OBSERVATION XXIII
Azxtlett, — New-York medical Journal, 1891.
(Résumée.)
Grossesse extra-utérine et curetage suivi d’avortement.
Grossesse extra-utérine et curetage suivi d’avortement,.
Chez une femme de 36 ans, ayant eu quatre enfants Putérus était un peu augmenté de volume et elle perdait abondamment; le traitement médical n’ayant rien fait et croyant à une métrite fougueuse je pratiquai le curetage.
L’utérus était libre dans tous les sens. Dans de nombreux endroits la curette ramena une quantité de débris de membranes : en même temps l’écoulement de sang fut très abondant. Après l'opération, la malade se trouva très bien, mais à six heures du soir elle ressentit de violentes douleurs et quand j’arrivai, je trouvai dans le pot de chambre (sic) un enfant bien développé long de six pouces. Comme la femme souffrait encore, j’introduisis la main et je trouvai un placenta sur lequel l’utérus était contracté.
Le fœtus avait au moins quatre mois et provenait à mon
avis d’une grossesse tubaire. L’indication dans ce cas eut été l’électricité ou la laparotomie.
Il faut donc que ces manœuvres soient extraordinairement prudentes dès que l’on soupconne une grossesse tubaire et seulement faites par une main exercée à ces sortes de choses.
Néanmois, ilnous semble que les accidents survenus dans les conditions que nous venons de rapporter ne sauraient être imputables à une faute lourde de la part du médecin. Par conséquent, à notre humble avis, celui-ci paraît être
dégagé des responsabilités comprises dans le code français.