II
de personnes et d^afFaîres ; 2. estimation des choses ; 3. choix et eslections d'icelles ; 4- prendre conseil sur tout ; 5. tempérament entre crainte et asseurance, fiance et dèffiance ; 6. prendre toutes choses en leur saison, et se saisir de l'occasion; 7. se bien comporter avec l'industrie et la fortune ; 8. discrétion par tout. Il faut maintenant traicter les particuliers , premièrement de la prudence publique qui regarde les personnes, puis de celle qui regarde les affaires.
PREFACE
De la prâdence politique du souverain pourgouçemer
estais.
CiETTE doctrine est pour les souverains et gouverneurs d'estats. Elle est vague, infinie, difficile, et quasi impossible de ranger en ordre , clorre et prescrire en préceptes : mais il faudra tascher d'y apporter quelque petite lumière et adresse. Nous pouvons rapporter toute cette doctrine à deux chefs principaux, qui- seront les deux debvoirs du souverain. L'un comprend et traicte les appuis et soustiens de Testât, pièces principales et essentielles du gouvernement public, comme les os et les nerfs de ce grand corps, affin que le souverain s'en pourvoye et munisse, et son estât; lesquel- peuvent estre sept capitaux : i. co-