À LA DIVISION TECHNIQUE DE CET
Si, depuis Vitruve, les plus habilestnaîtresont reconnu que la meilleure fennonocnoni, manière «(enseigner i architecture étoit de recueillir et de comparer les dessins exacts des chefs-d’œuvre de ce bel art, la méthode qui parle aux yeux est, à plus forte raison, applicable avec succès k l'art de l’exploitation des mines et usines. En effet , les monument construits par l’architecte se présentent, pour ainsi dire, deux-mémes aux regards et aux méditations du public ; tout homme qui se trouve dans les pays qu’ils embellissent, peut les admirer à loisir, s’en approprier l’ordonnance par le dessin, en un mot saisir l’ensemble et les détails des constructions : mais il nen est pas de même des mines, de ces monument souterrains qui sont un des plus beaux témoignages de la hardiesse de l'homme , de sa persévérance et du pouvoir de la société- Quel œil Dfflfêrrawwratfe humain vit jamais l’ensemble d’une mine ! Le mineur le plus exercé ne peut apercevoir que l’étroit espace où il se trouve, i chaque pas qu’il fait pour parcourir les entrailles de la terre ouvertes par ses efforts. Ce n’est que par les yeux de la géométrie, et i la lueur du flambeau de la z. 1
Introduction, géognosie, qu’une mine peu! ctre vue, véritablement vue dans tout son ensemble et dans chacun de ses détails.
Cette différence que nous Venons d'indiquer, entre les monumens de l’architecture et les monumens non moins admirables de l’art des mines , est sans doute une des raisons pour lesquelles ces derniers sont beaucoup moins connus. Si l'homme du monde est conduit par la curiosité dans les sombres ateliers du mineur, il ne peut y jouir que du vain spectacle de quelques objets nouveaux pour lui : mais quant à cet ordre imposant que la main du Créateur suivit, avec une régularité quelquefois manifeste, dans la disposition des substances minérales; quant aux règles , souvent infaillibles , que l’esprit observateur de l'homme a su déduire du grand spectacle des faits géognostiques , pour diriger utilement le bras du mineur; quant à l'enchaînement que l’art a établi entre les moyens d'exploitation employés à la surface du terrain, et les effets produits dans l’intérieur, tout ou presque tout échappe à l’homme du monde, et meme à l’homme du métier, si la géométrie ne leur a d’avance démontré, par des dessins exacts, l’ensemble qu’elle seule a pu saisir avec le secours de la géognosie.
Du défaut de connoissances poîitives à l’égard des mines, il résulte, à leur détriment, une foule d’opinions erronées sur une matière qui intéresse la prospérité publique. Nous ne nous arrêterons pas ici à combattre les erreurs par le raisonnement. Tel étoit l’objet du premier volume de la Richesse minérale , qui fut accueilli favorablement en 1810, sous le titre de Division éconsinique. ( Voye^ la quatrième partie de ce premier volume.)
But de I'Ai/m Ji C’est par des faits incontestables, que nous chercherons aujourd’hui UKirinseiÊhicralt. ^ ;njtjer dans fa connoissance de l’art des mines les personnes qui lui sont étrangères ; nous pensons qu’un coup-d’cril , jeté sur les planches -que réunit l'Atlas Je la Richesse minérale , suffira pour établir cette vérité fondamentale, relativement à l'administration des mines, savoir, que la propriété souterraine ne peut ctrt l’accessoire de la propriété de la surface, sans réglement et sans concession.
Nous pensons aussi qu'à l’aspect de tant d’ouvrages d’ail couronnés de succès depuis plusieurs siècles , on pourra réduire à sa juste valeur
l’assertion désespérante des personnes qui répètent encore , comme on Istboductio». ie disoit il y a mille ans, que l’art des mines est un art purement conjectural.
A l’égard des hommes du métier, il seroit superflu de leur faire l’éloge des monumens de l’art, dont nous avons cherché à les mettre en possession par les moyens de cet Atlas; il n’est pas un d’entre eux qui ne connoissc, au moins de réputation, ces étahlissemens classiqués.
Nous nous bornerons ici à leur exposer succinctement le plan que Plan gcntr»! êt nous avons suivi en formant l’Atlas et en rédigeant la division technique 11
de la Rkhesst mnirak : ce plan sera développé à la suite de la présente "chnKIU<r' introduction.
Notre objet, ainsi que nous l’avons annoncé dans le premier volume , est de constater, par des faits, l’état de l’art des mines et usines au commencement du dix-neuvième siècle.
Ce n’est point d’après des images simplement figuratives, que nous nous proposons de considérer le gisement ou la disposition naturelle des minéraux exploitables , la disposition industrielle des ateliers souterrains , l’épuisement des eaux, la circulation de l’air, le roulage et l’extraction des matières, les machines employées tant à la surface du terraiu que dans l’intérieur , celles qui sont usitées pour (a préparation mécanique des minerais, celles qui donnent l’activité aux travaux métallurgiques, enfin les diverses constructions des fourneaux qui sont employés dans les usines consacrées à ces travaux; c’est d'après des représentations authentiques, c’est pour ainsi d’ire d'après nature, en place et en pleinfc activité, que nous considérerons successivement ces divers objets. Leur ensemble correspond aux quatre divisions principale» d’un cours complet de l’art des mines et usines. Un semblable cours compreodroit ,
! .* Des notions préliminaires relatives au gisement des minerais et aux travaux de recherche; en un mot, aux premiers éiémens de l’art;