DES COMBUSTIBLES FOSSILES
ES vastes dépôts de combustibles fossiles, que nous présente le sein de la terre , proviennent-ils de débris du régne, végétai et du règne animal, entassés au sein des eaux par suite de quelque grande çausv troplie, ou sont-ils des systèmes de roches, composés de détritus miné? ' ’ raux, à l’instar de plusieurs roches secondaires, et ne différant de celles d‘ que parce qu’ils sont pénétrés de bitume? * j t., i-
* 2." Les combustibles fossiles se présentent-ils dans des systcmes'Jè roches différetis, qui indiquent différentes circonstances et différentes" époques de formation!
3 , ° S’ils se présentent dans des systèmes de roches différens, y sontils de qualités différentes ?
4. * Si les combustibles fossiles doivent leur origine au rcgne végétal et au règne animal., comme tout porte à le croire, proviennent-ils tou* également de l’un et de l’autre règne?
j.° Ceux des dépôts de combustibles fossiles qui se trouveraient être de même qualité et qui offriroient les memes circonstances de gisement et de formation , dans les différentes contrées de la terre, seroientils le résultat d’une catastrophe générale, ou de plusieurs catastrophes partielles ?
6." Enfin, à quelles époques et par quels grands procédés de la nature fut réunie ou développée, dans les combustibles fossiles , cette matière plus ou moins abondante , plus ou moins énergique , à laquelle ils doivent la propriété de brûler avec plus ou moins d’activité?
Telles sont les principales questions qui peuvent intéresser le mineur dans ses recherches et dans ses travaux d’exploitation; car nous ne nous arrêterons point à certaines conjectures, que des faits nombreux ont
depuis long-temps écartées, par exemple, à l’opinion des personnes qui ont prérendu que tous les combustibles fossiles ctoient originairement des bois , et qu’un feu volcanique , en carbonisant ces bois , avoit produit toutes les variétés de combustibles fossiles.
Une partie des questions que nous venons de rappeler est résolue par les observations d’un grand nombre de savant, et les solutions obtenues sont heureusement celles qu’il importoit le plus à l’art des mines de pouvoir prendre pour guides.
On admet assez généralement les résultats d’observations qui vont être rappelés :
Les dépôts de combustibles fossiles, débris du règne végétal et du règne animal , se présentent dans des systèmes distincts de roches formées tranquillement au sein des eaux; ils attestent plusieurs époques successives de formation ; à chacune des époques distinctes correspondent , en général, des combustibles différens de ceux d'une autre époque, sur-tout quant à leur usage en grand ; ainsi l’on distingue :
1. * Dans les terrains, soit primitif, soit de transition, et quelquefois dans le terrain secondaire, l 'anthracite, combustible qui brûle difficilement , et auquel nous ne nous arrêterons pas, parce qu’il n’est que rarement un objet d’exploitations
2. * Parmi les premiers termes de la série des roches secondaires, la houille que nous appelons ancienne , houille par excellence, qui paroit devoir son origine principalement au règne végétal, et qui est presque toujours accompagnée de certaines empreintes de plantes ;
3.0 Au sein de certaines roches d’une formation postérieure, la houille que nous appellerons récente, combustible qui est, en général , d’une qualité inférieure à celle de la houille ancienne, et avec lequel se présentent abondamment les débris du règne animal ; on distingue plusieurs formations de houille récente;
4-” Parmi des roches plus récentes encore , les lignites ou bois fossiles, dans lesquels on reconnoît des débris de végétaux, faciles à distinguer de ceux qui caractérisent la première formation de houille; ( 4,# ci-dessus.)
j.” Enfin, parmi les dépôts les plus récens, on compte la tourbe.
Combustibles
jLuiies.
Combustibles
fossiles.
Division de ce chapitre.
combustible qui résulte évidemment de l’accumulation des débris du règne végétal , combustible dont la formation se continue journellc* nient, et, pour ainsi dire, sous nos yeux.
Si , après avoir jeté un coup-d'œil général sur l’ensemble des époques de formation, nous considérons chacune d’elles en particulier, il paroît que, dans une même époque, les dépôts de combustibles fossiles se sont formés partiellement et successivement, mais cependant d’une manière assez uniforme, pour les diverses contrées de la terre où l’on a observé de tels dépôts. Quelquefois , entre deux époques distinctes de formation, il se présente des dépôts de combustibles, accompagnés de quelques phénomènes particuliers, qui semblent indiquer seulement, soit une anomalie, soit une transition d’une époque principale à celle qui ia suit; mais, comme ces cas sont rares, et en général de peu d’impor^ tance pour le mineur, il ne peut entrer dans notre plan de nous y arrêter. Bornons-nous à considérer les trois formations qui donnent lieu à de grands travaux souterrains, savoir, celle de la houille jjüt excellence ( voyei î.* ci-dessus), celle de la houille récente ( voyei 3 .*), et celle des lignites ( vrye^ 4-“ )
L’histoire des propriétés physiques et chimiques de chacune des substances que comprend la dénomination généiale de combustibles fossiles, se trouve dans plusieurs traités classiques de minéralogie; nous y renverrons le lecteur, pour la description des espèces et des variétés, au moyen des noms adoptés par les plus célèbres minéralogistes, tant en Allemagne qu’en France. C’est dans leurs savans écrits qu’on cherchera à s’éclairer sur l’origine de ces substances; ici, nous traiterons, relativement aux formations principales qui doivent nous occuper,
1 .* De ia disposition générale des combustibles dans le sein de fa terre, comme d’un guide à suivre dans les recherches et dans les travaux d’exploitation;
S.” De l’arrangement local des combustibles exploités dans plusieurs contrées, dont la description offrira des exemples propres à éclairer le mineur;
3.° Des méthodes qu’on suit , avec le plus de succès, pour l’exploitation des mines de houille et des mines de lignite, -