PRÉFACE
La réputation du salicylate de soude et celle de l’antipyrine ne sont plus à faire. Leur action sur ie rhumatisme est indiscutable. Aussi notre intention n’est point de les amoindrir en préconisant une préparation rivale. Nous voulons seulement, en présence des éloges que les auteurs allemands font de la salipyrine — certains la prétendent même appelée à détrôner les autres composés salicylés et l’antipyrine — nous rendre compte de la valeur de ce médicament.
Cette étude comprendra quatre parties. Dans le premier chapitre nous présenterons la salipyrine qui n’a pas encore droit de cité dans la pharmacologie française. Nous exposerons ensuite les opinions émises par les auteurs qui l'ont étudié (Chapitre II). Dans le chapitre IIT trouveront place nos observations de rhumatisme traité par la salipyrine. Enfin le chapitre IV sera consacré à l’exposé des résultats que nous avons obtenus.
C’est à M. le professeur agrégé Weil que nous devons l’idée première de ce travail. Nous tenons à le remercier de la bienveillance qu’il nous a témoignée, des bons conseils qui n’a cessé de nous prodiguer, et de la gracieuseté avec laquelle il a mis son savoir à notre disposition.
Nous sommes très reconnaissants à M. le professeur Soulier de l'honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.
Nous remercierons également M. le professeur Morat de son aimable accueil, MM. Doyon et Briau du concours qu’il nous ont prêté pour la partie expérimentale de notre étude.
Enfin que nos maîtres de la Faculté et de l’Ecole du service de santé Militaire soient assurés de la reconnaissance que nous leur gardons pour l'intérêt qu’ils nous ont témoigné.