PLANCHE III
Myogrammes montrant l’apparition de la résistance des antagonistes chez le cérébelleux, au moment où un geste hypermétrique et excessif menaçant son équilibre statique, provoque temporairement une rigidité de déséquilibre.
résistance des antagonistes (extenseurs) du poignet opposé est très marquée, quoique temporaire, au moment de la flexion passive (F). Assis, sans aucun mou- vement surajouté, on n'observe plus aucune résistance.
« L’hémi-cérébelleux qui présente une démarche ébrieuse, de l’hypermétrie et de l’adiadococinésie, nous à permis en outre de faire les constatations suivantes. Dans la marche, les deux poignets se figent de manière intermittente, à l’occasion des tournants brusques; il n'existe à ce point de vue aucune différence entre le côté malade et le côté sain. Par contre, quand on recherche l’adiadococinésie ou que le bras hypermétrique et tremblant se porte sur le nez, on sent le poignet se figer du côté sain. Les mêmes gestes nor- -malement exécutés par le côté sain ne provoquent aucune raideur du côté malade. »
En somme, chez les cérébelleux, on peut mettre en évidence une rigidité intermittente du poignet, liée, semble-t-il, à un geste hypermétrique, ou bien, pendant la marche, au moment où le sujet titube, déséquilibré par un tournant brusque. Mais, dès qu'il a récupéré son équilibre statique le poignet est souple de nouveau.
Prenons d’abord un tabétique. Au cours de l’épreuve de Romberg simple on perçoit déjà, par instants, une rigidité très nette du poignet, surtout marquée