‹ De la sagesse: trois livres (volume 2)Chapitre 4 sur 170 · I ■! I I I III I I I · texte numérisé non relu

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dit-il , entre les bommes ua principe commun d'amitié , qui (ait qu'un homme , par cela seul qu'il est homme , ne doit pas être indifférent à tout autre. » Cicer. de Firdb. L. III ,

c. XIX.

* Voyez Hieroclès sur les vers dorés, trad. de Dacier, pag. 5a.

^ <c C'est une nécessité que l'amitié , une nécessité d'avoir des amis ». Aristot. ad Nicom, L* VIII , c. i.

^ Quœ potest esse jucunditas vitct subUuis anUcitHs* Cic. Orat. pro Plancio, n. 80.

Amiens fideUs proteciio foTlis y, medicamentum vitœ et immoriaUtatis : et gui invenit illum, invenit ihesaurum ^. Et ne faut penser que ramitié ne soit utile et plaisante qu'en prive et pour les particuliers; car encores l'est-elle plus au public, c'est la vraye mère nourrice de la société humaine, conservatrice des estais et polices ^. Et n'est suspecte ny ne desplaist qu'aux tyrans et aux monstres , non qu'ils ne l'adorent en leur cueur, mais pource qu'ils ne peuvent estre de l'escot; l'amitié seule suffit à conserver ce monde : et si elle estoit en vigueur partout, il ne seroit ja besoin de loy, qui n*a esté mise sus que subsidiairement et comme un second remède au deffaut de l'amitié; affin de faire et contraindre par son authorité ce qui debvroit estre librement et volontairement faict par amitié. Mais la loy demeure beaucoup au dessoubs d'elle. Car l'amîtié reigle le cueur, la langue, la main, la volonté et les effects. La loy ne peut pourvoir qu'au dehors. C'est pourquoy Aristote a dict 7 que les bons législateurs ont eu plus de soin de l'amitié que de la justice ; et pource que la loy et la justice souvent encores perd son crédit , le

^ « Un ami fidèle est une puissante protection , un remède aux maux de la vie , un garant d'Immortalité. Qui trouve un tel ami, possède un trésor ».

^ Voyez Aristote , ioco, ciU ' Ibîd.

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