RES
et le tronc se maintiennent par des contractions musculaires qui les amarrent dans telle ou telle direction selon les nécessités du moment, mais sans faire appel à aucune contraction musculaire inutile et, pourraiton dire, aberrante, par conséquent sans provoquer la” moindre rigidité des membres (7). »
2. Une stabilisation de renfort ou d'alerte, à mazima, qui intervient dans tous les cas où il y a perturbation de la statique. Elle nécessite une participation plus étendue de la musculature, et tout particulièrement celle des membres supérieurs. C'est elle qui entraîne la rigidité que le test du poignet figé nous montre chez le normal en statique litigieuse et chez le parkinsonien. Elle est mise en jeu chaque fois que la stabilisation à minima se montre insuffisante.
Il y a pourtant des cas, exceptionnels il est vrai, où une perturbation de l'équilibre n'’alerte pas la stabilisation de renfort. M. Froment a déjà noté cette particularité. « Il nous a été donné d'observer par exemple un malade atteint d’ataxie aiguë qui, dès qu'il fermait les yeux, titubait, puis tombait, mais sans en avoir conscience. Or, chez ce malade, le test du poignet figé demeurait constamment négatif au cours de cette chute qu'il faisait, pourrait-on dire, en souplesse. Cette observation semble indiquer qu'il faut avoir conscience de la chute pour alerter le mécanisme de stabilisation de renfort (S). »
Ne pourrait-on pas essayer d'expliquer ainsi le peu de gravité des chutes de l’ivrogne qui dans la marche
J. FROMENT et H. GARDÈRE. Loco citato.
J, FRoMENT et H, GarnDÈère, Loco citato
M Se
normale semble déjà avoir perdu le balancement automatique de ses bras. Il tombe « en souplesse » lui aussi, sans avoir conscience de sa chute et sans alerter sa stabilisation de renfort. Ses bras sont libres au lieu d'être rigides, ce qui les met à l’abri des fractures.
Il en est encore de même des acteurs, des motocyclistes qui apprennent à tomber en souplesse pour remédier aux dangers de toute chute.
Nous avons donc affaire à deux ordres de réfiexes statiques : ;
1. Les réflexes dont dépend la statique à minima, assurée par un système qui fonctionne avec très peu de fatigue et laisse aux membres toute leur liberté.
2. Les réflexes dont dépend la statique à maximu. assurée par des réactions musculaires plus diffuses et plus onéreuses, requérant au contraire la participation des membres. :