UNE NES
inconsciente, involontaire et en quelque sorte inévitable ».
C'est ainsi qu'il faudra indiquer au parkinsonien les attitudes capables de diminuer sa rigidité et conséquemment d’atténuer sa fatigue, car il ne pourra les trouver lui-même. Par contre, le normal réagira instinctivement pour rétablir son équilibre dans toute statique litigieuse. N'y a-t-il pas cependant une petite part de volonté, comme le dit Buffon dans son chapitre De l’homme : « Ces mouvements sont si prompts qu'ils paraissent involontaires : mais c'est un effet de l'habitude qui nous trompe ; car ces mouvements dépendent de la réflexion et marquent seulement la perfection des ressorts du corps humain par la promptitude avec laquelle tous les muscles obéissent aux ordres de la volonté. »
Et nous pouvons dire aussi que la rigidité, automatiquement déclanchée par une attitude donnée, peut être momentanément inhibée par la volonté, ou tout au moins reportée ailleurs.
De plus, cette rigidité n'a aucun rapport avec le tonus musculaire, dont les caractères sont tout à fait différents, comme nous l'avons déjà montré. « Elle s'apparente bien plus à un état de contraction musculaire soutenue qu’à l’état d’hypertonie auquel on l’a pourtant récemment assimilée, sans discussion (?). »
On est donc conduit à admettre que la station debout, même en position bien équilibrée, implique de constantes contractions musculaires. Contractions
(2) J. Fromenr et PauriQue. Loco citato.
musculaires qui dépendent de conditions bien définies, ayant ainsi le caractère de véritables réflexes.