générale des roches, par la ligne p ([, et le sens de leur inclinaison, par la pointe d'une flèche.
O11 voit qu’ici le sens de l'inclinaison des filons est en général opposé au sens de l’inclinaison des roches environnantes. Ordinairement, dans le voisinage du filon, la roche n’a pas une direction et une inclinaison aussi constantes qu’à une certaine distance du gîte de minerais; quelquefois meme le schiste argileux présente, sur un espace peu étendu , la meme direction que le filon; la roche est alors en contact avec ce gîte de minerais, par des surfaces lisses, qu’on pourroit prendre pour des salebandes, si bientôt on ne voyoit le schiste se rétablir dans sa direction habituelle, et si d’ailleurs la masse d’un tel banc de schiste argileux n’étoit absolument de même nature que tous les autres bancs. En pareil cas, la roche resserre ordinairement le filon.
Les mineurs d’Andreasberg indiquent cet accident par le nom de geschiebe, et ils le confondent quelquefois avec celui qui résulte de la rencontre d’un filon stérile; mais les resserremens dits geschiebc à Andreasberg, ne portent aucun des caractères propres aux filons. On en voit un exemple sur la fg. g; il y est indiqué par les lignes JW et P Q, Dans l’espace compris entre ces deux lignes, la roche, changeant sa direction habituelle et son inclinaison qui est rappelée par la ligne r S, prend, aux environs de J W, la même direction et la même inclinaison que le filon ; puis , au-delà de P Q., elle revient à sa première direction et à sa première inclinaison. Il en résulte que, dans l’espace J WPQ, les parois lisses de la roche présentent, en général, une surface gauche , qui est inclinée à sa partie supérieure suivant JW, et à sa partie inférieure suivant P Q., tandis que la partie antérieure de cette surface présente dans son ensemble l’image d'une énorme gaufre penchle, sur laquelle seroit appliqué le filon. On a souvent occasion d’observer , dans les filons d’Andreasberg, des fragmens considérables de la roche environnante; il n’est pas rare que des blocs, plus ou moins volumineux,*
AitDfir.itZEna, PI. ij et 1 6.
Aecidcas des filous.
Resserremens
Awsgeschicb.
'ÀtfMŒASWtnç, PL 1 5 ei 1 6.
Croivcmcns des filons.
Filoimtlri les dits faaU ruuhd.
divisent le filon, comme des coins interposas dans le sein du gîte de minerais. Ici la masse de la roche environnante ne subit aucune altération sensible à l’approche des filons. Ceux d’Andreasberg ont cela de commun avec ceux de Clausthal, qu’ils sont, pour ainsi dire, entrelacés dans la roche environnante, parune multitude de filets qui la pénètrent. Quelquefois, dans les parties les plus dures de la roche, on trouve disséminés non seulement des minerais, mais même des gangues, quoique plus rarement. Quelquefois encore toute la masse de la montagne sembleroit être imprégnée de fer et de cuivre pyriteux, de fer oxidulé, de blende et de plomb sulfuré, en particules disséminées dans le schiste argileux, et dans le schiste siliceux qui alterne avec cette roche.
Les croisemens des divers filons sont exprimés sur notre carte du Hartz et sur la fig. i , pl. i j. Il est remarquable que ces croisemens n’augmentent pas ici la richesse des gîtes de minerais , quoiqu’on ait observé ailleurs cet heureux effet; de plus, le filon croiseur conserve , à la vérité, sa direction première , et il poursuit sa route sans dérangement; mais il la poursuit sans minerais. C’est ainsi que le filon de Samscn ( VE)est traversé par le filon de Gnadegottes (V M). Le filon de Neufang (n E f) et celui de Samson (V E) se réunissent suivant une ligne courbe dont on peut se faire une idée d’après les fig. ri / ; bientôt après cette réunion, les deux filons se ramifient et s’éparpillent.
Outre les filons métallifères que nous venons de considérer, il s’en rencontre ici de stériles qui méritent toute l’attention du mineur. Ces filons , que l’on désigne à Andreasberg sous le nom de foule nischel, sont des fentes remplies d’un schiste argileux tendre, à feuillets minces et tordus. La roche s’y montre en état de décomposition, et passant à l'état d’argile molle. Ils offrent constamment une lisière nette d'argile, qui les sépare de la roche; bien différens, à cet égard, des geschiehe indiqués ci-dessus. Il est rare que les nischel contiennent des gangues, et plus rare encore qu’on y rencontre quelques traces de minerai, si ce n’est du fer pyriteux, disséminé dans la matière qui les remplit. Les filons métallifères sont ordinairement barrés et supprimés par ces filons stériles, ce qui autorise à regarder ceux-ci comme d’une formation plus ancienne. Le principal filon de ce genre est exprimé sur le plan ,fig. / ,
par N' O', et sur les coupes, fg. g et /, par N O. C’est contre lui que Avdpeasberg. vient se terminer le filon de Neufang n E f. Dès que celui-ci s’approche Pl‘ l? cl '6' du filon stérile, sa richesse diminue, et bientôt il finit par se diviser en une infinité de ramifications où il ne se trouve plus que des gangues calcaires.
Il paroît que le filon VE est supprimé, d’une manière analogue, audelà du point V (fig.i), par un autre filon stérile : en général, les filons riches ne s’éparpillent ici qu’à l’approche des filons stériles.
La division d’un filon en plusieurs branches considérables , qui est Division des fi fréquente au sein de la giauvacke , dans les environs deClausthal, ne se en br'in<:l,e* présente pas souvent à Andreasberg; cependant, le filon de Gnadtgvttes (V M) se divise , dans les travaux supérieurs, en deux branches principales, qui .pendant quelque temps, courent parallèlement l’une à l’autre, et se réunissent dans la profondeur. Il est très-ordinaire que de petites veines métallifères se détachent d’un filon et se réunissent bientôt à lui, ou se terminent seules, ainsi qu’on peut en juger par les feuilles de retombe que porte la fig. g. Chacune des feuilles de retombe ab, cd, tf, gh , étant rappelée par ces mêmes lettres sur les plans fig. 1 ou jig. 2, il est facile devoir, par leur moyen, la position réelle des ouvrages qu’elles représentent; il suffit pour cela de les soulever sur la pl. 1 J, qui porte la fig. g , de manière que chacune des feuilles de retombe fasse , avec cette feuille principale, l’angle qu’indiquent, sur les plans, les lignes affectées des memes lettres et de la même couleur.
Passons au système général d’exploitation; c’est ainsi que nous com- Travauiioutcrpléterons l’explication des pl. 1 J et 16. Il est à peine besoin de rappeler ralIU’ que, dans les fig. g , g. et/, la surface du terrain est représentée par les lignes LAD pour fig. g , LM pour fig. y, DAG pour fig. /. Cela Galeries prindposé, on a pratiqué, à différentes époques et à différens niveaux, des pa,ts’ galeries d’écoulement qui sont désignées ainsi qu’il suit ;
/.Ancienne galerie d’écoulement, dite Tage stcllen ; elle sert aujourd'hui d’entrée à la mine de Neufang, par son orifice /, situé vers le point C. (Voyez fig. 1 et g.)
AxnKEAJBFtc, 2. Galerie d’écoulement, dite Speerter stollen , commencée en t J36. i>K ‘ * “ l4‘ Son orifice est situé dans la ville d’Andrcasberg, au pied de la montagne dite Keilberg.
p. Galerie d’aiongement , dite HunJ-sirtclt.
4. Galerie d’écoulement, dite GrùnenHïrscher-stollen , commencée en 1691 : son orifice est indiqué sur notre carte du Hartz par la lettre q.
/. Galerie de recherche abandonnée , dite Ailes fùlhn.
Épurement des 6. Galerie d’écoulement dite Sieberstollen , commencée en 1716, et “u*' amenée jusqu a la mine de Neufang, en 1754. Son orifice est indiqué,
sur la carte du Hartz , par la lettre p. ( Veye^ pi. 2.) C’est jusqu’au niveau ' de cette galerie que les eaux sont élevées, du fond des mines, par le moyen de machines d’épuisement qui consistent en répétitions de pompes aspirantes et en roues hydrauliques, d’une manière analogue aux dispositions que présentent la pl. 1 1 , fig. 1,2 et j , et la pl. 33 % fig- 2. [Vaye^ aussi l’Economie des eaux motrices, pl. 3 1 et 32 , et le tableau inséré dans le tom. I." de cet ouvrage, pag. 102.)
Partage du gîte Dans la mine de Neufang , située à droite de la verticale C d (fig. p ), aussi bien que dans la mine de Samsen , située à gauche de cette meme ligne et dans la mine de Gnade-gottes , qui est représentée par la fig. q, on voit, au-dessous des galeries d’écoulement 4 et 6, un grand nombre de galeries d’aiongement , dont chacune est pratiquée dans le filon correspondant, et suivant sa direction. Ces galeries sont distinguées par des numéros dans chaque mine; ainsi, dans les puits ABC et GHK, on compte pour la première galerie d’aiongement [erste sirecle J, celle qui est immédiatement au-dessous de la galerie d’écoulement 4 ; et de cette manière, il y en a 26 dans le puits A, jusqu’au point le plus profond C.
Dans le puits DE F , on nomme première galerie d’aiongement celle qui se présente au-dessous du point E et de la galerie d’écoulement 6. Ces nombreuses galeries ont été pratiquées à partir des puits A C, D F ,
G K, à mesure que ceux-ci ont été approfondis sur les filons dont ils suivent l’inclinaison; c’est ainsi que le gîte de minerais a été partagé en massifs exploitables, comme l’indiquent suffisamment les fig. p , 4 et/.
Parmi les galeries dalongement, remarquons seulement fa suivante , qui Asdrf.asbf.rc . met en communication les travaux de toutes les mines en entreprises P1, 1 ; “ ’6, distinctes, que représente II fig. } ; c’est:
y. La galerie d’aiongement dite sichsjehnte strecke , ce qui signifie seizième galerie , dans le puits AC, au-dessous du niveau de la galeriey; celle ci (4) fut jadis la principale galerie d’écoulement, avant que la galerie 6 existât; de là, cette dénomination de la galerie y.
On reconnoîtra encore, sur les figures, les objets suivans : Puio prindpiu*.
ABC, puits de la mine dite Samson;
DEF, puits de Neufang;
GHK, puits de Gnade-gottts.
Dans chacun de ces puits inclinés, sont disposées les machines d’épui- Machines d'épuisement et les machines d’extraction , comme le font voir les figures des pl. tt et 33. Les roues hydrauliques de ces machines sont souvent situées dans l’intérieur de la mine; par exemple, dans le puits GHK, la roue d'épuisement est établie au niveau de la galerie y.
La mine dite Abendrathe , à gauche de g II ,fg. } , n’a pas de puits qui aboutisse au jour ; mais dans cette mine, dont la Jig. j ne montre qu’une portion, il existe un puits intérieur qui, partant de la galerie d’écoulement 6 , aboutit à la galerie d’aiongement /. Les minerais et déblais qui proviennent de ses travaux supérieurs, sont extraits au jour par le puits GHK, et ceux de ses travaux inférieurs, par le puits ABC, moyennant une indemnité qui est réglée par l’administration des mines.
Pour terminer la description de ce vaste ensemble, il ne sera peut- Bàumidrsolétre pas inutile de réunir sous un meme point de vue les objets principaux dont plusieurs sont déjà décrits ci dessus, savoir ;
LM, LA D, filons métallifères de Gnade-gottes et de Samson, considérés à la surface du terrain ; (voye^ V M et V E , fig. s.)
N O, N' O', filon stérile dit jaule rïtschel ; (V oye^ ci-dessus , pag. 268.)
JW,P Q .(fig. })• accident ou dérangement dagesebiebe ; (Pag. 297.)
RST (fig. j), branche de filon dite trumm , qui s’étend au mur du filon principal VE; cette branche est indiquée, ainsi que Y Z ci-après, par une ligne ponctuée qui figure l'intersection des deux parties du gîte;
Asdreasbfrg , U VX ( fig. y ) , branche de filon dont la direction est indiquée sur PI. i j c> 1 6. ja , par jes |ettres V V'. Cette branche ayant fait jadis abonder les eaux dans fa mine , on l’a nommée Wastennimm ;
YZ, branche de filon /irumm j qui s'étend au toit du filon principal. Ouvrage à gn- Le système général d'exploitation consiste dans l’ouvrage à gradins iu roiu, if. j. jrQjtSj {jont |’eSpace indiqUl; sur [a fig. j, par les lettres y C x , offre un bel exemple. L’inspection de la même figure indiquera suffisamment que, dans plusieurs parties de cette exploitation, on emploie l’ouvrage à gradins renversés, par exemple aux endroits indiqués parles lettres fie, k,p. f- s, u, v.
Nous avons déjà comparé ces deux modes dans l’explication des pi. t 3 et 1 4> bornons-nous ici à présenter quelques détails concernant l’exécution des travaux d’Andreasberg.
On voit sur la fig.j que le point le plus profond des mines qui nous occupent est dans le puits ABC. Ce point étoit C' en l’année i 803 et C en 1808. Il suffira donc de comparer la ligne brisée en gradins, yCx, qui est ponctuée , avec l’ouvrage exprimé par des hachures yQl x, qui s’élès'e à droite et à gauche du puits ABC: on aura ainsi une idée exacte de la marche des travaux et de l’extension qu’ils reçoivent pendant un laps de cinq années. Connoissant, d’après ce qui précède, la puissance variable du filon , on pourra se figurer la masse de minerais qui est arrachée du gite pendant ce meme temps. ( Voye-^ tom. I.er, pag. 102.)
La continuation du puits ABC s’opère à prix fait, au moyen de cinq mineurs qui, pour l’approfondir de deux toises, en lui conservant la longueur et la largeur indiquées par les figures, reçoivent en tout 4oo florins [environ 1200 francs], et de plus 9 livres de poudre par semaine, ainsi que nous l’avons déjà indiqué ailleurs. ( Vtye^ les Notions préliminaires, chap. VII , pag. 1 jo.)
Distribution des Sur chacun des gradins y C x, il se trouve un mineur et quelquefois ouvrier». deux, tournant le dos au puits A B C, et la face vers la masse minérale
qu’il s’agit d’attaquer. Cette masse comprend ici non-seulement la foible puissance du filon , mais encore la largeur qu’il est nécessaire d’entailler dans la roche environnante, au toit et au ntur, tant pour ne perdre
aucune des veines déminerais qui s’y égarent, que pour rendre prati- jtxnssAStnio, cables les galeries d’alongement qui sont en même temps galeries de Ptl '* a '6 roulage.
Les fig. 6 1\. y présentent, sur une échelle-à-peu-près triple de celle Deuil' d« irades fig. } et /, les principaux détails de ce qui concerne l’avancement de [c*li<ia
l’excavation, le boisage, le remblaiement et le roulage vers le puits ABC' , en un mot la continuation des travaux dans le filon.
On reconnoîtra sur la fig. 6 la portion C x,A de fig. j, et sur la fig. y la portion correspondante de fig. /. D’après ce fragment, il sera facile de se figurer toutes les dispositions analogues des travaux souterrains, dont les fig. /, 2, j , jf. et / présentent l’ensemble. Qu’il nous suffise donc de considérer les fig. 6 et y.
Dans la fig. y, qui est une coupe verticale faite sur le puits ABC' perpendiculairement à la direction du filon, supposons le toit vr <r en levé, ainsique le boisage qui est appliqué contre ce toit pour le soutenir; considérons alors le filon parallèlement à sa direction, comme dans la fig. J" c’est une telle image de l’intérieur que nous offre la fig. 6.
Dans l’état de choses que représente cette figure (pour l’année i 803), Fig.Sc tj>.8oü»ge. l’ouvrier s’étant éloigné du puits ABC' par la galerie <A qu’il a pratiquée, attaque le gradin y qu’il a ainsi formé; il a poursol la portion /3 du filon.
A mesure qu’il s’est avancé du puits vers y, il a établi un boisage, nommé feasten , dont on voit la coupe verticale fig. 8 , et le plan supérieur fig. 9. Sur le plancher de ce boisage, l’ouvrier jette les déblais stériles; et dans l’espace libre qui reste dessous, espace teinté en noir sur les fig. 8 et y, il fait transporter par le roulage les minerais vers le puits ABC'; là, au moyen d’un plancher amovible qu’on jette, comme un pont, sur la largeur du puits, les minerais sont chargés dans la tonne d’extraction que la machine élève au jour. Ce que nous venons de voir s'applique à tous les gradins situés au-dessus de y, mais avec quelques différences essentielles :
1 .* On remarquera, sur les fig. 6 et y, que, parmi fes gradins, il en Caicrics écrouest beaucoup en face desquels les planchers ou kasten correspondans à ljscleur sol , sont chargés de déblais jusqu’au niveau du plancher immédiatement supérieur. De tels gradins ne peuvent par conséquent pas corres-
j4r>nnrASKnte, pondre directement à une galerie de roulage, qui, partant de leur sol,
. m o i . jJjQufjjjg au pUits d’extraction ABC'; les minerais qui en proviennent sont envoyés à la galerie de roulage supérieure ou inférieure.
2." II est des gradins en face desquels on a ménagé une galerie de »
roulage e, x., A, en ne chargeant de déblais, que jusqu’à une certaine hauteur, les planchers correspondans à leur sol; mais, entre l’extrémité du sol horizontal d’un tel gradin et l’extrémité cfti plancher que construit, en s’avançant, l’ouvrier du gradin inférieur, il n’y a pas continuité habituelle, comme on le voit en e; pour établir cette continuité qu’exige le roulage , on ajuste de petits ponts de bois, ou planchers amovibles, sur les points e» k, et dans tous les cas analogues qu’indique la fg.j. Une libre circulation est également assurée depuis le fond du puits C' jusqu’aux points les plus élevés de l’ouvrage (y.x, n.fig. f ) par le moyen de petites échelles qui sont placées contre la face verticale de chacun des gradins.
Avancement de Si l'on veut suivre plus en détail l’avancement de l’ouvrage, on le ouvrage. pourra par l’inspection des Jig. 3 et 6. A mesure que le puits sera approfondi en C', on attaquera le sol (Z , mettant ainsi à nu l’extrémité inférieure du boisage qui forme les parois latérales de la galerie S S et enlevant par conséquent le soi de cette galerie; mais on lui fera un nouveau sol parle boisage qui correspondra au nouveau gradin (Z, le tout ainsi que nous l’avons indiqué ci-dessus. En même temps, le sol et la face verticale de chacun des gradins supérieurs s’éloignent du puits , en conservant le niveau convenable; les boisages, les remblaiemens et les galeries de roulage les suivent, en s’alongeant de plus en plus. C’est ainsi que toute la masse du filon est enlevée et remplacée par une muraille de déblais, dans laquelle sont ménagés des espaces où l’air circule librement à différens niveaux , sous des boisages qui assurent la solidité. Cette exploitation régulière fut ainsi conduite, dés son origine: c’est de l’ordre établi, bien plus que de la richesse du gîte de minerais, qui est trèsvariable, que résulte, depuis plusieurs siècles. Je succès de ces mines célèbres.'-*'’
Les minerais riches ne se sont présentés avec quelque abondance que dans les niveaux inférieurs du puits ABC', comme on peut en juger par la symétrie qu oflrent les travaux en cette partie des mines.
Dans [es niveaux supérieurs, où nous remarquerons, en passant, que les belles cristallisations de spath calcaire ont abondé, il s'est présenté souvent des parties de roches stériles, telles que fji,fig.g. En pareil cas, après quelques recherches par gradins droits, comme on le voit en P, on prend le parti de faire ce que l’on appelle un haut-gradin [hoher sttossj, par dessous lequel on pratique une galerie que l'on met en communication avec les ouvrages supérieurs, et à l’extrémité de laquelle on rétablit l’ouvrage en gradins, comme ci-dessus. La jig. g fait voir plusieurs cas analogues dans lesquels la masse minérale /a. a été jugée stérile, ou du moins est restée intacte jusqu’à ce moment (année 1808). On remarquera aussi que plusieurs de ces massifs /u. contiennent du minerai, comme l’indiquent les hachures verticales : ce sont des réserves pour l’avenir.
Quant à l’ouvrage par gradins renversés , un coup-d’ceil sur la Jig. g , et particulièrement sur les retombes k,f, fera reconnoître qu’on le pratique ici dans le cas où le minerai se présente à la partie supérieure d’une galerie d’alongement. Alors , au lieu de foncer un puits de haut en bas, comme dans l’ouvrage à gradins droits, on pratique un percement analogue, mais de bas en haut. A mesure que cette excavation s’élève, on établit, à partir de son faîte, des tailles dont l’ensemble présente bientôt l’image d’un escalier vu par dessous. (Voyez f, k, q , s , u,fig.g.) Dans ce cas, les ouvriers sont placés sur les déblais dont le tas s’élève et s’aionge à mesure que l’exploiution s’étend. Ces déblais sont supportés, s’il est nécessaire, par des boisages; au-dessous d’eux, l’espace de la galerie de roulage est conservé libre ; et par un petit puits que l’on ménage au sein des déblais , les minerais provenant des gradins renversés sont jetés dans cette galerie, d’où ils sont transportés vers le puits d’extraction.
D’après les détails qui précèdent, il sera facile au lecteur de parcourir les ateliers souterrains d’Andreasberg, et de reconnoître, par la comparaison des Jig. 1 à /, les ouvrages accessoires dont nous allons faire mention, en considérant plus particulièrement les feuilles de retombe placées sur Wfig.g.
On distinguera donc, sur cette figure, les objets dont suit le détail:
AfiMEASiEHO., Pi. 1 5 et 1 6.
Massif* réservés.
Ouvrage par gradins renversés.
Axn*£AS*EfiGt PI. i 5 et 1 6.
Ouvrages accessoires; feuilles île retombe de la tig.
ah, ouvrage établi au toit du filon principal sur une branche du gîte de minerais [trumm] qui a 6 pouces de puissance. Une galerie de traverse h conduit à cet ouvrage. La fig. i indique la direction et la longueur de cette galerie, qui est rappelée pur b' sur la fig. J, sous la retombe a b. Nous suivons la meme notation, pour les objets analogues ci-après. ( Fijjrj aussi fig. i. )
cd, ouvrage au toit, abandonné en l’année 1803;
ef, ouvrage au toit, en activité;
g h , ouvrage au toit, au niveau de (a galerie d’écoulement; il est établi sur une branche du gîte de minerais qui a 3 pouces de puissance. O11 remarquera (fig- 1) qu’au meme niveau, une galerie de traverse E 6 , rappelée par E sur la fig. j et sur la fig. /, existe au mur du filon principal : cette galerie traverse plusieurs petites veines ou branches de minerai, tandis qu’une autre galerie de traverse ( h 6), pratiquée au toit, va aboutir au filon stérile N O ;
i, derrière cet ouvrage qui existe dans le filon principal, on voit ouvrage à gradins renversés, établi au mur de ce filon;
k j ouvrage (idem), établi au toit ;
l, galerie de traverse, qui ouvre une communication entre la mine de Samson et la mine de Gnadegolies , au-dessous de la galerie d’écoulement 6; (Voyez fig. 2.)
m',m, galerie qui remplit le même objet, au-dessus de la même galerie 6; (Voyez fig. /.)
n , derrière cet ouvrage , situé dans le filon principal , voyez n, ouvrage au mur ;
e , (idem), derrière F , au fond du puits D F ;
p, derrière cet ouvrage, situé dans le filon principal, voyez q, r, ouvrages situés au mur;
s, ouvrage à gradins renversés, établi, comme^, dans le corps du filon principal;
/, derrière cette portion de galerie , qui existe dans le filon principal, voyez t', ouvrage au mur;
u, (idem), voyez u, ouvrage au mur , derrière cette retombe ;
v, (idem), voyez / derrière ;
r, (idem), voyez , derrière cette retombe, la galerie / et l'ouvrage v; AKonutsaue. ouvrage à gradins renverses, qui fait suite à [ouvrage u , dans le J —
corps du filon principal ;
/C x n , grand ouvrage à gradins droits , décrit ci-dessus.
Par ce résumé général , on voit comment les recherches , poussées au Résumé généml. toit et au mur du filon , étendent les travaux dans le sens de la largeur , pendantque l’exploitation principale s’approfondit et s étend eh longueur.
Outre les ouvrages accessoires que nous venons de passer en revue , ^aicu^de rcil existe plusieurs galeries de recherche et de traverse, dont nous citerons les principales : (Voyez/î^. y.)
a a, sur le niveau galerie de traverse, poussée au toit du filon, longue de 5 toises (en l’année 1807);
b b, sur le niveau .y, galerie idem , au toit, longue de 6 toises c c, au niveau de la quatrième galerie d’alongement, sous le niveau 6, à gauche du puits D F, galerie de traverse au toit , longue de 1 1 toises 3 ;
dd, au-dessus du niveau 7, à gauche du puits ABC, galerie de traverse au mur, longue de 3 toises; elle a rencontré quelques petites veines de minerai , sur lesquelles est établi l’ouvrage au mur, indiqué par r;
ee, à droite Atdd, galerie de traverse au toit, longue de 13 toises^;
// au-dessus du niveau de ee, mais à droite du puits DF, galerie de traverse au toit , longue de 8 toises -j;
gg, Sur le niveau 7, galerie de recherche au mur; (Voyez//. 2.) h h, galerie de traverse au toit, longue de 8 toises, dans le commencement de laquelle on a rencontré une branche ou veine de minerai.
C’est par l’ensemble de ces recherches et des ateliers d’arrachement Effct dt IVnqui sont établis en différentes parties de ces mines, que leur prospérité ^ vaux, maintient; mais les ateliers qu’indique la//. J, ne sont pas tous à-Ia-fois en activité : on a soin , lorsque la présence du minerai est reconnue à diffé rens niveaux, par un certain nombre de recherches, de former des réserves dans les niveaux supérieurs; il en résulte qu’on peut , en cas de besoin , user de ces ressources, et maintenir , pendant un certain espace de temps, la quantité d’extraction qui est réglée d’avance, quand meme la richesse du gîte de minerais viendrait à diminuer dans les niveaux
Asdksasimg. inferieurs. L’art parvient ainsi à rendre aussi constant qu’il est possible, • '* ct 1 ' des produits que la nature avoit faits essentiellement variables.
Éuicmcnt da La consistance du roc et la foible puissance du filon, aux mines puiu, &c. d’Andreasberg , dispensent en général d'y employer, dans les puits d’extraction , un boisage aussi complet que celui que nous présentons ailleurs , d’après l’exemple des autres mi nés du Hartz ; mais , saut quelques légères modifications, le système général de la disposition des puits est le meme que celui que représentent les pi. 1 1 et 33 : nous y renvoyons donc , ainsi que pour l’épuisement des eaux et pour l'extraction des minerais.
Étalement dnga- Les galeries d’écoulement, pratiquées en général dans le mur du
à« )*Vuir'f*"'y s°'>t boisées comme l’indique la fig. 10, pl. 15, qui présente la coupe transversale d’une telle galerie. Remarquons seulement, au sujet de cette figure et des figures voisines Se ip , que les pièces de garnissage , qui sont interposées entre la roche a et le boisage b proprement dit, sont ici en contact avec ia roche par leur surface plane , contre l’usage ordinaire qui les place en sens inverse , de manière à opposer la plus grande résistance i la pression des masses environnantes. On déroge quelquefois ici à cette règle générale , parce qu’on a observé que les bois se conservoient mieux étant disposés comme les représentent nos figures, et parce que d’ailleurs ils s’appliquent plus exactement contre la roche, dont la pression sur les pièces de garnissage est peu considérable , à cause de sa consistance.
On entaille la roche et le minerai par le tirage à la poudre , que nous avons décrit dans les Notions préliminaires. Les outils employés sont représentés par ia fig. n , pl. 1 5 .
On y distinguera :
a, le fleuret en bonnet de prêtre , employé ici pour commencer les trous de mine; a le plan de son extrémité;
b , c, le fleuret en ciseau , qui est le plus généralement usité;
d , l’épinglette;
e, le bourroir, et e' le plan de son extrémité:
f , g , la curette vue sur deux faces, et g le plan (idem);
La longueur de ces outils varie suivant que les trous de mine sont
Out'lsdumincor.
(Vojr. fig. il.)
forés par un seul homme ou par deux. (Veyei chap. IV, page 98.) Le plus souvent, le tirage est exécuté par un seul homme, au moyen de trous dont la profondeur est de pouces et la charge 1 once et -j à 1 onces de poudre. Quelquefois, comme dans lamine dite Ahendrœthe , on pratique , au moyen de deux hommes, des trous de 4® pouces de profondeur, dont chacun reçoit jusqu'à 4 onces de poudre. Nous avons eu occasion d’expliquer ailleurs comment le travail des ouvriers est réglé dans ces mines. ( Kijjyj chap. VII.) Sur la fig. 11, on reconnoitra le marteau h, i, la pointerole j, et la trousse h, objets décrits ailleurs, page 96 et suivantes.
Le roulage intérieur s’opère par le moyen des chariots dits chiens de mine, qui sont représentés par les jig. 12, ij et ig. , sur la pl. 1 6.
Sans qu’il soit besoin d’entrer ici dans de plus longs détails, on distinguera suffisamment ce qui suit :
Fig. 12, élévation latérale du chien , qui est construit en planches, garni de ferrures , porté sur des roues de fer a , l , c, d, dirigé par un clou de conduite#, enfin établi sur deux rangées de solivettes f g, entre lesquelles ce clou güsse librement. •
Fig. ig , élévation antérieure du chien ; un homme est attaché, par une bricole , à l’anneau que porte cette face, tandis qu’un autre pousse le chien par derrière.
Fig. ig. , plan du chien, vu par-dessous.
Les tonnes d'extraction sont analogues à celles que l’on voit sur la pi. 11. Leur section horizontale est une ellipse. La capacité d’une semblable tonne est de 5 pieds cubes ( mesure de Brunswick ).
D’après le tableau général qui est joint à la page 1 02 du tom. I." de cet ouvrage, on peut calculer, l’année comprenant 52 semaines, que tout l’ensemble des mines d’Andreasberg , suivant le terme moyen pris depuis l’année 1800 jusqu’à l’année 1803 , a fourni, par semaine, 566 tQnnes de minerai. En 1 807 , époque à laquelle l’extraction ordinaire fut augmentée par les motifs exposés, pag. 1 22 du tom. J." de cet ouvrage, on extrayoit par semaine 633 tonnes de minerai de tout ce jr.éme ensemble; ce seroit par conséquent à-peu -près 3320 pieds cubes, si l’on calculoit d’après la capacité exacte des tonnes; mais comme on
AnDttjfiurpc.,
Pl ij « 1 1.
Roulage inléric\ir(Voy.Fig. 12
WO
ExtractFon de* minerai* au jour.