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au moment où le malade se met à tituber sur place. Employons maintenant l’épreuve de Romberg aggravée, en donnant l’ordre au sujet de déplacer brusquement la tête à droite, à gauche, en haut ou en bas, puis de arrêter. Exagérant ainsi les oscillations du tronc, on accroît et on prolonge la rigidité du poignet. Si maintenant nous demandons au malade de s’adosser confortablement à un mur, nous remarquons aussitôt que la rigidité tend à disparaître.
Dans sa thèse sur le Phénomène de la roue dentée, un de nos camarades, le Docteur André Brunet, a examiné un sujet à peu près analogue.
« Il s’agit d’un sujet atteint de radiculite spécifique avec tabes incipiens et lésion récente de l'oreille interne gauche.
« Le malade ne se plaint, à ce moment, que de la difficulté qu'il a à se tenir debout. En effet, en attitude debout, il élargit à l’excès son polygone de base et oscille quelques instants en balançant les bras, avant de trouver une stabilité toute relative. La marche est à peu près impossible sans aide.
« La recherche de la rigidité est positive aux deux
poignets ; mais comme elle est plus nette à droite {côté opposé à celui de la lésion de l'oreille) nous adopterons ce côté pour notre étude.
« Laissons le malade trouver seul une attitude debout stable : tant que durent les oscillations du tronc et de l’autre bras, nous trouvons au poignet une rigidité inconstante d'aspect extrêmement variable ; puis l’inmmobilité s’installant, le poignet devient souple, à condition que nous respections cet équilibre.
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Que cet équilibre soit compromis par l’occlusion des yeux, par les mouvements de la tête ou de l’autre bras (marionnettes) et l’on voit aussitôt la rigidité er avec les mêmes caractères.
« Assurons au malade une attitude debout sans LR pour sa statique (point d'appui sur une table) et toute rigidité disparaît, laissant le poignet normalement souple. »
Dans la Sclérose en plaques, nous avons fait des constatations analogues. « Pendant la marche et à l'occasion des tournants brusques, au moment où l’on fait, pourrait-on dire, vire-volter le malade, on sent le poignet se figer de manière plus ou moins accusée (1). » A ce propos, nous nous demandons si la fatigue des malades atteints de sclérose en plaques ne relève pas de l’état dystasique que nous montre cette rigidité de déséquilibre.
Dans un cas de polynévrite éthylique nous avons également noté une rigidité de déséquilibre à l’occasion de la marche, mais beaucoup plus marquée Sen les tournants brusques.
Toutes ces rigidités sé rapprochent encore de la rigidité parkinsonienne, traduisant plutôt une dystasie très marquée qu'un déséquilibre à proprement parler.
Ellés ne se ressemblent cependant pas tout à fait. C’est ainsi que chez le parkinsonien la rigidité est positive en position debout, en station assise ou même au repos. Tandis que dans la sclérose en plaques, par exemple, cette rigidité n'existe plus que pendant la:
(3) J. FROMENT et H. GarpÈRE. Loco citato.
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marche, alors qu'au repos le poignet reste entièrement souple.
Nous allons maintenant essayer d’analysér le pourquoi de cette rigidité. À quoi est-elle due ? Est-elle la même chez le normal et dans tous ces cas patholo-
giques ?