‹ De la Rigidité de Déséquilibre Normale et PathologiqueChapitre 32 sur 33 · Etat parkinsonien et réflexes statiques · texte numérisé non relu

Etat parkinsonien et réflexes statiques

L'état parkinsonien a donc sans contredit un caractère vraiment dystasique. Il semble correspondre à une régression de la fonction statique, et à une dissolution partielle, mais progressive, des réflexes qui l’assurent.

« Tout ne se passe-t-il pas comme si la plupart des attitudes statiques qu'adopte et que maintient aisément l’homme normal étaient devenues litigieuses pour le parkinsonien (7) ! »

(16) Clovis Vincent. Contribution à l’étude physio-pathologique du corps strié, du noyau lenticwlaire en particulier. (17) J. FRomEnT et PauriQuE. Loco citato.

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En effet, à mesure que progresse la maladie, le sujet est de plus en plus incapable de réaliser une stabilisation à minima. Même pour les attitudes qui ne le comportent pas chez le normal il doit recourir à la stabilisation renforcée. Aussi présente-t-il, dans toutes ses attitudes, une rigidité comparable à la rigidité de déséquilibre du non parkinsonien. De là, la grande fatigue et les courbatures qui l’obligent à prendre sans, cesse une nouvelle attitude. Même au lit il n’est pas au repos, ses jambes se rigidifient et 1l a des crampes ; seul le sommeil profond peut le libérer de tout travail musculaire.

Quelle est la raison de tout ceci ? Il est difficile de le dire. M. Froment a pourtant émis l'hypothèse très vraisemblable que voici. Pour lui « tout se passe comme s'il y avait chez le parkinsonien une insuffisance du système statique à minima; compensée tant bien que mal par la mobilisation des réflexes statiques de renfort ».

Il semble que l’on assiste chez le parkinsonien à une véritable régression de la fonction statique, ou plus exactement à une involution de ces mêmes réflexes.

Conclusions

1. —— C'est par le test du poignet figé que l’on peut le mieux mettre en évidence toute rigidité de déséquilibre. Les mouvements provoqués doivent être irréguliers, imprévisibles, de grande amplitude et de rythme lent, entre-coupés parfois de faux départs afin de pouvoir départager la rigidité de déséquilibre réflexe, donc involontaire, de toute résistance active. Suivant les cas on aura l'impression d’une résistance forte ou discrète, comme si un frein bloquait plus ou moins le mouvement, ou de simples crans d'arrêt en roue dentée.

IL. — Chez le normal ce n'est que dans les cas de statique très litigieuse, au moment où le sujet est sur le point de perdre son équilibre, que se manifeste la rigidité. Elle se traduit par des coups de frein brusques, fugaces, plutôt que par une sensation de poignet grippé (grand déséquilibre).

IT. — Chez le parkinsonien, où la rigidité de déséquilibre atteint son maximum, elle revêt tous les

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