‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planchesChapitre 66 sur 94 · En murailiement à ceintures (maçonnerie de · texte numérisé non relu

En murailiement à ceintures (maçonnerie de

briques) 133. u

Longueur totale des galeries soutenues , en 1812, par le murailiement 176.

Dan* la meme année (1812), on a étayé par le boisage 183 toise* courantes de galerie; ainsi , le murailiement et le boisage sont employés à-peu-près également dans la mine d’Idria. C’est sans contredit une forte recommandation pour l’emploi du murailiement, dans les travaux souterrains qui doivent être de longue durée, que de voir un établissement qui possède environ 6535 hectares de belles forêts situées à sa proximité, employer, concurremment avec le boisage, le murailiement, à la vérité plus coûteux pour le moment, mais beaucoup plus durable.

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Butage.

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Épuisement des CâiÙL

Airage.

Incendie de 1 803.

( Jî° )

Il nous reste à faire mention de l’épuisement des eaux et de fairage.

Les travaux supérieurs sont en général très-secs. On regrette même qu’il n'y règne pas une certaine humidité, qui tempérer oit lacreté des poussières métallifères dont l'air y est imprégné. »

Près du fond des travaux, paraît une source abondante , qui fournit la majeure partie des eaux qu’il làut épuiser. Comme la situation de k mine, au fond d’une vallée, ne permet pas de venir à son secours par une galerie d’écoulement, on est réduit à élever les eaux du fond jusqu’au jour. Pour cet effet , il existe dans chacun des puits a , b , d , un attirail de pompes aspirantes, mis en mouvement, à la surface du sol, par une roue hydraulique à augets et à chute supérieure. Ces dispositions sont semblables à celles que nous décrivons ailleurs. pl. i i

et 33.) Ainsi, il nous suffira de remarquer que la quantité totale d'eaux souterraines qui est élevée au jour, en 24 heures, par les 3 machines d’épuisement, est d’environ 360 mètres cubes.

La température de l’air s'élève , dans plusieurs parties de cette mine , au dessus de 20 degrés du thermomètre de Réaumur.

Les mêmes ouvriers n’y doivent travailler en général que pendant un mois de suite, et par postes de 8 heures. Le mois suivant ils sont . relevés par les ouvriers employés au jour : cette alternation se renouvelant de mois en mois, les hommes ne sont pas, à beaucoup près, aussi incommodés qu’on pourrait le croire , de leur séjour dans une atmosphère chaude et mercurielle; il en est meme un assez grand nombre qui travaillent constamment dans la mine.

C’est dans les endroits les plus riches en mercure sulfuré que la chaleur * se fait sentir le plus vivement. Cette haute température intérieure facilite la circulation de l'air; il sort par le puits a , et il rentre dans les travaux par toutes les autres ouvertures de la mine.

Peut-être doit -on attribuer à la même cause qui paraît élever la température, c’est à- dire à la décomposition, soit des pyrites de fer, soit des minerais de mercure , un violent incendie qui éclata dans la mine d'Idria , le 5 mars 1 803 . Un des motifs qui portent à penser ainsi , c’est qu'on a conservé le souvenir de plusieurs inflammations spontanées de gaz qui produisirent de funestes effets dans cette mine, en 1766 et

en 1 767. (Voyez Ferber, page 67. ) On rapporte , d’ailleurs , que de semblables phénomènes ont été observés , à plusieurs reprises , dans les mines de mercure d’Almaden en Espagne.

Quoi qu’il en soit, pour maîtriser le feu qui se manifesta tout-à-coup à Idria, en l’année 1 803 , au niveau de la galerie 7, dans le voisinage des puits a, b, on fut réduit à faire couler la rivière Nlcoua dans la mine, pendant 48 heures de suite. Les eaux s’élevèrent jusqu’au niveau qui est indiqué sur la fig. 4, par la ligne ZZ. Il fallut ensuite faire jouer les pompes pendant six mois, avec la plus grande activité, pour assécher les travaux.

Au-dessous de la galerie 7, tout fut retrouvé en ordre; le feu n’avoit exercé directement ses ravages qu’entre ce niveau et la galerie 7,// mais jusqu'au niveau de la galerie ^,ona reconnu les traces d’un bouleversement qui paroît avoir été produit par la force expansive du mercure en ébullition.

En d’autres pays , il est plus d’une mine précieuse qu’on auroit abandonnée, après un semblable désastre; mais une administration éclairée a rétabli l’exploitation d’Idria , en redoublant de surveillance et d’économie. A la vérité, le produit en métal fut moins considérable dans l’année i8o4 qu’il ne l’avoit é:é antérieurement, et sur-tout depuis l’année 1786, époque à laquelle le gouvernement autrichien s’étoit engagé à fournir annuellement à l'Espagne 12000 quintaux de mercure provenant d’Idria; mais la réduction du produit fut moins' l’effet de la catastrophe de 1 803 , que de l’extraction forcée qui avoit eu lieu auparavant. L’administration parvint à faire sentir que, pour obtenir tous les ans une quantité de métal si considérable, il falloit attaquer exclusivement, et à la hâte, les parties les plus riches du gîte de minerais, rejeter parmi les déblais les minerais pauvres qui sont les plus fréquens , et par conséquent s’écarter des règles d’une bonne exploitation. Le système de l’extraction forcée fut abandonné en l’année 1 800.

Depuis cette époque jusqu’en 1 809, le terme moyen de produit de la mine et de l’usine d’Idria fut, pour chacune de ces dix années, tel que nous allons le rapporter, afin de dissiper les doutes exprimés dans le tome I" de cet ouvrage (page 346).

InmA.

Produit de fa mine.

Idkia, Fl. *o.

On obtint par année moyenne ( depuis 1800 jusqu'en 1809):

Mercure 4 5 09 ^ * vk“-

Cinabre 250. 1

Vermillon ; 983.

Sublimé corrosif. 183.

Sublimé doux ij.

Précipité roug 98.

D’après le prix ordinaire de ces diverses marchandises, on peut cab culer que ce terme moyen de produit brut compose une valeur annuelle de 2870000 francs. Voilà ce qu’on a obtenu annuellement, et san^ forcer l'exploitation, mais en la conduisant bien, sous une étendue de terrain qui n’excède pas 3 3 hectares ou 70 arpens, ainsi qu’on peut le voir sur le plan, fig, /,

Nous avons déjà indiqué qu’en 1812 et 1813, l'extraction étoit fixée à 5000 quintaux de mercure, tout compris. Pour obtenir ce produit, on employoit 750 ouvriers, tant dans la mine, que dans les ateliers de préparation des minerais et dans l’usine, sans compter les hommes employés dans les forêts de l’établissement, et dont le nombre s’élevait

On nous assure que , depuis l’année 1 8 1 4 , l’extraction annuelle a été sagement réduite à 3000 quintaux; c’est à-peu-près ce qu’on obtenoit en l’année 1768, au rapport de Ferber (page 61 ). Ce n’est qu’un sixième en sus du produit qu’on obtenoit dès l’année 1 57 J , d'après les «rchivea d’idria.

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