C. XIX
=* Voyez Hieroclès sur les vers dorés , trad. de Dacier , pag. 52. '
^ « C'est une nécessité que l'amitié , une nécessité d'avoir des amis ». Aristot. ad Nicom.. L. VIII, c. l.
^ Quœ potest esse jucunditas vîtœ sublatis amîcitiis, Cic. Orat. pro Plancio, n. 80.
Amiens fidelis proteclîo forlis, medkamentum vitœ et immortalitatis : et qui invenît illum , invertit thesaurum ^. Et ne faut penser que l'amitié ne soit utile et plaisante qu'en privé et pour les particuliers; car encores l' est-elle plus au public, c'est la vraye mère nourrice de la société humaine, conservatrice des estats et polices ^. Et n'est suspecte ny ne desplaist qu'aux tyrans et aux monstres , non qu'ils ne l'adorent en leur cueur, mais pource qu'ils ne peuvent estre de l'escot ; l'amitié seule suffit à conserver ce monde : et si elle estoit en vigueur partout, il ne seroit jk besoin de loy, qui n'a esté mise sus que subsidiairement et comme un second remède au deffaut de l'amitié ; affm de faire et contraindre par son autliorité ce qui debvroit estre librement et volontairement faict par amitié. Mais la loy demeure beaucoup au dessoubs d'elle. Car l'amitié reigle le cueur, la langue, la main, la volonté et les effects. La loy ne peut pourvoir qu'au dehors. C'est pourquoy Aristote a dict 7 que les bons législateurs ont eu plus de soin de l'amitié que de la justice ; et pource que la loy et la justice souvent encores perd son crédit, le
^ « Un ami fidèle est une puissante protection , un remède aux maux de la vie, un garant d'immortalité. Qui trcîuve un tel ami, possède un trésor ».
^ Voyez Aristote , loco. cit.
^ Ibid.