‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planchesChapitre 86 sur 94 · SS · texte numérisé non relu

SS

Houiur.,

PL 14 à jo.

Rcsumé des f-iits exposés.

Hbtmxs,

PI. 14 à JO.

Conjecture h ce fujet.

Détail* de gueulent.

Ansàn et Raisinés.

entre la Loire et le Rhône , on observ e que le terrain houiifer s’étend aussi en général du sud-ouest vers le nord-est.

D'après ces faits, ne pourroit-on pas être porté à penser qu’à l’époque où la formation de houille eut lieu dans les contrées qui viennent de nous occuper, les anciens bassins qui constituoient la surface du soi, se trouvoient placés , au-dessous de chacune des bandes actuelles de terrain houiller, les uns à la suite des autres, sur un espace qui se dirigeoit du sud-ouest au nord-est, de sorte que les caps de ces bassins successifs s’avançoient les uns plus , les autres moins , vers le nord-ouest et le sud-est Peut-être est-ce de cette première disposition des bassins primitifs, que résulte la disposition actuelle des bandes de terrain houiller; c’est la seule conjecture que nous puissions nous permettre de hasarder, au sujet de cet immense problème : revenons aux mines de houille qu’il nous reste à considérer, avec plus de détails, dans les Pays-Bas et dans le nord de la France.

La plupart des mines des environs de Mons , et celles d’Anzin , auprès de Valenciennes , présentent , ainsi que nous l’avons déjà remarqué, des analogies qui ont paru frappantes ; ce sont les observations faites à l’égard du premier dépôt , qui ont servi de guide pour la découverte du second.

A Anzin , les couches se dirigent , en général , de l’ouest , déclinant un peu vers le sud , à l’est , déclinant un peu vers le nord : elles forment des plis et replis qui sont indiqués sur les figures que nous présentons. {Vope^ pl. 25 et 26.) On distingue, dans l’inclinaison de la plupart de ces couches , des portions qui sont presque verticales ; elles sont séparées par des portions qui sont presque horizontales. Les premières sont appelées les droits ; les secondes, les plats de la veine ou de la couche. L’inclinaison générale des droits est vers le midi ; celle des plats est vers le sud-ouest , de sorte qu’ils se relèvent vers le nord-est; il en résulte que la ligne d'intersection d’un droit et d'un plat , fait, en général , un angle de quelques degrés, vers l'ouest. (,Voyf£ pi. 26 ,fg. j et g..)

Si l’on considère deux droits contigus à un même plat , le droit qui, étant prolongé par son extrémité supérieure, irait aboutir au jour, est situé au midi de l’autre; d'après cette observation, qui paraît assez constante,

on nomme droits du midi ceux qui montent vers fa surface du terrain, Hbwur, et droits du nord ceux qui s’enfoncent dans l’intérieur. P1' *4 * >°

Sur une même couche, le toit et le mur restent, en général, les mêmes pour tous les droits; mais le toit d’un droit devient le mur du plat qui lui est contigu, et réciproquement.

Ces plis, qu’on appelle crochets ou cruchons, ne se rencontrent, dans les couches qui avoisinent Valenciennes, qu’aux mines dites d’Anzin et de Raismes; il faut même en excepter l’exploitation qu’on appelle l'établissement du nord ; dans celui-ci , qui est situé à 1 200 mètres au nord des couches d’Anzin, on ne rencontre point de plats; les couches y sont inclinées, comme droits, de 4j° vers le sud, tandis que , dans toutes les autres mines d’Anzin, les droits sont inclinés de 70 à 7 J degrés.

Ce n’est pas la seule différence qu’on observe entre les couches de houille qui avoisinent Valenciennes; arrêtons-nous un moment à les considérer.

Nous avons vu qua Anzin la direction générale des couches est à-peuprès de l'est à l’ouest, l’inclinaison vers le sud pour les droits, et vers le sud-ouest pour les plats. L’espace sous lequel on connoit les couches ds houille est entièrement au nord de Valenciennes; il commence à un quart de lieue de cette ville; il s’étend d’une lieue en longueur, suivant la direction des couches , et d’une forte demi - lieue à travers bancs , c’està-dire, en largeur. Le nombre des couches bien connues est de 4> , en comptant les couches foibles , qui sont au nombre de 20 environ , pour tout l’ensemble des mines, mais sans compter les couches presque nulles et non exploitables, dites passées , dont le nombre est au moins égal à celui des couches exploitables.

La puissance des couches varie de 1 à 3 pieds du Hainault; il en existe une de 4 pieds, une de 6 pieds; il n’y en a pas de 7.

La houille est, en général, grasse et propre au travail delà forge; cependant l'établissement dit du nord ne fournit pas de houille à maréchal.

A Fresnes, si l’on prend pour point de repère le clocher de ce lieu, Fmxa. le dépôt de houille est situé vers le nord , et s’étend presque entièrement vers l’ouest ; la direction générale des couches est du sud-ouest au nordest. Ici , le pian des couches forme un arc dont la courbure est tournée

Homllé; PI. »4 à jo.

Vuux-ùjndt.

Terrains de re couvremcut.

vers le sud-est, et la corde vers le nord-ouest; ['inclinaison est vers le sud-est, et très-foible, comme celle des plats à Anzin. L’étendue de ce dépôt, en longueur, est d’environ 800 toises suivant la direction, et de 800 toises à travers bancs, en commençant par l'exploitation (ou fosse) la plus méridionale et la plus voisine du clocher de Fresnes. Le nombre des couches est de 1 8 , considéré comme nous l’avons indiqué à l’égard d’Anzin; leur puissance est de 1 à 3 pieds; il y en a de 4; on n’en connoît pas de J. La houille est maigre, propre au chauffage, à la préparation de la chaux et des briques, mais point au travail du maréchal.

Relativement à la ville de Condé, les établissemens de Fresnes sont à une demi-lieue à l’ouest, et ceux de Vieux-Condé sont à une demilieue au nord de la même ville. A Vieux-Condé, la direction générale des couches est du sud-est au nord-ouest; leur inclinaison est vers le sudouest, entièrement en droits de 4 J degrés. L’exploitation commence à 200 toises vers le nord-est de l’église du lieu; elle s’étend sur une longueur de 1200 toises, suivant la direction, et sur une largeur de 200 toises , à travers bancs. La plus grande partie des travaux est au nord-ouest de Vieux-Condé; il n’y en a que le tiers environ qui soit au nord-est de ce lieu.

Le nombre des couches, considéré comme ci-dessus, est de 2 1 pour Vieux-Condé et Hergnies; leur puissance est de 1 à 3 pieds; on en connoit de 3 et de 4 pieds; il n’en existe pas de 3 pieds. La houille est de même qualité qu’aux mines de Fresnes.

Les couches de houille qui se trouvent comprises dans la bande de terrain houiller que nous venons de parcourir, présentent des circonstances très-différentes relativement à la surface du sol. Dans les dépôts de la rive droite du Rhin, les couches s’annoncent souvent par des affleuremens au jour : les plus cachées ne sont recouvertes, sur le chef, que d’une épaisseur de terrain peu considérable.

Nous avons vu comment sont environnés de roches plus récentes, ces dépôts qui se montrent à nu dans le pays de Werden. Sur la rive gauche du Rhin, les premiers dépôts que l’on rencontre, en allant du nord-est au sud-ouest, sont enveloppés, d’une manière analogue, par des terrains d’une formation postérieure à celle de la houiile , suivant une

ligne courbe dont les points principaux seroient aux environs de Cologne, de Juliers, de Macstricht , de Hannut, de Fleurus. Jusqu’aux environs de Namur, les dépôts de houille ne sont pas dérobés à la vue par de fortes épaisseurs de terrain; mais auprès de Mons, tantôt le dépôt de houille se montre près du jour, tantôt il est recouvert par des couches horizontales de roches calcaires et de roches argileuses, d’une formation qui est très-récente, en comparaison de celle du terrain houilier.

A partir de Mans, ces'couches , que l’on désigne par le nom de terrains morts , vont toujours en augmentant d’épaisseur jusqu’aux environs d’Arras , où elles ont été traversées récemment par une recherche de houille. On voit par les pi. 25 et 2 6, et sur-tout par la pl. 26, quelle est, en général , la nature de ces roches récentes , dont les lits horizontaux dérobent à la vue les couches inclinées du terrain houilier.

L’épaisseur des terrains morts, au-dessus du terrain houilier, varie

ainsi qu’il suit :

AMons.de o à 2o“*1**'

A Vieux-Condé , de 20 à 2J.

A Fresnes, de 20 à 30.

AAnzin.de 2j à 4°-

A Saint- Sauve, épaisseur présumée d’après les

sondages 4° à 60.

À Aniche.de joà 60.

A Monchy-le-Preux, près Arras , de 80 à 90.

On sent combien la difficulté de l’exploitation s’accroît en raison de l’épaisseur de terrains morts qu’il faut traverser pour parvenir aux couches de houille; mais le plus grand obstacle qu’opposent à l’exploitation ces couches superposées horizontalement au terrain houilier, c’est l’affluence des eaux : elle provient de ce qu’au-dessus d’un banc épais d’argile ou de terre glaise , propre à empêcher les eaux de pénétrer dans le dépôt de houille quelle recouvre, il se trouve, parmi les terrains morts, des marnes et des pierres calcaires dont les nombreuses fissures entretiennent, pour ainsi dire, une inondation souterraine; ce n’est que par les plus grands efforts, ainsique nous l’avons exposé ailleurs, qu’on parvient à traverser ces masses de fluide, nommées niveaux d’eau, jusqu’au banc

Houillï, PL » 1 a 30.

Houilu . d’argile qui semble un vaste abri étendu par la nature sur les travaux du PI. »4 à jo. mineur. [Voye^ pl. loetpag. i8j.)

Résumé. Nous venons de voir les couches de houille de la première formation recouvertes par des dépôts horizontaux d’une formation beaucoup plus récente. Tout porte à croire qu’il manque ici un assez grand nombre de termes, dans 1a série des roches qui se sont formées postérieurement 1 la houille. Vraisemblablement, il s’est écoulé bien des siècles pendant le cours desquels les couches de houille d'Anzln, aujourd’hui ensevelies si profondément, montroient leur affleurement au jour, tandis qu’en d’autres contrées il seformoit, par-dessus les couches de houille, d’autres couches inclinées comme elles, et propres à attester toutes les relations d âge et toutes les formations successives qu’on observe dans les roches du terrain secondaire. 23.)

Il n’est pas d’exemple plus instructif, à cet égard, que celui des mines de Wettin, situées dans le pays de Mansfeld [yoye^ la carte, pl. 1); mais nous ne nous y arrêterons pas ici, parce que la pl. 23 fait voir comment, dans cette contrée, les roches qui environnent le schiste cuivreux par-dessous et par-dessus, sont superposées aux couches de houille. Autres exemples. Aux détails que nous venons de présenter, concernant la disposition du terrain houiller sur la rive gauche du Rhin , il nous suffira de joindre l’explication succincte des planches qui offrent plusieurs exemples à cet égard.

En même temps nous aurons occasion de remarquer la disposition générale des travaux préparatoires d’exploitation , tels que puits et galeries. Nous renverrons à la section suivante les travaux d’arrachement, ainsi que nous l’avons annoncé.

Pl. iç. Fig. plan et coupes verticales du bassin houiller d’Eschweiler,

Piys de Julûrs ^ans le pays de Juliers. Le plan est une coupe horizontale des couches, Fig. i à j. prise au niveau m , m , indiqué ci-après.

En suivant les 3 figures ensemble, on distinguera :

12, if, 20, jusqu’à 46 , couches de houille , désignées ici parles numéros qui servent à les dénommer sur l'établissement ;

Hol’IlLE, Pi. JJ.

a b, cd , tf jusqu’à r & , filons de pierre, dits crains ou failles, qui coupent toutes les couches de houille, et en général le terrain houiller indiqué par une teinte grise. Sur la fig. j , le crain ef est omis pour plus de clarté. Les crains ou failles sont nommés par les mineurs allemands de cette contrée , tantôt kropp, tantôt gevand : le kropp est plus ferme, le gevand plus sableux. Au premier cas se rapportent les crains ab , cd , ik,p/],y £, vx , dits hropp ; au second, presque tous les autres crains, qui sont dits gevand.

! m , Hy , Sk'tc , , autres crains d’une moindre étendue ;

X , banc de sable dit sand gevand.

a, puits des machines d’épuisement, dites herrenpompes ; eHes consistent en trois roues hydrauliques à augets , dont chacune a i 2 mètres de diamètre, et correspond à cinq répétitions de pompes aspirantes ordinaires;

I> , puits de la machine à vapeur , non en activité ;

C, puits de la machine d’épuisement, dite padtkoll ; elle consiste en une roue hydraulique , comme ci-dessus , à laquelle correspondent quinze répétitions de pompes aspirantes ordinaires , jusqu’au niveau n n ; cl , 1, puits d’airage de la galerie n n ; e, puits dit puits d‘ Ichtnberg , avec machine d’épuisement; xx, galerie d’écoulement au niveau de laquelle sont élevées les eaux; ni m , galerie de traverse , dite Durclfahrt , qui réunit les eaux, et au niveau de laquelle puisentles pompes a. On l’appelle, sur l’établissement, conduit-réservoir général ;

nn, nouveau conduit - réservoir au niveau duquel puisent les pompes c;

a , anciens puits à machines; r, moulins ou tournans, usines à laiton, &c. ;

A, machine , dite de Birkengang , pour l’épuisement;

* , machine d’épuisement ruinée, dite M'ùnsterpuwp ;

Fig. g. et /, plan et coupe des couches de houille que fait exploiter Grand - Fu's^ffti la société dite du Grand-Buisson, non loin de Mons, près Wasmes. Le Pr“ Muui • fVplan est une coupe horizontale prise entre les terrains morts t m ,

Houille, et le terrain houiiler, de manière qu’il présente la direction variable du |J|p chef de toutes les couches. Ce chef seroit ici nommé affleurement , s’il se

montroit au jour. En suivant les deux figures , on remarquera :

• j et 2 jusqu’à tS, couches de houille que les mineurs du pays dis-

tinguent par les noms bizarres ci après : i, Petits-Andrieux; 2, Fertée; /, Veine-au-caillau ; /, Sorcière;/, petite Plate-Veine; 6, grande Plate- Veine; /, Veine à deux Jaies; 8, Honteuse;/, Biliée; 10, Herlem ; //, Tire terre; 12, Bouliau; //, Buisson; //, Matou; //, Payé; 1 6, Grands-Enfans; //, Petits-Enfans ; 18 , Veine à la pierre ;

a , c , puits d’extraction dits : a, Fosse du Matou; c , Fosse du Buisson ;

b, puits de la machine à vapeur; d, Fosse Saint-Martin; un autre puits, nommé Fosse de Bonne-Espérance, est situé à 800 mètres du puits d vers l’ouest; le même est à 200 mètres vers l’est du bois de Boussu , qui se trouve hors de l’espace compris dans le plan fig. /.

p q , qb.qr, lignes de repère, situées à la surface du terrain, savoir :

. p q, pavé de Warquignies; qr, pavé deHornu ,qb, chemin de la machine;

t m ( fig.j), terrain horizontal dit terrains -maris , qui recouvre le terrain houiiler. Dans celui-ci , les partiesyw»rW« des couches indiquent les espaces déjà épuisés, et les lignes pleines indiquent les portions à exploiter (en 1 8 1 o).

Frimes pris V«- Fig. 6 et y. plan et coupe des couches de houille qu’on exploite dans Irndcnpci, Fig.1, |a mjne dite Fasse de Raismes , non loin de Valenciennes et d’Anzin. Le plan est une coupe horizontale prise au niveau de la galerie de recoupement //, à partir du puits q, en l’année 1 802.

On distinguera les objets suivans :

aa, b b, terrain horizontal dit terrain s-mert s ;

b b, gg, terrain houiiler;

l, 2, j jusqu’à //, couches de houille de diverses puissances. Les l ignés pleines indiquent les couches ou les portions de couches dont on a entrepris l’exploitation; les lignes à tirets, les couches ou les portions qu’on n’a pas encore entrepris d’exploiter.

cl, fi, y, F, e, continuation des couches indiquées depuis// jusqu’à/.* on a reconnu cette continuation des couches, mais sans pouvoir distin-

puer chacune d’elles précisément. Parmi ces couches, les plus belles sont 10, 12, dont la puissance est de 2 7 i 3 pieds , et les portions et , >3, y, «A, a, parmi lesquelles la couche la plus puissante est -y, qui a 3 pieds; les autres couches sont nommées par les mineurs de cette contrée , soit veines failleuses , c’est-à-dire, qui ne se maintiennent pas régulièrement, soit passifs , c’est-à-dire .couches peu puissantes, dont chacune ne présente qu’un filet ou sillon de houille, quoique d’ailleurs le combustible y soit quelquefois de très-bonne qualité. On a traité comme reines failleuses et non exploitables , les portions / jusqu’à $ inclusivement, excepté 8; comme passées, 16 et toutes celles qui sont situées depuis et jusqu’en u , excepté les portions indiquées ci dessus ;

p , puits d’épuisement, machine à vapeur (de Newcomen);

q , puits d’extraction dit Fosse de Raismes, abandonné depuis 1807. Les travaux de cette mine, aujourd’hui non en activité, doivent être bientôt repris par un autre puits que l’on foncera sur la partie riche des couches, entre <t et e;

m m, galerie de traverse , dite galerie de recoupement, au midi de p;

nn , idem au nord ; .

ttt.idem, galerie qui recoupe trois fois les mêmes couches;

d, d, d, petits puits d’extraction dits burcqs, et petites galeries correspondantes;

II, galerie autrefois projetée pour l’extraction; elle est exprimée par des points, ainsi que les autres projets. Le foncement d’un puits indiqué ci-dessus tiendra lieu de ces dispositions.

EXPLICATION DE LA PLANCHE l6.

Fig. j, coupe verticale des mines nommées Crochet, près Mons; on y distinguera ce qui suit, savoir :

a a, b b, terrain horizontal dit terrains-morts , dont les couches successives sont désignées, sur l'établissement, par les noms ci-après;

P . argile,

([ , marne,

m, rouge-caillou et silex,

Hninux, PI. >j.

Cracha près Mons.fÿ. 1 et j.

Houiue, ‘PI. 26.

n , bleu (calcaire) ; O, diève (argile).

I)b,gg, terrain houiller, c’est-à-dire, grès, argile schisteuse, et couches de houille ; ces dernières sont distinguées par les noms suivans :

j , Passée ou filon , couche mince non exploitable;

2, Bonne-Veine

de 77

centimètres de puissance;

j, Veinette

de 70

idem ;

jf. Veine du mur

de 50

idem;

j , boisson

idem ;

6, de Piérin

de 45

idem;

gr, de Torroire, . . .

de 77

idem;

8 , du Grand-Corps,

de 70

idem;

p , du Petit-Corps , .

de 5 6

idem ;

10 , de Houba

de 66

idem;

n , de Tandelaie. . .

de 75

idem ;

n, de Roger.

ij, de Gauttrain,

d,e, bâtimens dont chacun contient une machine d’extraction ,

dite baritel à chevaux; .

f, bâtiment qui contient une machine à vapeurs deNewcomen, pour l'épuisement des eaux;

ado, puits des pompes de la machine à vapeur;

g . (sous les trois bâtimcns), puits d’extraction;

h, (idem), puits de descente ;

f, puits d’airage, à chacun desquels correspondent une cheminée q , et un foyer placé au point d ;

n, n, galeries de traverseset d’extraction;

m,m, petits puits, dits tourets, par lesquels a lieu l’écoulement des eaux sur la galerie Ik, qui les porte vers le puits de la machine à vapeur f;

co, continuation de la galerie de traverse kk, pratiquée , comme galerie de percement , pour explorer les couches vers le sud;

et, galerie de percement vers le nord ;

X , y, lieu de l’exploitation actuelle (en 1810).

Houillc, PI. »«.

Dans les couches de houille, les portions de lignes qui sont pleines , indiquent les parties à exploiter; les portions exprimées en tirets représentent les parties déjà épuisées.

La fig. a, qui est accompagnée d’une annotation, sera expliquée ultérieurement, dans la section relative à l’exploitation de la houille.

Fig. } et p, plan et coupe des couches de houille qu’on exploite dans Verger u S«ht les mines nommées Fosse du Verger (V) et Fosse Saint-Joseph Q), à ^aua’hg • ] Anzin près Valenciennes. Le plan Jig. j est une coupe horizontale, sur une échelle moindre que celle de la coupe.

Remarquons les objets suivans ;

i, 2, p jusqu’à to , couches de houille, tantôt en droit, c’est à-dire, presque verticales , tantôt en plat , c’est-à-dire , presque horizontales.

En suivant la couche S et les autres qui lui sont parallèles ou à-peu. près, on nomme sur chacune d’elles,

La partie S' , droit du midi,

Triplai de la veine ,

, droit du nord.

Parmi ces couches, on désigne les suivantes par les noms ci-après (sur l’établissement) :

i, 2, Filons , c’est-à-dire couches très-minces, non exploitables;

j , Veine Maugré - tout , de 6 à 7 paumes de puissance;

jf, Tout rond. ... de j à 4 idem;

j , Petite- Veine de 4 idem (ou 2 pieds) ;

6 , Moyenne-Veine de 6 idem ;

y, Veine passée, couche mince, non réglée;

S, Grande-Veine , de 8 paumes. (Voyelle plan , fig. J.) p, Petite-Veine droite du midi... de 4 paumes;

10, Grande- Veine droite du midi , de 6 idem.

Dans la Jig. 4, aa, b b, terrains-morts , dans lesquels on distingue, d’après les noms usilés sur rétablissement :

p , terre végétale, tuf, marne grise et tonne pierre calcaire grise; q . silex ;

01, bleus (marne bleuâtre) ; petits bancs et forte toise (calcaire);

Hfviur, PI. j«.

fig-S-

Pays de Sarrefa’uck.

n , diàe (argile, terre glaise avec pyrites);

O , teurtia , calcaire avec noyaux siliceux;

L1).gg. terrain houiller, c'est-à-dire, couches alternatives degrés et d'argile schisteuse, parallèles aux couches de houille.

Sous les bàtimens v et y, on distinguera :

g, g' , g", puits d'extraction;

h, puits et voies de descente ;

v,fg. y (au nord de v) , ancien petit puits d’extraction;

ee (idem), galerie de traverse, dite de recoupement , au nord;

cc ,fig. 4, galerie de recoupement au midi de v;

nn (au midi dey), galeries de recoupement;

k g g“ j, galerie projetée pour porter les eaux de Saint-Joseph vers le puits g g , d’où elles se rendront à la machine à vapeur de la mine dite Beaujardin , distante d’environ 800 mètres vers l’est.

On reconnoîtra sans peine les divers étages ou accrochages au niveau desquels on a établi des ateliers d’arrachement.

Les mêmes lettres et chiffres indiquent les mêmes couches et les mêmes points sur les fig.j et 4. Dans la fig, y , les flèches font voir , par leur pointe , le sens de l’inclinaison des couches , tant en droit qu'zn pUt,

\jxjig. g, qui est relative aux détails de l’exploitation de la houille, sera expliquée dans la section consacrée à cet objet.

Le dépôc de houille sur lequel sont ouvertes les mines du pays de Sarrebrück, commence auprès de cette ville, vers l’est et le nord : il s’étend peu sur la rive gauche de la Sarre , où sont cependant situées plusieurs mines importantes, et entre autres l’exploitation de Guersweiler, que nous considérerons plus tard. Le long de cette rive, on exploite des couches de combustible, jusqu’à une distance d’un myriamèlre { à l’ouest de Sarrebrück; mais le terrain houiller ne s’étend pas à plus de j kilomètres au sud de la rivière. C’est principalement snr la rive droite de la Sarre que s’étend le dépôt de houille : là, il remplit tout

l'espace qui se dirige du sud-ouest au nord-est, sur une longueur Bouilli, d’environ 3 myriamètres , avec une largeur qui varie de 1 à 2. Sur cette Pl~ ~7' rive, le dépôt de couches de houille est borné, i.° parla Sarre , depuis Mohlstadt près Sarrebrück , jusqu’au confluent de la JUrems dans la Sarre , un peu au-dessous de Sarre-Louis; 2.* par la Brems et le ruisseau de Lebach quelle reçoit, jusqu’à Marping; 3.* par une ligne passant sur Marping , Exweiler , Ottweiler, Klein-Ottweiler et Kotzholz, au-delà de Neunkirchen, vers l’est; enfin, Par une ligue partant de ce dernier point, et passant sur la crcte de montagnes qui se trouve entre le ruisseau de Sultzbach et le ruisseau de Scheidt jusqu’auprès de Sarrebrück, point de départ. Dans lctendue de terrain qui vient dctre indiquée, les couches de houille se dirigent, e^i général, du sud-ouest au nord est, s’inclinant vers le nord-ouest. Un grès rouge, sur lequel semble quelquefois s’appuyer le terrain houiller, occupe tout l'espace qui l’environne au sud, à l’est et au nord : le même grès se montre en quelques endroits vers l’ouest, le nord-ouest et le sud-ouest; mais ici, il recouvre le terrain houiller, dont on a retrouvé le prolongement à Schcenecken, au sud-ouest de Sarrebrück, en traversant le grès rouge par un trou desonde.

Au-delà de ce grès rouge, vers le nord, et non loin de Waldmohr,

il se présente un autre dépôt de couches de houille , qui s’étend le long des rives de la Glane, jusqu a son embouchure dans la Nahe, au-dessous de Sobernheim. Ce dépôt, qui paroit distinct du précédent, et qui est beaucoup moins riche, occupe une étendue de j à 6 myriamètres eu longueur, se dirigeant du sud-ouest au nord-est: sa largeur va quelquefois jusqu’à 2 myriamètres. Mais bornons-nous à prendre une idée des couches de houille des environs de Sarrebrück : pour cela, nous allons considérer la principale mine qui soit ouverte sur la rive droite de la Sane, celle de Duttweiler; nous verrons plus tard la principale mine qui soit ouverte sur la rive gauche de la même rivière, celle de Guersweiler. (Cette dernière est représentée pi. 1 et 2.)

Fig- 1. 2 bis et } , plan et coupes verticales des couches de houille Dmn-tiler.Fig. 1

qu’on exploite aux mines de Duttweiler et de Sultzbach près Sarrebrück.

Le plan est une coupe horizontale, prise au niveau de (a galerie A A'.

Houille,

Entre la fig. Jet la fig. 2 lis, on a supprimé un espace de terrain houiller, dont la longueur est d’environ 4jo mètres.

On distinguera les objets suivans :

t ,2,j ,4 jusqu a 16, couches de bonne bouille, dite houille à maréchal; leur puissance varie ainsi qu’il suit :

«lu Rhin. Poacci» Millimètre!.

Pourchacun des n.®* / et // Iapuissance= 1. J. ou 4^3*

j et// = 3. 5. — 1081.

E, lieu où se montre au jour le feu qui existe spontanément dans la couche n.° 13; c’est ce qu’on nomme la mdntagne brûlante de Duttweiler.

H K (fig. s), faille composée de poudings quartzeux, qui coupe les couches: ellesépare les mines de houille des mines de schiste alumineux qu'on exploite, pour l’alun, auprès de Duttweiler; fi. tas de grillage des schistes alumineux;

S, I , T, commencement des mines de houille dites de Saim-lngbert ; g, haldes de l’ancienne exploitation des schistes alumineux;

F , feu spontané et presque éteint de la veine n.° ij;

e , étang de la fabrique de bleu de Prusse qui est établie à Sultzbach. Auprès de cet étang, vers le nord-est, on avoit autrefois mis le feu sur la couche n.°/;,pour l’exploitation du schiste alumineux; mais aujourd’hui il est éteint, ainsi qu’un autre feu qui fut allumé, pour le même objet, sur la couche 11.° 6. non loin du tas fi. vers le nord;

k, k, affleuremens de quelques couches accessoires de houille, connues dans le village de Sultzbach, duquel dépendent les habitations et fabriques t, v.

a, a ,a , portions des principales couches de houille, dont l’exploitation est terminée (année 1810): elles sont indiquées par des lignes ponctuées ; les lignes'p/eines , qui expriment leur direction, font voir la partie de ces couches qui reste à exploiter;

AA', galerie de traverse, d’écoulement et d'extraction, qui sert à Hotmxr, l’exploitation de toutes les couches, depuis / jusqua S inclusivement. 17 '

R , R, puits d airage , qui aboutissent sur les couches 1, j , g.; ils communiquent avec la galerie AA', au moyen de diverses tailles;

m n , galerie de traverse ;

g g, niveau le plus bas des mines de houille de Saint-Ingbert

( liSne Pinctu^e ) !

y y, niveau de la galerie d’écoulement, des mines de houille de Saint-Ingbert (idem).

Il suffira de jeter un coup-tfoeil sur les planches suivantes, pour Autres ««np!«. prendre une idée de la disposition des couches de houille qu’on exploite dans la mine de Guersweiler, située sur la rive gauche de la Sarre, et pour comparer les exemples précédens de gisement avec ceux que nous présentent les mines de la Silésie et autres , sur lesquelles nous reviendrons avec plus de détails, en considérant l’exploitation.

Nul phénomène n’ouvre un plus vaste champ à la méditation du Accid*iu,&r. géognoste, nul obstacle n'exige plus d’expérience et de sagacité de la part du mineur, que ces nombreux accidens ou dérangemens des couches, qui se rencontrent sur-tout dans les mines de houille. C’est ce qui nous engage à joindre aux exemples de ce genre , qui sont déjà répandus dans les explications précédentes, un certain nombre de faits observés dans le pays de la Marck, où les variétés d’accidens les plus frappantes se trouvent réunies sur un espace peu étendu : sans revenir sur les explications théoriques qui ont déjà été rappelées dans les Notions préliminaires , nous exposerons ces faits , de manière qu’il soit facile à tout voyageur de les vérifier sur les lieux.

On distinguera les objets suivans :

Fig. 4, accidens peu considérables et assez communs dans toutes les Fig. 4. couches de houille; cet exemple est tiré des mines qu’on exploite dans le pays de la Marck , sous le nom de Egger und Gcrtges bank ;

L M N , couche de houille dans laquelle on observe ce qui suit:

>n , l, petit restaut, bande interposée de substance pierreuse ou terreuse [rechsel J;

M , N , interruption cunéiforme de la couche de houille [ausktilung] ;

Houille, PI. 17.

( 4jO )

T Z , autre couche de houille dans laquelle on observe : r , coin, masse cunéiforme de roc interposé jkeil J ; v, rognon , masse arrondie de roc interposé fnierej ; n 0, barre, masse de roche qui traverse la couche [riegel] ;

Fif.j. Fig. j , accidens aussi communs; exemple tiré de la mine dite Fresch

xnd h'ùuerbunk , dans le meme pays, savoir :

P Q., V S, couches de houille dans lesquelles on observe ; y ,1. resserrement ou diminution de puissance; s 1, étranglement qui réduit la couche de houille à un simple filet, pendant quelque temps , après quoi elle reprend sa puissance.

Fiff.t. Fig. 6 . a , couche de houille, qui, en formant plusieurs sinuosités,

se divise en trois parties, 1, 3,j, dont chacune devient une couche distincte ; exemple tiré de la couche qu’on exploite près Her^kamp. sous le nom de Stacker dreckbank ; c’est encore des mines du pays de la Marck , ainsi que toutes les figures jusqu’à /p inclusivement , mais excepté

fie- 9-

Ftg. 7. Fig. 7 , a, a, a , couche de houille, qui forme , au point d , une

gouttière anguleuse [spitjen-mulde] ;

d, d , autre couche parallèle à b première ; exemple tiré de la mine dite Flachiteich ;

g e , niveau de la galerie d’écoulement.

Fig. S. Fig. S , couches de houille, disposées en gouttière, dont le fond est

un brcuiUage (m ,n , o,p) ou mélange confus de roc et de morceaux cunéiformes de houille;

f, g, b. ensemble de couches, qu’on exploite dans la mine dite Eggcrbœnke ;

fjg‘ , bt , idem dans la mine dite Gertgesbirnke, savoir : h h' , couche désignée par le nom de Striepen , dont la puissance est

de 1 ri««i (, ou

g g{ , dite Kleinebank . ... . 3 4 •

ff . — dite Dickebank 4 * »

q r , niveau de la galerie d’écoulement. *

fÿ Fig. p , masse considérable de houille déposée , sans stratification cons-

tante, dans un bassin de montagnes primitives, exemple tiré dès mines

Nï> )

<1 ii Creuzot; dans le département de Saone-et-Loire. Le même cas se Hncaut, présente dans plusieurs mines du midi de ia France. (VojteTun Mémoire 1 1 *7' de M. Duhamel, dans le Journal des mines (n.° 8); voyej^ aussi la Description des mines dn département de la Loire , par M. Ëcautiier , dans les Annales des mines (n.“ t ).

On distinguera, sur cette figure, les objets suivant :

3 , granité qui supporte le terrain houiller; b , terrain houiller, mur de fa couche ; c , couche puissante, ou masse de houille; d , toit de ia couche.

Fig. to, i cc' i ,i d J 2, couches verticales près du jour et d’une incli- r‘f- '*• naison variable dans la profondeur, par l’effet d’un crain e f, qui a séparé c de d et d de d' ;

g e, niveau de la galerie d’écoulement; exemple tiré de la mine dite Margarctha , dans le pays de la Marck.

Fig. u , couches de houille, formant une jatte dont le fond est en Fig. ir. partie bombé et en partie brisé par des failles; exemple tiré de la mine nommée Jdeneral dans le même pays.

j, 4, j, couches désignées, sur l’établissement, par ces meme* numéros;

0 , couche non exploitable ;

6 , couche nommée Wipsrert , s t, galerie de traverse ;

s , portion de la couche n.° j , qui a la forme d’une selle [sattel],

F‘g- 12 j petits ressauts qui sont communs dans les couches de Fig. n. houille et qui en font varier la direction ;

a b, direction de la couche principale qu’on exploite à lamine dite Caroline , dans le district de Hoerde ,

c c, d d jusqu’en k k , directions des petits crains qui dérangent la couche a b.

Fig. rj, brouillage total des couches de houille , qui interrompt com- rg. y.

ploiement leur direction; 1, 2, g, , couches qu’on exploite aux

Houille, PI. 17.

Fig. if.

Fig. 16 et //.

mines dites Snck und scherenberger pub en. (Voy. les fig. 2, j , 4, pi. 2 4);

e d , partie totalement brouillée.

Fig. 14, dérangement observé dans la mine dite Francisla und penbank;\\ est indiqué ici par la direction des couches; le pian est une coupe horizontale au niveau de la galerie d’écoulement;

1 b b' 1 j couche de houille , dite Franciska fiertj, dont la puissance est de 5 pieds du Rhiu;

1 m m' 1, portion de la meme couche, qui est inclinée vers le sud et dite Verlo/rne posten ;

2 Ce' 2, portion inclinée au nord, et 2 h K 2, portion inclinée au midi , de la couche de houille dite Portbank , dont la puissance est de 2 pieds et On voit, par les petites flèches qui indiquent l’inclinaison de ces couches de houille, qu’elles .forment, de chaque côté de f <| , une espèce de selle, dont le sommet est placé suivant S, pour la portion des couches située vers l’ouest, et suivant V, pour la portion située vers lest ;

f (J, crain à l’est duquel, vers V, le terrain houiiler se trouve être plus bas , de 1 2 toises, qu’à l’ouest, ou vers S.

Fig. sj, ressauts fréquens, occasionnés par de petits crains fr, b, c, d, e.f, qui traversent les couches de houille /, 2 jusqu’à 6, exemple tiré de la mine dite Caroline.

Fig. 16 et 17, coupe verticale et plan des accidens observés dans les mines dites Louise und Hessenbank. Le plan est une coupe horizontale, prise au niveau de ina, fig. t6 ;

ri) jusqu’à .y a, couches de houille nommées Louise fiaerçe , dont

la puissance est pour n.° 1

/ g jusqu’à 4 C, couches nommées LJessenbanke , qui sont la continuation des précédentes, et qui ont même puissance quelles, ainsi que les suivantes;

1 m jusqu’à 4 k, couches gommées Forellerfiaeqe;

C de, grande faille qui est remplie de ffagmens des roches du terrain houiüer, et qui présente quelques traces de houille;

hkj, faille moins considérable, qui forme un angle plan avec la première;

m e (fig. 16), niveau de la galerie d’écoulement.

Fig- 18 et lÿ , accident observé aux mines dites General etHasenwinkel, dans lesquelles la partie orientale du terrain houiller paroît avoir subi un dérangement horizontal et une dépression verticale, par rapport à la partie occidentale.

En effet, t .* la partie située à l’est de la faille a f est à un niveau plus bas, et présente plusieurs couches de houille, en I , d, tout autres que celles qu’on exploite dans la partie située à l’ouest, en m; 2.° quelquesunes des couches de la partie occidentale U se trouvent dans la partie orientale en e, mais éloignées de plus de 100 toises de leur première direction : telles sont , par exemple, les couches c ,j, 6.

a f, grande faille qui a jo toises d’épaisseur; elle est remplie de fragmens du terrain houiller et des couches de houille;

m, u, 1, d, e, systèmes de couches, dans chacun desquels les couches de houille présentent la forme de jattes placées les unes audessus des autres. C’est sur les couches des systèmes rn , u , qu’est ouverte la mine dite General ; celles des systèmes 1 et d sont nommées , les premières Hasenvinhler flatte, les secondes Sonnenscheiner flaetje. Le système e est nommé couches derrière la faille.

1,2, ; , g., g , 6, numéros par lesquels on dénomme les couches correspondantes, dans la mine dite General ;

a. couche nommée Wipstert ; — b, couche nommée Cloche; — b', couche nommée G loche derrière la faille ; — dd, couche non exploitable, qui na qu’un pied de puissance.

Quant à la puissance des autres couches, elle est ;

Pour n.* jf.

Hot.-iLLr.

Pt 17.

F!g. tS et

Honnir,

Houille récente;

Nnvttk-Sitâù,

Fi/. ».

Renvoi i c PI. 18.

Fmrcvtrnn. PI.

Jusqu’ici tes exemples que nous avons considères ont eu pour objet la formation ancienne de houille. Jetons un coup-d’ceil sur d’autres dépôts de combustibles, qui -sont reconnus pour être d’une formation récente, relativement à la première.

La pl. 27 ,fg. 20, présente un profil du terrain qui s’étend dam ta Nonvelle-Silésie, depuis Tarnowitz à l’ouest, jusqu'à Pilica vers l’est. Ce nouveau terrain houilicr paraît ctre borné au sud par Bendzin, et au nord par Sewierz, d’après les observations de feu M. Karsten, auquel nous devons ce profil.

On y distinguera ce qui suit :

A A, ancien terrain houiller auquel est superposé le calcaire C, que ce savant a désigné par le nom de Alpenkalkstein [calcaire des Alpes] ; (Voyez Minerahgude Tabelltn , pag. 8 1 , Berlin , 1 808.)

p, couches de minerais de plomb sulfuré et de zinc oxidé, au sein du calcaire C; c’est ce qu’on exploite à Tarnowitz : p , recherches sur un gîte analogue de minerais ;

J , j , calcaire que M. Karsten a désigné par le nom de Jurakalkstein [calcaire du Jura]; [Ibid. pag. 82).

n, couche de houille compacte [ pechkohle J dans le calcaire récent, ou nouveau terrain houiller, superposé à l’ancien.

Cotip-d'œil sur la PI. 29 , par anticipation.

La pl. 2 14, nous présente un autre exemple de^a formation récente de la houille; cet exemple est tiré de la mine qu’on exploite à Entrevernes, à 1 lieue et \ de l’extrémité méridionale du lac d'Annecy et à 600 mètres au-dessus du niveau de ce lac. Considérons d'abord cette partie de (a pl. 29; nous reviendrons plus tard sur les premières figures de cette meme planche et sur la pl. 28 , qui nom offrira un ensemble intéressant d’exploitation de la houille ancienne.

On voit, par la fig. 14, pl. 29, quelle est, à Entrevernes, la disposition de la couche de houille récente , ainsi que son inclinaison moyenne, lorsqu’elle est réglée. Cette couche se dirige du sud-ouest au nord-est : sa direction est reconnoissable sur une étendue de «300 mètres et plus ; son inclinaison est de 80 degrés vers le sud-est.

( 4js )

La houille est supportée par un calcaire compacte, bitumineux, coquillier; elle est recouverte par un grès quartzeux, quelquefois d’un blanc qui annonce sa pureté; le unir et le toit sont facilemeutaltérables à l’air.

La puissance totale de la couche de houille est de a mètres , du mur au toit; mais, dans cet espace, elle se présente divisée en lits ou bandes, ainsi qu’il suit :

r, houille dite de première qualité, propre au service des forges, quoique brûlant avec une odeur sulfureuse et bitumineuse ; l’épaisseur

de cette bande est de 0-"’33-

a, bouille dite de seconde qualité, moins collante et moins légère que la première, donnant plus d’odeur, et propre au service des verreries ; l’épaisseur de cette bande, subdivisée en

deux parties, est, pour la principale o. a J.

3, houille dite de troisième qualité, pesante et dure, brûlant difficilement, et cependant propre au service des fours à chaux.

L’épaisseur de cette bande est de o. a4*

Entre ces 4 bandes, dont l’ensemble constitue la couche de houille d’Entrevernes , on observe les bandes suivantes :

a , terre bitumineuse, dont l’épaisseur est de o. 30.

b , terre idem o. 15.

c , terre idem o. ao.

d , terre calcaire bitumineuse o . 43 •

Total 2. 00.

Cette couche remarquable of&e de fréquentes variations d’allure, qui sont connues sous (es noms d’étranglement et de brouillage. Tantôt la bouille est remplacée , dans l’une des bandes t, 2,3, par une terre noire et bitumineuse; tantôt toutes les bandes sont interrompues à-la-fois, et, au lieu de houille , le mineur ne trouve que des masses cunéiformes d’un calcaire bitumineux qui ressemble à la roche du mur; quelquefois la bande 3 n’offre plus qu’une pierre dure. Outre ces variations , la couche de houille en éprouve de notables dans sa direction et dans son inclinaison. L'exploitation de ceue couche n’oflrant rien de particulier,

Hot'iux, PI. !9.

Hotm.ii, il nous suffira d’indiquer qu’elfe s’opère au moyen de galeries pratiquées rl' :r>' à différens niveaux sur le flanc des montagnes, suivant la direction générale de la couche. Ces galeries sont mises en communication par des puits intérieurs qui suivent l’inclinaison du gîte. Entre une galerie et celle qui se trouve immédiatement au-dessous d’elle, on dix ise l’espace à exploiter en tailles et en massifs, de manière qu’il offre un aspect analogue à celui de l’exploitation représentée par la fig. 6 de cette meme planche.

Environs de Ha- La jig. ij , même planche, fait voir un autre gîte de houille au sein me h. •• *9. '/• J’une roche calcaire. L’exemple en est tiré des mines de Denier, de Sii nie/ et à'Osiervahl , dont la position est indiquée sur la carte, pl. t , non loin de Hamelrt dans le pays de Hanovre. M. Hausmann a fait une étude particulière de ce gîte intéressant; c’est d’après les observations de cet habile naturaliste, que nous allons essayer de le faire connoître.

La roche sur laquelle repose le dépôt houiiler, est constamment un calcaire noirâtre ou gris, quelquefois jaunâtre, dans lequel on trouve des bancs interposés de calcaire fétide et d’oolithe à grains fins. Cette roche, qui constitue le mur, paroîi se rapporter au calcaire coquillier [muschclkalkstcin] Au-dessus de ce calcaire, suit immédiatement un terrain houiiler, que l’on doit appeler nouveau, relativement à la formation de houille qui se présente avec le grès ancien et dans l’argile schisteuse, c’est-à-dire, avec les premiers termes de la série des roches dites stratf'rmes ou secondaires [ fccr^gebirge ].

La masse principale de ce nouveau terrain houiiler est un grès récent fquader sandstcinj ; c’est dans cette roche que se présentent des couches de houille qui sont environnées d’argile schisteuse : le combustible qu’elles fournissent est propre à la forge et au chauffage. Le plus souvent, il se trouve au moins deux couches exploitables l’une au-dessus de l’autre; mais si l’on veut compter les couches non exploitables, leur nombre s’élève jusqu’à 1 2 , comme par exemple à la mine de Sùntel, Entre les couches de houille et les couches d'argile schisteuse qui les environnent, on trouve des lits de grès, de marne et d’argile, de calcaire fétide rempli de coquilles, de calcaire compacte avec des pétrifications, quoique rarement, et enfin, à la mine de Süntel, une couche de

spath pesant. Au-dessus des couches de houille , le grès renferme assez ordinairement une couche de minerai de fer argileux.

La roche qui s’appuie contre le terrain (touiller et qui en constitue le toit , est un calcaire quelquefois abondant en coquilles [ muschelkalhsiein J; mais ordinairement, cette roche est séparée du grès récent par une vallée, tandis que le terrain houiller, et le terrain calcaire qui en constitue le mur, se présentent ensemble dans une meme montagne.

D’après les faits qui viennent d’être exposés , il paroît que le calcaire coquillier S muscielkalksteinj et le grès récent [quadersanJsiein] signalent, dans la série des roches secondaires, une époque principale de formation, qui présente ses gîtes particuliers de houille, de même que, dans une époque antérieure, on voit, toujours au-dessous des roches précédentes, soit le grès ancien, dit grès des houillères [aelterer sandsteinj , avec les dépôts de combustible qui l’accompagnent , soit le schiste cuivreux, avec le calcaire alpin et le gypse, constituer d’autres systèmes de roches, de formation très-distincte.

La fig. 16 présente une coupe verticale du mont Meissner, situé à 7 lieues vers l’est deCassel dans la Hesse. Nous avons déjà indiqué, dans le premier volume de la Richesse minérale , les principales circonstances du gisement des combustibles fossiles qué renferme cette montagne célèbre. ( V<ye^ tom. pag. 165.) Un coup-d’œil sur la fig. 16 en donnera une idée plus précise ; on y distingue , à partir du sommet de la montagne :

1 .” Le toit , qui est une masse de basalte , d'une hauteur considérable;

2° La masse de lignite, qui n’est séparée du basalte que par une bande mince d’argile durcie et bitumineuse, nommée schw'ûl parles mineurs de cet endroit. L’épaisseur de cette bande varie d’un demipied à | de toise, tandis que la puissance de la masse de lignite s’élève de 3 toises jusqu a 1 1 , et même davantage. En considérant cette masse de combustibles, depuis son toit jusqu’à son mur, on y recounoît les variétés suivantes:

A la partie supérieure , sur une épaisseur qui varie d’un à quatre pieds , c’est un combustible noir, divisé en baguettes, désigné dans plusieurs ouvrages allemands par le nom de stangenfahle [houille scapiforme m bacillaire]. . .

Houille, PI. =»■

Ltcntte, PI. 19.

Aftiaiur.Fîg.ii.

Ucniti, Vient ensuite, sur une épaisseur qui varie de 3 piedsàî toises et-], ntl Vl ' *9‘ combustible désigné par le nom de glan^kohle [houille éclatante], puis audessous.on trouve, sur une épaisseur qui varie de 3 pouces à une demitoise, un combustible désigné par le nom de yechkohle [houille piciforme].

Au-dessous de ces variétés noires dont la manière d’ctrea donné lieu à de savantes discussions , sur lesquelles il n’est pas de notre objet de revenir ici, se présente le combustible brun, qui est connu généralement sous le nom de braunkohlc ou de lignite : dans sa partie supérieure , il est d’un noir brunâtre, sur une épaisseur de 3 à 4 pieds; puis, au-dessous, il est brun , sur une épaisseur qui varie de 4 à 8 toises : enfin , la portion inférieure de ce gîte de combustibles, celle qui repose immédiatement sur le mur, est un véritable bois qui n’est que foiblement pénétré de bitume; son épaisseur varie de 6 pouces à 4 pieds.

3. ° Le mur de cette masse de combustibles est formé des substances suivantes :

a , couche de grès d’une couleur grisâtre, quelquefois un peu bitumineux : son épaisseur est de 3 pieds; ordinairement on trouve audessus une bande mince d argile bitumineuse ;

b , couche de sable meuble;

c, argile blanchâtre;

4, argile bleuâtre qui. ressemble à l’argile schisteuse [ schiefenhon] ;

e , couche de sable plus ou moins agglutiné, qui, dans sa partie inférieure, ressemble à un grès solide. Au-dessous de la couche t , un sable rouge constitue le pied de la montagne, du côté de l’est, tandis qu’à l’ouest c’est une roche calcaire qui forme sa base.

La fig, 16 indique encore ce qui suit:

mm, une galerie d’airage pratiquée pour l’exploitation de la masse de lignite;

n n, une galerie d’écoulement, dite Furbacler s te lien, qui se dirige, au-delà des limites de la fig. 16, vers le mur de la masse de lignite. rVpjriemrnt Le lignite , bois fossile bitumineux , se rencontre , sans recouvrement «k V Aime. &c. ([ç basalte, dans une grande partie des terrains tertiaires ou d'aduvion

qui sont situés au nord-est de Puis, jusqu’auprès des frontières de * la France. C’est principalement dans les départemens de l’Aisne et de

Uî9 )

l'Oise que ces gîtes sont multipliés , et qu’on les exploite avec activité.

Voici quel est, en général, l’ordre de superposition des lits de diverses substances, à compter de la surface du terrain, dans les gîtes de lignite des départemens de l’Aisne et de l’Oise, d’après les observations de M. l’ingénieur des mines Lefroy :

Épattsmt moyenne.

i." Terre végétale 0*32.

а. * Sable avec fragmens de grès 2. 00.

3.* Lignite décomposé, présentant l’aspect de la tourbe. . o. 16.

4-° Argile siliceuse et calcaire, souvent feuilletée, quelquefois avec coquilles marines , bois carbonisé et pyrite de fer globulifornie 1 . 66.

5.° Lignite , souvent pyriteux, quelquefois séparé en deux lits par une veine argileuse o. 32.

б. ° Argile comme 4-° ci-dessus. <. 6. 00.

7. “ Coquilles marines, bivalves, le plus souvent réunies par un ciment calcaire, quelquefois sans agrégation , et très-friables

( lit nommé grive) 1 . 32.

8. ° Argile souvent très - feuilletée , dont la couleur offre différentes nuances de brun, de bleu et de vert, et qui con-

tient quelquefois des coquilles marines , avec bois carbonisé et

pyrite de fer globulifornie ou pulvérulente 1. 32.

9.0 Lignite bitumineux et très-pyriteux, divisé en trois ou quatre lits, par deux ou trois veines d'argile bitumineuse et pyriteuse , dont l’épaisseur totale n’est que de on,,48 2. 00.

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