A EL PET TE
ah
présentant une grande paroi diaphane au travers de laquelle on aperçoit un embryon. |
Le vagin présente à son orifice vulvaire quelques traces brunätres “mais qui ne présentent pas l’aspect de lésions récentes. Le museau de tanche ainsi que le col est assez dilatable pour permettre l’introduction d’un doigt. A la surface interne du col se trouvent quelques plaques d’un rouge brun sans dichirures. Utérus aussi développé qu'au troisième mois de la grossesse : cavité spacieuse en rapport avec le développement de l'organe, il ne contient pas d'œuf mais la cavité est tapissée d’une fausse membrane incomplètement développée, sorte d’enduit muqueux velouté qui la remplit entièrement. Pas une goutte de sang dans ÿu. térus. Au-dessus de la cavité de cet utérus on en trouve une autre située vers le fond et à gauche dans le voisinage de l'extrémité de la trompe. On n’a pu s'assurer si la trompe pénétrait dans cette cavité. Cette poche ne semblait pas communiquer avec la cavité utérine : elle en était séparée par une mince cloison que le scalpel avait ouvert? en un point durant l’autopsie. Cette seconde cavité (cavité interstitielle) était formée aux dépens du bas-fond de la matrice, dont le tissu pour en former la paroi s'était tellement aminci qu'il était translucide dans une certaine étendue, permettant de voir l'embryon. Dans cette poche se trouvait un fœtus de trois mois, de sexe masculin, sans aucune lésion, avec un cordon s’implantant sur un placenta greffé en haut eten arrière. La poche avait le volume d’un petit œuf de dinde. Quoique l’hémorrhagie survenue dans la cavité péritonéale (hémorrhagie expliquée par larupture du kyste) expliquât la mort, deux experts prétendirent qu’un instru-
ment pointu aurait été poussé à travers le col perforant le fond de la matrice. Puis l'utérus se serait contracté et ce que à M. Payan regardait comm le kyste fœtal n'eut été que l'œuf humain collé à la partie supérieure de l'utérus par les caillots de sang. La rougeur du vagin et du col, la dilatabilité du col étaient des circonstances invoquées à cette manière de voir. | M. Payan soutint l’idée de grossesse interstitielle et.les magistrats furent de cet avis puisque l'affaire n’eut. pas de suites. Il dit : « L'hypothèse d’une perforation par laquelle l'œuf se serait échappé est insoutenable parce que : 1° L'œuf emplissant entièrement la cavité utérine, il est impossible que l'instrument soit allé perforer le fond de l'utérus sans produire la moindre dilacération de l'œuf. 20 Une déchirure mécanique eût donné ‘une solution de continuité à bords déchiquetés, saignants encore et l’on ne trouve qu'une section bien régulière produite par le scalpel et l’on ne trouve le sang qu’en dehors de la matrice. 3° Dans une perforation l’œuf fut passé immédiatement dans la cavité abdominale et l’on n'eût pas trouvé une poche régulière pour le contenir.
4° Pour que l’œuf eût pu passer dans la cavité périto= néale il eut fallu un décollement préalable du placenta et ce décollement eût été accompagné d’une hémorrhagie externe considérable comme dans un avortement et la cavité utérine n'en présentait pas trace.
Enfin, il est bien possible que la femme ignorant la situation anormale de sa grossesse, cherche quand même à se
Sn en faire avorter dans le COUrS d'une grossesse extra-utérine et
en Autriche ce dernier Cas a donné lieu à une discussion __ juridique intéressante que nous croyons devoir rapporter,