argile schisteuse, noire et tendre (n
J , argile schisteuse, grisâtre (n.* 8.”);
б , minerai de mercure sulfuré, tantôt en masse, tantôt dissémine dan* les roches, et quelquefois , seulement en enduit superficiel;
y, masse de minerai coralloïde; (fvyrjci dessus n.°* 3." et 6° parmi les roches, et 3 .* parmi les minerais. )
8 , masse de mercure sulfuré, dit stahlrr^ (n.° 1 parmi les minerais);
9, masse de mercure sulfuré, dit leierer? (n.° 2.0 idem).
LesT^, /, 2 et j représentent des tailles d’exploitation observées à une certaine distance l’une de l’autre , dans l’étage moyen dit Mine l ftU , qui est indiqué par le n.° 4, sur la pl. 20 (fig. 4 et j).
\jtifig. 4 et / (pl. 21) offrent des exemples recueillis dans l’étage principal, dit Haupt feU, qui est indiqué par le n."/, sur la même pl. 20;
Enfin la fig. 6 représente une taille très-riche en minerais , observée dans l’étage dit Wasser field, qui est indiqué par le n." 6, sur les fig. 4 et / de la même pl. 20.
On remarquera facilement ce qui suit :
Dans la fig. 1, le calcaire elle schiste se présentent sans minerai ;
Dans la fig. 2, le calcaire fissuré est parsemé de points de mercure sulfuré, qui ne forme , le plus souvent, qu’un enduit superficiel;
Dans la fig. 7, le calcaire renferme de petites masses de minerai;
Dans la fig. 4, des masses de minerai continues sont situées au sein du schiste, qui est en outre parsemé de mercure sulfuré, tandis que le calcaire constitue des masses stériles au sein du schiste;
Dans la fig. j , le calcaire et le schiste alternent ensemble; il en est de même du schiste noir à l’égard du schiste gris. Le calcaire est dépourvu de minerai; ies schistes en renferment, soit des masses, soit des particules disséminées;
Ipm a. Enfin, dans la fig.6. des schistes de divers aspects sont parsemés de
PL i». mercure sulfuré, et renferment des masses considérables de ces minerais riches qui sont indiqués ci-dessus.
Opinion déduite En réfléchissant sur Jes faits que nous venons de voir, on a lieu de de, km expos». penser que je calcaire , le schiste bitumineux , et les minerais de mercure d’Idria , sont d’une formation contemporaine , et qu’il n’existe , entre ces substances, aucun ordre constant de superposition qui justifie l’opinion de Ferber, concernant la préexistence du schiste. En second lieu, si l’on remarque, sur le plan fig.J (pi. 20) , la disposition des flèches qui indiquent, par leur pointe, comme nous l’avons dit, le sens d’inclinaison des roches schisteuses, on reconnoîtra que, dans les portions de galeries d’alongement qui se trouvent à l’ouest de l'exploitation, les schistes s’inclinent en général vers l’est, tandis que, dans les portions de ces mêmes galeries qui se trouvent à l’est, l’inclinaison des schistes est le plus souvent vers l'ouest.
La /î g. y indique , de plus , que les couches de schiste éprouvent plusieurs ondulations, comme les veines de minerais qui sont exprimées aux points x. .
Sur les fig'J et 6 , on voit en /S l’indication du fond d’une jatte ou d’un bassin que le schiste forme au-dessous et au-dessus du calcaire. C’est en 1813 qu’on est parvenu , par cette galerie /3 <F, à passer de l’une des pentes du schiste sur la pente opposée; ainsi, tout annonce qu’ici une jatte de schiste se ferme sous le calcaire. De plus, si l'on considère la disposition des flèches, aux différens niveaux, dans la partie sud-est de l’exploitation, on pourra présumer, en comparant les inclinaisons entre elles, que les couches forment, vers le sud-est, un bassin fermé. Quoi qu'il en soit, les faits qui précèdent nous portent à nous représenter le gîte de minerais d'Idria comme une suite de couches ondulées, dont , l’ensemble offre la forme d’une portion de jatte ellipsoïde, inclinée sui-
vant son gtand axe, du sud-est vers le nord-ouest, tandis que ses parois ondulées se relèvent vers le sud-ouest et vers le nord-est.
On sait combien un tel gisement est commun dans les mines de houille. (V yeç pi. à 30.) D’un autre côté, la présence du bitume dans le schiste , et quelquefois dans le minerai , la propriété que le schiste
a quelquefois de brûler , la ressemblance du minerai dit bramler^ avec un combustible fossile, indiquent une certaine analogie entre la formation qui nous occupe, et celle de la houille; mais comme nous avons remarque une parfaite ressemblance du schiste et du calcaire avec les roches de même nom qui appartiennent au gisement du schiste cuivreux; comme celui-ci est reconnu pour être plus récentque la houille de la première formation, qui est la houille par excellence , et pour appartenir à une époque qui se rapproche de celle de la houille sèche des terrains calcaires; comme enfin nous ne trouvons, dans la mine d'Idria, ni ce grès, ni ces impressions de végétaux qui caractérisent si bien le gisement de la houille ancienne , nous sommes conduits à penser que le gîte de minerais d’Idria peut être rapporté à une époque de formation qui seroit la même que celle du schiste cuivreux observé dans le pays de Mansfeld [yoye^ pi. 23), et qui se rapprocherait de celle de la houille récente des terrains calcaires.
Dans la Carniole, la nature semble avoir agi beaucoup plus en grand que dans le pays de Mansfeld , où le calcaire n’a que quelques pieds d’épaisseur, et le schiste bitumineux métallifère seulement quelques pouces. Dans la Carniole , du mercure combiné avec le soufre a été, pour ainsi dire, mal pétri dans le schiste, et il en est résulté, si l’on nous permet une telle comparaison , l’aspect d’un gâteau mal feuilleté , le minerai étant quelquefois aggloméré entre les feuillets du schiste , comme le seraient des grumeaux de farine et de beurre entre les feuillets d’une pâte inégalement préparée.
Dans le Mansfeld, c’est le cuivre qui est combiné avec le soufre: le minerai qui résulte de cette combinaison , est disséminé dans le schiste plus également, en particules beaucoup plus fines, mais en beaucoup moins grande quantité, que le minerai de mercure ne l’est en Carniole.
Dans le Mansfeld, le dépôt de substances métallifères n’a eu lieu qu’une fois, et à la partie inférieure de la couche calcaire : dans la Carniole, il s’est renouvelé plusieurs fois au sein meme de la couche calcaire, et à différens niveaux. Telles sont les différences que nous pouvons apercevoir entre ces deux gisemens.
loma Pi. 10.
Faisons au mode d'exploitation par lequel on met à profit le gîte de minerais d'Idria.
Mode d'eiploi- Le système général des travaux consiste à suivre la direction du schiste bitumineux, quelque stérile ou quelque mince qu’il puisse être en quelques endroits , par des galeries horizontales pratiquées à diflféiens niveaux , telles que l'on voit , sur les Jig. 4 et / de la pl. 20 , les galeries j jusqu’à 10, et quelques autres galeries intermédiaires. C’est ainsi que l’on s cerné l’espace métallifère , comme le montre la Jig. 4. Lorsque, sur le cours d’une telle galerie d’alongement , on a reconnu un certain nombre de points où il existe du minerai, on perce, à partir de ces points, des galeries de traverse dans la masse exploitable , et on établit un ouvrage en travers, analogue à celui qui est représenté par les fig. 1 , 2 et j de la même planche.
Comme nous avons déjà présenté l'explication de ces figures, nous n’y reviendrons pas ici ; ajoutons seulement que les localités ne permettent pas, à Idria, d’établir l’ouvrage en travers aussi régulièrement qu’on le pratique dans les filons puissans de Schcmnitz en Hongrie. Pour éviter la confusion qui seroit résultée, sur la fg-J. d’une multitude de galeries de traverse aboutissant aux galeries d’alongement, nous nous sommes bornés à indiquer, sur \tsfig. et ( , par les lettres p jusqu’à V, les espaces dans lesquels est exécuté l’ouvrage en travers , espaces où l’on a soin de remblayer les excavations, suivant les règles de ce genre d’ouvrage.
Coteries. Ordinairement, on tient en activité de service, outre les galeries d’alongement situées aux difTérens niveaux, 4° galeries de traverse, dont 20 comme recherches et 20 comme tailles produisant du minerai.
Dans le cours de l’année 1 8 1 2 , il a été excavé 1 298 toises courantes de nouvelles galeries, ayant communément de 6 à 10 pieds de large.
savoir :