À MES MAITRES
DE LA FACULTÉ ET DES HÔPITAUX DE LxoN ET DE L'ÉCOLE DU SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE
Introduction
La rigidité musculaire est un des symptômes essentiels de la paralysie agitante. Bien que James Parkinson dans son mémoire original ne l’aie pas décrite, elle ne tarda pas à être signalée et de nombreux auteurs constatèrent sa valeur et sa constance.
L’épidémie récente d'encéphalite a donné naissance à toute une série de séquelles dans lesquelles on retrouvait une rigidité analogue, accompagnée de tous les autres symptômes de cette dernière maladie. De là à reconnaitre l'identité entre la maladie de Parkinson sénile et les syndromes pseudo-parkinsoniens post-encéphalitiques il n'y eut qu'un pas, et tout le monde s'accorde actuellement à reconnaître cette analogie qui porte non seulement sur les symptômes, mais encore sur les lésions anatomo-pathologiques. La découverte du siège des lésions dans le locus niger et dans le système strié rehausse la valeur de la remarquable induction de Brissaud : « une lésion du locus niger, disait-il, pourrait bien être le substratum anato-
mique de la Maladie de Parkinson ».
PET: Au
Ayant remarqué qu'aucun travail d'ensemble n'avait été fait jusqu'ici sur la rigidité parkinsonïenne proprement dite, il nous a paru intéressant de grouper et de rassembler dans cette thèse tout ce qui concerne cette hypertonie.
Nous passerons d'abord en revue les différents aspects que peut prendre la rigidité dans les Syndromes Parkinsoniens tant séniles que post-encéphalitiques.
Puis nous étudierons ses caractères propres et nous chercherons à la différencier des autres hypertonies et surtout de la contracture pyramidale.
Nous insiterons spécialement sur les signes objectifs qui la caractérisent et, en particulier, sur ceux qui permettent de la mettre en lumière lorsqu'elle est assez discrèle pour échapper à un examen rapide.
Nous essaierons enfin de nous rendre compte de sa pathogénie propre el du mécanisme de sa formation en commençant par exposer la conception actuelle du tonus musculaire. ;
Avant de nous engager dans notre sujet, nous tenons à adresser à tous nos maîtres de la Faculté et des Hôpitaux de Lyon, qui ont bien voulu guider notre instruction médicale et chirurgicale, nos respectueux hommages et notre profonde reconnaissance.
Nous remercions spécialement Monsieur le Professeur Lépine qui nous a accueilli avec tant d'amabilité dans ses services de l’Hôtel-Dieu et de l’Asile de Bron et qui nous a fait le très grand honneur d'accepter la présidence de notre thèse.
À Monsieur le Professeur Agrégé Froment qui nous a inspiré ce travail, va toute notre reconnaissance. C’est