III
cundiam Jilios vestros, ne despondeant animum ^9. Se voyant ainsi traictés, ne font plus rien qui vaille, maudissent et le maistre et l'apprentissage. S'ils font ce que Ton requiert d'eux, c'est pource qu'on les regarde, c'est par craincte, et non gayement et noblement, et ainsi non honnesteraent. S'ils y ont failli^ pour se sauver de la rigueur, ils ont recours aux remèdes lasches et vilaines menteries, faulses excuses, larmes de despit, cachettes , fuittes, toutes choses pires que la faute qu'ils ont faict.
Dum id. rescitum iri crédit , tantîsper cavet : Si sperat fore clam , rursum ad ingenium redit : Ille, quem beneficio adjungas , ex animo facit ; , Studet par referre , prsesens , absensque idem erit ^.
Je veux qu'on le Iraicte librement et libéralement^ y employant la raison et les douces remonstrances , et luy engendrant au cueur les affections d'honneur et de pudeur. La première luy servira d'esperon au
=^9 « Pères , n'irritez point vos fils (par de mauvais traitemens) , afin qu'ils ne tombent point dans le découragement. » Ep. de St.-Paul aux Colossiens, c. m, jti' 21.
^ « L'enfant qui remplit ses devoirs par la crainte du châtiment , croit-il que ses favites seront découvertes ? Il s'observe. Espère- t-il les cacher? Il revient à son penchant. Celui que vous vous attachez par les bienfaits , remplit ses devoirs avec affection. Il tâche de répondre à votre tendresse ; en votre présence , en votre absence , il est le même » . — Térence y les Adelphes , Act. I". , se. i. , v. 44 (Trad. de Lemonnier).