LIVRE III, CHAPITRE IV
qui pour sa grandeur et dignité ne s'en dolbt point mesler, mais plustost estre réclame arbitre et modérateur de tous, ny aussi et moins encores inconstans^ chancelans, métis, protées, plus odieux encores que les neutres, et offensifs à tous. Mais ils doibvent (demeurant partisans d'affection s'ils veulent, car la pensée et l'affection est toute nostre) estre communs en actions, offensifs à nuls, officieux et gracieux a tous, se complaignant du malheur commun. Tels ne se font point d'ennemys, et ne perdent leurs amys. Ils sont propres à estre médiateurs et amiables compositeurs, qui sont encores meilleurs que les communs. Ainsi des non partisans qui sont quatre, deux sont mauvais, les neutres et les incoustans; et deux bous , les communs et les médiateurs , mais tousjours l'un plus que l'autre, comme des partisans il y en a deux, les outrés et modérés.
§. i3. Des troubles et divisions privées.
Aux divisions privées l'on peust commodément et loyalement se comporter entre ennemys , si ce n'est avec une égale affection , au moins tempérée ; ne s'engager tant aux uns, qu'ils puissent requérir tout de nous, et aussi se contenter d'une moyenne mesure de
defuissent : ipse médias et neutrius partis , suorum sibi numéro futures prQnunciaviL Suéton in Cœsar, c. LXXi,
leur grâce ; ne rapporter que les choses indifférentes ou cognues, ou qui servent en commun, disant rien a Tun que Ton ne puisse dire à Pautre à son heure, en changeant seulement Faccent et la façon.
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