Gicc de miocrai k
dans un endroit où il présente une puissance de 1 2 toises avec une richesse soutenue, c’est-à-dire, suivant Z U de Jig. 2 ;
Fig. 4, coupe verticale suivant l’inclinaison du gîte de minerais , prise dans un endroit où il se divise en trois branches principales, c’est-à-dire, suivant X Y d ejig 2 ;
Considérons les 4 figures à-Ia-fois , pour étudier la mine du Stahlberg , i.* par rapport à la disposition naturelle du gîte de minerais; 2.° par rapport à la disposition générale des travaux.
L’espace a b C cl e (Jig. 1 ) indique les limites du gîte de minerais , suivant sa direction. O11 a cru , pendant longtemps, que du côté du sud, cette masse droite de fer apathique se terminoit totalement sur la ligne a b de jig. 1, par une surface étroite et inclinée , sorte d' 'arête abattue, qui sembloit résulter de la rencontre du mur et du toit. Cette limite stérile, observée jusqu’au niveau du septième étage de travaux, avoit reçu des mineurs le nom de borne de pierre [ schube, stuffj. Cetoit en quelque sorte un nec plus it/rrà. L’ancienne opinion sembloit s’étre confirmée , lorsque , en pratiquant la galerie d’écoulement k, on avoit atteint la masse droite, ainsi que l’indiquent \e% Jig. 1 et 2; mais des recherches entreprises sur l’étage n.° 8 ont fait voir, depuis quelques années, ainsi que le montre la Jig. 2, que la masse droite du Stahlberg, après avoir suivi une certaine courbure qui est sensible à son toit , reparoît dans une nouvelle direction , suivant la ligne p Q de Jig. 2.
En cet état, elle présente encore du minerai de fer spathique .'mais seulement de place en place, avec une puissance qui varie de 3 à 5 pieds : la masse se prolonge ainsi jusque vers plusieurs exploitations voisines, que la même compagnie a entreprises sous les noms de Landesvihlfahrt , de Carolus , &c.
La roche, qui interrompt souvent le minerai , dans cette nouvelle direction , est un schiste argileux d’un brun rougeâtre, connu des mineurs de cet arrondissement pour un indice contraire aux riches découvertes.
Quant à la limite de la masse droite , du côté du nord , la portion C d (Jig. 1 ) s’incline jusqu’à l’étage n.” 4, parallèlement à la ligne a b ; mais à compter du cinquième étage , on ne peut plus rien apercevoir de cette limite, et la masse plonge de plus en plus suivant d e , paral-
SlEGEU.
lèlcment à l’inclinaison des fissures t qu’elle présente , comme on peut le lire sur la Jg. 1.
Les lettres f g h k (Jig. 2 J indiquent les roches de grauwacke et de schiste argileux , dans le sein desquelles est renfermée la masse droite dè fer spathique : la direction des bancs de roche est notée sur la^. 2, et leur inclinaison , vers l’est , rappelée sur les Jg. / et y.
Ces roches sont de même nature au toit et au mur de la masse droite: au toit, celle-ci se confond, en quelques endroits, avec la roche quelle pénètre, mais le plus souvent elle s’en distingue par une saiebande nette; au mur, la séparation est par-tout distincte, et quelquefois il se trouve trois pouces d’argile molle entre la roche et le minerai.
La masse de fer spathique LmnO (Jg. 2 J coupe transversalement les bancs de roche , ainsi que l’indique la Jg. g.. Cette masse se divise entrois branches m, n, O, dont la dernière O présente, en grand, la forme d’une fourche à trois pointes. Les Jg. / et 2 montrent la direction et la forme de la masse; les Jg. g et g-, son inclinaison, qui est de 7$ degrés vers l’est.
Les gangues qui accompagnent le minerai de fer spathique dans ce gîte, sont le schiste argileux d’un gris noirâtre, la grauwacke, le quartz massif ou cristallisé , la stéatite [ specksteïn J jaunâtre ou d’un blanc grisâtre, et friable, le braunspalh ou spath perlé d’un blanc jaunâtre, le cuivre pyriteux massif ou cristallisé, le fihleij ou cuivre gris, le fer pyriteux, le plomb sulfuré, le cobalt éclatant cristallisé, et le cobalt arseniaté rose.
Dans la partie des travaux où les trois branches m,n , O sont réunies en une seule et même masse, le minerai de fer spathique se présente généralement pur et à larges facettes ; mais on a observé que , dans la branche m , le fer spathique netoit plus aussi pur, et qu’il s’y trouvoit d’autant plus mélangé de cuivre pyriteux, de quartz, et d’un peu de fer pyriteux, qu’il s’éloignoit davantage du tronc commun. Ce motif, joint à la diminution de puissances fait abandonner récemment l’exploitation de cette branche , dite branche du mur. La branche intermédiaire n , qui est plus courte que les deux autres, fournit assez constamment un bon
Rorltc) environ nanlrv.
Gangues.
Minerai.
Si EGF. jV, PI. 17,
Accideos du gîte.
minerai de fer spathique; quant aux trois subdivisions de la branche dti toit O, on en obtient par-tout du fer spathique d’aussi bonne qualité que dans la masse.
Outre le plan du septième étage de travaux , la fig. 2 offre, dans l’espace p, Q., r, celui d’une petite partie du dixième étage, au niveau de la galerie d’écoulement k: la ligne p Q., ainsi que nous l’avons déjà remarqué , représente la nouvelle direction suivant laquelle le gîte s’étend au niveau du huitième étage; la ligne r a indique, au niveau du dixième, la limite stérile, dite borne Je pierre : ainsi l’on voit comment la masse droite de minerais se contourne dans cette partie.
Des blocs de roche presque entièrement stériles [}, fg- z)se trouvent dans le gîte de minerais. Ces roches sont la grauwacke et le schiste argileux, traversés par des filets de fer spathique. Des fissures t se présentent dans la masse droite de minerais, et la divisent, pour ainsi dire, en tranches dont la direction est sur 6 heures, et l’inclinaison de 62 degrés vers le nord. Ce sont de telles (rancîtes qui , en plongeant vers le nord, forment le prolongement de la masse dans la profondeur, tel qu’on le voit en dc,fg. /. Les fissures t qui les indiquent sont remplies de stéatite [> pecksuin j friable, d’un blanc jaunâtre, quelquefois avec du fühler^ disséminé. On y trouve aussi du fer spathique lenticulaire , du quartz cristallisé, du cuivre pyriteux, du cobalt éclatant et du cobalt arseniaté rose.
ï.pT rivaux tou- Il y a environ soixante-quinze ans que, par suite de la mauvaise ex-
: mu ns. ploitation de celte mine , où les piliers de soutien et les faîtes des voûtes
étoient tantôt trop foibles, tantôt disposés trop irrégulièrement, tous les étages de travaux s’écroulèrent à-la-fois. Les effets de cette catastrophe sont indiqués en V , sur les fig. 1, j et g..
Le minerai, enseveli sous les ruines, resta quelque temps perdu pour les nombreuses usines qui lui dévoient leur existence. Ce ne fut qu’au moyen d’énormes dépenses, et en s’exposant à de grands dangers, qu’oit parvint à rétablir cette importante exploitation. Instruit par une triste expérience , on sentit la nécessité de confier la direction des travaux à des hommes éclairés. Depuis cette époque, les ouvrages souterrains
peuvent être considérés comme divisés en deux parties : dans l’une, indiquée par V, les ouvriers les plus recommandables par leur adresse, leur vigueur et leur courage, obtiennent une partie des minerais écroulés, en pénétrant à travers les ruines, au moyen de boisages convenablement disposés , suivant la méthode qui est connue sous le nom d’exploitation par éboulement [ bruchbau ] ; dans l’autre partie des ouvrages souterrains , qui a été entreprise postérieurement à l’époque indiquée ci-dessus , c’est-à-dire, à compter de l’étage 4-f> l’ensemble des travaux présente la disposition qu’indiquent les fig. i , 2,j , 4. Il nous suffira de faire mention des divers objets , ainsi qu’il suit :
a, a, a , piliers de minerai de fer spathique, réservés pour supporter les étages successifs qui sont numérotés depuis le 1." jusqu’au 10.' sur hfig.t;
b, b, b, excavations pratiquées dans le minerai. Ces parties exploitées présentent aujourd’hui plusieurs étages de voûtes qui sont plus ou moins vastes, suivant les localités.
Remarquons ici que, dans les parties où le gîte de minerais forme une seule et même masse, abondante en fer spathique de bonne qualité, on donne généralement à l’excavation des voûtes 3 toises de hauteur , et à leur faîte 2 toises d’épaisseur, à cause des fissures nombreuses que présente la masse ; mais dans les parties où cette masse est divisée en trois branches principales, le faîte des voûtes n’a qu’une toise -j d’épaisseur, et l’excavation a 3 toises ~ de hauteur. Dans l’état actuel de l’exploitation, on peut admettre que de toute cette masse droite on n’obtient, à chaque étage, que le tiers du minerai qui s’y présente; il en reste les deux tiers comme travaux de réserve, qu’on pourra reprendre un jour, au moyen de la régularité et de l’entretien journalier des ouvrages souterrains;
a , b' j indiquent, pour le dixième étage, les memes objets que a et b pour tous les autres;
c (fig. 2), desetnte en escalier qui communique du septième étage à b galerie d’écoulement k, située au niveau du dixième, et qui doit bientôt servir aussi de moyen de communication avec les étages intermédiaires, c’est-à dire, avec les 8.' et 51. ' Dans tous les étages de cette
Sif.cev, Pi. >7.
Details de l'exploitation.
StCCtK,
mine, au lieu d’employer des échelles de descente, on a pratiqué des escaliers commodes, au moyen desquels on peut la parcourir depuis le jour jusqu’aux travaux les plus profonds ;
d (fig. 2 et jf), puits d’extraction sur leqael est établie une machine à molettes, mue par une roue hydraulique à simple aubage. Ce puits est uniquement consacré à l'extraction du fer spathique;
e (Jig. i ), autre puits d’extraction, dont la machine élève au jour le fer spathique obtenu du dixième étage , et de plus les minerais de plomb et de cuivre que l’on obtient d’une mine contiguc à celle du Stahlberg* et dite Schrabengrube. Ce puits communique à la galerie d’écoulement h. dont la direction générale est indiquée sur la jig. 2 ; f, petit puits de communication qui conduit au huitième étage; g (jig. 1), autre puits de communication qui s’est maintenu dans l’écroulement ci-dessus mentionné;
h, galerie supérieure d’écoulement, qui est pratiquée suivant différentes directions; elle présente une longueur totale de 4°o toises ;
k, galerie inférieure d’écoulement; elle se prolonge en ligne droite sur une longueur totale de 646 toises, depuis son orifice, situé sur le ruisseau de Ferndorf, jusqu’aux travaux que nous venons de considérer: à $71 toises de son orifice, c’est-à-dire, 75 toises avant d’atteindre le gîte de fer spathique du Stahlberg, cette galerie d’écoulement a coupé le filon de la mine dite Schwabcngrubc , dont il a été question ci dessus, filon qui se dirige sur 1 heure de la boussole; ('Voyez e.)
m (fig. g), tas de déblais ou haldes des puits d’extraction d, e. Comme les détails ultérieurs de l’exploitation ne nous présenteroient ici rien de particulier, après ce que nous avons déjà vu dans les exemples précédens , nous ne nous y arrêterons pas davantage; remarquons seulement que, d’après un terme moyen pris sur un long espace de temps, la mine du Stahlberg procure annuellement, depuis l'année 1760, environ 25000 pieds cubes, ou 50000 quintaux ( poids de marc), d’un excellent minerai de fer spathique. Ce minerai est liêré à six fonderies ou usines, parmi lesquelles on distingue l’aciérie de Lohe, et qui emploient en outre , mais séparément , une quantité à-peu-près égale d’autres minerais de fer provenant de diverses exploitations voisines.
Gîtes de Minerais du Derby sbire.
A côté d’un grand nombre de gîtes de minerais , «font on est parvenu Dspryshipe, à se rendre compte d’une manière qui paroît satisfaisante , il pourra être Pl *7‘ utile d’en considérer d’autres qui semblent former une exception aux modes ordinaires de gisement ; tel est l’objet de la ftg.J. Elle présente une coupe figurative des montagnes du Dcrbyshire, d’après l’ouvrage que M. John Mawe a publié, en anglois, sur cette matière. (Voyez the Minerait) gy ef Derbys hire ; London , 1802.)
Suivant cet auteur, la disposition générale des roches et des gîtes de E»ptic«rio» de minerais, dans cette partie de l’Angleterre, présente les faits quisontrap- UFiS-Spelés sur la jig. y , ainsi qu’il suit :
N.” / , la partie supérieure des terrains est formée d’un conglomérat Niwre des roches argileux a (dit argillaceous gril). Au dessous, on observe des lits irré- P "* guliers de minerai de fer argileux (a) , qui accompagnent des couches de houille (b). Le dépôt de combustible fossile est dérangé, en b ci, „ par une faille f, sous laquelle la houille s’enfonce verticalement à travers les masses inférieures.
N.° 2 , un conglomérat siliceux (dit siücetms gril) forme un dépôt non stratifié', dont l’épaisseur variable excède quelquefois 1 20 aunes [ yards /.C’est un assemblage de fragmens roulés, dont chacun n’a pas, en général , plus de trois lignes de diamètre : on y a trouvé , mais rarement, du minerai de plomb.
N.'^,un schiste ( dit shale) , qui ressemble à une glaise durcie, constitue une épaisseur quelquefois égale à celle du n." 2. C’est une roche non stratifiée, qui ne contient point d’empreintes de végétaux; mais quelquefois on y a rencontré des empreintes de corps marins, imprégnés de pyrite: le minerai de plomb ne s’y présente que très-rarement.
N.° 4, une roche calcaire ( dite lime-stonc), constitue, au-dessous, une épaisseur qui varie depuis 4 jusqu’à plus de 200 toises, et qui n’est pas encore traversée dans certaines parties. (Vtye^ fig.y-)
Le premier banc de cette roche est régulièrement stratifié; quelquefois il est interrompu par un dépôt marneux, qui contient accidenteile- 2* ' 37
Derbyshire, nient diverses substances; mais l’ensemble de la roche (4) est formé de dépouilles d'animaux marins. On en tire de beaux marbres. Cette masse (4) est la plus intéressante pour le mineur : c’est dans son sein que l’on a trouvé les principaux gîtes de plomb sulfuré, de blende et de zinc oxidé, accompagnés de plusieurs variétés de fer oxidé, de chaux fluatée , de baryte sulfatée , de chaux carbonatée cristallisée et de pyrites. La grande mine de cuivre d’Ecton s’exploite dans cette même roche, qui contient, en plusieurs autres parties de l’Angleterre, des dépôts considérables de minerai de cuivre et de minerai de fer.
Citoilc minerais. Parmi les gîtes de miherais de plomb du Derbyshire, on distingue les gîtes droits, tels que r [rake-veins] , et les gîtes couchés, tels que p [pipe-vents]. Les gîtes droits présentent quelquefois leur affleurement au jour, par exemple, auprès de Castleton; leur direction, leur inclinaison , leur puissance, leurs croisemens, et la présence de blocs de la roche environnante, dans le sein de ces gîtes, sont autant de motifs qui sembleroient devoir les faire ranger parmi les filons ou les masses droites; mais d’autres motifs s’y opposent. Les gîtes couchés p , qui sont en communication avec les gîtes droits r , ne paroissent assujettis à aucune régularité : ifs sont remplis de fissures : tantôt leur puissance s’élève jusqu'à 20 ou jo aunes, tantôt elle se réduit à 2 pouces. Ces gîtes psont constamment accompagnés d’une enveloppe d’argile, qui aide le mineur à les poursuivre. Leurs gangues diffèrent de celles des gîtes droits. Dans la masse (4), qui renferme les uns et les autres (r et p), on a fréquemment rencontré de vastes espaces vides ( dits skakes ou svakhvs), dont la profondeur et la corrélation n’ont pu être constatées. Dans quelques mines , ces cavernes servent de réceptacle pour les déblais et pour les eaux.
D’après ce qui précède , on serait porté à regarder les gîtes couchés (p) du Derbyshire, et peut-être aussi les gîtes droits (r), comme analogues à ceux que nous avons nommés amas irréguliers [ bucçen werke des Allemands], c’est-à-dire, comme desamas déposés confusément dans des cavernes plus ou moins spacieuses. Qjioi qu’il en «vit , au dessous de [amasse (n.° y), M. John Mawe indique les roches suivantes :
N.*/, une roche trappéenne (dite ttetd-suné) est fréquemment interposée dans ia masse (n.° y ) ; mais cette roche ne renferme jamais aucun gîte de minerais , dans le Derbyshire; jamais on n’y rencontre ni débris de végétaux, ni corps marins. La roche / offre beaucoup de ressemblance avec celle qu’on nomme blatterstein dans le Hartz [ varithu à noyaux calcaires , ou i vache amygdaloîdej ; elle n’est point stratifiée; quelquefois elle remplit des fissures, et se réduit alors à une épaisseur de quelques toises.
N.* 6, une roche calcaire (dite lime-s tone) se présente au-dessous, contenant des gîtes r de minerai de plomb. Nulle exploitation n’a pénétré au-delà de cette roche dans le Derbyshire.
Chacune des masses ( / jusqu’à 6 ) que nous venons de considérer, d’après M. John Mawe, est séparée de la masse voisine par un mince lit d’argile ou de marne, dont l’épaisseur varie depuis 2 à 3 pouces jusqu’à 3 pieds.
Les descriptions de cet auteur nous porteroient à regarder les roches n.° 4, y et 6 comme appartenant au terrain de transition; mais ce que le gisement des minerais de plomb, dans cette contrée, paroit offrir de . plus difficile à expliquer , c’est , i .” l’interruption des gîtes r par la roche n.°/, au-dessous de laquelle ils reparoissent, et z.° la disposition réciproque des gîtes droits r et des gîtes couchés p. Au reste, de nouvelles observations jetteront peut-ctre plus de jour sur cette matière; le seul objet de l’aperçu qui précède, est de recommandera l’attention des mineurs une contrée digne de leurs recherches ultérieures.
Demi yshikf.
Roches
inferieures.
Singularité du gisement.
Gîtes de Minerais de Sibérie.
Si, des gîtes irréguliers de l’Angleterre, nous portons nos regards Sibékie. sur les grandes exploitations que le siècle dernier vit naître et prospérer pl ’7' dans l’empire russe, ainsi qu’on l’a déjà rappelé dans le tome I." de cet ouvrage, pag. 324 > nous aurons occasion, au moyen des jig. 6 et $>, de reconnoître plus de régularité dans ces exemples ; ils offrent un gisement analogue à celui qu’ont exposé les^iy. / à 4 de notre pl. 17.
( *sa )
SuésiE, D’après les descriptions et les dessins dont nous sommes redepl' '7' vables à M. RenovarUz , nous pourrons nous faire une idée de ces gîtes intéressans , qu’il a fait connoitre dans son ouvrage sur l'Altaï, publié en langue allemande, sous le titre , Nachrickltn von don Altduclen gtbvrgen. [Rêvai , 1788. Voye^ pag, 89 à 15 2.)
Ce savant observateur nous apprend que , dans les montagnes du gouvernement de Kolywan , le schiste argileux et le calcaire alternent fréquemment ensemble sur les rives de la Bjela , du Tscliarish et de la Loktewka. Au sein de ces roches il existe des filons de minerais de plomb et de cuivre , dont plusieurs sont en exploitation. Tantôt un semblable filon se présente entièrement dans le schiste argileux; tantôt il remplit l’espace qui se trouve entre le schiste argileux et la roche calcaire, de sorte que, coupant les bancs de l’une et de l’autre roche, il les sépare cependant l’une de l’autre.
Mine dite Tuha- La fig. 6 fait voir un tel gisement observé dans la mine dite Tscha- Fig. t. kinkty, non loin du village de Ustpnstinsk et des rives du Ticharish.
La forme de ce filon , sa puissance considérable , et sur-tout son peu d’étendue suivant sa direction, doivent le faire rapporter au cas de gisement que nous avons désigné par le nom de masse droite. Le mur a a de ce gîte est une roche calcaire, tenace et blanche; le toit b b est un schiste argileux , à feuillets épais. La masse droite C C contient du plomb sulfuré arsenical , du plomb carbonaté , du cuivre natif, du cuivre carbonaté vert ou bleu, du cuivre pyriteux et du cuivre oxidé rouge. Avec ces minerais, on trouve abondamment le zinc oxidé ou carbonaté, sous des aspects très-variés, le spath calcaire , la pyrite de fer , la pyrite arsenicale, et quelquefois des sédimens calcaires et ferrugineux. En général, les minerais de plomb et de cuivre contiennent peu d'argent dans cette masse. Quelques puits ayant été foncés dans le gîte , sur une étendue de 30 toises suivant sa direction, on a reconnu qu’il ne se maintenoit dans ce sens que sur une longueur de 1 2 toises et - ; mais suivant l’inclinaison , il s’est maintenu au-delà d’une profondeur de 6 J toises , jusqu’en d. Une galerie d’écoulement C, pratiquée dans la roche caK caire , facilite l’épuisement des eaux souterraines.
C’est plus sous le rapport du gisement, que sous celui de l’exploitation, que cette mine peut intéresser. Ce qu’elle nous paroit offrir de plus remarquable, c’est qu’un gisement analogue , de minerai de plomb argentifère, a été observé par M. Renovantz , entre le schiste argileux et la roche calcaire , aux célèbres mines de Nertschinsk , dans les montagnes de la Daourie. C’est encore entre ces deux mêmes roches , au rapport du même observateur , qu’on exploite des gîtes abondans de minerai de cuivre dans les monts Oural. Si de ces contrées lointaines , nous revenons vers le Hartz ( v<yr^ pi. 2 et pl. > fg> ')• nous voyons une analogie qui semble frappante entre la disposition des mêmes roches, d’une pan dans la mine dite Tschakirskoy en Sibérie, et de l’autre dans la mine dite Heryog-Augusi , près Zellerfeld, au Hartz: ainsi nous croyons devoir appeler l’attention du mineur sur ces espaces , où s’opère la jonction du schiste argileux et du calcaire. Vraisemblablement , en quelques endroits, ce sont des bancs ou des masses couchées de minerais , qui se trouvent interposés entre ces roches ; mais plusieurs motifs portent à croire que souvent ce sont des gîtes d’une formation postérieure à celle du schiste et du calcaire de transition. Au surplus , retournons aux monts Altaï, sous la conduite de M. Renovantz.
Les fg. 7 , 8 et g représentent la mine célèbre du Schlangenberg ou de Zméof, située dans les montagnes de Korbolicha, sur ç 1 0 p' 25' de latitude septentrionale , et sur 79° 30“ de longitude du méridien
de Paris.
Dans le district de Korbolicha , ainsi que dans celui de Kolywan , on voit fréquemment le granité s’élever au milieu des autres roches primitives qui enveloppent son pied , et ces dernières supporter le schiste argileux et le calcaire; c’est dans un terrain qui semble appartenir à l’époque dite de transition, au sein du schiste argileux et du schiste siliceux, qu’on exploite, au Schlangenberg, un gîte de minerais qui , grâce aux lumières de l’art, est devenu, depuis l’année 1742» le bienfaiteur de cette contrée.
L’exploitation a pour objet une masse droite, ou un filon principal, qui contient divers minerais d’or, d’argent, de cuivre, de plomb, avec
Siulntu,
Analogie entre divers jjite*.
Mine dite Schlçng'alttf.l'ig.jif.
Ro.-hcs environ uamo.
Minerais.
Sia/.nir.
Disposition du gitc.
T rivaux souterrains.
des gangues de zinc sulfuré, de pyrite de fer, quelquefois de pyrite arsenicale, et habituellement de baryte sulfatée, de chaux carbonatée pt de quartz, rarement de chaux fluatée.
Parmi les minerais, on distingue l’or natif argentifère et l’argent natif aurifère, l’argent sulfuré, l’argent muriaté, le cuivre gris, le cuivre sulfuré, le cuivre carbonaté vert ou bleu, le cuivre oxidé rouge, le cuivre pyriteux, le plomb sulfuré.
Le gîte de minerais est interrompu , au jour, dans sa direction , par un fond rempli de schiste argileux, flambé de rouge et de gris : deux filons stériles g g, h h (fig. g J le croisent sans l'appauvrir. Une multitude de filons, ayant le schiste pour gangue [scbiefer gange], se dirigent dans la masse droite , ou l’accompagnent, et paraissent en général l’enrichir. Au toit E du gîte principal (voyez fig. Jf) , la roche est constamment le schiste argileux ; au mur F, on trouve , avec ce schiste , une roche quartzeuse qui semble se rapporter au schiste siliceux. (M. Renovaniz la nomme hornsiem .)
Des fouilles très-irrégulières ont été entreprises autrefois, dans le Schlangenberg, jusqu’à la profondeur de 28 toises ; il en est résulté trois vastes excavations dopt nous ne présentons que les deux plus profondes, parce quelles ont été le théâtre de la principale exploitation. (Voyez a et b , fig. / et S.) La troisième excavation, que nous supprimons , est située à 1 02 toises au sud-est de a.
Sous les fondrières que présentent ces excavations, on a trouvé, dans les niveaux supérieurs , de vastes espaces r remplis de déblais encore riches en minerais.
C’est là qu’on a exploité, avec beaucoup davantage, depuis l’année 1745 jusqu’en i7$4> époque à laquelle on a reconnu la nécessité d’étudier régulièrement le gîte de minerais, au moyen d’une galerie d’écoulement J. Cette galerie, dite Iran krestittlnaja [galetie de Saint- Jean-Baptiste] se prolonge en ligne droite sur une étendue de $8$ toises, depuis son orifice au jour jusque dans les travaux: elle traverse plusieurs roches différentes , parmi lesquelles on distingue principalement le schiste argileux: aux environs les roches sont très-variées. Si, en sortant
de cette galerie pr son orifice au jour, on continue sa route en ligne SimS/hb, droite jusqu’au-delà du ruisseau de Korbolicha, on arrive à des mon- PL ’7' tagnes calcaires où abondent les débris de corps marins : ces montagnes sont environnées de trois côtés par le schiste , et du quatrième côté par le granité.
Une autre galerie d’écoulement plus ancienne (voyez e, fig. y, 8 ,$), dite Lugawaja , est aussi pratiquée dans le schiste, sur une longueur de 90 toises, et ensuite dans le gîte de minerais. Depuis le percement de la galerie d située au-dessous , on a converti la galerie e en un aqueduc qui amène les eaux motrices sur une roue hydraulique^.
Il existe encore, dans cette exploitation, une autre galerie d’écoulement y, dite Pétraetna/a , qui est pratiquée dans un schiste argileux tenace, et ensuite aux approches du mur de la masse droite, dans un schiste siliceux; l’orifice Atf est situé vers le sud , au-dessus du niveau J.
En comparant y , 8 et ÿ , sur lesquelles les memes points sont Drfuih de r«désignés pr les mêmes lettres , on reconnoîtra les objets suivans ; ploiutiun.
i, kj e, galeries d’aiongement et chambres d’exploitation:
elles ont été pratiquées successivement au-dessous de la galerie d ; elles sont mises en communication, d’un étage à l’autre, par de petits puits partiels ou foncemens , dont nous distinguerons les principaux depuis la surface du soi jusqu’au fond de la mine , au moyen des chiffres 7,
2, ) jusqu a p. Dans plusieurs de ces foncemens, l’extraction s’opère par le moyen de treuils mus à bras d’hommes.
p , puits d'extraction nommé Wosnessenskï. Depuis le jour jusqu’au niveau d, ce puits est foncé dans le schiste; il traverse ensuite le gîte de minerais , ainsi que le suivant.
q , autre puits d’extraction , nommé Prtobrasehtschenski. Sur chacun des puits p,q. il existe une machine à molettes , mue par deux chevaux ( vffyel pi. 30 ). Le boisage de ces puits est analogue à celui des puits du Hartz. ( Vqyr^ pi. 11.)
r , autre puits , nommé Kütharinskt : on l’avoit entrepris pour atteindre l’ancienne profondeur des travaux; mais plusieurs obstacles ont empêché de le continuer.
Dans cette mine, les eaux souterraines ne sont pas naturellement
Sibïkie. abondantes; mais les fondrières a, h, tristes fruits de l’ancienne dévas* W l;' talion du gîte, réunissent une quantité d’eau assez considérable , qui descend dans les travaux. Pour en assurer l’épuisement, sept répétitions de pompes aspirantes sont disposées dans le puits p , depuis le niveau de la galerie / jusqu’au niveau de la galerie d’écoulement d. Les tiges des pompes sont mises en mouvement par une roue hydraulique y , de 7 toises de diamètre; cette roue reçoit, parla galerie e, les eaux d’un ruisseau dit SchLngtnlach , qui sont réunies dans un étang, construit comme ceux que nous considérerons ailleurs (v<>y. pl. 3 1 et 32). Depuis le fond des travaux jusqu’au niveau l , les eaux sont élevées par des pompes mues à bras d’hommes; parvenues au niveau d, ces eaux souterraines vont sortir de la mine avec les eaux motrices, parla galerie d’écoulement.
L’entaillement de la roche a lieu presque toujours par le tirage à la poudre , au moyen de trous à un seul homme , pratiqués à l’aide du fleuret en ciseau. Les ouvriers travaillent par postes de 1 2 ou de 8 heures. Les moyens de distribution du travail et de surveillance des ouvriers étant les memes ici que dans les mines les plus célèbres d’Allemagne, il seroit superflu de les rappeler de nouveau. ( Vtyt7 les Notions préliminaires, chap. VII.)
Le gîte de minerais du Schlangenberg , après avoir plusieurs fois varié de richesse, s’est montré de nouv eau très-riche , aux points indiqués par s (fg. y et 8) , d’après les travaux entrepris depuis l’année 1780; mais sa puissance étoit moindre que dans les niveaux supérieurs. Dès 1771 , les minerais avoient totalement disparu au point t; des recherches dirigées dans tous les sens n'aboutirent alors qu’à faire reconnoître quelques traces qui furent de courte durée : par-tout enfin , on trouva que le gîte se resserrait, et qu’il se terminoit à une profondeur de 1 04 toises ; ce fut alors qu’on se détermina à exploiter entièrement les niveaux supérieurs, en remblayant les espaces excavés c des niveaux inférieurs. Dans ces remblais c , au-dessous de la galerie 0 , il est resté un massif de roche dont la jig.y indique la forme rectangulaire.
On assure que la salebande de la masse droite , ou du filon , a été reconnoissable jusqu’à la plus grande profondeur qu’on ait atteinte.
Si Ton considère qu’il n’est pas sans exemple , au rapport de SminE. M. Renovantz, qu’on ait perdu cette salebande, à de certains niveaux, Pl' ’7' dans le Schlangenberg , et qu’on I ait ensuite retrouvée à une profondeur un peu plus considérable, on peut présumer avec lui qu’en approfondissant les recherches au-dessous du point/, on retrouveroit peut-être encore le gîte de minerais, comme on la jadis retrouvé au niveau des * galeries supérieures ^ et / 0g. 7 et S), après avoir pensé qu’il étoit perdu pour toujours.