DU TRAITÉ DE
naturelle et commune ; 168. •— N*est ni honteuse , ni vicieuse, ne le devient que par les abus et les maux qu*elle entratne ; 169 et suiv.
Annibal. Allait toujours tète nue ; 1 , 43.
AirriGONE. Mot de ce roi à un philosophe cynique qui lui demandait un présent ; f , 124*
APOLLrKARis. Son opinion sur l'origine des âmes ; I , Ifi , 67.
Apollon. Inscription de son temple, à Delphes ; 1 , 4*
Aristippe. Mot de ce philosophe acceptant de Denys une robe brodée et parfumée ; I, ia3. — Réponse qu'il fit à Diogène , qui lui reprochait de faire la cour à un tyran ; ibid.
LA SAGESSE. SyS
Aristote. Son sentiment sur la beauté ; 1 , 35. -^ Sur l'origine des âmes ; 4^ » %• *^ ^^ l^s poètes ; i3o. *— Sur Famitié ; III, 3, 4» n* — Il est souvent embarrassé au sujet de l'ame ; II , 47*
Augustin (Saint). Son opinion sur l'origine des âmes ; 1 , 4^ > ^*
Autorité, Est l'ame et la vie des États; U , 359. — Gomment les souverains peuvent prendre de l'autorité sur les esprits; 35o. (Voy. Gouvernement , Souverains, )
Avarice. Ce que c'est que cette passion , et combien elle à de puissance sur nos esprits ; I , i63. — Est aussi folle que dangereuse ; 164* — I<a passion contraire non moins blâmable ; 166.
Barbare, C'est à tort que chaque peuple appelle barbare tout ce qui n'est pas dans ses goûts , dans ses usages ; II, Sy.
Beauté'. Définie par divers philosophes ; 1 , 35. — On en dbtingue de plusieurs sortes ; la principale est celle du visage qui a sept singularités ; 36 , 37. z^- Sa description ; 39. -~ De la beauté du corps et de celle de l'esprit ; 4o*
Bétes. De la comparaison de l'homme avec elles ; différences et avantages qui existent entre eux ^ I , 9o4 etsuiv.-^ Que c'est une grande
question de savoir si les bétes raisonnent ; leur instinct naturel op posé à cette faculté de l'homme ; an. -«-Autres avantages que l'hom* me prétend sur elles ; 217 et suiv.
— Qu'il est indigne d'user de cruauté envers elles ; 2a3.
BlAS. Maxime peu honorable de lui sur l'amitié ; III , 11.
Bien. Nul bien sans mal , nul mal sans bieii ; I , a49<--'Faire du bien où il n'y a ni peine ni danger ) c'est chose cô^vnnune et trop abée ; mais faire du bien où il y a danger et peine , c'est le devoir d'un hoii|r
me vertueux; II, 99. — La satisfaction d^avoir bien fait en est la Vf aie récompense; 104.
Rienfaits. Dieu , la nature et la raison nous invitent tous à faire le bien ; III , 38.— • Les bienfaits sont des liens qui attachent les hommes aux hommes , et maintiennent la paix dans la société ; 39. •— H y a deux façons de faire du bien à autrui ; lui être utile et lui plaire ; 41. — Des règles à suivre dans les bienfaits ; Ifi et suiv.
Biens, Plusieurs législateurs ont voulu établir Tégalité des bieds ; d*au-
ÏABLE ANALYTIQUE
très même ont v6u1u leur communauté ; mais ni Tune ni 1* autre ne peut exister de fait; I, 4^7. — L*inégalité des fortunes est donc nécessaire ; mais il faut qu'elle soit modérée ; 439* *— ' Pourquoi l*on a tort d'appeler biens les richesses et faveurs de la fortune ; II, 176.
Blosius* Ami de Tiberius Gracchus ; son dévouement ; III , i3.
Sœtif, Son instinct; trait qu'on en cite ; 1 , 112.
Bortheur. Que pour vivre content et heureuay il ne faut point être savant, courtisan , ni tant habile ; II , 88.
Calomnie, Sommes -nous attaqués par la calomnie , par de vains bruits populaires , il n'en faut tenir aucun compte ; III, 193.
Captivité. Est la moindre de toutes les afflictions ; c'est le corps seul que l'on peut détenir ; l'esprit franchit les murs des prisons; III, 181 et suiv. ( Voy. Liberté. )
Célibat. Est plus facile que le mariage;
Cérémonie. Sa puissance souvent rude et tyrannique ; II, ai a. —Le sage ne la choquera pas avec orgueil , mais il ne doit pas s'y assujétir en esclave ; ibid.
Cerveau. Est le siège et l'instrument
de la faculté intellective ; 1 , 46 ,
• 1 oa.^-De son tempérament dépen-
dent les facultés de Pâme ; 49i io4-
CÉSAR. Allait toujours tête nue ; I , 43. — L'ambition dominait en lui les autres passions ; 167. — Fit du bien à %ts ennemis; 186. — Quelle mort il jugeait la meilleure ; 381.
Champs. Leur séjour préférable à celui des villes; I, 4i3.
Charges publiques. Ce n'est jyint , par ambition, ni par un vil intérêt que les gens de bien acceptent les charges publiques , ma'is pour que les . méchans ne s'en emparent pas ; III , 1 4o. — Avant de prendre une place ^ il faut se rendre digne de l'occuper ; i4i*
Charron, auteur du Traité de la Sagesse. Inscription qu*il avait fait graver sur sa maison à Condom ; II , 5o.— -Sa devise ; 168.—* Quelle
DU TRAITÉ D£ LA SAGESSE
fut sa condaîte dans les troubles de la Ligue ; III , 35o.
Chien, Son instinct ; traits qa^on en cite ; I, 213 et suiv. aig.
Chrétiens. Leur opinion sur l'origine des anies ; 1 , 4^ , 68.
CicéRON. Son sentiment sur l*amitië; III, a.
Clémence. Yerta requise dans un souverain ; II , 3i4* *— Elle modère la justice sans lui être contraire; loin d* énerver l*autoritë, elle rafifermit ; ibid.
Colère. Folle passion , courte rage ; 1 , 175. — Causes qui y disposent ; 1 76. — Sti signes \ et symptômes manifestes ; 177*— S^s effets souvent lamentables ; 178. — Le premier des remèdes contre la colère est de lui fermer toute avenue dans l*ame , et consëqnemment d'éviter toutes les occasions de s*y livrer ; III , ao4. — Un autre remède est encore de considérer ses funestes résultats ; 207. — De tontes les colères , la plus dangereuse est ^cUe qui se cache sous l*âppa— rence de la modération ; aïo.— - 11 n*est pas sans avantage de paraître quelquefois en colère ; c'est le moyen de se faire obéir des inférieurs ; ibid. — £n quelles occasions il est permis de se livrer à un mouvement impétueux ; ibid.
Compassion. Est louable ou blâmable , selon les circonstances ; I ; ic)7.— II y en a de deux sortes :
l'une , forte et vertueuse ; l'autre ,
qui n'indique que la faiblesse de l'ame; III, 202.
Confession. De plusieurs hommes célèbres qui ont publié les erreurs de leurs opinions et de leurs mœurs ; II, 109.
Conjurations. Par quels moyens on les découvre ; II , 407. — Il y a des princes qui les ont étouffées dès leur nabsance, en publiant qu'elles n'avaient jamais existé ; d'autres en les bravant et les dé&ant ; 4o8.
— Lorsqu'une conjuration est dé« couverte, il faut en punir sévèrement les auteurs ; 409* — Cependant il est des princes qui ont plus politiquement agi , en pardonnant aux conjurés ; 4'^.
Connaissance de soi-même. Est la première de toutes les connaissances ; I , 2. — Elève à la connaissance de Dieu ; 4* — Est nécessaire à tous ; 5. — Ne s'acquiert pas par autrui ; 9. — Mais par une longu»
étude et un sérieux examen de ses propres pensées , paroles et actions ; 10.
Conscience. Est le refuge de l'homme de bien calomnié ; III , 169.
Conseillers du prince. Quelles doivent être leurs qualités , et comment ils doivent être choisis ; II , 324 et suiv.
Conseils. Du choix des personnes dont il convient de prendre conseil dans les affaires , II , 228. — Qu'il vaut mieux avoir suivi un bon conseil qui aura eu un mau-
TABLE ANALYTIQUE
▼aïs effet , 'qa*an nuuiTaû conseil qui. en aara ea un bon; 226. (yoj.
Admonition ).
Continence. Est une Terta, non parce <)a*eUe procure de grands avantages à la société, mais parce qu'elle empêche tons les désordres qu'en* traîne le vice opposa ; III , 341 et suiv.
Corps humain. Est Tainé de Tamc ; quand et comment celle-ci lui est unie; I, 17, 60, 69. — Sa division en parties internes et externes; aa et suiv. — Ses propriétés particulières ; its singularités, sts avantages ; sti pièces les plus nobles ; 39 et suiv. — Sts diffërens biens , santé , beauté et autres ; 33 et suiv.
— De ses vétemens ,4'* Coutumes et usages, La coutume ressemble à l'autorité ; comment elle établit insensiblement sa puissance ; II , 194*'^ Exemples nombreux de coutumes bizarres; 196 et suiv.
— Et qui ne nous semblent étranges que parce qu'elles nous sont |
étrangères ; 199.— Antorilé et puissance de la coutume ; elle n'est pas seulement une seconde nature, elle combat quelqueCois la nature et en triomphe ; aoi. — Le sage doit se conformer auxcoBtnmes avouées, tout ea les méprisant ; ao6. ( Yoy.
Mœurs ).
Crainte. Sa dé&nition ; 1 , 198. — Passion qui nous trompe et noos tjrannise; 199.— Elle empoisonne notre vie ; 300. •— Yient aussi souvent par &ute de jugemcpt que par faute de ocrar ; 301. — La crainte qui retient les peuples dans le devoir doit être modérée ; si elle cause trop d'inquiétude et d'effroi , elle les excite à la fureur, à la vengeance ; II , 3 14«-— Souvent nos craintes nous trompent : la cause la plus imprévue peut dianger notre fortune ; ne nous rendons point malheureux avant le tems ; III y 197 et suiv.
Cruauté, Vient de faiblesse et de U-
cheié ; I, 188.
Dauphin. Offre certaine marque de ^ majesté ; I , iÇ.
Désirs, Le cœur- de l'homme est un abime inEni de désirs dont les uns sont naturels et nécessaires, les autres contre nature -et superflus ; I, 168 et suiv. «— Ib s'échauffent et redoublent par l'espérance ; 1 74* -~Qi^ ne désire rien est aussi riche
que celui qui jouit de tout ; II , 166. — Les désirs de l'homme ne peuvent jamais être pleinement satbfaits; 178.
Devoirs. Des devoirs généraux et . communs de tous les hommes envers leurs semblables ; III , 3 et suiv.— «Devoirs de l'amitié; 33 et suiv. -— Devoirs communs aux
DU TRAITE DE LÀ SAGESSE
^poux ; 61 et suiv. •— Devoirs des parens et enfans ; 69 et suiv. — ^Des maîtres et serviteurs ; 124*^ s^^^* — - Des souverains et des sujets ; ia6 et suiv.— Des magistrats ; i4o et suiv.— Des grands et des petits ; 148 et suiv.
Dieu. Toutes les religions enseignent que Dieu s*appaise par des prières , par des sacrifices ; c*est une aliénation de Fesprit ; U , lai et suiv. 1 — Diverses manières de le servir ; i4o et suiv. *~ Il y a moins de mal à ne pas croire en Dieu qu*à s'en moquer quand on y croit ; III , ai.
— Discours sur la connaissance de Dieu; 3a i et suiv.— Noms divers qu'on lui a donnés ; 337. — • Quels sont les plus beaux ; 34i*
DiOGÈKE. Reprochait à Âristippe de faire la cour à un tyran ; réponse qu'il en reçut ; I ^ ia3. — Seul bien qu'il demandait d'Alexandre; 174*
Discipiine miliUu're, (Voyez Force armée. )
Discussion. On ne doit employer dans la discussion que les moyens que l'on juge les meilleurs , et cela
sans ostentation , et surtout sans diffusion ni lenteur; II , a 19. — Ne point disputer avec les sots ; ce serait peine inutile ; ibid. — Enfin prendre gJarde que la discussion ne dégénère en dispute \ aao.
Dissimulation, Est vicieuse aux particuliers , mais nécessaire aux princes ; II , 3o7. — Gomment définie par Gicéron; ibid.-^lX ne faut pas dire tout ; mais ce que Ton dit f il faut le penser : cependant un peu de dissipiulation convient aux femmes ; III , 35.
Douleur. Est naturelle à l'homme , et le seul vrai mal; 1 , 278. ( Voy.
Maux. )
Doute. Le sage ne doit rien affirmer , parce qu'il n'y a rien de certain , et qu'on peut dbputer surtout; II, 44 et suiv. — Le doute est toujours permis et souvent nécessaire ; 49 et suiv. — Est un état calme et paisible , dans lequel on ne craint point de faillir ni de se mécomptcr ; Sa.
— Les troubles publics , les sectes ne se forment que parce qu'on n*est point assez sage pour douter ; 53.
Économie doritesUque, Rien de si utile et de si facile à établir que l'économie dans un ménage ; préceptes à ce sujet ; III , 65 et suiv.
Éléphant Son instinct , sa docilité ; traits qu'on en cite; I, aia, ai4f aao.
Éloquence. Son éloge , et réponse aux objections que l'on fait contre ce bel art ; III , ^53 et suiv.
Émotions populaires. Sont causées par les factions , les ligues , la ty* rannie , et produisent les séditions et les guerres civiles j Uf 4^i.*-*
TABLE ANALYTIQUE
Pour calmer le peuple soalevé , il ne faut souvent qu'un homme intrëpide qui se présente avec un front ouvert et une mâle assurance ; 4ia. — On peut aussi Padoucir par de belles paroles et par des promesses ; cette manière est plus basse et plus servile , mais elle est nécessaire ; 4i3*
Enfans, Règles pour leur nourriture et les soins qu'ils exigent dès qu'ils sont nés , et plus tard pour leur instruction ; III, 78 et suiv. — C'est par les faits et par les exemples que lesenfans s'instruisent; io3. — Quels sont leurs devoirs envers leurs parens ; 1 19 et suiv. — Pourquoi l'affection des enfans pour leurs pères est moins forte que celle des pères pour leurs enfans; 11 5. — De l'autorité des parens sur leurs enfans ; 1 , 363 et suiv. ( Voy. Puissance paienteiie. )
JSnlendèment, Une des trois facultés de l'ame raisonnable ; est sec dans la vieillesse et dans le midi ; I, 49} io5. — S08 principaux of&ces et différences ; 5i , 107. — Sciences qui lui appartiennent ; ibid. — Sa prééminence sur l'imagination et* la mémoire; 53, 109. — Distinction de ses fonctions ; 1 15 et suiv. (Voj.
Esprit htmain. )
Envie. Est sœur de la haine; I , i83.
•r- Pour se guérir de l'envie , il ne faut que considérer ce qu'ont coûté à ceux qui les possèdent les prétendus biena que nous désirons , et ce
que sont ces biens en eux-mêmes ;
Envieux. Désire le bonheur des autres , et laisse échapper le bonheur qu'il pourrait trouver tout près de lui ; I , i83.
Épaminondas. Fit du bien à ses ennemis ; 1 , 186.
ÉpiCURE. Ses atomes ne sont qu'on jeu d'esprit ; II, 47*
Épicuriens. Étudiaient et enseignaient la vertu ; Il , 98.
Esclavage. Est une institution trèsancienne dans le monde, quoiqu'elle soit contre nature ; 1 , 370.
( Voyea Servitude. )
Esclaves, Il y en a de plusieurs sortes ; ceux qui le sont devenus par le droit de la guerre , on pour des délits , et ceux qui volontairement ont vendu leur liberté ; I , 870 et suiv.— Cruautés des seigneurs contre leurs esclaves , et des esclaves contre leurs mattres ; Zj3. -— La diminution des esclaves , cause de l'accroissement des pauvres et des vagabonds; 374*
Espoir. Redouble nos désirs ; jouet avec lequel nature nous amuse ;
Esprit humain. (V. Entendement. )
II est faux qu'il dépende des sens ; I , ii4*-~ Description générale de l'esprit ; son avantage , son désavantage ; j 18. — Diversité et distinction des esprits; 119.— L'esprit est un agent perpétuel , universel , prompt et soudain; lao, 121.—
DU TRAITÉ DE LA SAGESSE
Son action est de chercher tonjouis ; mais il agit tëmérairement, ce qui fait qu*il s* embarrasse ; 12a et suiv. — Double fin à laquelle il vise, yérîtë, invention ; i25 et suiv. •—L'esprit est très-dangereux, c'est pourquoi il faut le brider et le retenir ; 1 28 et suiv. — Ses maladies et ses défauts , et causes d*où ils proviennent ; i32 et suiv.
Esprits. On en distingue de trois sortes : esprits faibles , esprits médiocres f esprits supérieurs ; I, 334* — Autre distinction des esprits :
les uns agissent , avancent d'euxmêmes , les autres ont besoin d'être excités et poussés ; 337.
J^j^i/. N'est qu'un mal d'opinion; pour tout homme sage la patrie est où l'on se trouve bien ; III , 184 et suiv.
Factions et Ligues, C'est la haine , quelquefois l'ambition , qui forme les factions dans un Etat ; II, 4^4* — On a dit qu'elles étaient utiles au souverain dont elles assuraient le pouvoir ; c'est une idée fausse ; ibid.
Faiblesse, Gbconstances nombreuses où se montre celle de l'homme , dans le bien comme dans le mal , dans la vertu comme dans le vice ; 1 , 346 et suiv.
Feinte, ( Voyez Dissimulation. )
Femmes. La flatterie leur est pernicieuse ; m , 29. — Un peu de dissimulation leur convient ; la bienséance , la pudeur leur en font un devoir ; mais c'est chose qu'on n'a pas besoin de leur apprendre ; 35.
Finances, Gomment doivent être formées et administrées par un bon prince ; II , 33o et suiv.
Flatterie, Est une des principales causes de la ruine des Empires; III, Si;.
«—Pernicieuse surtout aux princes
et aux femmes ; mais tout le monde, les sages mêmes se laissent prendre à ses amorces ; 29. — Elle emprunte presque toujours l'air , le visage de l'amitié ; comment ou peut distinguer l'une de l'autre ; 3o.
Foi, Est le lien de la société humaine , le fondement de toute justice ; m, 16.— Celui qui donne sa foi doit pouvoir la donner ;. s'il est soumis à celui qui la reçoit, il ne peut s'engager ; 17. — Mais tout homme libre doit garder la foi donnée, les souverains surtout ; 18. — Lorsque la foi n'est pas reçue sans des otages, des cautions, l'engagement n'est pas inviolable ; d'où il suit que le prisonnier qui parvient à s'échapper n'est point coupable ; ibid.-~- Mais il faut garder la foi promise aux ennemis, même aux crimineb ; 19.— Cependant si ce qu'on a promis est impossible , on est quitte de sa promesse ; si cela est injuste, il faut reconnaître son impruden-
TABLE ANALYTIQUE
ce, et rompre ses engagemens ; ao.
—-La foi donnée par sermont oblige plus que la simple promesse; ai.
Foiie, Est fort voisine de sagesse ; I, i3o. — Qa^ii n*y a point de grand esprit sans quelque mélange de folie ; ibid.
Fbrce armée, C^est une erreur de croire qu*un Etat puisse s'en pas-* ser ; Il , 33^. — • Pourquoi il n*est peut-être pas prudent d'en diminuer le nombre , comme on fait , pendant la paix ; 34o. — Pour faire la guerre , on doit préférer l'infanterie à la cavalerie) et les nationaux aux étrangers ; 37a. — Les premiers sont plus loyaux , plus courageux, plus affectionnés au bien du pays , et co*ûtent moins ; les seconds font plus de bruit que de service , sont onéreux et odieux W la patrie , cruels aux citoyens
qu'ils fourragent comme ennemis:
ils ne sont employés que par les tyrans qui sont haïis de leurs sujets et qui les redoutent ; SyS. — Le choix des soldats exige de l'attention : il faut considérer le pays y l'âge , le corps , l'esprit , la condition et profession ; 376. — Il faat surtout avoir soin de les bien discipliner ; 377. — Une bonne dbcipline doit tendre à deux fins , à les rendre vaillans et gens de bien ; 378. — n ne doit y avoir qu'un général dans une armée; mais il faut qu'il soit expérimenté, prévoyant, rassis, vigilant, actif et heareux; 38 1.
fhrmaiistes. Portrait qu*on en fait ; combien sont dangereux ; 1 , 399 et suiv.
Fourmi, Son instinct , sa prévoyance; I, ii3.
Génération, Manière dont se forme et s'anime le corps de l'homme ; I, if et suiv.
Gèies, Leurs cérémonies et sacrifices; leur dieu Zamolxis; H , i33.
Gloire. Le désir de la gloire est une passion vicieuse , mais utile au public ; 1, 43 1. — C'est lui qui fait réussir dans les arts; III, a46. — Mais il ne faudrait jamais la désirer comme récompense des vertus ; n^'j.
Gourmandise, yice lâche et grossier; m , a36.
Gouvernement, De PÉtat populaire et de l'État monarchique ; I, 343 et suiv. — Du droit divin ; 344* "* Définition et nécessité du gouvernement ; 376. — £n quoi consiste l'art de gouverner ; II , 346 et suiv.
Grands, Leurs devoirs sont de défendre le souverain , mais aussi d'être les protecteurs des opprimés; III, 148. — -Ils doivent plutôt se faire aimer que craindre ; 149. "^ ' Les petits leur doivent da respect ,
DU TRAITE DE lA SAGESSE.
mais non de l'estime s'ils n'en méritent pas; i5o.
Grégoire ( Saint ) de Nice, Sou opinion sur l'origine des âmes ; I , 46,68.
Guerre. Pour entreprendre la guerre il faut de la justice et de la prudence ; II , 364* — Pour qu'une guerre soit juste y il faut qu'elle soit déclarée par le vrai souverain ; que la cause en soit juste et à bonne fin , c'est-à-dire , pour arriver à la paix ; 365. -— La prudence exige que l'on considère les forces de l'ennemi, le Hasard des événemens, les maux qu'entraîne l'état de guerre; 367.~Ghoses qui sont nécessaires pour faire la guerre quand elle est
déclarée ; 369. — Règles h. observer pour faire la guerre , dont les unes sont nécessaires pendant toute sa durée , et dont les autres ne sont relatives qu'à certains cas particuliers ; 383 et suiv. — Moyens de parvenir au seul but que doit avoir toute guerre , la paix ; 3^3 et suiv.
(Voyez Force armée,) Guerres chiles. Quiconque excite une guerre civile doit être rayé du nombre des hommes ; II, 4^i* — La victoire y est affreuse ; l^n^, — Quelles en sont les causes les plus ordinaires ; 4^3. ->-De la conduite à tenir par les particuliers dans les guerres civiles , et en général dans tous les troubles publics ; 4^4 etsuiv.
Haine. Passion qui nous met en la puissance de ceux que nous haïssons ; 1 , 1 8a. — Et qui fait plus de mal à celui qui l'éprouve qu'à celui qui en est l'objet ; ibid.—^ Pour se défendre contre la haine , il ixut toujours considérer les choses sous l'aspect le plus favorable; III^ an.
Homme (L'), Est très- difficile à connaître; I, ^ — Pourquoi Dieu ne le créa qu'après tous les autres objets de la création; 14. — Pourquoi il le fit nu , faible , mais regardant le cîel ; i5.' — Ce ne fat qu'après avoir formé son corps qu'il lui donna une ame ; 17. — Première distinction de l'homme
en deux parties , le corps et l'ame ; 19. — Autre distinction en trois parties , l'esprit , l'ame et la chair ; 30. — Utilité de cette dernière dis« tinction ; ai. — La comparaison de l'homme avec les autres animaux est utile et difficile ;^ce qu'ils ont de commun ; diiSérences et avantages des uns et des autres; a64 etsuiv.
— Un des avantages contestables que l'homme prétend sur les animaux est d'abord le raisonnement ; an. — Que sa prééminence d'entendement lui cause plus de bien que de mal ; a 16. — ^Les autres avan-* tages qu'il prétend sur les bétes sont l'empire qu'il exerce sur elles, une
384 TABLE ANALYTIQUE
pleine liberté et la verto; 317 et saiv. — Mais c'est à tort quHl se glorifie tant de sa supériorité ; aai.
•i— Quatre choses à remarquer dans lui, vanité, faiblesse , inconstance, misère : 334* — Il est à la fois l*étre le plus misérable et le plus orgueilleux ; a35. -^ Combien il est difficile de le définir ; a36. — C'est de sou esprit plus que de son corps que proviennent ses vices et imperfections ; ibid. — Cas et circonstances dans lesquels se montre sa faiblesse ; 246 et suiv. — Combien il est difficile de porter un jugement certain sur Thomme , tant il est ondoyant et divers ; 371 et suiv.
— • Est misérable à sa naissance , pendant sa vie et à sa mort ; 275.
— Ses plaisirs , comme ses peines , ne sont jamais sans mélange ; 380.
— Il sent plus faiblement les biens que les maux ; ibid. — Il est malheureux par ses souvenirs et par sa prévoyance; par ses recherches inquiètes ; par les remèdes même qu'il veut apporter au mal ; par ses opinions , ses erreurs, ses passions ; par son incapacité comme par son prétendu savoir ; a84 et suiv. — Rien de plus misérable , et en même tems déplus glorieux que l'bom* me ; 3o5. — Devoirs de l'homme envers lui-même ; II , 437 et suiv.
— Et envers son prochain ; III, a et suiv. ( Voy. V article suivant, )
Hommes. Il n'y a qu'une manière de les faire , et il y 6n a mille de
les détruire ; 1 , 276. — De la différence et de l'inégalité des boni' mes en géaéral; 3i8 et sarr. — Que leur diversité vient de celle des climats et des températures ; 323. — Partage des habitons de la terre en trois parties d*après cette opinion ; 324* — Autre diflBérence des hommes, tirée de la dircisilé de leurs professions , €M>nditions et genres de vie ; 402 et suiv.— -Différence des hommes , tirée des hveurs et défaveurs de la aatnre et de la fortune ; 4^7 et saiv. — II est étrange que la plupart des hommes se soucient peu de savoir bien vivre ; U, 2.-— Quel est le firuit de la connaissance de l*faomme et de soi-même ; 9. — Que la plus digne occupation de l'homme est de juger ; 35. — Qu'il est dangereux de juger de la probité ou de rimpro" bité d'un homme par sts actions ; 76. — Qn'il y a une obligation naturelle , interne et universelle à tout homme d'être homme de bien ; 79 , 82 et suiv. — Que les hommes sont naturellement bons, et ne suivent le mal que pour le profit ou le plaisir ; 87. — Qu'ils doivent avoir un but et train de vie certains; iio et suiv. — Devoirs que leur prescrit la sagesse ; 117 et suiv.
( Voyez V article précèdent, ) Honneur. Sa définition ; I, 4*fi' — Il est estimé et recherché par tout le monde ; mais pour quelles actions est-il dû ; 4^7 et suiv.—- Le
DU TRAITÉ DE LA SAGESSE
AésïT de Fhonneur est une passion vicieuse, mais utile au public; 43i.
* Les plus belles margues d*bonneur sont celles qui sont sans pro£t ; 43a.
Ifonneurs et Dignités. Ne sont <]u*une honorable servitude ; Iqs perdre , c*est gagner ; III , igS.
Xmagination. Une des trois facultés de l'homme raisonnable ; est chaude dansl*adolescence etdans les pays situés entre le nord et le midi , I , 5o, io5. — Il y a un grand nombre
' de différences ; 5a , 107. — Ses propriétés ; ibid. — Inférieure à l'entendement y mais supérieure à la mémoire ; 53, iio. — Ses effets puissans et merveilleux; 137 etsuiv.
Impôts. Ne doivent être établis qu'avec le consentement du peuple , et répartis également sur tous;
Inconstance. A^ice inhérent à la nature humaine ; I, 371.
Ingratitude. Est un vice contre nature ; il n'y a rien que de lâche et de honteux à méconnattre un bien-* fait ; III , 56.
Injures. Un grand cœur y est insensible ; m, a 14.
Innocence. Est bien peu de chose, quand elle reste dans les bornes de la loi ; II , 85.
Invention. Fin de l'esprit humain , représentée comme une image de la Divinité; I, 137.'— Imite nonseulement la nature , mais la surpasse ; ia8.
Içrognerie. Vice lâche et grossier ; m, a36.
Jalousie» Est l'indice d'une ame faible et inepte , et corrompt toutes les douceurs de la vie ; I, i84« — Elle provient du peu de confiance que l'on a dans son mérite ; pour s'en guérir , il faut travailler à surpasser ceux à qui l'on porte envie ; m, a 17. — Quant à la jalousie que les femmes inspirent, il faut considérer quel est en lui-même le mal que l'on redoute , et combien
d'hommes célèbres ont été trompés sans se plaindre ; ibid» — Les femmes sont plus sujettes à la jalousie que les hpmmes ; pourquoi il est assez difficile de les en guérir; a 18.
Jeunesse, Ses avantages sur la vieillesse ; ses défauts ; I , a3a.
Jugement» En quoi consiste la liberté de jugement ; II , aj et suiv. — * C'est un droit de l'homme de juger de tout ; mais il ne faut pas croire
TABLE ANALYTIQUE
qae l'opinion qac Ton adopte soit la meilleure ; 34 et suiv. — Des affections qui corrompent le jugement ; 68 et suiv.
Jugemens ( Faux ). D'où la plupart tirent leur origine ; I , i33.
Justice, ^^est jamais sans quelque mélange d'injustice ; I , a54* — Li'esprit de justice nous apprend à bien vivre avec tout le monde ; II , ai4« *— La justice est une vertu requise dans un souverain; 299. — Elle consiste à observer et à faire observer les lois avec impartialité ; il faut convenir pourtant que la justice des rois n'est pas celle des particuliers ; 302.-7- Il y a deux! espèces de justice ; l'une naturelle , universelle , philosophique , l'autre
artificielle , politique^ accommodée aux besoins de la police et des Etats ; 432.— La première est bien supérieure à l'autre ; mais les hommes ne savent on ne peuvent guère la pratiquer ; la seconde se prête à la faiblesse humaine , et permet au besoin plusieurs choses que l'autre ne manquerait pas de proscrire ; ibid» — La justice humaine et usuelle se divise en plusieurs espèces .
commutattve , elle s'astreint aux termes mêmes de la loi , ou n'en cherche , n'en suit que le sens ; distributive , elle sait mieux punir que récompenser ; elle accuse, et n'indemnise point lorsque l'innocence est reconnue; 433 et suiv.
léOiigage. Règles sur la manière de parler ; III , aSo et suiv.
Législateurs, La plupart font des plans de gouvernement qui sont inexécutables y et dont l'essai serait quelquefois dangereux ; 1 , 393.
Libéralité', Vertu requise dans un souverain; en quoi elle consiste ; II, 317.
Liberté. Il y a deux sortes de liberté ; celle de l'esprit qui ne peut être ravie ni par autrui , ni par la fortune ; 1 , 4i8.— Celle do corps que le hasard donne ou enlève , et dont la perte était regardée chea les anciens comme le plus grand des
maux ; 4>9«~-"En quoi consiste la liberté de jugement; II, 27. — Et celle de volonté ; 65.
Lion, Offre certaine marque de majesté ; ly 16.
I4HS, Les lois, les enseignemens moraux des théologiens et des philosophes , avis et conseils des jurisconsultes , édits et ordonnances des souverains , ne sont que des expressions particulières de la loi de.
nature ; II , 84* "^ La loi , image de Dieu , se soutient par la crainte et l'admiration ; i94.-~Ce quires' semble le plus à l'autorité , on à h loi , c'est la coatume; ibidm (Yoj.
DU TRAITÉ DE LA SAGESSE
(Jouiumes , Usages. ) — • Gomment la loi établit sa puissance ; igS.— Exemples nombreux de lois extravagantes ; i^ et suiv.— Et pourtant il en est que nous approuverions si nous en connaissions Torigine et les motifs ; 199. -— Le sage doit obéir aux lois , même à celles qu'il reconnaît défectueuses; 306.
•—•Toute innovation a des dangers, et il est plus diflEicile qu'on ne pense d'imaginer des lois plus
avantageuses que celles qui existent déjà ; 308. — Dans les cas d'une nécessité bien reconnue , et pour éviter la subversion entière de FÉtat y ce n*est pas une grande favte de s'écarter des lois, si c'est faute ; Sog.
-—Les sages défendent d'y rien changer , fût-ce en mieux, à moins d'une évidente utilité et nécessité ; 35a.— Il ne faut faire vouloir aux lois que ce qu'elles peuvent , lorsqu'elles ne peuvent pas ce qu'elles veulent; io^.
Magistrats, Il y a diverses sortes et degrés de magistratures , tant en honneur qu'en puissance ; I , S^o.
— Un magistrat doit exécuter les ordres du souverain s'ils sont impératifs , et se permettre seulement des remontrances lorsqu'ils sont contraires- au bien public ; III, 14.
— S'ils blessent la loi de Dieu ou de la nature , il doit se démettre de sa charge plutôt que d'obéir ; 143. — Ses devoirs envers les particuliers ; i44 c^ suiv.
Magnanimiié, Vertu requise dans un souverain ; en quoi elle consiste ; n, 3ao.
Maîtres, Leurs devoirs envers leurs serviteurs'; ni, laS.
Malheur, Malheureux, (Y. Maucc^ Adversité', )
Manichéens, Leur opinion sur l'origine des âmes ; 1 , 4^ » 67.
MARC-ÀNtOiNE. L'amour , en lui , dominait l'ambition ; 1 , 157.
Mariage. Objections contre le mariage ; ses inconvéniens ; 1 , 347.
—Réponse à ces objections, ou les avantages du mariage ; 35 1. — C'est un grand bien ou un grand mal ; 352. — Un bon mariage est trèsrare ; 353.— Description des suites et des avantages du mariage, selon qu'il est contracté entre égaux ou entre supérieurs et inférieurs ; 354* -De l'inégalité des deux conjoints ;