‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planchesChapitre 63 sur 94 · PR/ A · texte numérisé non relu

PR/ A

PJ. 20.

Coup-d'œU général.

m , mur, et t , toit du gîte de minerais.

Dans le second étage E' F' , la galerie d’alongement F' (fig. ; et j) n’est pas encore totalement percée ; mais elle est plus avancée que celle du troisième étage, qui l’est elle-même plus que la galerie du quatrième. De cette disposition , il résulte un aspect général d’ouvrage à gradins renversés , sur la fig. j.

Les choses étant en cet état, il est facile de voir ce qui suit : dès qu’on achève l’exploitation des tailles C , au premier étage, on peut commencer l’exploitation des tailles a', a' au second, y répéter ensuite ce qui a été fait à l’égard du premier, et, montant ainsi d’étage en étage, enlever tout le gîte de minerais , qui se trouve remplacé par des déblais.

Dans l’emploi de ce mode, on a donc l’avantage de ne rien perdre ; mais ce n’est pas le seul: les facilités qu’offre l'ouvrage en travers, pour l’emplacement des déblais, souvent incommodes dans une mine, et coûteux à extraire, la solidité qu’il assure par le remblaiement, l’éconoiriie de bois qui en résulte, enfin l'économie qui a lieu sur le prix de l'entaillement de la roche , à compter du second étage ; voilà autant de motifs qui recommandent ce mode d'exploitation. Quelquefois il exige qu’on se procure des déblais, par le moyen de quelques percetnens accessoires; mais alors il est facile d’établir, dans le voisinage des travaux, une vaste excavation en forme de voûte , espèce de carrière souterraine qu’on abandonne à l’éboulement , avec précaution , et où les déblais s’accumulent en peu de temps, sans des frais trop considérables.

Après avoir jeté un coup -d’oeil général sur l’ouvrage en travers, considérons l’ensemble d'une grande exploitation où ce mode est en usage.

Tel est l’objet des fig. g. à de la pi. 20 , ainsi que des fig. 1 if de la pi. 2t.

. Mine de mercure d'Idria en Carniole.

La célèbre mine de mercure d’Idria fut découverte en 1 497 . dans la vallée où se trouve la ville de ce nom , située à 9 lieues , vers le sudouest, de Laybach en Carniole. Une ancienne tradition en attribue Ia découverte à la réunion fortuite d’une certaine quantité de mercure au

fond d’un vase qui avoit été placé dans le bassin d’une source d’eau vive, Tdkia, que l’on montre encore aux voyageurs. pl- io~

A de premiers travaux de recherche, qui avoient été entrepris par les Vénitiens, alors maîtres de cette contrée, succéda , vers l’année t $7 J, un grand système d’exploitation régulière , que le gouvernement autrichien introduisit à Idria, en prenant possession de la mine.

Il seroit superflu d’entrer ici dans aucun détail concernant les principes d’administration qui, dès-lors appliqués à cette mine, en hâtèrent le développement , et depuis en ont assuré la prospérité. Ces principes et leur application furent absolument les memes que ceux qui, à la même époque, se répandirent avec tant de succès dans le Hartz et dans toute l’Allemagne , ainsi qu’on l’a vu dans la première division de cet ouvrage ( vtyeç tom. I.” ) ; qu’il nous suffise donc d’ajouter que , malgré la libéralité de la nature , qui avoit richement doté la vallée d'Idria, en y déposant un tel gîte de minerais, malgré la faveur du hasard, qui avoit révélé le précieux secret, malgré les premiers efforts des opulens et industrieux Vénitiens, la mi^e d'Idria n’auroit jamais été ce qu’elle est devenue , et ce quelle peut ctr^Iong-temps encore , si les principes rappelés ci-dessus n’eussent dirigé son exploitation : on peut même assurer que, dans un pays où les travaux auraient été abandonnés au caprice et à la cupidité des particuliers , les trésors que renfermoit la vallée d'Idria auraient bientôt été perdus pour eux et pour la société. Mais bornons-nous désormais à considérer cet établissement sous le point de v ue technique.

La vallée d'Idria est environnée de montagnes calcaires qui , au pre- Roche» cmiroo mier aspect, ne diffèrent que par leur élévation , de toutes celles dont njn,c‘la Carniole est hérissée.

La montagne dite Erjj>erg, sous laquelle s’étend l’exploitation, s’élève d’environ 50 toises au-dessus du niveau de la Niant* , petite rivière qui coule à Idria , et s’y jette dans ŸlJnyt. (Voyezjig. 4 et 6, le niveau Y du fond de i'Urqa, et en X le niveau de la Nicoua. )

Le Etjbtrg est une branche du Vegelberg , montagne dont la cime atteint une hauteur d’environ 200 toises au-dessus du meme niveail.

L’interposition de quelques couches minces d’un schiste noir, dans

les bancs grisâtres de la roc lie calcaire dont ce schiste suit les fréquentes

Ipria, ondulations, mais sur tout la présence du minerai de mercure dans le pl' la- schiste, et quelquefois dans le calcaire , telles sont les différences d’aspect que l’ceil saisit entre les roches d’une grande partie de la Carniole et celles qu’offre l’intérieur des mines d 'Liria.

Si l’on observe les roches qui se présentent aux environs, mais à quelque distance du gîte de minerais, on en rencontre plusieurs qui’ se rapportent au terrain primitif; tels sont, par exemple, le schiste micacé et une roche feldspathique , pénétrée d’amphibole verdâtre qui lui com-> inunique sa couleur, tandis que le calcaire dont cette même roche est imprégnée , lui donne souvent la propriété de faire effervescence avec les acides. Ces deux roches , ainsi qu'un calcaire blanc et cristallin , se trouvent sur les rives de la Canomla, torrent qui, venant du nord ouest , tombe dans l'idriza, auprès du Bas-Una , au nord, et à une lieue d’Idria proprement dit.

Plusieurs variétés de la même roche feldspathique verdâtre , se présentent, avec un schiste siliceux de meme couleur, dans les mon-' tagnes de Kirchheim , à cinq lieues au nor<f-est d’Idria : enfin , le schiste siliceux et le schiste argileux se trouvant sur les bords de l’idriza, auprès de Kcbila, à une lieue de la mine. Si, de ce point, on se porte , soit au nord-ouest vers la seigneurie de Tollmein, soit au nord-est vers la seigneurie de Lach, dans un rayon de huit à dix lieues au nord d’Idria, on peut reconnoître une suite de montagnes composées d’un schiste de transition , dont les sommités sont le plus souvent couvertes par une roche calcaire : ce schiste s’étend jusqu’à la montagne dite Jelcusabcrg , non loin du canton de Wûchein, où la Save prend l’une de ses sources ; là, ce schiste disparoît sous le calcaire de la haute Carniole.

Giie de minerjL*. C’est sur le même schiste de transition , qui est tantôt bleuâtre , tantôt grisâtre , ou d’un brun noir, et quelquefois abondant en mica, que reposent les roches, par conséquent plus récentes , qui renferment le gîte de minerais de mercure , à l’étude duquel nous devons nous borner. Entrons dans quelques détails au sujet des substances que présente ce gîte remarquable.

Les masses minérales d’une certaine étendue que le mineur est dans le cas d’attaquer à Idria, sont classées ainsi qu’il suit, quant à la diffi-

culte de les entailler : cette difficulté, constatée par l’expérience , sert de trot a,

base auxréglemens par lesquels sont déterminés la tâche et le salaire des ouvriers. On distingue donc :

1. ° Brèche calcaire, très-tenace, dans laquelle, en un mois, quatre Vnrinc des hommes, composant un atelier, entaillent de toise cube (mesure rocheJ-

de Vienne), c’est-à-dire, s’avancent de-^ de toise sur une largeur et une hauteur de t toise d’entaillement. Même remarque pour les articles suivans ;

2. ° Brèche calcaire , de ténacité ordinaire , dans laquelle, en un mois, quatre hommes entaillent i toise cube ;

3 Minerai coralldtde [ coraltener^J , dans une roche pyriteuse de calcaire argileux, masse dans laquelle , en un mois , quatre hommes entaillent t toise cube 73-;

4° Calcaire compacte gris au noirâtre, de ténacité moyenne, dans lequel , eu un mois, quatre hommes entaillent i toise cube 73 ;

5. “ Calcaire à courtes fissures , à cassure grumeleuse, un peu argileux, souvent mélangé de brèche, dans lequel, en un mois, quatre hommes entaillent 2 toises cubes 73;

6. ° Minerai ceralloide [corallenerfij , dans une roche rougeâtre qui est un mélange intime de mercure sulfuré et de calcaire argileux , masse dans laquelle, en un mois, quatre hommes entaillent 2 toises cubes ~ ;

7.0 Schiste noir et dur , ou argile schisteuse , qui présente quelquefois des surfaces lisses et miroitantes (d’où son nom de spiegel-schiefer) , dans lequel, en un mois, quatre hommes entaillent 3 toises cubes ;

8. ° Argile schisteuse grisâtre , nommée à tort par les ouvriers pierre de corne [hornsteinj , dans laquelle, en un mois, quatre hommes entaillent 3 toises cubes 77;

9. ° Argile schisteuse noire et tendre (dite mild^ettg) , dans laquelle , en un mois , 4 hommes entaillent y toises cubes 77;

Il est à propos de remarquer que les roches calcaires n.°* 4-°et 5 .* offrent la ressemblance la plus frappante avec le calcaire connu généralement sous le nom de calcaire des Alpes [Atpenkalksiein J , calcaire qui accompagne immédiatement le schiste cuivreux dans le pays de Mansfeld, où 2. 4 3

I PRl A , PI. 10.

Variété des minerais.

les mineurs le nomment jtckstt'in. De.plus, les schistes n.°* y.*, 8.* et y? sont en général bitumineux , susceptible; de brûler, et très-souvent semblables au schiste cuivreux [kupferschieferj du pays de Mansfeld , avec cette différence qu'au lieu d’être, comme celui-ci, pour ainsi dire entrelardés de pyrite de cuivre , ils le sont de mercure sulfuré.

Telles sont les ruches; voyons les minerais d’idria; nous considérerons ensuite la disposition de ces substances.

Parmi les minerais, on distingue :

i. * Mercure sulfuré compacte , à grain d’acier, dit stahler^, tenant au quintal jusqu’à 8o livres de mercure (poids de Vienne);

2° Mercure sulfuré compacte, à surfaces striées et luisantes (dit leberer^) , tenant jusqu'à yo livres au quintal ;

3.° Minerai corallcüde, connu sous le nom de ceral/ener, 7, déjà indiqué, parmi les roches, aux articles 3.” et 6-.“ ci-dessus. Cette substance , dans laquelle abondent de petits corps n J Juteux, regardés comme des coquilles par plusieurs naturalistes , tient depuis 1 jusqu’à 36 livres de mercure au quintal ;

4° Mercure sulfuré compacte, à'surfaces miroitantes (dit spiegelerfi, tenant au quintal jusqu’à 34 livres de mercure;

j. ‘ Mercure sulfuré argileux , grenu et de couleur de brique (dit fiegeler^), tenant jusqu’à .jo livres au quintal;

6." Minerai de mercure bituminifère (dit branJer^), offrant quelque ressemblance d'aspect avec la houille sèche des terrains calcaires , quelquefois très-léger, et tenant ty livres de mercure au quintal ; quelquefois pesant, à raison de son mélange avec d’autres minerais, et tenant alors de a4 à 4o livres au quintal ( cette substance ne se présente que trèsrarement ) ; -

y.° Pyrite de fer mamelonnée , et imprégnée de mercure natif qui la rend blanche dans la cassure, et qui s’en détache en gouttelettes. De tels noyaux de pyrites sont enveloppés d’un schiste argileux noir, et quelquefois on y voit des cristaux de mercure sulfuré hydrogéné , dit cinabre hfpaùque ; ce minerai lient depuis 10 jusqu a 30 livres de mercure au quintal ;

8.“ Argile schisteuse , parsemée de gouttelettes de mercure natif et

de lamelle» de mercure sulfuré, .dit cinabre hépatique , roche dont la Ipkia, richesse en métal varie depuis a onces jusqu’à J livres au quintal ; Pl'

9. ° Argile calcaire et pyriteuse , marquetée de points d’un blanc argentin, qui proviennent du mercure natif dont -elle est imprégnée.

Cette roche tient communément une livre de mercure par quintal; c’est d’elle, à ce qu’il paroît, que résulte, par suite de la décomposition des pyrites de fer et de la combinaison du soufre avec le mercure, le minerai dit jiegeler^, n.° ci-dessus;

10. ' Enfin, roches d’argile schisteuse , de calcaire et de brèche, diversement flambées ou mouchetées de mercure sulfuré plus ou moins abondant , tantôt pénétrées intimement par le minerai , tantôt recouvertes d'enduits superficiels , et en général oflrant une richesse qui varie de quelques livres à quelques onces de mercure , par quintal de ces roches.

De toutes ces variétés de minerais , les substances n.°' 3.' et 1 o.“ sont Fràpiencctlcxfiles plus fréquentes. On a cependant trouvé quelquefois , comme nous yczsa ,ul,sU»c“le verrons plus tard, des masses considérables de n.0‘ 1.° et 2.” Le» autres variétés sont plus rares : quant à celles qui laissent suinter du mercure natif, il suffira de remarquer que toute l’exploitation ne fournit, en une année, que 1 quintal et -j à 2 quintaux de métal en cet état.

Le savant Ferber, qui a décrit en allemand la mine d'Idria, il y a Opinion de plus de quarante ans , pensoit que la roche schisteuse , dans laquelle se Fcrl>" Iur c'gltt' trouvent principalement les minerais de mercure , ne devoit être considérée que comme une portion , restée à découvert , de ce schiste de transition, déjà mentionné , sur le^iel le calcaire de la Camiole est venu se déposer. Il ajoutoit que la roche schisteuse , plus ancienne que la roche calcaire , étoit vraisemblablement déjà pénétrée de minerais de mercure, avant que celle-ci vînt recouvrir la première : enfin il ne doutoit pas que le schiste métallifère d’Idria ne fût d’une formation antérieure à celle du terrain à houille le plus ancien. ( Voyez Beschreibung ries Quechiibcr-Berg w erhs - ju - Uria , & c. , pag. 7 et suiv. Berlin , 1774-)

De nouvelles observations, dues à l’approfondissement des travaux, ne confirment pas cette opinion : avant de les exposer, il est nécessaire que nous jetions un coup-d’œil sur l’ensemble de l’exploitation , qui est représenté par I tsfig- -fi / de la pi. 20.

1dpi a,

Fit, 4 1 j.

Construction! au jour. PUo ,F‘g.J.

La fig. 4 est une projection verticale , prise parallèlement à la ligne G H du plan ,fig. g.

La Jïg. g offre la projection horizontale d'une partie de l’établissement et des principaux travaux souterrains.

La fig- * est une projection verticale , perpendiculaire à la précédente , suivant I K de fig. g.

La fi g. g est une coupe verticale, faite d’après une échelle plus grande , suivant la ligne brisée M N Q.R , de fig. g. Le plan N Q., dans cette coupe , est supposé ramené en P Q., et le tout projeté sur le plan vertical M O. ( Voyez fig, j.) Dans la fig. g, le rectangle N Q.Q.N représente la portion de coupe faite suivant N Q, de fig. g , et ramenée en P Q, Ce qui se trouve à gauche de ce rectangle fait voir la portion de la coupe qui correspond au plan vertical M N, et ce qui se trouve à droite, la portion qui correspond à Q.R de fig. g.

Dans le plan fig. g , il suffira de remarquer quelques-unes des constructions situées à la surface du sol, savoir :

a , entrée de la mine , bâtiment qui communique à la galerie i ;

b, magasin de grains pour la subsistance des ouvriers;

c , cage d'une roue hydraulique qui met en mouvement une machine d’extraction située sur le puits b ; c’est l’extrémité d’un canal de près de 2000 toises de long, qui, prenant une partie des eaux de l'Idriza, sur la rive gauche de cette rivière, à la digue de Kobila , les conduit, à-peuprès parallèlement à son cours , mais à un niveau plus élevé , jusqu’aux machines hydrauliques des puits *, b, et dans les ateliers voisins;

d, ateliers pour le lavage des minerais ;

e , atelier pour le criblage des minerais;

fi, atelier pour le forage des tuyaux de pompe;

h j , claire-voie verticale, dite raieau , propre à laisser passer les eaux de l’idriza, comme l’indiquent les flèches placées sur le cours de cette rivière, et à retenir les bois flottés qui s’accumulent dans l’espace h )k. C’est par ce moyen que les produits des abondantes forêts qui sont affectées au service de la mine d’Idria , sont apportés , à peu de frais , jusqu’à l’entrée des travaux souterrains. •

Sur les fig. 4, S , 6 , on reconnoîtra les objets suivans :

' 1 , galerie d’entrce, dite Antonï Einfahrt ;

2, étage de travaux, ou système de galeries, dit Achats feld ;

3 , étage dit Flottant feld ;

4 , Mitttl feld [étage moyen] ;

J , 1 Haupt feld [étage principal];

6, Wasser feld [ étage des eaux];

y, — * Clementi feld ;

5 , Hauptmanmschefeld;

9, Karolifeld;

to, étage projeté pour la poursuite des travaux.

De petites flèches placées sur le cours de ces différentes galeries, dans Divers inclile plan fig. g, indiquent, par leur pointe, de quel côté s’inclinent les tlu Bltcroches schisteuses et les veines ou masses de minerai qu’elles reni ferment, aux endroits où l’observation a donné lieu de placer de telles flèches ; on peut, à cet égard, comparer la fig. g avec la fig. J.

Distinguons, en outre, sur \esfig. 4,4 et 6, les objets ci-après ;

a, puits nommé Barbara schacht, qui date de l’année 1596. Les Puits princlpau». places d’assemblage qui correspondent aux différens étages d’exploitation, sont indiquées dans ce puits, et dans les suivans, par des carrés

noirs ;

b, puits de Sainte-Thérèse [Theresien schacht] , commencé en l’année 1738, et terminé en 1748;

C , puits de l’empereur Joseph [Kaiser s Josephi schacht ] ;

d , puits de François [ Franctsci schacht]. C’est dans le coteau sur lequel ce puits est ouvert, que se voit la source auprès de laquelle nous avons déjà rappelé que parurent les premiers indices de mercure ; c’estlà qu’eurent lieu les premières recherches.

e, I, g, h , i , j , k , I , escaliers voûtés en maçonnerie, par lesquels Eacalicn. on descend commodément , d’un étage à l’autre , jusque dans le fond des travaux.

Sur la fig. 6, on voit le nom et remplacement des roches traversées par Aune tip-iw les excavations, savoir : CIC'1V<‘-

Roche calcaire grisâtre;

ImtA.

Pi. 10.

Étage de travaux souterrain! ,

IntttA « PI. z«.

Petit* puiü intérieur».

Exemples du gisement des minerais.

Schiste noirâtre ou grisâtre, renfermant quelquefois des masses de calcaire;

Masse cunéiforme de roche calcaire, dite I-epptUi wand , autour de laquelle les minerais ont abondé. ( Voyt^ k, /3 , J'., sur les fig.J et 6.)

Les lettres p, <J, r. S, t, U, V, indiquent des masses métallifères de diverses formes et d’étendue variable, dans lesquelles les travaux d’arrachement ont été poussés, sur les différons étages correspondans^il en est résulté des excavations , en partie remblayées aujourd’hui , qui présentent les mêmes formes que ces masses, pour la plupart exploitées.

De petits puits intérieurs (voyez 11 à 24, sur \t%jig. 4 et /) établissent la communication entre les difterens étages. Ils ont été perces à mesure que le besoin s’en est fait sentir, soit pour la circulation de l’air , soit pour le transport des minerais obtenus d'un niveau où il ne se trouvoit pas de place d’assemblage, vers celle d’un étage inférieur ou supérieur, soit comme puits de recherche, soit enfin comme moyens d’abréger le roulage vers les puits d’extraction.

A ce coup-d’œil général sur la mine d’Idria , il convient de joindre quelques détails, avant de proposer une opinion concernant le gîte de minerais qui nous occupe. Pour cela , considérons quelques exemples de la disposition des substances minérales, pris à divers niveaux, ou en différentes parties d’un meme étage; tels sont ceux que présentent, sur la pl. 2 1 , les fig. 1 jusqu’à 6. (Vûye^pl. 2 1 .)

Chacune de ces figures offre l’image exacte d’une galerie ou taille d’exploitation , telle qu’il en existe un certain nombre à chaque étage. Ces tailies sont pratiquées à partir d’une galerie principale, et ordinairement à angle droit sur sa direction, de manière que chacune d’elles pénètre, le plus avantageusement possible, dans la niasse correspondante de minerais.

Sur ces figures, les substances suivantes, dont la disposition a été soigneusement dessinée dans la mine , sont distinguées par des tailles de gravure diversifiées, et par des chiffres placés à côté des roches, sur les lignes qui représentent les boisages des galeries entaillées. On distinguera donc ;

j, calcaire grisâtre, indiqué ci-dessus parmi les roches, sous ies Ip*ia, /■n." 4-" et j.0; pi 10 -

а, argile schisteuse noirâtre, ou schiste bitumineux, ordinairement PI. «1.

riche en minerai; ( Veyt^ ci-dessus , n." 7.0 et 9.*, parmi les roches.) ' 1 6‘

j, argile schisteuse, noire et dure , flambée de minerai (n.“ 7.");

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