‹ De la rupture du cœurChapitre 23 sur 34 · Voici le résumé du cas célèbre de Heuze · texte numérisé non relu

Voici le résumé du cas célèbre de Heuze

W... Léopold, vingt-un ans. A trois reprises, accidents paludéens. Trois mois avant la mort, début d’une cachexie palustre très profonde (anasarque, ascite, pas d’albuminurie), enfin mort subite. A l’autopsie, hémopéricarde d’un litre. Cœur 192 grammes. Adipose très marquée. Aucune lésion valvulaire ou cavitaire. Cinq anévrysmes superficiels des branches artérielles coronaires dont un ouvert (correspondant à l’union du tiers supérieur et des deux tiers inférieurs du bord droit du cœur).

2. Les points intéressants de cette observation sont les suivants :

Femme de soixante ans. Entrée pour des douleurs dans la jambe droite sans altérations appréciables. Mort subite en dix minutes, sans rien, en silence. Pas de lésions des viscères autres que le cœur. Celui-ci, de forme et de volume normaux, offre à la parlie postérieure du sillon auriculo-ventriculaire gauche une fissure cruciale. Au-dessous de celle-ci, rupture incomplète communiquant avec la branche coronaire correspondante. Jlernopéricarde n 'atteignant pas 200 grammes. Boys de Loury attribue les accidents à un ramollissement gris généralisé.

éminemment favorable à la genèse de graves altérations artérielles.

La lésion qui nous occupe est plus fréquente chez l'homme que chez la femme. Contrairement à ce que nous avons vu pour la rupture du cœur, les chiffres ici sont absolument significatifs.

Disons aussi que dans la moitié des faits connus, l’effraction artérielle avait été préparée par une dilatation anévrysmale, et que deux fois le cœur lui-même avait cédé en même temps que l’un des vaisseaux nourriciers.

A en juger par les faits de Kramer, Bougon et Peste, il y a tout lieu de croire que les phénomènes prémonitoires ne sont pas rares; ils offrent, et cela se conçoit facilement, de grandes analogies avec ceux de la cardiorrhexie. La terminaison d’ailleurs est la même dans les deux cas. Toutefois l 'hémorrhagie semble pouvoir s'arrêter par production d’un caillot fibrineux (Obs. de Peste), mais c’est là un fait qui aurait besoin d’être contrôlé.

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