‹ De la Rigidité de Déséquilibre Normale et PathologiqueChapitre 16 sur 33 · AD ES · texte numérisé non relu

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tons encore que Charcot, Gowers, Grasset, Apollinario ont pu constater une élévation de la température périphérique de 3° au niveau des muscles rigides et que, dans un cas de paralysie agitante unilatérale, Souques a relevé une différence nette entre le côté rigide et le côté sain.

« Il n’est pas jusqu'aux perturbations chimiques constatées qui nous semblent, l’un de nous vient de le montrer avec Velluz, apparenter la rigidité parkinsonienne à une contraction soutenue et non à une hypertonie proprement dite @). »

Le premier et le plus important des caractères de la rigidité parkinsonienne est son inconstance, sa variabilité extrême suivant l’attitude statique du sujet examiné. Pour la rechercher nous emploierons ici encore, comme précédemment, le test du poignet figé, critère de rigidité très sensible, susceptible d’être employé dans toutes les positions, sans entraîner le moindre trouble de la statique. Nous pourrons facilement nous rendre compte que « la rigidité parkinsonienne diminue, disparaît ou se renforce suivant l'attitude statique » (ÿ).

Examinons un parkinsonien confortablement installé dans un fauteuil du type colonial, bras et jambes étendus, tête bien reposée : le poignet, rigide auparavant dans la station debout, s’assouplit aussitôt. Il suffit par contre que le sujet détache sa tête du fauteuil pour qu'aussitôt réapparaisse une rigidité marquée.

(2) J. Fromenr et H. GarRDÈRE. Parkinsonisme et dystasie. Journal de médecine de Lyon, 20 décembre 1926.

(3) LT. FRoMENT et H. GarpÈRE, Parkinsonisme et dystasie, Loco citato.

« Ce n'est pas tout. Le parkinsonien est-il debout, sa rigidité reste en fonction de l'attitude. C'est lorsqu'il redresse tête et tronc qu'elle est le plus accusée. Elle disparaît par contre à peu près complètement lorsque le tronc prend et garde l'attitude de la profonde révérence. Maxima dans la station verticale de - la tête et du tronc, la rigidité s’atténue ‘encore dès que, dépassant la verticale, le tronc s’incurve en arrière. Moins marquée quand il y a élargissement du polygone de sustentation, la rigidité s’accentue lorsque les pieds sont accolés. Elle augmente encore lorsqu'ils sont mis l’un devant l’autre dans l'attitude du danseur de corde. La rigidité s’accentue enfin lorsque le poids du corps porte du côté parkinsonisé, elle s’atténue dans le cas contraire (4). »

La rigidité parkinsonienne qui s’efface complètement au repos, pour reparaître dès que la statique devient active, nous semble donc être fonction d’un véritable état dystasique. Elle est liée à la station debout, maxima lorsque le sujet est en position verticale, elle varie dans le même sens que la difficulté de la station. Elle augmente encore lorsque le côté parkinsonisé est chargé de maintenir la statique, pour diminuer dans le cas inverse. Ceci est très facile à mettre en évidence en étudiant successivement et dans la même position la rigidité des deux poignets.

Cette rigidité parkinsonienne présente le même caractère que celle du normal : la résistance des muscles dits antagonistes pendant les mouvements passifs du

(4) J. Fromenr et H, GARDÈRE. Parkinsonisme et dystasie. Locu cilato.

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