‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planchesChapitre 67 sur 94 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

DIVERS EXEMPLES D'EXPLOITATION , SOIT PAR PUITS ET GALERIES j SOIT À CIEL OUVERT.

Cette planche réunit différens exemples tirés d’exploitations remarquables, qui sont, la mine de mercure d’Idria, les mines d’étain de la Cornouailles, les mines de plomb de Bleyberg en Carinthie, lamine de lignite de Sagor en Carniole, la mine de fer de file d’Elbe, et la mine d’alun de la Tolfa en Italie.

Aline de Aiercure d’Idria. ( Supplément à la PI. ac.)

Nous avons déjà considéré la mine d’Idria au moyen de la planche précédente , et nous avons , à ce sujet , présenté l’explication des fig. i à tf de la pl. 21, qui font voir quelle çst la disposition des roches et des minerais de mercure dans plusieurs ateliers souterrains , observés à différons étages de l’exploitation. Il nous suffira donc de rappelef , en peu de mots, les faits consignés sur ces ligures :

Dans les fig. i h ; , qui se rapportent à l’étage n.” g de la pl. 20 , on remarquera les substances suivantes , que nous avons déjà décrites [ycye^ pl. 20); savoir:

(Fig. i),t calcaire gris; 2 schiste noirâtre; / schiste grisâtre : ici point de minerai de mercure;

(Fig. 2), calcaire gris 1 . parsemé de minerai de mercure sulfuré, dit cinabre (6) ;

(Fig. / ) , calcaire gris 1 , renfermant de petites masses disséminées de ce même ^inerai.

Les fig. 4 et g représentent deux ateliers observés dans l’étage n.# / de la pl. 20 : on y reconnoitra diverses dispositions des mêmes substances.

IitmA.

Fig.tlé.

Idkia. et particulièrement l'alternation du calcaire et du schiste métallifère. pl *'• Quant à la fig. 6 , elle présente un atelier d’une richesse devenue rare aujourd'hui , qui a été observé dans l'étage n.° 6 de la pl. zo : cet atelier offroit à l'oeil ce qu’indique la figure, savoir:

Schiste noir et tendre, roche abondante en minerai disséminé (g-);

Schiste noir et dur, à surfaces miroitantes, flambé de minerai (g);

Masses de minerais de mercure sulfuré, dits:

Koratlener^ (y).

Stahlcr^ . . (S), lebtreri . . (p).

( dans l’explication de la pl. zo, ce qui a été dit de ces memes

substances indiquées par les mêmes chiffres que ci-dessus).

Mine d’Euùn pris Pentovan en Cornouailles.

Cok^ov ailles, La fig. y indique , au moyen d’une coupe verticale, le gisement et

P1‘ ‘ '* le mode d’exploitation du minerai d’étain d'alluvion , d'après un exemple l‘I- 7- tiré de la mine dite Strejin sr ork-happy -union , qui est située non loin de Pentovan en Cornouailles.

Une vaste excavation R T U s a été pratiquée, à ciel ouvert, pour la recherche du dépôt de minerai d'étain T, qui se trouve ici à une profondeur peu ordinaire , au-dessous du niveau du terrain R s. Avant de parvenir à et dépôt, il a fallu traverser diverses couches successives, savoir :

Gisement. /, a, f, le gravier ( dit gravel ) , sorte de terre végétale dans le sein de laquelle se trouve une bande de terre ochreuse (a) ou d’argile ferrugineuse;

p, une tourbe noire, parfaitement combustible , d’une contexture grossière, qui est composée de roseaux et de racines ligneuses , liées entre elles par une vase fine;

/, un sable de mer grossier, qui est mêlé de coquilles marines ;

6, une vase de mer noirâtre, qui est remplie de coquilles.

Au-dessous se présente le dépôt de minerai d'étain : ce gîte exploitable T renferme des fragmens plus ou moins volumineux de rchiste argileux, de schiste siliceux, de quara, de minerai de fer, de jaspe ,

enfin de toutes les roches et de toutes les gangues qui se trouvent dans Coonmr ailles. la contrée environnante , mais cependant à l’exception du granité. Parmi ***' ces fragmens, se présentent, en morceaux arrondis , un gros sable quartzeux , et enfin l’étain oxidé, qui est ordinairement en petits grains et en petits cristaux. ' ■l-

Au-dessous du gîte T, se trouve le schiste argileux, dit kiüas ou shclf (A X Y ) , qui supporte tout le dépôt d’une formation plus récente.

Le système d'exploitation est fort simple. Les couches successives de Eipluiotfcm k terrain, dont la fi g. ? fait voir l’épaisseur, sont entaillées en gradins, clcl uu*crtcomme l’indique la même figure.

Par une galerie d’écoulement k, les eaux se rendent dans le fond d’un Épuisement, puits Im , qui contient des pompes d’épuisement; celles-ci sont mises en activité par une machine ) , dont le moteur est une roue hydraulique.

(Yyfl p1- îj-)

Quanta l'extraction du minerai , elle s’opère sur une voie inclinée i. Extraction, qui est établie, avec une pente d'environ 45 degrés, sur l’une des parois de l’excavation. A h partie’ inférieure de cette voie , se trouve une place d'assemblage et de chargement , vers laquelle conduit un chemin partant de l’atelier d’exploitation : à la partie supérieure h , une machine à molettes , mue par des chevaux , fait alternativement monter et descendre les deux tonnes d’extraction sur la voie /. ( Voye-^ pl. 30. )

L’auteur allemand auquel nous sommes redevables de ces renseignement, remarque qu’il est rare que, dans la Cornouailles, le dépôt de minerai d’étain d’alluvion , qui s’étend sous les vallées de cette contrée, se présente à une profondeur aussi considérable que dans La mine de Hapjy-union. Souvent on rencontre ce gîte très-prcs de la surface du terrain , et tout au plus au dessous de la tourbe.

Suivant le même auteur, il n’est pas raie de trouver un peu d’or dans le gîte de minerai d’étain d’alluvion. ( Voyez Koehler's Bergmœnnisches Journal, ou Journal des mines de Freyberg , tom. II, pag. 1 43 et suiv. )

Le Journal des mines de France (n.°84, pag. 44} à 454) contient aussi de précieux renseignement au sujet des mines d’étain , dans un écrit intitulé Note sur le gisement, /’ exploitation et le traitement Je l'étain, par M. de Bonnard. ■ : J

Buybbkc,

Tif. S,f et 10.

Mines de plomb de Bleyberg en Carinthie.

Les jig. 8 . ÿ , io , ont pour objet de donner une idée exacte des célèbres mines de Bleyberg en Carinthie, tant à l'égard du gisement des minerais de plomb de cette contrée, que sous le rapport du mode général de concession, d’après lequel ils sont depuis long- temps exploités avec succès.

Nous avons déjà fait mention, dans le tom. I.", pag. 3 ^6, de ce grand établissement, qui est situé non loin de Villach.

Sur l’ensemble des trois figures qui offrent un plan et deux coupes verticales d'une partie des mines , on distinguera :

En a, b , C, la crête des montagnes de calcaire compacte, dans le sein desquelles est située l’exploitation ;

d , C, la vallée métallifère qui se dirige de l’est vers l’ouest, entre les deux vallées parallèles de la Gaii et de la Drave, mais à un niveau élevé au-dessus de celui de ces rivières ;

f, g, la direction d'un grand nombre de couches calcaires qui sont verticales et métallilères. Une semblable disposition se montre fréquemment à l’est de la ligne i II (fig. 10 ), qui indique la direction d’un glissement dont il convient de remarquer ici l’inclinaison vers l’est : cette disposition s’étend jusqu’à une ligne parallèle à i h, qui en scroit distante de 3000 mètres (si le plan des mines sur la fig. 10 n’étoit interrompu du côté de l’est), et qui indiquerait la direction d’un gîte de minerais très-puissant , très-métallifcre, et s’inclinant vers l’ouest. Ce dernier gîte est exploité au nord, et tout près du village de Bleyberg, par plusieurs mines, dont la première, vraisemblablement à cause de sa richesse, a été nommée Bleyblatt, c’est-à-dire, la feuille de plomb.

Si , d’après les fg.g et 10 , on considère ia direction et I’inclitiaison du schiste marneux et du calcaire métallifère, dans l'espace k , i , m , n, o, à l’ouest de la ligne i h , en comparant cette disposition avec celle dont nous venons de parler , il paraît qu’une grande partie du système des montagnes a éprouvé un glissement entre i il et la ligne parallèle , in-

.diquée ci-dessus vers i’est, d'où peui-éfre résulte la situation verticale Birreroc des couches , qui a été observée sur une étendue considérable. 1 *' lt‘

Quoi qu’il en soit, on voit, sur les mêmes figures , que le calcaire métallifère est recouvert, jusqu’à une certaine hauteur, par un schiste marneux et par d’autres roches plus récentes.

C’est dans ce schiste marneux que se trouve un beau marbre coquillier, qui est connu des minéralogistes sous le nom de lumachelle de Bleyberg : on y rencontre aussi du gypse bleu , quelquefois avec un peu de minerai de plomb et de zinc; quant au calcaire métallifère, proprement dit , on y a trouvé quelques coquilles , mais très rarement.

Le minerai de plomb sulfuré se présente dans le sein de cette roche Cite demiucr-;». en masses couchées, ou blocs d’un volume considérable, qui ne sont séparés du reste des bancs calcaires par aucune salebande. Il est accompagné de minerai de zinc oxidé [calamine], qui se trouve sur-tout dans les parties supérieures de la montagne.

Plusieurs des masses exploitables sont indiquées sur les fig. 8 et g, en JT, r', r*, r* ; chacune d’elles offre un solide analogue à un ellipsoïde très-alongé, dont l’axe est incliné, non pas suivant l’inclinaison meme .delà roche environnante, mais suivant une ligne oblique ou intermédiaire entre cette inclinaison et la direction des bancs de calcaire. On aura une idée précise de cette disposition, en comparant, sur les fig. 8 et p , les indications des masses exploitables r U, r V.

Tout annonce la formation contemporaine du calcaire et des massés couchées de minerai ; mais il paroît que , sur la ligne i h (fig. to), et sur celle qui lui est parallèle, au nord du bourg de Bleyberg, ainsi que nous l’avons déjà vu , le premier arrangement des dépôts formés a été troublé par des accident d’une époque postérieure.

Cesaccidens, dits klufi à Bleyberg , sont visibles au jour, comme Acdctcm du gicelui qu’indique la ligne i 11 ; on y observe un schiste dont la direction scn ' "• est à- peu près perpendiculaire à c.elie du schiste marneux que montrent les fig. p et to.

Les mineurs ont remarqué qu’en général les masses exploitables sont plus fréquentes qu’ailleurs, dans la direction de ces accidens. D’habiles minéralogistes ont regardé les Uuft de Bleyberg comme des filons.

BisYtEtc, Qu'il nom soit permis de hasarder une conjecture à ce sujet. Ce qui ' nous paraît vraisemblable , c’est qu’à une époque quelconque, des fentes

Conjecture »ur $e sont effectivement formées dans la roche métallifère ; de là , peutêtre, le glissement et le redressement des couches sur une certaine étendue: mais ces lentes ont dû se former, toutes choses égales d’ailleurs, suivant les lignes qui traversoient le plus grand nombre de masses de minerai , parce que le plomb sulfuré offrant, à la cause quelconque de l’ébranlement du système, une résistance moindre que le calcaire compacte qui le renfemioit, c’étoit suivant ces memes lignes que la rupture pouvoit s’opérer le plus facilement : de là peut-être l’indice de richesse que l’on tire aujourd'hui des fentes dites Hujt.

Une telle fente étant une fois ouverte, du schiste a pu venir s'y déposer, avec des portions de minerai» tombées des parois; et alors s’est opérée la formation d’une faille ou fente remplfe; formation , à la vérité, analogue à celle d’un filon, mais avec cette différence, qu’ict c'est la montagne qui a enrichi la fente, et non pas la fente qui a augmenté la richesse de b montagne en se remplissant , comme cela a lieu dans les fiions proprement dits.

Terminons cet aperçu général, concernant le gisement des minerais, en remarquant que la galerie d’écoulement pej ( voyez /f/. S et w), dont l’orifice est situé vers l'ouest, et à 63 5 toises de la concession indiquée par le chiffre 4 , a traversé des roches d’une formation postérieure à celle du gîte, notamment un grcs récent dit bunter-taruistein , un gypse rouge, un calcaire stratiforme, et enfin des schistes marneux, roches qui se trouvent au toit du calcaire métallifère. Comme, d’un autre côté, il paraît que ce même calcaire repose, vers son mur, sur des roches de transition (schiste argileux, grauwacke ettrapp), qui te présententauprès de Nûttichgraben, noyt sommes portés à regarder le cal-

caire métallifère de cette contrée , comme appartenant à la même époque de formation que le calcaire alpin [Alfienl.alksiein] dans lequel se trouvent le minerai de mercure à Idria pi. 20) , et le minerai de cuivre au pays de Mansfeld (</<9,rj pl. 23).

Peut être, cependant, ce calcaire appartient-il encore à l’époque des terrains de transition , ainsi que ilont pensé d’habiles minéralogistes; mais

cette discussion géognostique nous éloigneroit de l'exploitation propre- Burette ment dite, sur laquelle il nous reste à jeter un coup d’œil. Pl' *'•

En général, c’est par des galeries pratiquées horizontalement dans le Travaux -orner sein de la montagne, et à différens niveaux s, s\ s * (fig, p ), que le '*'m' mineur s'avance vers les masses de minerai r, r1, r’. Plusieurs de ces galeries ont plus de joo toises de longueur avant d’atteindre une masse exploitable. Les divers étages de travaux souterrains sont mis en communication par quelques puits , tels que t ; mais il est rare que les puits s’enfoncent au-dessous du niveau de la vallée d e. On voit, sur la ftg. S , au point V , la plus grande profondeur à laquelle soit parvenue l'exploitation darfs la vallée de Bleyberg (en 1813). Ce point est situé au-dessous de la concession dite OiVûldt , qu’indique le chiffre 16 sur les fg. 8 et 10.

Dans cette contrée , la plupart des concessions de mines sont tracées Mode de conhorizontalement, à cause de la disposition indiquée des substances mi- cw*lu0nérales : elles diffèrent , en cela , des concessions verticales que nous avons considérées, dans le Hartz , à l’aide des pl. 4 à 8 , 1 J et 1 6; mais on y reconnoft ce même système bienfaisant de division de la richesse minérale, dont il a été fait mention dans le tom. I.” de cet ouvrage. Ce système encourage l’homme laborieux, sans éloigner l’homme pauvre', parce que tous sont admis à prendre part à l’exploitation , sous la direction paternelle du gouvernement. Rien de plus conforme à la nature des mines : en. effet, loin d’exiger les énormes avances de capitalistes auxquels il faudroit un profit prompt et considérable, loin de réservera quelques concessionnaires exclusivement tout le fardeau et tout le bénéfice d’une vaste exploitation, ce système emploie immédiatement les modiques épargnes et souvent même les bras des hommes du pays, qui sentent, à ce titre, toute l’importance de la conservation des mines, et qui sont accoutumés à se contenter de peu.

La^. 10, et la note qui l’accompagne, font voir que les mines de Bleyberg s’étendent sur une longueur totale de 9050 mètres, parallèlement à fa vallée de, depuis la ligne in k jusqu’à leur limite orientale, qui est située à 34j° mètres environ au-delà du bourg de Bleyberg.

Dans cette étendue, il existe joo concessions distinctes (en «813).

Biemesc, Sur ce nombre, il y a 4< i concessions faites, soit à des particuliers,' soit à de petites sociétés anonymes d’actionnaires; tels sont les espaces indiqués sur les fig. 8 et 10, par les chiffres/, 2 4- /, et Par des lignes vleines ;

6 3 concessions sont en communauté entre des particuliers et le gouvernement; tels sont les espaces 6, y, 8,p,lkc., que distinguent, sur les figures, des lignes entremêlées 8e points ;

26 concessions appartiennent au gouvernement seul; tels sont les espaces 10 ,11 ,12, indiqués par des lignes ponctuées, sur nos -deux projections (fig. 8 et 10).

Une semblable concession horizontale présente généralement, sauf quelques exceptions rares qui dépendent des localités, une largeur de 56 toises et une hauteur de 21. La troisième dimension est une longueur indéfinie dans le sein de la montagne. Sur les fig. 8 et te , on reconnoîtra un grand nombre de ces entreprises distinctes: 4° d’entre elles portent un chiffre qui est répété dans les deux projections. (Voyez / à 40.)

Galeries princi Chaque concession est désignéejwr une dénomination particulière.

P1*'5, Dons toutes, on a trouvé du minerai de plomb; mais elles n’ont pas

toutes des galeries aboutissant au jour : il en est où l’entrée et l’extraction s’opèrent par des travaux voisins, au moyen d’arrangemens qui ont lieu entre les divers exploitans , sous l’autorité de l’administration des mines. Nous nous bornerons à nommer ici les principaux ateliers souterrains; ce sont les concessions dites :

Vierjehn noth maass. (Vojyq chiffre 7, fig. 8 et 10.)

An ronî ( 8 , fig. 8, p et 10.)

Chrisloph. ........ ( ÿ , fig. S et 10.)

Matthceus. . ( tj, ibidem.)

Osvatdi ( 16, ibid.)

Chacune de ces concessions principales renferme une galerie qui aboutit au jour.

jjmu. Quelquefois aussi , les mines de Bleyberg sont concédées par puits,

qui peuvent traverser plusieurs concessions horizontales , mais sauf les droits de chaque entreprise, qui sont équitablement assurés pr la pré-

voyance des réglemens. Ce cas s’est présente, sur-tout au nord du bourg de Bleyberg : là, chaque concession de puits offre une étendue de 4i toises en carré à la surface du terrain, avec une profondeur indéfinie.

L’entaillement de la roche et du minerai n’oftre ici rien de particulier. Quand une masse exploitable est bien reconnue, on y établit un atelier d’exploitation , analogue à ce que nous avons vu ailleurs, sous les dénominations d’ouvrages à gradins et d’ouvrage en travers. Letaiement de ces mines exige peu de bois. Dans le petit nombre de concessions dont les travaux s’enfoncent au-dessous du niveau de la vallée, l’épuisement des eaux souterraines a fieu, soit par le moyen de $ machines à colonne d'eau , construites comme celle que représente la pi. 44 * f’g- 1 à soit à l’aide de 2 roues hydrauliques et de pompes, soit enfin au moyen de treuils et de tonnes. ( Voye £ pl. 33 et 34.) La plus grande partie de l’extraction des eaux et du minerai s’opère avec des treuils mus à bras d’hommes , jusqu’au niveau des galeries horizontales qui aboutissent au jour.

Dans la concession dite Antoni (voyez S) ,on remarque , auprès d’une machine à colonne d’eau, qui est employée pour l’épuisement, une machine à molettes d’une construction particulière : elle extrait le minerai de la meme profondeur, de 4i toises. Le tambour de cette machine reçoit le mouvement circulaire, d’une roue horizontale contre les palettes de laquelle on dirige à volonté l’écoulement et le choc de la même colonne d’eau, qui fait le service de la machine d’épuisement. L’orifice de l’ajutage par lequel l’eau s’échappe pour donner l’impulsion aux palettes, n’a qu’environ 1 5 lignes de diamètre. On est satisfait du service de cette machine.

La vallée métallifère que nous venons de considérer, renferme une population de 5000 habitans, qui est due aux travaux des mines : sur ce nombre, il y a 1500 ouvriers des mines, bocards ou usines, parmi lesquels 300 sont occupés dans les ateliers du gouvernement. L’utilité de l’exemple et des moyens de perfectionnement que cette partie de l’établissement offre au$ entreprises particulières , sera sentie par quiconque réfléchira sur les principes exposés dans le tom. I.*r de la Ridesse minérale. [Voye^, quant aux produits, le même tom. I.cr,tabl. pag. î^o.)

BuYtrtG.

Pl. 11.

Ateliers et ex traction.

Machine d’extraction.

Résultat de Pcx* ploitadon.

Sagou,

PI. ii.

Fig. u , u et rp

Gisement.

Mine de Lignite de Sngor en Carniole.

Les fig. il , n et J) offrent deux coupes verticales , et le plan d’une mine de lignite qui existe à Sagor en Carniole, à 9 lieues de Laybach, vers le nord-est. Un coup-d’œil sur l’ensemble de ces figures suffira pour faire connoitre le gisement et le mode d’exploitation de ce combustible , qui est employé pour le service d’une verrerie voisine. O11 distinguera donc les objets suivans:

ab, galerie d’alongement pratiquée dans la couche puissante de lignite , suivant sa direction. Cette galerie se prolonge de b en x vers v, sur une branche no de la couche, qui s'étend au mur Int du gîte; (Voyez f'S-'J-)

cd , galerie inférieure d’alongement, pratiquée dans une brauche de la couche rs , qui s'étend au toit;

e , petit puits de communication entre ces deux niveaux;

J g, galerie intermédiaire d’exploitation ;

h i, galerie d’écoulement, pratiquée suivant la direction du gîte , et aboutissant, par son orifice, vers le point / , au niveau de la rivière dite Media , qui coule vers le sud ;

h, puits d’airage, correspondant à la galerie cd;

Ijn, mur de la couche exploitable, sur lequel on observe une épaisseur de 4 à 6 mètres , d’un lignite terreux et friable , entre la couche proprement dite et l’argile, noirâtre ou d’un gris bleuâtre, qui constitue le véritable mur. Cette argile paroît s’appuyer sur un calcaire gris et coquillier, que l’on observe, vers le sud, à quelque distance de l’exploitation.

11 0, lignite éclatant .compacte et semblable au jayet; branche du mur;

pq, couche d’argile schisteuse, friable, sablonneuse et coquillière , qui divise en deux branches, no, rs, la couche de lignite, en se confor- . niant à toutes ses inflexions;

r s, lignite (voyez ne), branche du toit ;

t, u , couches d’argile schisteuse, analogue à fî marne , dans lesquelles abondent les coquilles et les empreintes de feuilles; on y trouve du charbon de bois;

v x 4 direction présumée de la branche au mur du gîte, suivant la- Sacok. quelle on prolonge la galerie abx , pratiquée dans le sein du lignite Pl~ **• (en 1813 );

y, emplacement du village de Sagor;

l. emplacement de la verrerie dans laquelle le gouvernement, propriétaire de tout l’établissement, fait fabriquer, entre autres objets, tous les vases de verre qu’emploient les usines impériales d’Idria, pour la préparation chimique de différens-selset produits mercuriels.

L’exploitation de la mine de lignite que nous venons de considérer. Exploitât»», s’opère au moyen de galeries de traverse, telles que celles qui sont indiquées, sur le plan jig. 12, par les chiffres 1 ,2, j , g., f ,6, i partir des deux niveaux ab , cdJ suivant un mode analogue à l’ouvrage en travers, décrit pi. 20 ,fg. J à j.

L’écoulement des eaux et l’extraction du minerai ont lieu par des galeries d’alongement. De cette mine on extrait annuellement 30000 quintaux de combustible.

Mines de Fer de File d'Elbe.

Les fig. 14, // et 16 se rapportent aux mines de fer de l’île d’Elbe, Ile d'Elie. qui sont aussi célèbres par leur abondance actuelle, que par l’antiquité P1, *'• immémoriale de leur exploitation. Nous avons déjà fait mention de la quantité et de l’emploi des produits de ces mines , dans le tom. I." de la Richesse minérale , pag. 4*J ; ici nous jetterons un coup-d’ceil sur les gîtes de minerais, et sur la disposition générale des travaux par lesquels ils sont exploités à ciel ouvert. Cette méthode a remplacé, depuis l’invention de la poudre, l’ancien système d'excavations souterraines, dont on observe fréquemment les restes. Notre guide sera M. de Gallois, ingénieur en chef des mines de France, qui a résidé pendant plusieurs années sur les mines de l’île d’Elbe, et qui a bien voulu nous communiquer les résultats de ses intéressantes observations. Nous allons en offrir l’extrait.

L’île d’Elbe renferme plusieurs gîtes distincts de minerais, parmi lesquels les plus considérables existent dans les lieux suivans :

lu pTlse, R a..

fig. *4, tj Cl 16.

Principaux ateliers.

Hoches et miserais.

i.° A Ria-laMarine , le gîte s’étend vers Riû-Albana ou Ria-Frassinf , qui est situé au pied de la montagne dite Mente Jet Giove; c’est cette mine principale que nous considérerons au moyen des Jîg. tj- à 16.

2° A Terra nera , près du golfe de Porto-Longone , on observe une masse Je fer oligiste très-compacte , qui est encaissée dans un terrain serpentineux.

3.° Sur le mont Ca/amita, non loin du cap de ce nom, le gîte de minerais est une masse de fer oxidulé,dit ca/amita, ou pierre d’aimant.

La fig. 14 offre le plan du monticule métallifère et des trois principaux ateliers d’exploitation des mines de Rio.

I-a jîg, tj est une coupe verticale suivant A, B , C du plan; elle passe par les trois ateliers d’exploitation , dits Pietamonte (D) , Sangninaccia(E), Antenna (F), par une ancienne excavation a , par la plage ou marine 0, par le mole/i, et elle aboutit au canal de Piombino. Il importe de remarquer que , dans cette figure , les différences de niveau sont indiquées d’après une échelle qui est le double de celle du plan/ff. 14; la hauteur totale du monticule métallifère au dessus du niveau de la mer, n’est que d’environ 1 80 mètres.

La fig. 16 présente le détail de l'atelier E, d’après une échelle qui est plus grande, tant pour les longueurs que pour les hauteurs.

Sur les trois figures , les mêmes objets sont désignés par les mêmes lettres, dont nous verrons l’explication plus tard; mais considérons d’abord la disposition générale des roches de cette contrée.

La roche qui domine dans la constitution du monticule métallifère dl , est nommée bianchetta par les ouvriers. C’est une roche schisteuse et talqueuse , blanche, légèrement ochreuse , quelquefois jaunâtre, dans laquelle abonde la silice unie à l’alumine, en diverses proportions. Cette roche passe, en se décomposant, à l’état d’une masse talqueuse ou argileuse, ou de veines bolaires qui sont diversement colorées. Dans celles des argiles qui sont bleuâtres, on trouve des pyrites et du fer oligiste en divers états , mais dont aucun ne ressemble â ces beaux échantillons de fer oligiste irisé , qui sont connus dans les cabinets de minéralogie sous la dénomination de minerai del’île d’Elbe. Les échantillons ainsi nommés ne sont point des minerais qu’on utilise ; c’est une

variété qui se trouve accidentellement dans les anciens déblais où Ieferoli- lu pTibe, giste se présente en géodes, au sein d’une roche quartzeuse et cristalline. Pl *'•

Les minerais proprement dits, ceux qui sont l’objet de l’exploitation, diffèrent de ces raretés de cabinet, ainsi qu’on va le voir.

Dans l’atelier de Sanguinaccio ( voye^ ^-,fig- 16 ), on observe la disposition suivante :

i.” A la surface du terrain, se présente une couche de y à (> pieds Atelier dit S.md’épaisseur, d’une terre rouge qui est mélée de petites écailles brillantes, de minerai de fer oligiste, et qui contient aussi de petites masses de ce même minerai. Quand les eaux pluviales ont lavé cette couche dont elles entraînent la terre, la cime du monticule offre l'aspect d’une masse de fer; de là des supputations erronées qui ont été publiées concernant l’abondance, l’antiquité et la durée probable des mines de fer de l'ile d’Elbe. Le monticule entier a été considéré comme une masse de métal , par des voyageurs qui n’avoient vu que la surface du gîte de minerais.

%° Au-dessous de la couche que nous venons d’indiquer, il s’en trouve une de meme épaisseur à-peu-près , qui est désignée par la dénomination de Cappella cciû .• ces t effectivement un vaste chapeau , ou, si l’on veut , une croûte de fer oxidé , d’un brun rouge, et très-caverneux , qui couvre le banc principal de minerai. Quelquefois, entre le Cappellaccio et la couche supérieure, on observe un tuf ferrugineux , spongieux, boursouflé , d’un brun noirâtre , renfermant des cavités qui sont tapissées d’un mince enduit d’hématite d'un noir luisant; quelquefois aussi, entre ce même Cappcltaccio et le banc inférieur de minerai ( r , fig. 16) , se présente un amas de matières végétales , et particulièrement de racines d’un aspect analogue à celles du figuier, dont la substance ligneuse est remplacée par du fer oxidé d’un jaune brun : on trouve de ces racines dans les fissures mêmes du banc de minerai. Les matières qui proviennent du Cappellaccio sont rejetées comme ne fournissant pas un minerai de bonne qualité.

3.° Le banc de minerai proprement dit (r) présente jusqu’à t o mètres d’épaisseur, il est composé de blocs et de noyaux de fer oligiste trèscompacte et de fer oligiste micacé , dont le volume varie , en diminuant , depuis un pied cube jusqu'à la grosseur d’une noix. Ces blocs et

lu n'fJuE, noyaux sont liés entre eux et avec île petits fragmens argileux de la 1 *' *'• roche dite hianchetta , par un minerai de fer terreux et rouge, qui paroît provenir d’une recomposition du minerai de fer oligiste , antérieurement désagrégé. Les morceaux obtenus de cette masse couchée de minerai sont ordinairement criblés d’une multitude /de petits trous, ou tubes tortueux, qui permettent assez souvent le passage de l’air, quand on l’y insuffle, et qui sont intérieurement tapissés d’un léger enduit, luisant et noirâtre. La couleur rouge du minerai et sa propriété de tacher les doigts , comme la sanguine , l’ont fait nommer sanguinaccia ainsi que l'atelier. Le minerai n’est misa profit que lorsqu’il peut donner au moins 4 J pour too en fonte de fer; autrement on le rejette.

Atelier dit Aa- Dans l’atelier dit Antenna (vtye^ F ,jig. ij) , le minerai n’est point sujet aux mêmes variations d'aspect et de nature. C’est un fer oligiste très-dur , très-compacte, d’un aspect métallique très brillant. Le gîte exploitable offre aux yeux une épaisseur verticale de 20 mètres : là se présentent des blocs métallifères confusément mêlés avec des blocs stériles; le tout est recouvert de fragmens de roches et d’une terre végétale brunâtre. Ce gîte de minerais paroît s’appuyer contre la roche dite hianchetta; mais sa communication avec le gîte de Sanguinaccie n’est pas reconnue. La ténacité du minerai de l 'Antenna, jointe à son aspect métallique , l’a fait nommer par les ouvriers vend /errata : quelquefois , perdant son éclat ordinaire, le minerai prend l’aspect d’une hématite; on le nomme alors vena cieca.

Atelier dit Pie- Dans l’atelier dit Pietamonte (voye^ D ,fig. j \j) , le gîte exploitable est entièrement composé de fer oligiste micacé , constituant un banc dont les fissures sont Vemplies d’ochre jaune. Ce banc repose sur la roche dite hiancheita; l’aspect brillant du minerai l’a fait nommer vena lucciola.

Outre les espèces de minerais dont il vient d’être fait mention , il en est deux autres que l’on recueille sur la plage , mais en quantité peu considérable : ce sont des fragmens triés par un lavage naturel que les vagues de la mer viennent opérer sur les terres métallifères dont le rivage est couvert dans le voisinage de la mine. L’un de ces minerais, nommé fiuletta, est un sable très-fin, composé de fer oligiste micacé; l'autre

consiste en galets de fer oligiste compacte; on le distingue par la dénomination de ferrino.

Ces diverses espèces de minerais , qui peuvent toutes ctre considérées comme un fer oxidé très-pur, tenant jusqu’à 6 y pour 100 en métal, sont livrées indistinctement pour le service des usines de l’Italie , et réparties entre les consommateurs au même prix , à l’exception de la yuletta , dont le débit est peu considérable, la valeur modique, et l’emploi borné aux usines dites forges catalanes.

Le mont métallifère (dl) que nous venons de considérer , se prolonge vers le nord est, d’environ un mille au-delà des ateliers D, E, F. ( Voyez//. 14 et//.)

Sur sa partie orientale, que baignent les eaux de la mer, se présente un grcs quartzeux dur qui , en cet endroit, est mêlé de minerai , tandis que, vers le nord-ouest , cette même roche est stérile. On observe , sur cette même partie orientale , quelques portions calcaires et beaucoup de couches d’un schiste argilo-calcaire tendre , grisâtre , très-contourné , renfermant des pyrites de fer, et quelquefois un peu de bitume.

Un minerai de fer spathique , diversement coloré , se montre dans les roches d’un site dit la Vigneria, que l’on rencontre au nord-est de Rio (voyez n, fig. 14); il a donné lieu jadis à quelques exploitations. Plus loin , vers le nord-est , le Mente del Giove est composé de roches de la formation taiqueuse, qui se rapportent à l’époque des terrains primitifs: on y trouve un minerai de fer très - mélangé, qui pour cette raison n’est pas exploité.

Vers le nord-ouest des ateliers D , E , F, le terrain passe entièrement au calcaire compacte. En se rapprochant des hauteurs sur lesquelles est situé le village de Rio supérieur, il présente une serpentine compacte, d’un vert noirâtre, susceptible d'un beau poli. On y trouve aussi des bancs d'un marbre blanc, dur et cristallin.

Au sud du ruisseau de Rio, les roches que baigne la mer sont composées d’actinote ; elles paroissent alterner avec quelques bancs de marbre cipollin. C’est dans cette partie que M. le Lièvre a découvert le minéral aujourd’hui connu sous le nom de ylnitc , qui contient jusqu’à yo pour 100 de fer; on y trouve aussi de petites masses d’aimant.

lit d'Elbc , PI. »i.

Richesse des mi»

aérais.

Extension du mont métallifère.

Roches environnante*.

ns. d'Elsk, Cet aperçu général suffit pour indiquer avec quelle profusion (a pl* *’• nature a répandu le fer dans l’île d’Elbe. D’après la disposition des bancs de minerais que représentent les jig. // et 16, et d’après leur relation avec les roches environnantes, il paroit que ce mode de gisement se rapporte en partie à celui que nous avons désigné par la dénomination de masses couchées , dont la formation seroit contemporaine de celle du terrain primitif qui les recèle , et en partie à une époque postérieure de formation, dans laquelle une portion des dépôts anciens auroit été diversement élaborée par les agens extérieurs, puis déposée de nouveau en couches superposées aux premiers gîtes de minerais.

Eipluiution à Dans les mines de. i’ile d’Elbe , l’exploitation à ciel ouvert différé peu c«l ouvm. Je ce||e (|es ca^jères à moellons. Après avoir déblayé les terres et les minerais défectueux de la partie supérieure, qui sont transportés hors de la mine sur les tas de déblais, on établit, dans le banc exploitable , un premier gradin droit , en faisant éclater le minerai par la poudre; ensuite, par le moyen de quelques gradins semblables qui sont disposés au-dessous, on parvient à extraire totalement le banc de minerai jusqu’à la roche dite bianchcita , sur laquelle il repose.

DluiU des Fig. L'explication suivante achèvera de donner une idée des mines de

'4 * l’île d’Elbe. Sur les jig. if à 16 , ou reconnoîtra les objets ci après ,

savoir :

a, grande excavation résultant d’exploitations antérieures , d’où il a du être extrait des quantités considérables de minerai;

i, r; t, 2; j jj; 4, 4; j ,6 et 7, chemins pratiqués pour le transport des déblais hors de la mine, et correspondant aux diflérens niveaux sur lesquels les exploitations successives ont eu lieu ; on voit sur le plan (jig. îjj la voie principale qui communique transversalement avec ces divers chemins;

b, b ,b , déblais provenant de l’exploitation de la partie excavée a ;

c, c. déblais provenant de l’exploitation actuelle qui a lieu dans les ateliers D , E , F; ( Veye^ ci-dessus. )

d, masse de roche dite bianchetta, contre laquelle s’appuyoit le minerai extrait de l’excavation a;

e , affleurement d’un banc de minerai, auprès du ruisseau^/

f, f (jig, y ), indication de bancs ou couches de pyrite de fer et de minerai;

g, petit ruisseau qui résulte des infiltrations , et dont l’eau est imprégnée de sulfate acide de fer;

hh, ravin qui sépare le monticule métallifère dl, du monticule stérile i;

h, amas de laitiers provenant d’anciennes usines à fer qui n’existent plus : on rencontre fréquemment de semblables amas dans l’ile d’Elbe. La dernière usine à fer qui ait existé dans cette fie, étoit située, dit-on, entre Porto-Ferrajo et PoVto-Longone, vers l’année 1 j8p. Aujourd’hui les bois du Monte dit Giove et de Marciana sont les seuls qui restent dans cette île. On est réduit à exporter la totalité du minerai de fer exploité, principalement vers la Toscane, et aussi vers la Romagne , le pays de Gènes , le Piémont , le royaume de Naples et la Corse ;

l, amas considérable de déblais provenant d'anciens travaux qui ont eu lieu vers la cime du mont métallifère dl;

m , m , partie de ce monticule 'qui est recouverte de déblais et de travaux abandonnés dont on fait remonter l’époque aux temps les plus reculés ;

n, site dit la Vigneria. (Lîtyej ci-dessus.) Du pied des roches qui l’environnent sort une source d’eau minéralisée par le sulfate de fer;

o , habitations de la plage dite Marine de Rio, et emplacement pour le dépôt des minerais ;

p, mole en bois qui se prolonge dans l’anse voisine, pour faciliter le chargement des minerais sur les navires destinés à leur exportation;

q , tour qui s’élève à l’extrémité de l’anse ;

r (jig. 16 ), banc de minerai en exploitation , et détails de l’intérieur de l’atelier dit Sanguinaccio , qui est indiqué sur les jg. iq et r/ par (a lettre E ;

La jg. 16, jointe à ce qui précède , fait connoître les diverses couches qui couvrent le banc r;

t, t‘ , gradins ou tailles d’exploitation i ciel ouvert;

u , sol de l’atelier, offrant aux yeux la roche dite bianchetta , sur laquelle repose le banc de minerai r ;

Ile D'EctEi PI. si.

Ile r'Fitg.

x, glotte ou entrée 4e galeries souterraine* très-irrégulières, qui ont été pratiquées avant l’époque de l’invention de la poudre; y , déblais de l’atelier E;

g, grande tranchée ouverte dans Li roche dite biancheua , pour faciliter l’exploitation du banc de minerai r. Par ce moyen, on va le joindre au niveau le plus bas qu’il est possible, sur la pente du monticule qui est opposée à la plage , et l’on se propose d’établir une communication entre les ateliers D, E , F. Il en résultera une extraction plus facile du minerai ; mais le transport des déblais deviendra plus dispendieux.

Mine d’alun de la Tolfa en Iuüie.

La Towa, Les fig. îy et iS offrent le plan et la coupe verticale d’une partie ' *'• des mines d’alun de la Tolfa , qui sont situées en Italie , au nord-est et fii.i/mS. à i J kilomètres de Crvita-vetchia.

C’est aux observations de feu M. Collet - Descostils , ingénieur en chef des mines de France , qui a résidé sur cet établissement (en 1813), que nous sommes redevables des renseignemens à laide desquels nous allons jeter un coup-d’œil rapide sur le principal atelier d’exploitation , dit Cave GangaUndi.

Roches et mîn«- Les monticules dans lesquels on exploite en cet endroit le minerai ’*“• d’alun , qui est connu sous le nom à’a/timinite , ou de pierre de la Tolra,

sont composés d’une roche feldspathique , blanchâtre , compacte , qui , s’élève au-dessus d’un terrain calcaire et schisteux, dans le voisinage de

laves granrtoîdes, et qui paraît être un produit volcanique. (fVyrj g , Il , I, K, I, m , n , O, sur les figures.) Tantôt cette roche est en état de décomposition et présente un aspect argileux; tantôt elle offre l’apparence d’un quartz résinite. On trouve dans son sein des veines a , b, c, d, e , f, g, b, d’une substance siliceuse ou argileuse, compacte, quelquefois assez dure pour faire feu au briquet, d’un blanc rosâtre et d’une saveur stiptique.

Exploitation i Cette substance, dite /diminue , est l’objet de l’exploitation qui s’opère à ciel ouvert, au moyen d’une vaste tranchée, dont les fg. 1 y et iS donneront une idée suffisante.

Par une galerie souterraine de recherche/, on a reconnu plusieurs nouvelles veines; elles se dirigent à-peu-près parallèlement à celles qui sont exploitées en a,b , c, </, e,f, entre les parois inclinées des monticules encore intacts g , h , I , K , I , ij. Deux îles de roches , m n et p, s’élèvent sur le fond de la tranchée O k. La première m n a été attaquée et a fourni des minerais; la seconde p est négligée, comme n’offrant qu’une roche stérile. On se propose d'ouvrir , par la suite , une nouvelle tranchée qui sera dirigée à-peu-près parallèlement à la première O k, vers le sud-est des travaux actuels. Une telle tranchée est entaillée à l’aide de la poudre , au moyen d’un tirage à fortes charges, qui emploie trois hommes pour chaque trou. Pour obtenir un mètre cube d’aluminite , propre au travail de l’usine , on est obligé d’extraire en outre io mètres cubes de rocher. Un trou de mine , de 5 centimètres de diamètre et de 67 centimètres de profondeur , exige une livre et demie de poudre et produit peu d’effet , en partie à cause des fissures de la masse minérale : un atelier composé de trois hommes exécute par jbur trois semblables trous, et il abat par semaine environ 21 mètres cubes de roche.

Pour l’écoulement des eaux , dans la partie occidentale de la cave Gangalandi , on a pratiqué une galerie souterraine kl, dont l’orifice extérieur est situé à environ 100 mètres au nord-ouest du point/, en uu point auquel aboutit le prolongement d’un chemin pq. Quant à la partie orientale, un écoulement naturel des eaux y résulte d'une pente qu’on a soin de donner au fond de la tranchée d’exploitation O k.

Les déblais abondans qui proviennent de cette tranchée sont trans portés, par des chemins n 0 et r s , sur de vastes places de décharge, situées hors de l’enceinte des travaux. On voit, en m , m , de semblables tas d’anciens déblais. Malheureusement, dans l’espace dit place du bois, qui est indiqué entre les lettres/, x, on a commis la faute de couvrir de ces déblais plusieurs veines d'aluminite^, h; ils sont soutenus, en cet endroit, par des murailfemens t , t , qui sont construits en pierre scche.

Non loin de là est située l’usine dans laquelle le minerai d’alun est soumis au grillage , puis au lessivage , et enfin aux opérations par lesquelles on obtient l’alun , en faisant évaporer sa dissolution.

La Toir*;

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